Pleuville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pleuville
L'église de Pleuville
L'église de Pleuville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Daniel Legendre
2014-2020
Code postal 16490
Code commune 16264
Démographie
Gentilé Pleuvillois
Population
municipale
386 hab. (2012)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 28″ N 0° 29′ 48″ E / 46.0911, 0.496746° 05′ 28″ Nord 0° 29′ 48″ Est / 46.0911, 0.4967  
Altitude Min. 130 m – Max. 187 m
Superficie 33,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Pleuville

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Pleuville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pleuville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pleuville

Pleuville est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Pleuvillois et les Pleuvilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Pleuville est une commune du nord-est de la Charente, limitrophe du département de la Vienne, située à 16 km au nord-ouest de Confolens et 56 km au nord-est d'Angoulême.

Le bourg de Pleuville est aussi à 9 km au sud-est de Charroux, 13 km au nord-est de Champagne-Mouton, 13 km à l'ouest d'Availles-Limouzine, 24 km à l'est de Ruffec, 56 km au sud de Poitiers[2].

La route principale traversant la commune et desservant le bourg est la D 30, route de Confolens à Charroux. La D 148 (D 948 en Charente) de Confolens à Niort traverse le nord de la commune et passe à 4 km du bourg[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est assez dispersé et la commune compte des hameaux : la Courcelle au nord-ouest du bourg, le Chaffaud à l'ouest, Vaine au sud, Nouaille, la Péranche à l'ouest de la commune, ainsi que de nombreuses fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pleuville
Asnois
(Vienne)
Charroux
(Vienne)
Mauprévoir
(Vienne)
Chatain
(Vienne)
Pleuville Pressac
(Vienne)
Benest Alloue Épenède

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique, non loin du seuil du Poitou. Le Lias et le Dogger apparaissent sur les flancs de la vallée du Transon. Le plateau est toutefois recouvert sur une grande partie par des altérites sous forme d'argile sableuse, dépôts du Tertiaire en provenance du Massif central et remaniées au Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune occupe un plateau d'une altitude moyenne de 170 m, et le relief est plus vallonné au sud de la commune traversé par la vallée du Transon. Le point culminant est à une altitude de 187 m, situé au sud-est à Maltard. Le point le plus bas est à 130 m, situé le long du Transon sur la limite départementale à l'ouest. Le bourg est à 160 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La route de Benest traversant le Transon

Le Transon, affluent de la Charente sur sa rive droite à Chatain (Vienne), arrose le sud de la commune.

Le Transon reçoit sur sa rive droite de nombreux petits affluents communaux, parfois à sec l'été, dont le ruisseau de Saunier et le ruisseau de la Grande Homarie, au sud, et un autre passant au pied du bourg. Sur la rive gauche, le ruisseau des Vergnades limite la commune au sud.

La ligne de partage des eaux entre Charente et Loire traverse le nord-est de la commune, et le ruisseau de la Grollière qui fait la limite départementale au nord et le ruisseau de Torigné à l'est se dirigent vers le Clain, affluent de la Vienne qui naît à Hiesse.

Dû au sol argileux, de nombreuses retenues d'eau et étangs jalonnent la commune, comme les étangs de Chez le Besson, de la Roucherie, de la Courcelle, etc. ainsi que de nombreuses sources et fontaines, comme la Font de la Gorge au sud-ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, mais assez dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine et du seuil du Poitou. Les précipitations sont plus nombreuses et les températures plus fraîches.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Plevilla (non datée)[7].

L'origine du nom de Pleuville remonterait à un nom de personne germanique Pleon auquel est apposé le suffixe latin -villa (domaine), ce qui correspondait à Pleone villa, « domaine de Pleon »[8]. Le nom a été francisé en Pleuville.

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans le domaine poitevin (langue d'oil) tout proche du domaine marchois (langue d'oc) au sud-est[9],[10].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 1997, les vestiges d'une ancienne villa gallo-romaine ont été trouvés par archéologie aérienne aux Petits Champs[11].

En limite avec la commune de Chatain, près de Tralbot, un retranchement rectangulaire a été décrit, appelé localement le camp romain. Il peut être lié à une voie antique de Chassenon à Charroux[12],[13].

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1623.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, des gisements de pierre à chaux étaient exploités, à la Courcelle et à la Péranche. La chaux était destinée dans le canton à l'amendement des terres. En plus de l'élevage du bétail, celui des oies et dindons était assez important. Les foires avaient lieu le 21 de chaque mois, et on y trouvait principalement des moutons gras, mais aussi des porcs gras et des veaux de lait[14].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

La commission inter alliée « IAN » est parachutée dans la nuit du 15 au 16 juin 1944 près de Lussac-les-Châteaux (Vienne). Elle est composée du capitaine français Delorme, du commandant américain Jo Gildee et du sergent radio canadien Louis Bourgoin.

Le capitaine Delorme, sous les ordres du lieutenant colonel Michel, donne l’ordre à l’escorte de regagner Cherves-Châtelars (Charente) avec l’intention de rejoindre Joussé où le maquis Renard a été inquiété par les Allemands.

À Pleuville viennent d’arriver 200 soldats SS près de l’église : ce sont les fantassins de la TRUPP motorisée 608. À cet instant, une moto transportant deux maquisards du groupe D1, venant de Pressac, arrive au bourg de Pleuville pour se diriger vers Charroux. Le hasard veut que la moto précède d’environ 100 mètres la voiture du capitaine Delorme.

Le , près du monument aux morts, des Allemands tirent sur la moto qui continue sa route malgré un blessé. Puis les Allemands attaquent la voiture. Le capitaine veut faire marche arrière mais ne peut pas. Mandinaud, le chauffeur, est grièvement blessé et ne peut descendre de la voiture. Il est tué d’une balle en pleine tête. Delorme, Gildee et le lieutenant André Very peuvent se cacher derrière un coin de mur. Bourgoin, quant à lui, se dirigeant vers les champs, « est tiré comme un lapin » et succombe. Déjà les maisons brûlent à Pleuville, 17 sont entièrement détruites.

Après avoir pris position dans le clocher et tiré sur tout ce qui bouge, ils se dirigent vers les Écures : une partie par le chemin de Fellet et l’autre, par la route en direction de Pressac. Les maquisards de RAF prévenus par Lucien Chaussonnaud de Pleuville peuvent prendre leurs armes et se disperser : cette initiative a certainement sauvé des vies.

Vers 16 heures, les premiers éléments allemands arrivent à l’entrée de Pressac, conduits par un milicien français. Cette commune ne doit pas être prévue dans l’ordre de mission car ils font demi-tour et reviennent aux Écures où ils mettent le feu aux gerbiers et se regroupent pour continuer à incendier les bâtiments.

Un détachement du maquis Maurice arrive en renfort avec des éléments des maquis Adolphe et Joël. Une partie prend position sur le champ de foire et l’autre partie s’arrête à Thorigné (un lieu-dit entre Pleuville et Pressac, dans la Vienne) pour organiser l’encerclement.

Au moment du déploiement, les Allemands incendient les bâtiments : les premiers coups de feu éclatent et l’accrochage est très violent. Après l’incendie des maisons du bourg (ce sont les fermes des Écures et les gerbiers qui ont été détruits), l’intensité du combat ne diminue qu’avec la tombée de la nuit. Les hommes se replient et doivent revenir à Thorigné où doit s’effectuer le regroupement.

Les pertes allemandes, selon Max Surville, sont : 10 tués, 25 blessés et 3 camions détruits et du côté de la Résistance : 4 tués (le sergent radio canadien Louis Bourgoin et les maquisards Mandinaud du maquis Bayard, Jerassier et Quiring du maquis RAF) et 2 blessés.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1956 mars 1971 Maurice Pelladeau    
mars 1971 mars 1983 Roger Pautrot    
mars 1983 mars 1989 François Trillaud    
mars 1989 1994 Anne-Marie Vincent    
1994 juin 2000 Jacques Bellayer SE Agriculteur
juin 2000 en cours Daniel Legendre SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 386 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
819 754 773 801 842 947 1 020 1 003 1 045
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 014 1 021 968 1 045 1 074 1 126 1 040 1 000 970
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
963 971 874 889 831 726 718 693 672
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012
606 534 511 454 364 356 338 387 386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Pleuville en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
11,0 
75 à 89 ans
14,6 
26,3 
60 à 74 ans
26,4 
21,5 
45 à 59 ans
24,7 
14,4 
30 à 44 ans
18,0 
12,0 
15 à 29 ans
4,5 
14,8 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Pleuville et Pressac. Pleuville accueille l'école élémentaire, avec une classe unique. Le secteur du collège est Confolens[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château, au bourg

Le château de Pleuville, situé au bourg, du XVIIe siècle très remanié au XIXe siècle.

Le château de Gorce date de la fin du Moyen Âge. Les bâtiments forment un U composé du châtelet d'entrée qui communique avec le logis par un pont volant et d'un bâtiment de commun attenant et, de part et d'autre d'une cour ouverte, des communs dont l'aile sud est cantonnée, aux extrémités, d'une tour de section carrée. Une partie des communs est du XVIIe siècle avec la date de 1654 sur une poutre. Il a été inscrit monument historique le 14 octobre 2002[20].

Le château de la Grollière[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 4 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre,‎ (consulté le 3 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ , 582 p., p. 190
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 537
  9. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  10. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO),‎ , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  11. « Vestiges d'une villa gallo-romaine », base Mémoire, ministère français de la Culture
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 125
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 160
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 272-273
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  17. « Evolution et structure de la population à Pleuville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  19. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 15 juillet 2012)
  20. « château de Gorce », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ (réimpr. 2005), 893 p., p. 552

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]