Saint-Laurent-de-Céris

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent et Ceris.

Saint-Laurent-de-Céris
Saint-Laurent-de-Céris
La mairie de Saint-Laurent-de-Céris.
Blason de Saint-Laurent-de-Céris
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Stéphane Dupuy
2014-2020
Code postal 16450
Code commune 16329
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
779 hab. (2015 en augmentation de 0,13 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 32″ nord, 0° 28′ 54″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 208 m
Superficie 29,89 km2
Localisation

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Saint-Laurent-de-Céris (Sent Laurenç en marchois, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Laurentais et les Saint-Laurentaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-de-Céris est une commune du nord-est de la Charente, située à 5 km au nord de Saint-Claud et 41 km au nord-est d'Angoulême. Elle est la plus septentrionale du canton de Saint-Claud.

Le bourg de Saint-Laurent, construit au-dessus du vallon de la Sonnette, est aussi à 8 km au sud-est de Champagne-Mouton, 9 km au nord-ouest de Roumazières-Loubert et 17 km au sud-ouest de Confolens[2].

La D 951, route de Chasseneuil à Bellac et maillon de la route Centre-Europe Atlantique Angoulême-Montluçon par Confolens, traverse le sud-est de la commune et passe à 3,5 km du bourg. La D 15, départementale secondaire de Confolens à Cognac par Saint-Angeau, traverse la commune d'est en ouest ainsi que le bourg[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux sont disséminés, principalement dans la partie sud de la commune. Parmi les principaux, on trouve : le Mas Rodier, au-dessus de la Sonnette; le Mas Broussard, près du bourg, sur la route du Grand-Madieu ; la Mardelie, Vilaine et Chez-Rioux, dans le sud-ouest de la commune ; la Prévôtie et le Temple, près de la route d'Ambernac; Lascoux, Anglade, La Jarnaud, dans l'extrême nord ; Loubignac, près de la route de Confolens ; le Coudert ; la Jaude, sur la route de Saint-Claud; Peupry ; les Fregnaudies, près de la source de la Sonnette, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-de-Céris
Le Vieux-Cérier Saint-Coutant Ambernac
Le Grand-Madieu Saint-Laurent-de-Céris
Saint-Claud Roumazières-Loubert

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Plus particulièrement, le Bajocien (Dogger) occupe une partie centrale de la commune et est visible à l'ouest de la commune. On trouve aussi le Jurassique inférieur (ou Lias) à l'extrémité sud-ouest. D'importants épandages d'altérites et dépôts du Tertiaire en provenance du Massif central sous forme d'argile à silex et d'argile marbrée couvrent le plateau sur le restant du territoire communal[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Tout le nord de la commune occupe un vaste plateau boisé d'une altitude moyenne de 190 m, compris entre la vallée de la Charente à l'est, et celle de l'Argent, au nord-ouest. La vallée de la Sonnette et ses petits affluents creusent ce plateau.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 208 m, situé non loin de la limite sud près de la Chaume. Le point le plus bas est à 128 m, situé le long de la Sonnette sur la limite ouest. Le bourg, sur le flanc nord de la vallée de la Sonnette, est à 155 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente entre Roumazières et Alloue forme la limite orientale de la commune.

Le sud de la commune, arrosé par la Sonnette et par plusieurs petits affluents de ce cours d'eau est la partie de la commune dans laquelle se trouvent la plupart des agglomérations. La Sonnette, sous-affluent de la Charente par le Son-Sonnette, prend sa source dans la commune au sud-est et passe au pied du bourg, où elle reçoit un petit affluent prenant sa source au nord.

Le ruisseau de la Combe est un petit affluent de la Sonnette qui limite la commune au sud.

L'Argent, autre sous-affluent de la Charente par l'Argentor et qui passe à Champagne-Mouton, arrose la limite nord-ouest de la commune.

La Charente reçoit aussi sur sa rive gauche le ruisseau des Mazes, court ruisseau intermittent près de la Font du Mas, et un autre plus au nord au pied de la Jarnaud.

On trouve aussi plusieurs fontaines, comme la fontaine du Chêne en limite nord, la fontaine Frétannière et la fontaine Barlière en aval du bourg, la fontaine du Verger en limite sud donnant naissance au ruisseau de la Combe. Il y a aussi de nombreuses petites retenues d'eau grâce au sol argileux[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Sanctus Laurentius de Cereso, Sanctus Laurencius de Serezo au XIVe siècle[7].

La paroisse de Saint-Laurent s'appelait aussi Saint-Laurent La Chaux avant le XIIIe siècle, par suite des nombreux fours à chaux construits sur son territoire[8].

Saint Laurent (Laurentius) était un martyr chrétien du IIIe siècle, mort à Rome[9]. Le nom de Saint-Laurent-de-Céris lui a été donné au XIIIe siècle parce que l'épouse d'un seigneur de Saint-Laurent (Boson de Céris), aurait voulu que le nom de leur famille soit donné à la localité[8],[10].

En 1793, la commune a été créée Saint-Laurent, puis s'est appelée Saint-Laurent-de-Céris en 1801[11].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte local est marchois (idiome d'influence mixte d'oc et d'oïl)[12],[13]. Elle se nomme Sent Laurenç en occitan[14].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie ancienne supposée romaine d'Angoulême à Argenton par Ambernac et Confolens traverserait la commune au Mas Broussard, près du bourg[15]. Un autre chemin antique est-ouest, mais peut-être médiéval, a été reconnu aux Frégnaudies[16].

Près du bourg de Saint-Laurent, on peut voir les restes d'un ancien château qui a été autrefois le siège d'une seigneurie[8].

En 1280, Boson de Céris, chevalier, était seigneur de Menet (à Montbron) et de Saint-Laurent La Chaux. La légende veut que la comtesse de Céris, l'épouse du comte de Saint-Laurent, fit un vœu à la fontaine du Lait (alias du Coudert) : si elle était mère dans l'année, elle donnerait son nom à la commune et ferait édifier une chapelle, ce qui fut exaucé. En 1308, ou 1364 selon une autre source[17], leur fille Marguerite épousa Arnaud de La Faye, et lui apporta en dot la terre de Menet[10].

La seigneurie de Saint-Laurent appartenait en propre à la maison de La Rochefoucauld dès la fin du XIIIe siècle (1297). D'abord incorporée, au XVIe siècle, à la baronnie de La Rochefoucauld, elle entre plus tard dans la mouvance du château de Champagne-Mouton.

Dans les premières années du XVIIe siècle, le fief de Saint-Laurent-de-Céris était possédé par François Pastoureau, conseiller du roi au parlement de Paris, seigneur de Chassiecq, Vieux-Cérier, etc. Plus tard, vers l'année 1664, il passe entre les mains de la famille de Rocquart. Enfin, vers le milieu du XVIIIe siècle, le mariage de Marie-Françoise de Rocquart avec Joachim Regnauld, chevalier, fait passer la terre aux mains de la famille Regnauld, l'une des plus anciennes du pays.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la ligne de Ruffec à Roumazières et la gare de Saint-Laurent - Grand-Madieu était sur son territoire, à 1,5 km du bourg.

Au début de ce même siècle, l'industrie était représentée par des fours à chaux et une importante filature de laine, les établissements Rensonnet et Cie, qui datent de la seconde moitié du XIXe siècle[8]. L'usine de pantoufles Rondinaud a pris sa suite, mais elle a cessé son activité vers 1985[18].

Au début du XXe siècle, des foires se tenaient le 14 de chaque mois[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-de-Céris Blason D'azur, à la croix alaisée d'argent[19].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Yves Gendry SE Retraité
2014 en cours Stéphane Dupuy    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2015, la commune comptait 779 habitants[Note 1], en augmentation de 0,13 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0599421 0181 0551 1831 2991 3501 4251 380
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 3051 2631 2751 3151 4171 4441 3941 3271 242
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3111 2171 1141 1191 1571 1041 0711 1101 040
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
1 001883802741746750788779-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Laurent-de-Céris en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
2,3 
10,0 
75 à 89 ans
13,5 
18,2 
60 à 74 ans
17,8 
20,5 
45 à 59 ans
19,0 
23,1 
30 à 44 ans
19,0 
13,7 
15 à 29 ans
12,3 
13,7 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent possède une école primaire publique comprenant quatre classes (une de maternelle et trois d'élémentaire). Le secteur du collège est Champagne-Mouton[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent
  • L'église Saint-Laurent, de la seconde moitié du XIIe siècle, a été presque entièrement rebâtie de 1861 à 1896[26].
  • Monument du maquis de Lafond à la grange d'Andourchapt. Érigé en mémoire de 33 patriotes faits prisonniers le 22 mars 1944 et fusillés à la Butte de Biard près de Poitiers le 8 mai 1944[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gardner McKay (1932-2001), acteur américain. Enfant, il a passé ses vacances au village chez la famille Mathias et, alors qu'il était la vedette de la série Aventures dans les îles, y est revenu leur rendre visite en 1963.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 30 avril 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 142,282
  8. a, b, c, d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 337
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 610.
  10. a et b Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de Charente, famille de Céris », (consulté le 30 avril 2015)
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  14. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 26 avril 2015)
  15. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 165
  16. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 196
  17. Société du Berry, Compte rendu des travaux de la Société du Berry à Paris, Siège de la Société, , 287 p. (lire en ligne), p. 214
  18. « Ancienne usine Rondinaud », notice no IA00066380, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « De Céris », sur jm.ouvrard.pagesperso-orange.fr (consulté le 24 novembre 2015)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. « Evolution et structure de la population à Saint-Laurent-de-Céris en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 18 juillet 2012)
  26. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p.
  27. Les plaques commémoratives - Sources de mémoire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]