Esse

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Esse
Esse
La mairie et le musée des ostensions
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Roland Fourgeaud
2014-2020
Code postal 16500
Code commune 16131
Démographie
Gentilé Essois
Population
municipale
506 hab. (2015 en augmentation de 3,48 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 00″ nord, 0° 43′ 20″ est
Altitude Min. 124 m
Max. 242 m
Superficie 30,37 km2
Localisation

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Esse (Essa en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Essois et Essoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Esse est une commune de la Charente limousine située à 4 km au nord-est de Confolens.

Le bourg d'Esse est aussi à 61 km d'Angoulême, sa préfecture, 47 km de Limoges et 68 km de Poitiers[2].

Les voies de communication sont nombreuses dans la commune. La D 952 (ex-N 151bis), ancienne route d'Angoulême à Nevers, longe la rive droite de la Vienne et dessert l'ouest de la commune. La D 30, route de Confolens à Lesterps en traverse le sud. Le bourg est desservi par plusieurs routes départementales qui l'unissent à Confolens, Saint-Germain-de-Confolens, Brillac, Lesterps et Saint-Maurice-des-Lions. La D 951 déviant Confolens, maillon de la route Centre-Europe Atlantique, d'Angoulême à Bellac et Guéret, contourne la commune par l'ouest et le nord et passe à 4 km du bourg[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux parsèment la commune, ainsi : le Grand-Neuville et le Petit-Neuville, sur la route de Confolens ; la Cour, sur la route de Lesterps ; La Chaise, dans le sud de la commune; Périssac, au-dessus de la vallée de la Vienne ; Villemandie et Gorce, dans l'est de la commune; Longeville ; la Boissonnie, sur la route de Saint-Germain ; la Pouyade, près de la route de Brigueuil ; Château-Guyon, près du bourg ; Bostgueffier, sur la route de Saint-Maurice ; le Repaire, village auprès duquel on trouve le menhir ; chez le Brun, les Vergnes, le Jauju, les Grangettes (anciennement l'Âge)...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Esse
Brillac
Confolens Esse Lesterps
Saint-Maurice-des-Lions

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le sous-sol de la commune est essentiellement du granit[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune d'Esse occupe un vaste plateau ondulé, dont l'altitude moyenne dépasse 200 m. Les altitudes s'étagent entre 124 m, dans la vallée de la Vienne à l'ouest, et 242 m, au sud-est du bourg. Celui-ci est à environ 210 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Esse est comprise entre les vallées de l'Issoire[7], au nord, de la Vienne, à l'ouest, et d'un petit affluent du Goire[8], au sud.

Quelques étangs parsèment la commune, en particulier l'étang de la Glayolle à l'est, l'étang des Sèches, et la retenue d'eau du barrage de l'Issoire[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Essia (non daté)[9], Yssia en 1523[10].

L'origine du nom d'Esse remonterait à un personnage gallo-romain Essius (selon Dauzat) ou Iccius (selon Talbert) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine d'Essius »[11],[12]. Iccio- est un thème et un terme de nom gaulois[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[14]. Elle se nomme Essa en occitan[15].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pont Binot sur l'Issoire

Site néolithique, occupé par les Gaulois et les Romains.

À partir de Villevert, l'ancienne voie romaine Angoulême-Bourges par Argenton (qui passait par Ambernac, Confolens et Brillac) a été suivie en 1921 sur 1 km. Sa largeur variait entre 4,5 m et 5 m, et elle était limitée par deux bandes de blocs de pierre[16].

Au Moyen Âge, Esse se trouvait sur un itinéraire transversal d'un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se dirigeait du Limousin vers Angoulême pour bifurquer vers Saintes (reliques de saint Eutrope), Blanzac (vers Blaye) ou Aubeterre (vers Sainte-Foy-la-Grande)[17].

Esse est l'une des deux communes charentaises qui pratique les Ostensions limousines, ce depuis 1660[Note 1]. Elles commencent le lundi de Pâques. Les reliques sont ensuite exposées dans l'église jusqu'au lundi de la Pentecôte[17].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Esse était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Limoges, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle[18].

L'église de la paroisse dépendait autrefois du diocèse de Poitiers[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2008 Guy Traumat PS Président de la CdC du Confolentais
2008 en cours Roland Fourgeaud PS Chef de cuisine
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2015, la commune comptait 506 habitants[Note 2], en augmentation de 3,48 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
942978884871838888930896862
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
796805808858895916920876873
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
875860768743690637640583531
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
473427466503497509484510506
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Esse en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,2 
7,8 
75 à 89 ans
10,0 
20,6 
60 à 74 ans
18,7 
25,9 
45 à 59 ans
27,0 
16,9 
30 à 44 ans
19,9 
9,5 
15 à 29 ans
10,4 
19,3 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces d'Esse

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Musée des ostensions, situé à côté de la mairie.
  • Village gaulois reconstitué, près du Pont Binot sur la route de Brillac. Ouvert en été, entrée payante.

Le village gaulois

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles

Esse possède une école élémentaire comprenant deux classes. Le secteur du collège est Confolens[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Étienne, de l'ancien diocèse de Limoges. L'église, de la seconde moitié du XIIe siècle, a une nef couverte d'un berceau en briques avec une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four; sa porte, en plein cintre, est surmontée d'un bas-relief encadré dans un rectangle, très intéressant. Le clocher postérieur est rectangulaire, surmonté d'une haute flèche octogonale en charpente couverte de bois. À l'intérieur, un retable datant du XVIIe siècle, dont les bas-reliefs représentent la Nativité et l'Adoration des Anges[26], classé à titre objet en 1908[27]. Un chandelier en émail champlevé est aussi remarquable[28],[29]. L'église est inscrite monument historique le 24 juillet 1972[30].

L'église Saint-Étienne

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église d'Esse.
  • Le château de Villevert, des XVe et XVIIe siècles, a été remanié, voire reconstruit au XIXe siècle. Il est inscrit monument historique depuis le 29 avril 1988[31].
  • Le manoir de Longeville, édifié au XVIIe siècle, était l'ancienne résidence de la famille de James.
  • Le menhir du Repaire dit aussi de Pierre Fixe : haut de 2,75 m, il est le seul menhir de ce genre connu dans le département de la Charente.

Menhir du Repaire

  • Le dolmen de Périssac, dont la table de granit avait plus d'un mètre d'épaisseur, s'élevait dans l'ouest de la commune, près de l'étang des Sèches. Il n'existe plus aujourd'hui, un sous-préfet ayant eu l'idée bizarre de se servir de la table afin d'en faire un socle pour la tombe de sa femme, au cimetière de Confolens[Note 3],[32]. Les autres pierres constituent le monument aux morts de la commune, situé à l'ombre du tilleul de Sully[33].
  • Le logis du Bost, vieille demeure des XVIe et XVIIe siècles située dans les châtaigneraies qui couvrent les pentes abruptes et sauvages de la vallée de l'Issoire.
  • Château-Guyon, petite gentilhommière située tout près du bourg.
  • Tilleul de Sully, sur la place de l'église, qui abrite le monument aux morts.
  • Barrage de l'Issoire, dont la partie amont rive gauche est sur la commune.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Bonneau, un agriculteur célibataire de 78 ans joue son propre rôle dans le film Les Gardiennes (2017) de Xavier Beauvois, dans lequel il joue le rôle du frère de l'actrice Nathalie Baye[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'autre étant Abzac, depuis 1762.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. Il s'agit de Jean-Amédée Gontier, sous-préfet de Confolens, dont la jeune épouse Cécile-Jeanne-Marie Crévelier est morte à l'âge de 21 ans en 1884. Le monument funéraire a une hauteur de 3,20 m.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 29 novembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
  7. SANDRE-fiche rivière l'Issoire
  8. SANDRE-fiche rivière le Goire
  9. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 27.
  10. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 40
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 273.
  13. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 29 novembre 2014)
  16. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 126
  17. a et b Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,39-41
  18. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. « Evolution et structure de la population à Esse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  26. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., et t.IV
  27. « Retable », notice no PM16000148, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Chandelier », notice no PM16000394, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 40
  30. « Église Saint-Étienne », notice no PA00104363, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Château de Villevert », notice no PA00104362, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. [PDF] Michel Dominique et Roger Crédot, « Dolmen de Périssac », (consulté le 13 avril 2017)
  33. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. III : Arrondissement de Confolens et Ruffec, L.Coquemard, Angoulême, (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 523 p. (ISBN 2-878022-8-15), p. 63
  34. François Goubault, « Gilbert Bonneau, star de ciné à 79 ans », Charente libre,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moineau É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]