Chassenon

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Chassenon
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Blason de Chassenon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Patrick Strack
2014-2020
Code postal 16150
Code commune 16086
Démographie
Gentilé Chassenonais
Population
municipale
872 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 11″ nord, 0° 45′ 56″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 261 m
Superficie 23,48 km2
Localisation

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Chassenon

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Chassenon

Chassenon (Chassanom en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chassenonais et les Chassenonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chassenon est une commune de la Charente limousine, située à l'est du département de la Charente et en limite avec celui de la Haute-Vienne.

Elle se trouve à mi-chemin entre Chabanais et Rochechouart, et se situe sur la D.29 reliant ces deux petites villes, à 5 km de chacune d'elles.

La voie ferrée Angoulême-Limoges passe au nord de la commune en longeant la Vienne, et la gare de Saillat - Chassenon est en Haute-Vienne, sur la commune de Saillat-sur-Vienne.

La route nationale 141 passe au nord de la commune et permet de relier Limoges ou Angoulême par Chabanais en moins d'une heure.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le gros hameau de Villegoureix est situé à 3 km au nord-est du bourg, et il est limitrophe, avec les Gourdennes de la commune de Saillat où est située la gare de Saillat-Chassenon.

Le reste de la commune, hormis le bourg qui en occupe le centre, est occupé par de nombreuses fermes et petits hameaux : Laurière, Machat, Brethenoux, Longeas, Masferrand, Mastizon, Malbâti, Labit, Champonger, Nouaillas, Londeix...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chassenon
Étagnac Saillat-sur-Vienne
(Haute-Vienne)
Chabanais Chassenon Rochechouart
(Haute-Vienne)
Pressignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Mur des thermes gallo-romains formé de brèche

Elle se situe aussi dans l'emprise d'un cratère météoritique, formé il y a environ 200 millions d'années, l'astroblème de Rochechouart-Chassenon. La roche issue de cette collision, ou brèche, a servi en particulier à la construction de l'église et des thermes gallo-romains, dont on a longtemps cru qu'ils étaient construits sur un ancien volcan[2],[3].

Une petite partie occidentale de la commune est occupée par du granit et gneiss, ainsi que des alluvions anciennes au nord, le long de la vallée de la Vienne, d'une hauteur atteignant 60 m. L'autre partie de la commune, les trois quarts Est, est couverte de brèche issue de la météorite[4],[3],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est peu prononcé, comme dans toute cette partie occidentale du Massif central. La commune occupe un plateau orienté est-ouest entre les vallées de la Vienne au nord et la Graine (ou Grêne), affluent de cette dernière, au sud.

Le point le plus bas, 150 m, est situé au bord de la Vienne au nord-ouest de la commune. Le point culminant, 261 m, est situé à 2 km à l'est du bourg, au sud de Machat (borne IGN). Le bourg est à environ 215 m d'altitude[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Paysage aux alentours des thermes

La commune est limitée au nord par la Vienne au nord et la Grêne (ou Graine) au sud, affluent de cette dernière.

Quelques courts ruisseaux temporaires rejoignent ces deux rivières.

La commune est limitée à l'est par le ruisseau de Villegoureix, qui se jette dans la Gorre au nord de la commune, peu avant son confluent de celle-ci dans la Vienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est peu boisée. Le sol est occupé par des prés séparés par des haies et destinés à l'élevage, constituant un bocage, caractéristique du Limousin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chassenon est attesté dès l'époque romaine : Cassinomagus, au IVe siècle[7]. Les autres formes anciennes sont vicaria Cassenominsse en 940-952[8], Cassano, Cassanomayo (non daté)[9].

Le nom de Chassenon serait directement issu du gaulois cassano ou cassino qui a donné chêne en français, chasne en francoprovençal et casse, cassagne en occitan, suivi du suffixe -magos, plaine puis marché. La signification serait donc « le champ des chênes » ou « le marché des chênes ». Le nom peut être aussi issu d'un nom d'homme gaulois Cassinus[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Chassanom en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Chassenon était un important centre gallo-romain situé sur la voie d'Agrippa de Saintes à Lyon.

Articles détaillés : Cassinomagus et Thermes de Chassenon.

Au Moyen Âge, c'était un ancien fief de la famille de Tryon, en la personne de Aymeric de Tryon, chevalier, en 1318[13].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Chassenon était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Limoges, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle.

Au point de vue religieux, la paroisse était dans le diocèse de Limoges[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la fontaine d'or jaillissante d'argent.
Commentaires : Blason adopté en 2015 (création de Jean-François Binon).

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chassenon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mai 1945 Pierre Coldeboeuf    
mai 1945 mars 1965 André Desnoyés    
mars 1965 mars 1989 Emile Bissiriex    
mars 1989 mars 2008 Gilles Raynaud PCF  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Reymond DVG Retraité du bâtiment
mars 2014 mai 2014
(décès)
Christophe Gras[15]   Ancien responsable financier
mai 2014 juillet 2014 Jérôme Soulas   fait office de maire
juillet 2014 en cours Patrick Strack   Agent immobilier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 872 habitants, en diminution de -1,69 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 040 1 000 1 049 1 081 1 025 1 008 1 018 1 110 1 077
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 022 1 049 994 1 032 1 099 1 142 1 173 1 169 1 176
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 148 1 188 1 080 1 041 1 133 983 1 063 1 013 1 097
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
1 072 982 1 023 964 903 895 879 872 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Chassenon en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,6 
11,4 
75 à 89 ans
13,2 
18,6 
60 à 74 ans
19,9 
25,7 
45 à 59 ans
21,7 
16,3 
30 à 44 ans
18,5 
12,8 
15 à 29 ans
10,7 
15,2 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Épicerie de Chassenon à la mode gallo-romaine (n'existe plus en 2017).
Auberge romaine de Chassenon

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chassenon possède une école primaire comprenant trois classes. Le secteur du collège est Chabanais[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Centre rural gallo-romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thermes de Chassenon.
Les thermes de Chassenon

Thermes antiques dits de Longeas à Chassenon datant du Haut-Empire romain (du Ier au IIIe siècle ap. J.-C.).

À l'époque romaine, Cassinomagus était une agglomération secondaire de type urbain. Le principal centre d'intérêt de Cassinomagus était le grand sanctuaire qui s'organisait autour du grand temple.

Le site des thermes antiques est classé monument historique depuis 1959[23] et propriété du conseil départemental de la Charente depuis 1983. Il figure parmi les édifices thermaux antiques les mieux conservés de la Gaule.

L'amphithéâtre est connu depuis le XIXe siècle[24] est classé MH depuis 1936[25] et l'ensemble du site est classé depuis 1987[26]. Il fait l'objet de recherches historiques et archéologiques importantes depuis plusieurs années.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sculpture au-dessus de la porte d'entrée
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite en pierre de météorite comme les thermes, date du XIVe siècle[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 22 avril 2014)
  2. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 19, 176, 180
  3. a et b Géologie de Chassenon sur Géoportail.
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Rochechouart », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1687-6, consulté le 5 novembre 2011)
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Table de Peutinger
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 30
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 16
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 177.
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 22 avril 2014)
  13. P.Louis Lainé, Dictionnaire véridique des origines des maisons nobles ou anoblies, vol. 2, Bertand-l'Auteur, , 512 p. (lire en ligne), p. 441
  14. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 89,95,129,157
  15. http://www.charentelibre.fr/2014/05/23/chassenon-le-maire-christophe-gras-s-est-suicide,1896911.php
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Evolution et structure de la population à Chassenon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 9 avril 2011)
  23. « Thermes de Chassenon », notice no PA00104287, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 187
  25. « Amphithéâtre », notice no PA00104285, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Ensemble du centre rural gallo-romain », notice no PA00104286, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 270

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]