Ambernac

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Ambernac
Ambernac
L'église d'Ambernac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Guy Rougier
2014-2020
Code postal 16490
Code commune 16009
Démographie
Gentilé Ambernacois
Population
municipale
362 hab. (2016 en diminution de 12,77 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 52″ nord, 0° 32′ 32″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 232 m
Superficie 30,05 km2
Localisation

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Ambernac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Ambernacois et les Ambernacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambernac est située au nord-est du département de la Charente, en bordure occidentale du pays de Charente limousine. Elle appartient à la communauté de communes du Confolentais.

Elle est située à 10 km à l'ouest de Confolens et à 11 km au nord-est de Saint-Claud. Elle est aussi à 47 km d'Angoulême, la préfecture, 10 km de Champagne-Mouton, 10 km de Roumazières-Loubert, 6 km de Saint-Laurent-de-Céris[2].

La D 951, route d'Angoulême à Confolens et Guéret, maillon de la route Centre-Europe Atlantique, traverse le sud de la commune, à 4 km au sud du bourg. Le bourg est desservi par de petites routes départementales : la D 169, de Roumazières à Alloue et Épenède, la D 170 de Manot à Champagne-Mouton, la D 174 vers Saint-Laurent-de-Céris, la D 313 à l'est vers Confolens[3].

La gare la plus proche est celle de Roumazières, desservie par des TER entre Angoulême et Limoges.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques gros hameaux comme Saint-Martin (ancienne paroisse) et Montermenoux, au nord-est du bourg, et des hameaux plus petits comme la Grange des Mottes, le Breuil au nord, Clermont, l'Allemandie à l'ouest, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ambernac
Alloue
Saint-Coutant Ambernac Ansac-sur-Vienne
Saint-Laurent-de-Céris Terres-de-Haute-Charente Manot

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est géologiquement à cheval sur le Bassin aquitain et le Massif central.

La vallée de la Charente est constituée de marnes du Lias alors que les plateaux d'une grande moitié occidentale, formés de terrains tertiaires (argile rouge au nord, argile à silex et altérite au sud), recouvrent du terrain calcaire jurassique. Ils comportent une faille géologique jurassique métallifère et il existe des vestiges de scories et de galeries de mine de plomb argentifère au bord de la Charente.

L'est de la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne. Les vallées du Rouillac et du Braillou sont creusées dans le granit, et des arènes argilo-sableuses recouvrent les plateaux[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 190 m assez vallonné car traversé du sud au nord par plusieurs vallées dont celle de la Charente à l'ouest. Le point culminant de la commune est à une altitude de 232 m, situé dans le bois d'Ambouriane au nord-est. Le point le plus bas est à 147 m, situé le long de la Charente sur la limite nord. Le bourg, dominant le confluent de la Charente et du Braillou, est à 185 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente, encore petite, en aval de Roumazières et en amont d'Alloue et qui coule vers le nord arrose l'ouest de la commune.

Le Braillou, ruisseau qui prend sa source dans la commune de Manot traverse la commune et se jette dans la Charente sur sa rive droite.

Le Rouillac est un ruisseau intermittent, affluent du Braillou à Saint-Martin.

Le ruisseau des Vergnes est un ruisseau affluent de la Charente sur sa rive droite au sud du bourg, ainsi que le ruisseau de Flagnat qui fait la limite sud de la commune.

Il y a aussi de courts ruisseaux intermittents dans les nombreux vallons ainsi que de petites retenues d'eau grâce au sol argileux[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme une grande partie du département, le climat est océanique aquitain, mais il est légèrement dégradé aux abords de la Charente limousine; le climat y est légèrement plus humide et plus frais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous les formes Ambernaco, Bernaco (à dater)[7],[8].

Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le premier élément Ambern- par un nom de personne latin *Ambarrinus, non attesté, suivi du suffixe -acum[9], d'origine gauloise *-āko[10].

Le hameau du Breuil tire son nom du bas latin brogilum, d'origine gauloise brogilos qui désigne un petit bois[11].

Le nom de Clermont désigne une colline à la vue dégagée[12].

Ambernac est située dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et se nomme aussi Ambernac en dialecte limousin[13].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Andebrenaco était habitée par les Lemovici[Note 1]. Elle fut soumise par Jules César, en 51 av. J.-C., durant sa 8e campagne et fut une viguerie gallo-romaine. Ambernac eut une certaine importance aux temps mérovingiens de par l'existence d'une mine de plomb argentifère aux Chéronnies[14] et de l'existence supposée d'un atelier monétaire[15], si Ambernac était bien Andebrenaco. Une autre mine, peut-être exploitée, existait près du château de Puynode[16]. La monnaie était frappée « Andebrenaco », et l'atelier fut arrêté sous les Caroligniens[17],[18],[19].

Ambernac devint un bourg médiéval siège d'un archiprêtré qui bénéficia de largesses royales.

L'ancienne voie romaine d'Angoulême à Bourges par Argenton passait à 1,3 km au sud-est du bourg. Une portion a été découverte entre Luxérat et la Vallade, ainsi qu'à chez Pasquet[16]. Une borne milliaire romaine avec inscription, découverte dans l'ancien cimetière, était vraisemblablement située sur cette ancienne voie, et on peut la voir au musée archéologique d'Angoulême[20].

Ambernac faisait partie de l'ancienne province du Poitou (limite sud du diocèse, proche de celui d'Angoulême)[21], mais on y parlait la langue d'oc ou occitan sous forme du parler limousin[22].

Le château du Praisnaud, demeure de la famille Babaud, est mentionné au XVIe siècle. Il aurait aussi existé à cette époque un château de Puynode bas.

Jean-Baptiste Barbaud-Praisnaud fut sous-préfet de 1831 à 1848 durant la Monarchie de juillet.

Léonide Barbaud-Praisnaud fut député en 1848 puis préfet de la Charente en 1871.

Antoine Barbaud-Lacroze fut député et son fils Léonide conseiller d'État et sénateur.

Il a existé une tuilerie (présente sur le cadastre de 1835) et des fours à chaux aux Chéronnies. Il a aussi existé un moulin à vent, le « Moulin d'Ambernac ».

En 1935, l'acteur Noël-Noël acheta Praisnaud et il s'engagea dans le maquis durant la Seconde Guerre mondiale.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 1793, Embernac appartenait au canton d'Allouë, en 1801 à celui de Champagne-Mouton puis en 1802 au canton de Confolens-Nord pour plus tard devenir Ambernac.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Hélène Boudesseul    
2008 2014 Marguerite Cadier SE Retraitée communale
2014 En cours Guy Rougier[23]   Retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2016, la commune comptait 362 habitants[Note 2], en diminution de 12,77 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
9561 0041 0051 0751 0801 1161 1681 1201 073
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0401 0709499929891 0371 0259901 033
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0301 012739715648659599569591
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
571480441430422395405372362
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ambernac en 2007 en pourcentage[28].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,4 
9,6 
75 à 89 ans
18,3 
20,3 
60 à 74 ans
17,8 
24,4 
45 à 59 ans
18,3 
14,7 
30 à 44 ans
17,3 
12,2 
15 à 29 ans
12,0 
18,8 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[29].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Ambernac est une commune essentiellement agricole. La commune possède un gîte rural.

Équipement, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école près de la mairie.

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Alloue, Ambernac, Benest, Épenède et Hiesse. Alloue accueille l'école primaire (maternelle et élémentaire), Ambernac et Benest une école élémentaire[30].

Autres services[modifier | modifier le code]

Les autres services sont sur les communes proches et surtout à Confolens.

Vivre à Ambernac[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs associations, la Société de Chasse ainsi qu'un club du 3e Âge et un comité des fêtes.

La commémoration de la bataille d'Ambernac a lieu chaque dernier dimanche de juillet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre date initialement du XIe siècle et fut le siège d'un archiprêtré, avant d'être donnée à l'abbaye de Charroux par l'évêque de Poitiers. Elle fut fortement remaniée pour ne pas dire reconstruite au début du XXe siècle grâce aux dons d'une paroissienne. Elle fut consacrée à nouveau en 1905 par l'évêque d'Angoulême Mgr Ricard[31].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Praisnaud se compose d'un logis rectangulaire flanqué de deux tours en diagonale, surmontées de toits coniques. La tour ouest serait un vestige d'une construction du XVIe siècle alors que la tour est date du XIXe siècle. La tour est monument historique, le logis, les communs, la cour ainsi que la grange, ont été inscrits par arrêté du 26 octobre 2004[32]. Il possède une imposante fuie ronde, signe que le seigneur du lieu avait droit de haute et basse justice.

Le bourg possède un imposant lavoir.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les rives de la Charente sont zone Natura 2000.

Il y a trois chemins de randonnée, « Clermont » et « Ambouriane » chacun de 9 km, alors que « chez Guilloux » est long de 13,5 km.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La carte des diocèses, anciennes civitates romaines, situe cependant Ambernac dans le Poitou, juste en limite de la civitas d'Angoulême au sud.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 15 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 174.
  8. Catillus Carol, « Ambernac », (consulté le 5 janvier 2014)
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 13.
  10. Pierre-Yves Lambert : La Langue gauloise Paris, (éditions errance) 2003. (ISBN 978-2-87772-224-7)
  11. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris (éditions Errance) 2001. (ISBN 978-2-87772-198-1), p. 91.
  12. Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, Origine des noms de villes et villages de Charente, Jean-Michel Bordessoules, , 311 p. (ISBN 2-913471-06-4), p. 13,53 et 88
  13. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 8 mars 2014)
  14. Annales des mines, Compagnie française d'éditions, (lire en ligne), p. 149
  15. Prou, Catal, Antebrinnaco, p. 466
  16. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 125
  17. Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, vol. 39, Riche, (lire en ligne), p. 30-31
  18. A. Mazière, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, , p. XLII
  19. [PDF] Bulletin de la Société Archéologique de Brive, « Andebrenaco », (consulté le 11 janvier 2014)
  20. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF35072424, présentation en ligne), p. 305
  21. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard, , 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 44-45
  22. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  23. http://confolentais.blogs.charentelibre.fr/archive/2014/04/06/ambernac-guy-rougier-elu-maire-182612.html
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  28. « Evolution et structure de la population à Ambernac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  29. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  30. Site de l'inspection académique de la Charente
  31. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 17
  32. « Château de Praisnaud », notice no PA16000032, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]