Lesterps

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Lesterps
Lesterps
Vue en venant de Confolens
Blason de Lesterps
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Daniel Soupizet
2014-2020
Code postal 16420
Code commune 16182
Démographie
Gentilé Lesterrois
Population
municipale
486 hab. (2015 en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 41″ nord, 0° 46′ 53″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 275 m
Superficie 36,03 km2
Localisation

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Lesterps (L'Esterp en limousin, dialecte occitan), est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine). Prononcer [leteʀ].

Ses habitants sont les Lesterrois et les Lesterroises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Lesterps est située en Charente limousine, au nord-est du département de la Charente et se trouve limitrophe de la Haute-Vienne.

Le bourg de Lesterps, à 9 km à l'est de Confolens, est un bourg important. Il est aussi à 16 km de Chabanais, 17 km de Saint-Junien, 42 km de Limoges et 63 km d'Angoulême[2].

La commune est bien pourvue en voies de communications. La D 30, de Confolens à Limoges par Saint-Junien, la parcourt d'ouest en est, et la D 29, de Saulgond à Brillac, la traverse du sud au nord. La D 82 à l'est du bourg va vers Limoges par Saint-Christophe[3].

La gare la plus proche est celle de Chabanais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Soixante-et-un hameaux sont disséminés sur l'ensemble de la commune. Les plus importants sont : les Boucheries, dans le nord de la commune ; la Confoulaude, près de la route d'Esse ; le Rigadoux, Beaupuy, la Chabarie et Vérinas dans le sud de la commune ; Saint-Quentin, dans l'est ; Ésignac, près de la route de Limoges ; les Boiges, Chez-Gourdy et Tagibaud, dans l'ouest ; Aucher, à la limite de la commune de Saint-Christophe ; la Roche, près de la Marchadaine ; Loubart et le Repaire, à proximité de la route de Saulgond ; Moulins-Brandins, le Mas ; la Glayolle, à la limite de la commune d'Esse, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lesterps
Brillac Val d'Issoire
(Haute-Vienne)
Esse Lesterps Saint-Christophe
Saint-Maurice-des-Lions Saulgond

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le sous-sol de la commune se compose de gneiss, granit et diorite, avec tonalite (roche éruptive) dans l'extrême nord (entre Chez Carail, la Courtaudie et Baracoux)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune de Lesterps est, comme les autres communes du canton, une contrée accidentée, présentant une suite de collines élevées et de vallées profondes. Elle occupe un vaste plateau ondulé, dont l'altitude moyenne dépasse 220 m. Les altitudes s'étagent entre 170 m, au nord (la Courrière), et 275 m, au sud-est (aux Cinq Chemins). Le bourg est à environ 230 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lesterps est arrosée par la Marchadaine, la Courrière et quelques autres petits affluents de l'Issoire, elle-même affluent de la Vienne.

Quelques étangs parsèment la commune, en particulier l'étang de la Glayolle à l'ouest et l'étang de Procurat à l'est[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont prope Stirpem, Stirpa[7].

L'origine du nom de Lesterps remonte au latin stirpes qui signifie "souche", et par extension "forêt défrichée" (le bas latin stirpare signifie "essarter")[8]. Lesterps et Les Essarts ont le même sens[9].

Le nom de cette localité s'écrivait aussi Leyter, suivant la prononciation[réf. nécessaire], ou Lesterp au XVIIIe siècle[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme L'Esterp en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest de la commune, des vestiges d'une voie antique ont été reconnus en 1921. Cette voie qui passait par Étagnac et traversait la Vienne à Pilas (Chassenon) relierait Chassenon à Poitiers[13],[14].

Lesterps faisait partie de l'ancienne province du Limousin, puis de l'Angoumois à partir du XIe siècle, comme Confolens et Chabanais[15].

L'histoire de Lesterps, c'est l'histoire de son abbaye, qui fut fondée vers 980 par Jourdain Ier, seigneur de Chabanais, et sa femme Dia. En 1040 le comte de la Marche, Aldebert, attaqua et brûla l'église. Il fut excommunié, et l'abbaye prospèrera à nouveau avec les seigneurs de Chabanais[16].

Au Moyen Âge, Lesterps était près d'un itinéraire secondaire d'un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se dirigeait du Limousin vers Angoulême par Confolens ou Manot, pour bifurquer vers Saintes (reliques de saint Eutrope), Blanzac (vers Blaye) ou Aubeterre (vers Sainte-Foy-la-Grande)[17].

Mais l'abbaye périclita à la guerre de Cent Ans, puis surtout lors des guerres de religion. À la Révolution, il ne restait que dix moines[16].

Article connexe : Abbaye de Lesterps.

Les plus anciens registres paroissiaux de Lesterps remontent à 1617.

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par deux moulins sur la Marchadaine. Des foires très suivies avaient lieu le 24 de chaque mois[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à une épée haute d'argent croisée et pommetée d'or, surchargée de deux clés d'argent posées en sautoir et accostée de deux fleurs de lys d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Lesterps
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2011 Jacques Thibaut DVG Retraité de la police
2011 2014 Robert Tisseuil   Artisan retraité
2014 en cours Daniel Soupizet   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2015, la commune comptait 486 habitants[Note 1], en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4571 5101 3741 3961 4261 3851 4271 3611 355
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2811 3201 3551 3751 4551 4361 4641 4611 413
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3611 3651 2161 1251 0851 047957906801
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
754623557560594514479486-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Lesterps en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,1 
11,5 
75 à 89 ans
13,8 
19,8 
60 à 74 ans
21,8 
21,0 
45 à 59 ans
20,6 
19,8 
30 à 44 ans
14,5 
12,3 
15 à 29 ans
14,5 
15,5 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Épicerie, tabac, presse, gaz, dépôt de pain et pâtisserie, papeterie, droguerie…
  • Boucherie-charcuterie.
  • Bars, restaurants, soirées à thèmes, concerts, portage de repas à domicile.
  • Garages automobiles et agricoles.
  • Matériel agricole, magasin libre service, pièces agricoles.
  • Entreprises du bâtiment.
  • Entreprise de travaux agricoles.
  • Élevage de chiens et chats
  • Élevage de faisans
  • Vente de bois de chauffage
  • Centre équestre

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire François-Tisseuil comporte deux classes. Elle fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) regroupant les écoles des communes de Brillac et d'Oradour-Fanais pour la maternelle, d'Abzac, Lesterps et Lessac pour l'élémentaire. Ce RPI s'appelle Boreall. Le secteur du collège est Confolens[24],[25].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Étoile sportive de Lesterps: Section Football et Section Gym.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Lesterps - Patrimoine
  • Société de chasse.
  • Club du Troisième Âge "Les Cœurs Joyeux".
  • Association des Anciens Combattants.
  • Comité des fêtes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Lesterps.
  • La chapelle de l'Image est située au cimetière

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Motte féodale, haute de 10 m, large de 26 m, située au lieu-dit le Dognon[27].
  • Maison du patrimoine : ancienne maison à colombages du XIIIe siècle restaurée par la commune ; exposition sur l’histoire de l’Abbatiale à travers les siècles, maquette de l’abbaye et du bourg et ancien mécanisme de l’horloge en état de fonctionnement; exposition d’œuvres de peintres locaux en été, exposition à thème ; musée des automates.

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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Sentiers de randonnées: trois sentiers de randonnée ont été balisés sur le territoire de la commune: sentier de la Cuirasse d’or (10 km), sentier de Saint-Quentin (10 km) et sentier des Moulins (13,5 km)[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 3 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Oradour-sur-Glane », sur Infoterre, (consulté le 5 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 21,44
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 398.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Carte de Cassini sous Géoportail
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 3 janvier 2015)
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 126
  14. J.Piveteau, Voies antiques, 1954, p. 48
  15. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 95
  16. a b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 215
  17. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,48
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. « Evolution et structure de la population à Lesterps en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 1er juillet 2012)
  25. « RPI Boreall », (consulté le 1er juillet 2012)
  26. « Église Saint-Pierre », notice no PA00104390, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. F. Marvaud, Répertoire archéologique du département de la Charente, 1863.
  28. Site de la Communauté de communes du Confolentais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moineau É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]