Yvrac-et-Malleyrand

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Yvrac-et-Malleyrand
Yvrac-et-Malleyrand
L'église d'Yvrac et le pont sur le Margot.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes La Rochefoucauld - Porte du Périgord
Maire
Mandat
Serge Geiger
2014-2020
Code postal 16110
Code commune 16425
Démographie
Gentilé Yvracois
Population
municipale
539 hab. (2016 en augmentation de 3,85 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 03″ nord, 0° 26′ 55″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 318 m
Superficie 18,90 km2
Localisation

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Yvrac-et-Malleyrand est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Yvracois et les Yvracoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Yvrac-et-Malleyrand est une commune située à 5 km à l'est de La Rochefoucauld et 25 km à l'est d'Angoulême.

Assez grande, sa forme est assez découpée et encercle à l'ouest la commune de Marillac-le-Franc.

Le bourg d'Yvrac où est situé la mairie est aussi à 8 km au sud de Chasseneuil, 9 km à l'ouest de Montembœuf, et 10 km au nord-ouest de Montbron[2].

La principale route de la commune est la D 13, qui va de La Rochefoucauld à Rochechouart, et qui la coupe d'ouest en est. Yvrac se trouve à 0,5 km au nord de celle-ci, et Malleyrand à 1 km au sud. La commune est aussi traversée du nord au sud par la D 62, qui relie Chasseneuil à Montbron par Orgedeuil; elle relie aussi Yvrac et Malleyrand. De nombreuses autres petites routes, communales, sillonnent aussi la commune pour en relier les différents hameaux[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Yvrac est assez petit, et il est de même taille que les hameaux de la commune.

Malleyrand est situé à 3,5 km au sud-est d'Yvrac. Beaumont est situé à l'ouest d'Yvrac. La Braconne d'Yvrac est situé à l'est de la commune, sur la D.13.

D'autres hameaux moins importants composent la commune: Chez Gabon, Miaulant, la Ménardie, le Pompinaud, Champagnac, la Joubertière, Lidrat, Sainsac, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Yvrac-et-Malleyrand
Taponnat-Fleurignac Saint-Adjutory
Marillac-le-Franc Yvrac-et-Malleyrand Mazerolles
Saint-Sornin Orgedeuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est à cheval entre le karst de La Rochefoucauld pour sa moitié ouest, et le flanc du massif de l'Arbre, premier mont du Massif central en venant de l'océan, sur sa moitié est.

Le sol est principalement composé de coulées d'origine tertiaire, altérite, argile rouge et sableuse à silex, calcaire du Jurassique inférieur, sauf dans les vallées (dépôt alluvionnaire)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le terrain est fortement incliné vers l'ouest, et le point culminant se trouve naturellement au sud-est de la commune sur la crête élevée de Saint-Sornin à Mazerolles et en limite de la commune d'Orgedeuil, et il atteint 318 m. Le point le plus bas est à 109 m, situé sur la limite occidentale (près du pont de la Margot sur la D 13). Le bourg d'Yvrac est à 145 m d'altitude, la Braconne à 220 m et Malleyrand à 190 m[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le sud de la commune est traversé par la Ligonne, qui y prend sa source, passe au pied de Malleyrand. Ce ruisseau est un affluent de la Tardoire, mais il se perd dans des gouffres karstiques avant.

Le Margot, affluent de la Ligonne, passe au pied du bourg d'Yvrac. Il se perd aussi dans des gouffres avant d'atteindre la commune de Marillac-le-Franc. Il est formé à l'est du bourg par deux ruisseaux : le ruisseau de la Braconne et celui de la Ménardie[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain. L'est de la commune, plus élevé en altitude à cause du relief du massif de l'Arbre, est océanique dégradé. Il est plus arrosé et les hivers y sont plus frais. Ce sont les Terres froides de la Charente.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez peu boisée, sauf sur quelques flancs de vallées assez abrupts.

Les plateaux sont surtout cultivés, céréales et parfois quelques vignes. À l'est où le terrain est plus pentu et plus arrosé, les prés sont propices à l'élevage de vaches limousines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes d'Yvrac sont Yvraco, Hyvrac, Hyvraco vers 1300[7].

Le nom de Malleyrand est attesté par la forme ancienne Malleram (non datée, Moyen Âge)[8].

L'origine du nom d'Yvrac remonterait à un nom de personne gallo-romain Eburius, dérivé du gaulois Eburos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Eburiacum, « domaine d'Eburius »[9],[10].

Le nom de Malleyrand aurait une origine gauloise : Melloranda, le « domaine sur la colline ». Mello-, "colline" et -randa, "partie", sont des termes de noms gaulois[11].

La commune est créée Yvrac en 1793, et devient Yvrac et Malleran en 1801, avant de devenir Yvrac-et-Malleyrand au cours du XIXe siècle[12]. Ces noms sont orthographiés Yvrac et Mallerant sur les cartes de Cassini (1750) et d'État-Major (1850)[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[14]. Elle se nomme Ivrac-e-Maleirand en occitan[15].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte d'un aqueduc en terre cuite, briques et tegulae près de la Joubertière, datant probablement de l'époque romaine, atteste l'ancienneté de l'occupation[16].

Les registres de l'état civil d'Yvrac remontent à 1613.

La paroisse de Malleyrand était le siège d'une commanderie de Templiers fondée au XIIe siècle.

Article détaillé : Commanderie de Malleyrand.

Sous l'Ancien Régime, Malleyrand était un ex-fief de la seigneurie de Montbron. Au XVIIe siècle, elle était possédée par Pierre du Souchet, avant de passer par mariage en 1647 à René Perry, écuyer, seigneur de Mareuil, ce qui a donné naissance à la branche Perry de Malleyrand[17],[Note 1].

Juste après la Révolution, en 1791, les paroisses d'Yvrac et de Malleyrand sont unies pour former la commune actuelle[18],[12].

Au début du XXe siècle, une importante carrière d'argile située à Sainsac dans le nord-est de la commune alimentait la tuilerie de Péruzet près de La Rochefoucauld par une voie ferrée métrique de 5 km de long. L'industrie communale était aussi représentée par une scierie mécanique et un moulin situés dans ce même lieu-dit[19]. De petites tuileries ont aussi existé au XIXe siècle sur la commune (Lidrat, Mallerand)[3].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie à Yvrac
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Serge Frugier SE Retraité
2014 En cours Serge Geiger    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2016, la commune comptait 539 habitants[Note 2], en augmentation de 3,85 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
9001 0339771 0399521 0751 0671 052991
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
962920875921952962914824775
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
754725748682653623602569506
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
481420403432465515523530523
2016 - - - - - - - -
539--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Yvrac-et-Malleyrand en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
5,8 
75 à 89 ans
12,1 
17,1 
60 à 74 ans
16,5 
23,3 
45 à 59 ans
22,0 
21,8 
30 à 44 ans
19,8 
12,8 
15 à 29 ans
12,5 
19,1 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Depuis 1982 la population est en hausse légère mais constante de par la proximité de La Rochefoucauld et d'Angoulême.

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un RPI entre Marillac-le-Franc et Yvrac-et-Malleyrand. Marillac accueille l'école élémentaire et Yvrac-et-Malleyrand l'école primaire. L'école communale, située au bourg d'Yvrac, comprend deux classes de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est La Rochefoucauld[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Commanderie de Malleyrand[modifier | modifier le code]

L'ancienne commanderie templière Saint-Jean-Baptiste, située près de Malleyrand, date du XIIe siècle. Sa voûte d'origine a été remplacée par un plafond lambrissé vers 1980. Elle est classée monument historique depuis 1994[26].

Article détaillé : Commanderie de Malleyrand.

Église Saint-Vivien[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Vivien, située au bourg d'Yvrac, est datée de la fin du XIIe siècle. Elle possède une demi-coupole caractéristique couverte de dalles calcaires[27].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une autre branche de la famille Perry a été celle de Nieuil.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 12 novembre 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 168,186,281
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 119
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 278.
  11. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Cartes de Cassini et d'État-Major sous Géoportail
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 10 novembre 2015)
  16. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 159
  17. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de Charente - Famille Perry, branche de Malleyrand », (consulté le 13 novembre 2015)
  18. Communauté de Communes Bandiat-Tardoire, « Origines d'Yvrac-et-Malleyrand », (consulté le 9 avril 2010)
  19. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 417
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Evolution et structure de la population à Yvrac-et-Malleyrand en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 29 juillet 2012)
  26. « Chapelle de Malleyrand », notice no PA00132881, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Communauté de Communes Bandiat-Tardoire, « L'église d'Yvrac », (consulté le 9 avril 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]