La Rochefoucauld (Charente)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Rochefoucauld.
La Rochefoucauld
Le château de La Rochefoucauldsurplombant la Tardoire.
Le château de La Rochefoucauld
surplombant la Tardoire.
Blason de La Rochefoucauld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Bandiat-Tardoire
Maire
Mandat
Lucien Vayssière
2014-2020
Code postal 16110
Code commune 16281
Démographie
Gentilé Rupificaldiens
Population
municipale
2 969 hab. (2014)
Densité 412 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 29″ nord, 0° 23′ 14″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 136 m
Superficie 7,21 km2
Localisation

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La Rochefoucauld

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La Rochefoucauld
Liens
Site web larochefoucauld.fr

La Rochefoucauld (La Ròcha-Focaud en limousin, dialecte occitan[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine). Elle est connue pour son château Renaissance, appelée la « perle de l'Angoumois ».

Ses habitants sont les Rupificaldiens et les Rupificaldiennes[2]. En 2013, la commune de La Rochefoucauld a obtenu le label Village étape.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La Rochefoucauld est un chef-lieu de canton situé à 21 km au nord-est d'Angoulême, dans la vallée de la Tardoire et à l'est de la forêt de la Braconne, situé sur la route d'Angoulême à Limoges.

La commune se trouve aussi à 12 km au nord-ouest de Montbron, 22 km au sud-est de Mansle, 38 km au sud-ouest de Confolens et à 69 km à l'ouest de Limoges[3].

Elle est située sur la route nationale 141, route d'Angoulême à Limoges, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, qui a dévié la ville par le nord en 2011.

Le réseau de routes départementales dessert bien la ville. La route départementale 6 longe la Tardoire et va de Montbron à Mansle. La D 13 passant par Rochechouart est un itinéraire alternatif et touristique par le massif de l'Arbre pour aller à Limoges. La D 60 va à Vitrac-Saint-Vincent pour rejoindre Chasseneuil. Vers le nord-ouest, la D 88, appelée aussi route de la Duchesse va vers Jauldes. Vers le sud, la D 33 et la D 73 vont vers Chazelles[4].

La commune est aussi desservie par une gare sur la voie ferrée Angoulême-Limoges, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Le GR 36, sentier de grande randonnée reliant la Manche aux Pyrénées orientales traverse aussi la commune et passe au pied du château.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de La Rochefoucauld compte plusieurs quartiers et lieux-dits autour du centre-ville  : Chez Vicard au nord, Bel-Air à l'est, Vaugué, l'Abbaye et Olérat au sud[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Rochefoucauld
Rivières Taponnat-Fleurignac
Saint-Projet-Saint-Constant La Rochefoucauld Marillac-le-Franc
Rancogne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune appartient au Bassin aquitain et à la partie calcaire de la Charente. Le terrain date du Jurassique moyen (Bathonien, et Callovien à l'ouest). Le plateau à l'est de la vallée de la Tardoire est recouverte d'altérite et d'argile à silex provenant du Massif central tout proche (10 km à l'est) et déposé pendant l'ère tertiaire. La vallée est occupée par des alluvions et terrasses de sable et graviers datant du quaternaire[5],[6],[7].

La commune est sur le karst de La Rochefoucauld, qui forme une zone fissurée où disparaissent la Tardoire, le Bandiat et une partie de la Bonnieure par des pertes, ou gouffres, qui passent sous la forêt de la Braconne située juste à l'ouest pour ressortir aux sources de la Touvre, deuxième résurgence de France, près d'Angoulême.

Sur la Tardoire, on peut citer quelques gouffres situés à l'Âge-Baston, la Corbillonne, et au moulin d'Olérat.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau bas d'une altitude moyenne de 100 m descendant en pente douce vers la vallée de la Tardoire sur la rive droite, et avec un éperon rocheux sur la rive gauche sur lequel est construit le château. Le point culminant de la commune est à une altitude de 136 m, situé en limite nord à la Croix de la Brunette. Le point le plus bas est à 75 m, situé naturellement sur la Tardoire près du château. Le centre ville est dans la vallée, mais les nouveaux quartiers s'étagent jusqu'à environ 110 m d'altitude[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au bord de la rivière Tardoire, sous-affluent de la Charente.

La Ligonne, ruisseau affluent de la Tardoire et descendant du Massif de l'Arbre, premier mont du Massif central, atteint rarement son confluent car elle disparaît aussi dans des gouffres en été dans la commune de Marillac-le-Franc.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et assez semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[8].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
La Rochefoucauld 2 025 784
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Rupe Fulcaudi en 1060-1075[9], Rochafulcaudi et Rocha Fulchaudi en 1243, Ruppem Fulcaudi en 1273, Rocha au XIIIe siècle[10], Rupes en 1345[11],[Note 1].

L'origine du nom de La Rochefoucauld remonterait à un nom de personne germanique Fulcoald qui aurait construit un château sur une hauteur, qu'on appelait Roche au Moyen Âge[9],[12],[Note 2]. Les noms composés en roche sont assez fréquents dans la région[Note 3].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement La Roche-Tardoire[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin. La forêt de la Braconne, à l'ouest, fait la limite avec le saintongeais qui est une langue d'oil[14]. La Rochefoucauld se nomme La Ròcha-Focaud en occitan[1].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bien que la vallée de la Tardoire ait été habitée depuis les temps préhistoriques, la commune compte peu de vestiges de l'antiquité et la fondation de La Rochefoucauld ne doit pas dater d'avant l'occupation romaine[15],[16].

Epoque féodale[modifier | modifier le code]

En 1019 Foucauld, seigneur de La Roche, apparaît dans un acte du cartulaire d'Uzerche : il assiste avec ses fils, sa fille Ava et son gendre, Aimery Ostafranc, à une donation du vicomte de Limoges de l'église de Nieuil à l'abbaye d'Uzerche[17].

Dans un document de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême daté de 1026 , Foucauld est qualifié de seigneur très noble : « vir nobilissimus Fulcaudus de castrum qui vocatur Rocha »[18] : c'est la première mention du château. C'est sans doute ce seigneur qui fait construire, à cette époque la première forteresse féodale.

Sa descendante Emma de La Rochefoucauld (qui vivait en 1140) dernière de la famille de la Roche (fille et héritière d'Aymar de La Roche, seigneur de La Rochefoucauld et de Mathilde de Chabanais) épousa Robert de Marthon, seigneur de Marthon et apporta La Rochefoucauld dans la famille de Marthon.[19],[20],[21].

Guy de Marthon, leur fils, prit le nom de sa mère et devint seigneur de La Rochefoucauld, Verteuil, Marthon, Blanzac etc. Il est l'auteur de la famille actuelle de La Rochefoucauld[20].

La Rochefoucauld était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[22].

Au cours du Moyen Âge, La Rochefoucauld se trouvait, comme Montbron, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes[23].

Pendant les XIIIe et XIVe siècles, les seigneurs de La Rochefoucauld agrandirent considérablement leur domaine : Cellefrouin, puis Bayers, Claix, Montignac, Tourriers, Marcillac, Montendre, Roissac, Montguyon, etc. furent annexés à la baronnie de La Rochefoucauld, qui devint la plus considérable de l'Angoumois.

La ville fut garnie de remparts, de tours, et de nombreuses églises furent édifiées dans son enceinte. L'église paroissiale Notre-Dame fut construite en 1262, puis devint une collégiale.

L'église Saint-Pierre, au pied du château, était le siège de l'archiprêtré jusqu'au XIIIe siècle. L'habitat s'est développé autour, à l'écart de l'habitat primitif situé à Olérat (église romane dédiée à saint Étienne, pape). En 1060, l'abbaye de Saint-Florent eut le droit de constituer un bourg, mais celui-ci était mal placé au pied de la falaise, et ne fut jamais fortifié. En 1262, la fondation de la collégiale sur l'autre rive de la Tardoire entraîna la véritable naissance de la ville de La Rochefoucauld[24].

En 1370, le roi Charles V récompensa Guy VIII en décidant que toutes les terres dépendant de la baronnie ressortiraient à l'avenir de la justice de La Rochefoucauld.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La première partie du XVIe siècle fut une période faste pour la ville, qui se développa, autant dans le commerce que dans l'industrie. Il s'y établit d'importantes tanneries. Deux importantes foires avaient lieu en juin et en septembre.

Les registres de l'état civil remontent d'ailleurs à 1574, date d'ancienneté assez exceptionnelle pour la région, mais ils comportent de nombreuses lacunes[16].

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Le comte François III de La Rochefoucauld embrassa la cause de la Réforme protestante et la presque totalité des habitants devinrent protestants. La Rochefoucauld tomba aux mains des catholiques qui se livrèrent à des atrocités.

Le culte réformé se maintint à La Rochefoucauld jusqu'à la Révocation de l'édit de Nantes, où la moitié de la population émigra.

La commune ne se remit jamais complètement de l'exil des industriels à la suite de la révocation de l'édit de Nantes[16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune de La Rochefoucauld fut chef-lieu de district de 1790 à 1800[25]. Son arrondissement regroupait les neuf cantons de La Rochefoucauld, Jauldes, Chasseneuil, Montembœuf, Montbron, Cellefrouin, Saint-Amant-de-Boixe, Marthon et Rouillac.

Au début du XXe siècle, les foires se tenaient le 10 de chaque mois. L'industrie était représentée par la fabrique de tissus Faynot, Lamoine et Chaignaud[16].

Liste des seigneurs puis barons, comtes et ducs de La Rochefoucauld[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de La Rochefoucauld.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Burelé D'argent et d’azur, à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé.
Commentaires : ce sont les armes de la maison de La Rochefoucauld.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Joaquim Martin UMP Militaire en retraite
2014 en cours Lucien Vayssière[26] Centre droit Ancien vétérinaire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Rochefoucauld est la ville principale du pays d'Horte et Tardoire.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[27].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 2 969 habitants, en diminution de -4,41 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 375 2 536 2 501 2 661 2 706 2 724 2 965 2 845 2 468
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 770 2 775 2 621 2 733 2 802 2 989 2 849 2 808 2 782
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 777 2 984 2 565 2 556 2 628 2 834 2 835 3 020 3 462
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
3 782 3 699 3 276 3 448 3 228 3 089 2 848 2 969 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Rochefoucauld en 2007 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
0,8 
11,1 
75 à 89 ans
19,3 
18,7 
60 à 74 ans
19,6 
22,6 
45 à 59 ans
20,6 
16,9 
30 à 44 ans
15,8 
15,6 
15 à 29 ans
11,4 
14,2 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

L'ancienne usine Chaignaud vue du sud et de la vallée de la Tardoire
  • L'ancienne usine de textile et feutre Chaignaud était située à la Chabanne, sur la Tardoire et en limite de la commune de Saint-Projet-Saint-Constant et sur la N 141. Née en 1837 à Saint-Florent, elle a cessé son activité en 2004.
  • Mecaplast Group - Effectif au 30/04/2010 : 268 personnes (La Rochefoucauld + Mornac)
  • L'ancienne tuilerie de Péruzet était sur la commune de Rivières.

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Cybard[modifier | modifier le code]

La collégiale

C'est au début du XIIIe siècle que débute la construction de cette imposante église gothique, à laquelle viennent s'ajouter des maisons avec dépendances pour les chanoines. En 1267, l'église est érigée en collégiale. Le clocher est construit en 1332. Les cloches sont ajoutées en 1555. Durant les guerres de Cent ans et de Religion, l'église est sérieusement endommagée, et subit une campagne de restauration de 1588 à 1620.

Sous la Révolution, l'église est victime de pillages et de déprédations, et plusieurs ornements et tableaux sont jetés aux flammes. Elle sert ensuite au culte de l'être suprême avant d'être rendue au culte catholique au moment du concordat de 1801. L'église est classée monument historique en 1909[35].

Couvent des Carmes[modifier | modifier le code]

Le cloître du couvent

Les Carmes s'installent à La Rochefoucauld en 1329. Le couvent des Carmes[36] connaît sa plus grande extension aux XVe et XVIe siècles (agrandissement de bâtiments, école de philosophie et de théologie). Occupé par les huguenots en 1563-1564, le couvent est pillé et saccagé en 1570 et 1572. L'état de ruine subsiste jusqu'au début du XVIIe siècle. Utilisé comme collège aux XIXe et XXe siècles, le couvent subit des remaniements de façades et de nombreux aménagements (cloisonnement, division de l'église en deux niveaux). Le couvent est centré sur le cloître de la fin du XIVe début XVe siècle. L'église du XIVe siècle occupe l'aile sud. Au XVIIe siècle, un bas-côté voûté d'ogives est rajouté au sud. Le clocher (XVe ou XVIe siècle) est une tour polygonale contenant un escalier à vis. Les bâtiments des ailes ouest et est ont été fortement remaniés entre 1883 et 1886. L'aile nord est une construction d'origine romane qui pourrait être une maison antérieure à l'implantation des Carmes. Classé monument historique en 1909[37].

Église d'Olérat[modifier | modifier le code]

L'église d'Olérat

Cette église qui est dans une propriété privée date du XIIe siècle. Elle est remarquable par sa façade sculptée. Elle est inscrite aux monuments historiques en 1942[38].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de La Rochefoucauld[modifier | modifier le code]

Le château vu de l'est
Château deLa Rochefoucauld.jpg

Par l'élégance de son architecture le château de La Rochefoucauld est considéré comme l'un des plus remarquables de France. On l'appelle la perle de l'Angoumois. Il appartient encore à la famille de La Rochefoucauld, qui l'occupe depuis plus de mille ans.

Article détaillé : Château de La Rochefoucauld.

Le pont enjambant la Tardoire date du XVe siècle et est inscrit aux monuments historiques depuis 1935[39].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Images de La Rochefoucauld
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui encore, des habitants disent de façon abrégée La Roche.
  2. En Charente, voir aussi Montbron, « mont de Berulf ».
  3. Au Moyen Âge, les quatre "roches" de l'Angoumois étaient La Rochefoucauld, Rochandry, Rocheraud et La Rochebeaucourt.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 14 mars 2015)
  2. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 14 mars 2015)
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  8. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  9. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 570.
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 55,246
  11. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne), p. 300
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 158
  16. a, b, c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées mb
  17. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard, , 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 509
  18. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, volume IV 1868, page 387.
  19. André Debord La société laïque dans les pays de la Charente: Xe-XIIe siècles, Picard, 1984, page 511.
  20. a et b Congrès archéologique de France, Volumes 152 à 153, A. Picard, 1997, page 111.
  21. Jean Tricard, Philippe Grandcoing, Rencontre des historiens du Limousin, Robert Chanaud, Le Limousin, pays et identités, Presses Univ. Limoges, 2006, page 474.
  22. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  23. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
  24. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard, , 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 444
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. http://www.charentelibre.fr/2014/02/19/et-revoila-lucien-vayssiere,1881122.php
  27. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2016.
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  31. « Evolution et structure de la population à La Rochefoucauld en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  32. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  33. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  34. a et b Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  35. « Église Saint-Cybard », notice no PA00104469, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Marlise Ortiz - La Rochefoucauld Couvent des Carmes - dans Congrès archéologique de France - 153e session - Charente - 1995 - pp. 217-230 - Société Française d'Archéologie - Paris - 2000
  37. « Couvent des Carmes », notice no PA00104468, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Église d'Olérat », notice no PA00104470, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Pont dit du Château de La Rochefoucauld », notice no PA00104471, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne)

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