Manot

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Manot
Manot
Manot surplombant la Vienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Jean-Luc Dedieu
2014-2020
Code postal 16500
Code commune 16205
Démographie
Gentilé Manotais
Population
municipale
563 hab. (2016 en diminution de 2,43 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 37″ nord, 0° 38′ 17″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 231 m
Superficie 20,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.manot.fr

Manot (Manòc en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Manotais et les Manotaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Manot est une commune de la Charente limousine située à 8 km au sud de Confolens, sur la rive gauche de la Vienne. Elle forme la pointe méridionale du canton de Confolens-Nord.

Manot est aussi à 8 km au nord-est de Roumazières-Loubert, 10 km au nord-ouest de Chabanais, 14 km au nord-est de Saint-Claud et 50 km au nord-est d'Angoulême. Limoges est aussi à 50 km[2].

La principale route est la D 16 de Montmoreau à Confolens par La Péruse, qui dessert le bourg de Manot et longe la Vienne. La D 166 qui franchit la Vienne mène à Roumazières au sud-ouest. La D 170 et la D 346 convergent aussi au bourg[3].

La ligne Angoulême-Limoges traverse l'extrême sud de la commune. La gare la plus proche est celle de Roumazières, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

L'ancienne ligne Roumazières-Confolens traverse la commune et est réemployée touristiquement par le vélo-rail. L'ancienne gare sert de point de croisement.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux sont nombreux et généralement assez importants : les Monts, dans le centre de la commune; Assit, au sud ; le Vieux Fougerat et le Jeune Fougerat, dans le nord de la commune ; Vicroze, au nord du bourg; le Buisson ; Gandrieux, sur la route de La Péruse ; la Goutrie, près de la Vienne ; la Jourlie et le Maine, près du bourg ; Chez Patrie, dans l'ouest; Cachedenier, les Vergnes, le Couret, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Manot
Ambernac Ansac-sur-Vienne Saint-Maurice-des-Lions
Manot Chirac
Terres-de-Haute-Charente Exideuil-sur-Vienne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune de Manot se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le granit occupe une grande moitié orientale de la commune, sur toute sa longueur. Les plateaux à l'ouest de la commune sont couverts d'arènes argilo-sableuses. La vallée de la Vienne est occupée localement par des alluvions (argiles, sables, graviers, galets)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Des collines élevées séparent le bassin de la Vienne de celui de la Charente, et couvrent une notable partie de la commune. La commune occupe un plateau vallonné incliné vers la vallée de la Vienne qui borde la commune à l'est, d'une altitude moyenne de 210 m. Le territoire communal culmine à 231 m d'altitude, en limite sud-ouest, à l'ouest des Monts; le point le plus bas est 132 m en bord de Vienne, au nord en limite de la commune d'Ansac. Le bourg est à environ 160 m d'altitude, dominant la rivière[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de la Vienne, en amont de Confolens et en aval de Chabanais. De nombreuses sources et petits étangs parsèment son territoire, et des ruisseaux parfois temporaires affluent vers la Vienne, comme le ruisseau de Gandrieux au sud, le Praloux au bourg, le Turliquet au nord, et le Ris Mort en limite d'Ansac[3].

Le Braillou, affluent de la Charente à Ambernac, a sa source à l'ouest.

La ligne de partage des eaux entre Charente et Loire traverse l'ouest de la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme ancienne Monoco (non datée)[7].

Selon Dottin, l'origine du nom de Manot remonterait à un nom de personne gaulois à la racine Mano-[8]. Selon Dauzat, il s'agirait d'un suffixe pré-indo-européen *man- signifiant « rocher », « hauteur », avec suffixe -occum[9],[Note 1].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[10]. Elle se nomme Manòc en occitan[11].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie antique, supposée romaine, reliant Périgueux à Poitiers, passait sur les crêtes séparant le bassin de la Vienne et celui de la Charente, au Couret, du sud au nord[12].

Au Moyen Âge, Manot était sur un itinéraire transversal d'un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se dirigeait du Limousin vers Angoulême pour bifurquer vers Saintes (reliques de saint Eutrope), Blanzac (vers Blaye) ou Aubeterre (vers Sainte-Foy-la-Grande)[13].

Près de l'église, on peut remarquer une grande maison de style Louis XIII et de construction assez massive, ayant appartenu à la famille de Salignac-Fénelon.

Cette famille, dont le membre le plus remarquable et le plus connu est l'illustre archevêque de Cambrai, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon, étaient de grands seigneurs en Périgord et ne tenaient guère au mince fief de Manot.

Aussi, en 1630, messire Pons de Salignac, seigneur baron de La Mothe-Fénelon, aliéna-t-il une partie de cette terre au profit de François Barbarin, écuyer, seigneur de Chambes.

Cependant la famille conserva le château de Manot, qu'elle possédait encore à la Révolution.

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par deux moulins sur la Vienne. La ligne de chemin de fer de Roumazières à L'Isle-Jourdain par Confolens desservait la commune, et la gare de Manot était située à un kilomètre du bourg.

Des foires, encore importantes au début du XXe siècle, se tenaient au bourg le 25 de chaque mois[14].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Michel Lascoux    
2008 En cours Jean-Luc Dedieu SE Comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 563 habitants[Note 2], en diminution de 2,43 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0481 2141 0791 2821 2981 3201 3401 3531 345
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1961 1641 1241 2401 5131 2691 2751 2121 160
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1611 009885821802770684687708
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
681672590584576589591581563
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Manot en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
11,0 
75 à 89 ans
9,3 
14,1 
60 à 74 ans
16,0 
23,4 
45 à 59 ans
23,0 
16,8 
30 à 44 ans
19,7 
16,2 
15 à 29 ans
14,3 
18,2 
0 à 14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Ansac et Manot. Ansac accueille une école primaire (élémentaire et maternelle), Ratier-Lacouture, et Manot une école élémentaire, située au bourg et comprenant deux classes. Le secteur du collège est Confolens (Noël-Noël) [21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martial

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fénelon : François de Salignac de La Mothe-Fénelon (6 août 1651, château de Fénelon - 7 janvier 1715, Cambrai), dit Fénelon, est un homme d'Église, théologien et écrivain français, et dont la famille possédait la terre de Manot.
  • Yves Lecoq, célèbre humoriste et imitateur français, possède également une résidence sur la commune depuis plusieurs années.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A.Dauzat explique par cette même racine les noms des communes de Mane (Alpes-de-Haute-Provence et Haute-Garonne), et Manosque
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 30 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 5 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 48
  8. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 430.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 24 janvier 2015)
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 125
  13. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,57
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 229
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Evolution et structure de la population à Manot en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 8 juillet 2012)
  22. « Église de Manot », notice no PA00104410, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p.
  24. « Moulin d'Assit », notice no IA00066320, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boulanger P. (2003) - Manot en Charente Limousine, Imprimerie Eclaircy, Confolens, 2003.
  • Dujardin V., Moineau É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, n° 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]