Saint-Christophe (Charente)

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Saint-Christophe
Mairie de Saint-Christophe
Mairie de Saint-Christophe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Jean-Paul Valadeau
2014-2020
Code postal 16420
Code commune 16306
Démographie
Gentilé Saint-Christophoriens
Population
municipale
342 hab. (2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 13″ N 0° 51′ 03″ E / 46.0036, 0.850846° 00′ 13″ Nord 0° 51′ 03″ Est / 46.0036, 0.8508
Altitude Min. 199 m – Max. 340 m
Superficie 23,65 km2
Localisation

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Saint-Christophe

Saint-Christophe (Sent-Crestòfa en occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Saint-Christophoriens et les Saint-Christophoriennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe est une commune de Charente limousine limitrophe de la Haute-Vienne située à 14 km de Confolens et 67 km au nord-est d'Angoulême.

Le bourg de Saint-Christophe est aussi à 5 km à l'est de Lesterps, 13 km au nord de Saint-Junien, 18 km au nord-est de Chabanais, 21 km au sud-ouest de Bellac et 37 km au nord-ouest de Limoges[2].

La route principale de la commune est la D 82, route de Confolens et Lesterps à Limoges par Oradour-sur-Glane, qui la traverse d'ouest en est. Le bourg est aussi desservi par la D 163 qui va vers le sud-ouest à Chabanais, et la D 330 au sud vers Brigueuil et Saint-Junien[3].

La gare la plus proche est celle de Saint-Junien, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux : au nord et à l'est : Joumard, Villesot, le Marousse, Essubras, l'Aumônerie (orthographié autrefois la Monnerie[4]), la Coutimanie, la Courrière Noire, Brac; au sud : le Grand Mesurat et le Petit Mesurat, la Cigogne, la Tuilerie; à l'ouest : Priésac, le Quéroy, Villessanot, etc. ainsi que quelques fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Christophe
Bussière-Boffy
(Haute-Vienne)
Nouic
(Haute-Vienne)
Lesterps Saint-Christophe Montrollet
Saulgond Brigueuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le sous-sol de la commune se compose essentiellement de gneiss. On trouve aussi du granit et de la diorite à l'ouest[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune de Saint-Christophe occupe un vaste plateau ondulé incliné vers l'ouest, dont l'altitude moyenne dépasse 250 m. Les altitudes s'étagent entre 199 m, dans la vallée de la Marchadaine au nord-ouest, et 340 m, au nord-est à la Butte de Frochet. Le bourg est à environ 270 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Marchadaine, affluent de l'Issoire et sous-affluent de la Vienne traverse le nord-est de la commune. La Courrière, autre affluent de l'Issoire qui passe près Lesterps, prend sa source au sud. De petits étangs parsèment aussi la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne latinisée non datée est Sanctus Christophorus prope Stirpem (« Saint-Christophe près de Lesterps »)[8].

Son nom vient de saint Christophe, porteur du Christ et martyr au IIIe siècle[9].

La commune s'est appelée Saint-Christophe à partir du nom de la paroisse, dès sa création en 1793[10]. Pour ne pas la confondre avec la commune de Saint-Christophe près de Chalais (fusionnée en 1946), elle était parfois appelée parfois informellement Saint-Christophe-de-Confolens, comme Saint-Christophe-de-Chalais pour l'ancienne commune près de Chalais. Mais elles étaient toutes deux écrites Saint-Christophe sur les cartes de Cassini (XVIIIe siècle) et d'État-Major (XIXe siècle)[3].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Sent-Crestòfa en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp de la Faye, dans le nord de la commune et proche de l'oppidum du Dognon dans la commune voisine de Lesterps, est supposé romain. Ses talus reposent sur des substructions[13],[14].

Saint-Christophe, paroisse de l'ancien diocèse de Limoges, était au XIVe siècle à la limite du comté de l'Angoumois et du Limousin[15].

L'église de Saint-Christophe était le siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Lesterps. En 1782, le dernier prieur, nommé Dessain, fit construire l'actuel presbytère de ses propres deniers.

Le château de Saint-Cristophe, dont il ne reste qu'une tour, était le siège d'une seigneurie qui dépendait de celle de Brigueuil. Ses plus anciens seigneurs connus appartenaient à la famille du Theil. Après 1695 où a eu lieu un double mariage avec la famille de Feydeau, seigneur de Charbonnières (près de Bellac), et le fils du Theil étant mort sans héritier, la terre de Saint-Christophe est revenue à cette dernière famille, qui possédait encore le domaine au début du XXe siècle[16],[17].

Dans le sud de la commune, Pers (aujourd'hui orthographié Pairs) était aussi le siège d'un fief. Au début du XVe siècle, le château de Pers appartenait à la famille de Cognac. À la fin du XVIe siècle, une rivalité avait surgi entre les seigneurs de Saint-Christophe et ceux de Pers au sujet des préséances à l'église, et elle fut réglée par arbitrage. Au XVIIIe siècle, la terre de Pers passa aux des Monstiers, baron d'Auby et de la Valette (paroisse de Nouic), qui ne la conservèrent pas longtemps[17],[18],[19].

Administration[modifier | modifier le code]

la commune de Saint Christophe a été créée en 1793 dans le canton de Brigueuil puis est passée dans celui de Confolens en 1801 et Confolens-Sud en 1802.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Gilles Sénégas SE Cadre EDF
2014 en cours Jean-Paul Valadeau   Ouvrier d'usine
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 342 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 264 923 1 117 1 222 1 212 1 205 1 250 1 235 1 150
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 102 1 106 1 042 1 081 1 095 1 102 1 072 1 075 1 088
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 047 1 017 907 833 785 775 733 671 628
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
480 414 381 339 315 319 320 342 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Christophe en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90  ans ou +
0,6 
13,0 
75 à 89 ans
16,9 
20,8 
60 à 74 ans
22,9 
26,0 
45 à 59 ans
18,7 
16,2 
30 à 44 ans
19,3 
9,7 
15 à 29 ans
10,8 
13,0 
0 à 14 ans
10,8 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Durant le XXe siècle, Saint-Christophe a perdu 70 % de sa population.

Économie[modifier | modifier le code]

Le moulin du Buisson a été un moulin à blé et une minoterie construite à la fin du XIXe siècle. Un moulin à huile a été détruit vers 1960[23]. L'autre minoterie était la minoterie Trouillaud située au lieu-dit l'Aumônerie construite entre 1880 et 1900 qui possède une turbine hydraulique installée en 1939[24].

Actuellement l'activité se limite au relai Saint-Christophe, un garage et un électricien, en sus de la SERIM (Société d'Études et Réalisations Industrielles Meunières), ainsi qu'un restaurant.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Vivre à Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Le parc derrière l'église

Les clubs sportifs sont le Saint-Christophe Football Club, le Nouic Rallye Compétition et l'Association communale de chasse, les autres associations étant l'Amicale pour les enfants de Saint-Christophe, le club du 3e âge et le comité des fêtes[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Son chœur date du XIIe siècle, son clocher du XVe siècle comme l'allongement de la nef puis elle a été restaurée en 1690.

Une litre funéraire qui porte les armes de la famille du Theil ceinture le chœur[25].

Église de Saint-Christophe
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Logis vu de la place de l'Église
  • Logis au centre du bourg, dont la tour était celle de l'ancien château[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte d'État-Major sur Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Oradour-sur-Glane », sur Infoterre,‎ (consulté le 3 novembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ , 582 p., p. 21
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 592
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 127
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 148
  15. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 129 (carte)
  16. a et b Inventaire général du patrimoine culturel, communauté de communes du Confolentais, « Château de Saint-Christophe »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  17. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 320-321
  18. Inventaire général du patrimoine culturel, communauté de communes du Confolentais, « Saint-Christophe, château de Pairs »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  19. Jean-Marie Ouvrard, « Famille de Coignac »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  21. « Evolution et structure de la population à Saint-Christophe en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  23. « Moulin du Buisson », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Minoterie Trouillaud », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. a et b Site de la Communauté de communes
  26. « Retable », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Fer à hosties », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, n° 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]