Alloue

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Alloue
Alloue
L'église et l'ancien prieuré Notre-Dame.
Blason de Alloue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Jean-Jacques Catrain
2014-2020
Code postal 16490
Code commune 16007
Démographie
Gentilé Allousiens
Population
municipale
483 hab. (2015 en diminution de 9,72 % par rapport à 2010)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 38″ nord, 0° 30′ 57″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 231 m
Superficie 46,54 km2
Localisation

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Alloue est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Allousiens et les Allousiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Alloue est une commune située au nord-est du département de la Charente, à la limite de la Charente limousine et du Ruffécois, et à 5 km au sud de la limite du département de la Vienne. Elle appartient à la communauté de communes du Confolentais.

Elle est à 9 km à l'est de Champagne-Mouton, chef-lieu de son canton, et à 12 km à l'ouest de Confolens. La route principale, qui traverse le bourg et la commune d'est en ouest, est la D 740, ancienne route nationale qui va de Confolens à Niort par Ruffec (distante de 24 km) et par Champagne-Mouton. Angoulême est à 50 km. Alloue est aussi à 15 km au nord de Saint-Claud et de Roumazières-Loubert[2].

D'autres routes départementales de moindre importance traversent la commune, comme la D 169, de Roumazières-Loubert à Épenède et Pressac par Ambernac, la D 171 en direction de Benest, la D 309, la D 312 et la D 313[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux petits hameaux : Lasfont et les Bréchevaux sur la route de Confolens, les Essarts et les Repaires au sud-est, Villemier, la Châtre, Massignac et son château, le Breuil au sud du bourg sur la rive droite de la Charente, Beaumont, l'Houmède, la Renaudie, la Lande au sud sur la rive gauche, le Chevrier, le Grand Molan, chez Paire et Rioumort à l'ouest, Masmayoux, Fontbeau, chez Taury au nord, etc. Chez Pasquet touche le bourg au nord et la Cantine au sud et sur la rive gauche[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Alloue
Pleuville Épenède Hiesse
Benest Alloue Ansac-sur-Vienne
Saint-Coutant Ambernac

Géologie[modifier | modifier le code]

Les terrains sont de la marne calcaire datant du Lias (Jurassique inférieur) dans la vallée et de dépôts argileux du Tertiaire sur les coteaux[4],[5],[6].

L'ancienne mine de plomb argentifère située à Beaumont se compose de filons sur une faille qui suit la vallée de la Charente d'Ambernac jusque près d'Asnois (Vienne) en passant par Alloue. La mine est constituée de galeries creusées dans la roche[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 180 m, traversé du sud au nord par la vallée de la Charente. Le point culminant est à une altitude de 231 m, situé dans le bois des Signes sur la limite orientale de la commune. Le point le plus bas est à 136 m, situé le long de la Charente sur la limite nord-ouest. Le bourg, dans la vallée et sur la rive droite du fleuve, est à 145 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente traverse la commune du sud au nord. Sa partie communale est en aval de Roumazières et en amont du département de la Vienne où elle fait une incursion avant de redescendre sur Ruffec et Angoulême.

Le Transon, affluent en rive droite de la Charente à Chatain (Vienne), prend sa source au sud-est de la commune et longe sa limite orientale.

La Charente a de nombreux petits ruisseaux affluents dans la commune, comme le ruisseau de la Forêt qui fait la limite au nord-ouest.

Le Clain, affluent de la Vienne qui passe à Poitiers, naît sur la commune d'Hiesse à 50 m de la limite communale, à Beau Clain. La ligne de partage des eaux entre les bassins de la Charente et de la Loire traverse l'extrémité orientale de la commune.

La commune d'Alloue comporte aussi de nombreux étangs et petites retenues d'eau, principalement au sud-ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme une grande partie ouest du département, le climat est océanique aquitain, mais il est légèrement dégradé aux abords de la Charente limousine; le climat y est légèrement plus humide et plus frais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Alloue[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes du nom de la commune d'Alloue sont Lauda[Quand ?][8].

Alloue viendrait du mot gaulois alauda signifiant alouette[9]. Il pourrait aussi être dérivé de villa Laudia, du nom d'un gentilhomme romain Laudius[10],[11].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les Repaires vient de l'ancien français repair qui désigne une maison ou un château fortifié[12].

Le hameau de Beaumont doit son nom au français beau mont qui signifie belle colline.

Les Essarts désignaient au Moyen Âge des lieux récemment défrichés au milieu d'un bois.

Le hameau de Fontbeau peut tirer son nom du latin fons/fontis qui signifie source et bellus qui signifie beau. On peut le traduire par belle source. Mais il vient plus vraisemblablement d'une francisation de l'occitan font bou (fons bovis en latin), fontaine du bœuf[Note 1].

Le toponyme Lasfont, (la Fond sur la carte de Cassini, avec d fautif), fut refait en Lasfont d'après la prononciation Lâfon, le terme en occitan étant par ailleurs féminin.

Le hameau de Chez Taury équivaut à Chez Victorin (Vitouri en occitan), puis Tourin en langue vernaculaire, francisé en T(h)orin. La forme Taury vient d'une ancienne prononciation diphtonguée "towry", qui aboutit à Tory[réf. nécessaire] (chez Thory sur la carte de Cassini).

L'Houmède signifie « lieu planté d'ormes » (olmeda en occitan)[Note 2].

Pour le hameau de Masmayoux, l'origine peut être le latin major qui signifie plus grand et mansus qui est devenu mas au Moyen Âge et qui désignait un domaine agricole. On peut donc le traduire par grande ferme. Il peut aussi venir du nom d'une famille Mayoux, patronyme répandu en Angoumois[Note 3].

Dialectes[modifier | modifier le code]

La commune est dans le domaine occitan du marchois au contact de celui du limousin, et marque la limite avec la langue d'oïl (au nord-ouest)[13],[14].

Le nom de la commune semble, en 2014, indéterminé en marchois[15].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des outils, en particulier des haches polies, et un tumulus situé aux Caillauds, attestent de l'ancienneté de l'occupation.

L'ancienne mine de plomb argentifère de la commune aurait été exploitée depuis l'époque gauloise.

Une voie antique passait par Alloue et ses vestiges sont visibles au lieu-dit les Repaires[16]. Plus précisément, entre Villemier et les Repaires, la chaussée du vieux chemin Limoges-Confolens-Ruffec, dit Chemin ferré, a été suivie sur 50 mètres, au XIXe siècle. Plus au nord, près du hameau de Lasfont, la chaussée d'un vieux chemin d'orientation nord-sud, qui relierait Charroux à Périgueux, a été découverte à la même époque, avec une largeur de six mètres[17],[18].

À proximité des Repaires se trouvait encore au XIXe siècle un tumulus rond d'un diamètre de 15 mètres appelé localement le Tombeau du Soldat[18].

Alloue faisait partie de la province du Poitou, comme la plupart des communes du canton de Champagne-Mouton et bien qu'on y parlait sous l'Ancien Régime la langue d'oc sous forme du limousin.

Dès 783 le nom Alloue est mentionné quand Rogier, comte de Limoges donne la terre d'Alloue à la création de l'abbaye de Charroux. Et le 23 avril 1121, Guillaume Ier, évêque de Poitiers, fait don à l'abbaye de Charroux de l'église d'Alloue. Ce prieuré bénédictin dont le prieur avait droit de haute, moyenne et basse justice fut pillé en 1356 puis remis en état. Au XVIe siècle le prieuré comprend quatre occupants et le prieur. D'après un terrier de 1547, le prieuré d'Alloue possédait une vingtaine de maisons dans le bourg et près de 125 tenures dans la paroisse et les paroisses voisines. Sur un plan de 1740, on le retrouve jouxtant l'église accompagné de ses bâtiments de ferme et de ses jardins. Le prieuré s'éteint en 1781. Il est vendu comme bien national à la Révolution.

Quatre fiefs et châteaux se trouvent sur le territoire :

Le fief de Geuche est mentionné en 1396, date à laquelle il appartient aux Perrot de La Lande. Au XVIIe siècle il est la propriété de la famille Gracieux et sera vendu comme bien national à la Révolution.

À 300 m du bourg, près de la vallée de la Charente, le manoir de l'Age, dit aussi de l'Âge de Volute[19], pour lequel en 1399, Guy de l'Aage Landri, damoiseau, rend aveu à Aimar abbé de Charroux, de son « hébergement de l´Age de Volude en Alloue ». Le mot volude désigne une petite vallée et le mot age un enclos fortifié. Le manoir de l'Age, datant de la fin du XVe siècle, aurait été occupé successivement par les familles Green de Marsault, de Laage et de Verdilhac[19].

Le château de Massignac aurait appartenu au XVe siècle à la famille Tizon, puis au XVIe siècle aux Barbarin, pour passer ensuite à la famille Régnaud, puis par mariage, à la famille Guiot puis être lui aussi vendu comme bien national à la Révolution.

Un moulin qui en dépendait au nord a été détruit.

La seigneurie de La Vergne avait rang de châtellenie[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'Alloue

Quand la commune a été créée en 1793 elle se nommait Allouë et elle était chef-lieu de canton. Dès 1801, toujours nommée Allouë elle appartenait au canton de Champagne-Mouton et ce n'est que plus tard qu'elle est devenue Alloue.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Roger Brunet    
1995 2001 Lucien Simonneau    
2001 2008 Raymond Beaussand    
2008 2014 Nathalie Vignaud-Landrevie SE Secrétaire d'agence d'assurance
mars 2014 en cours Jean-Jacques Catrain SE Contremaître
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2015, la commune comptait 483 habitants[Note 4], en diminution de 9,72 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 7201 5601 3471 6161 6591 6471 7151 6881 601
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5871 6091 5121 5861 5471 6121 4581 4101 411
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3991 3321 1961 2331 1331 0931 0541 003923
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
818758649599531509527492483
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Alloue en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,4 
11,7 
75 à 89 ans
17,6 
23,3 
60 à 74 ans
23,4 
24,1 
45 à 59 ans
19,2 
14,7 
30 à 44 ans
16,1 
17,7 
15 à 29 ans
12,3 
8,3 
0 à 14 ans
11,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[25].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Forte de 1 720 habitants à sa création, elle a été victime d'une lente érosion qui s'est accélérée durant le XXe siècle, et elle a perdu 70 % de sa population en deux siècles.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'électorat d'Alloue penche à gauche. Aux seconds tours des élections présidentielles, le candidat du parti de gauche majoritaire, s'il est qualifié, y arrive en tête (Ségolène Royal à 54.79 % en 2007; François Hollande à 67.5 % en 2012), tout comme aux législatives (73,57 % pour Jérôme Lambert en 2017, 55.51 % pour le même candidat au premier tour en 2012). Le score du Front national y est inférieur à la moyenne nationale (33,07 % pour Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2017, contre 33,9 au niveau national ; 13.15 % pour cette même candidate au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, contre 17,9 % au niveau national ; 8.08 % pour Jean-Marie Le Pen en 2007, contre 10,44 % au niveau national ; 14,64 % pour ce même candidat au second tour de l'élection présidentielle de 2002, contre 17,79% au niveau national)[26].

Économie[modifier | modifier le code]

La mine de plomb argentifère aurait été exploitée depuis l'époque gauloise d'après l'abbé Michon[réf. nécessaire]. Elle aurait été exploitée par un sieur Villain au XVIIIe siècle, et en 1818, selon Quenot, on voyait encore une douzaine de fosses ouvertes. Puis la mine a été exploitée par plusieurs concessionnaires sans beaucoup de succès du fait de la pauvreté du minerai et de la difficulté de le séparer dans une galène constituée de plusieurs minerais enchevêtrés. Une société, fut créée en 1821, puis la mine fut abandonnée en 1829, reprise, abandonnée de nouveau, et après une dernière tentative vers 1930 elle fut définitivement fermée pour cause de rentabilité insuffisante[7].

Au XIXe siècle quatre moulins étaient en activité, l'un, moulin à blé est devenu huilerie-laiterie puis la Charente a été détournée, le moulin de la Lande était un moulin à blé datant du XVIIIe siècle comme le Moulin-de-la-Roche alors que le second Moulin-de-la-Roche n'existait pas encore en 1835.

Actuellement l'activité est surtout agricole.

Les commerces comportent un boulanger-pâtissier, un restaurant et comptoir de pièces agricoles.

Les artisans sont un coiffeur, un maçon, un électricien-plombier-chauffagiste, un réparateur de cycles et un paysagiste.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Alloue, Ambernac et Benest. Alloue accueille l'école primaire (maternelle et élémentaire), Ambernac et Benest une école élémentaire[27].

Autres services[modifier | modifier le code]

Il y a une agence postale, et les autres services sont sur les communes avoisinantes et principalement à Confolens.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame datée de la fin du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle a été classée monument historique par arrêté du 16 septembre 1929[28],[29]. Il s'y trouve une statue de vierge à l'enfant en bois peint polychrome d'une hauteur de 1,10 m, datant du XVIIIe siècle et classée au titre objet depuis 1981[30], ainsi qu'un devant d'autel en cuir de Cordoue du XVIIe siècle de 1,50 m sur 0,60 m, classé depuis 1973[31].

L'église Notre-Dame

L'église servait à la fois d'église paroissiale et aussi à un prieuré bénédictin fondé par les moines de Charroux dès le VIIIe siècle qui s'étendait au sud et à l'ouest de l'église. Le prieuré d'Alloue sur le plan de 1740 se présente comme un ensemble de bâtiments entourés de douves qui se rejoignent dans la Charente. Actuellement n'en subsiste que la partie ouest, reconstruite aux XVIe et XVIIe siècles. Le logis du prieur était dans l'alignement du mur nord de l'église, précédé d'une cour donnant sur la rue entre les deux tours. Une autre habitation a depuis été construite à l'emplacement de cette cour.

L'ancien prieuré

Les croix de chemins datées du XIXe siècle sont nombreuses et cinq sont recensées. Une croix de cimetière, datée de 1789 porte l'inscription « PIORRY NOTAIRE ET FABRIC/QUEUR 1789 ». Cette croix en pierre, à fût cylindrique, est dressée sur un socle constitué de quatre gradins. Devant, un bénitier en pierre est situé sur la dalle de pierre[32].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Il reste des traces d'une voie romaine, à l'est de la commune près du lieu-dit les Repaires[16].

Un petit canal d'irrigation maçonné, situé en bordure de la place du Maquis-Foch, datant du XIXe siècle permet à un petit ruisseau de s'écouler dans la Charente. Une dalle relie les deux rives[33].

Le château de Massignac possède les grosses tours d'angle et les fenêtres à encadrement et appui moulurés d'un château du XVe siècle. Les tours d'angles circulaires sont carrées à l'intérieur, munies de plusieurs archères canonnières. Il a été remanié en 1861 avec installation d'un escalier[34].

Article détaillé : château de Massignac.

Le manoir de Gueuche, a conservé sa structure du XIVe siècle bien qu'une grande partie des murs aient été remontés vers 1870, date inscrite sur le linteau de la porte. Il est de plan rectangulaire avec cave voûtée en sous-sol, un étage et un comble couvert d'un haut toit à croupes en tuiles plates. La tour d'escalier accolée au sud-est coiffée d'un toit conique en ardoises possède des archères. Les dépendances ont été ajoutées au XIXe siècle et figurent pour partie sur le plan cadastral de 1835 (la grange a été agrandie à la fin du XIXe siècle)[35].

Le château de l'Âge était à l'origine constitué d'une enceinte quadrangulaire avec chemin de ronde cantonnée de quatre tours circulaires possédant un pont-levis, datant du XVe siècle et d'une logis construit à la fin du XVIe siècle. Il ne reste de l'enceinte que les deux tours situées au sud-ouest et au sud-est. Cette dernière est percée de quatre meurtrières-canonnières par niveau. Le mur d´enceinte était couronné d´un parapet sur mâchicoulis dont il ne reste que les consoles au niveau de la tour sud-ouest. Le logis de plan rectangulaire possède un étage et un comble ainsi qu'une tour d´escalier circulaire, semi-hors-œuvre, au milieu de la façade percée de petites fenêtres et d´une archère.

Sur le plan cadastral de 1835, des douves et les quatre tours étaient encore présentes et un bâtiment qui s´appuyait sur l´enceinte au sud-ouest, dans le prolongement de l´actuelle pièce voûtée, reliait les deux tours d´angle. Sur des vues anciennes du début du XXe siècle, la tour située au nord-ouest et le chemin de ronde en façade du logis sont encore visibles[36].

Le château de Beau-Chêne est constitué de bâtiments cantonnés de quatre tours dont la partie la plus ancienne est la tour sud-est, qui pourrait dater du XVe siècle. Le blason des De Lage se retrouve remployé sur le mur est de la cour du logis et une inscription « F.P.P.D.Lage 1656 » se trouve inséré au-dessus d'un corbeau (mais vraisemblablement pas dans sa place d'origine) dans la construction d'un escalier extérieur. L'aile nord du château était démolie en 1873. Les De Lage, seigneurs de Beauchesne, une branche de la famille des De Lage de Volude, possédaient la seigneurie jusqu'à la fin du XVIIe siècle ; ensuite les Gracieux la tenaient jusqu'à la Révolution.

Le logis de la Vergne.

Situé à 300 m au sud du bourg au bord de la Charente, ce domaine a appartenu à l'actrice Maria Casarès. La bibliothèque et l'ensemble du logis ont été inscrits monument historique le 12 décembre 2002[37].

Article détaillé : Logis de la Vergne (Alloue).

Le manoir du Pavillon est indiqué comme étant une seigneurie au XVIIIe siècle sur la carte de Cassini et a depuis été très remanié.

La maison face à l'église serait du XVIe siècle reprise au XIXe siècle). Cette grande demeure à façade austère, a fait l'objet d'une décoration unique de papiers peints français exécutés entre 1834 et 1836 dans la manufacture de Jean Zuber. Ces papiers peints présentent des séries comme "vue de l'Amérique du Nord" ou encore "Helvéthie"[réf. nécessaire]

Alors que le pont de Rioumort serait un pont médiéval dont le tablier a été refait entre 1895 et 1898, le Pont Neuf à l'entrée ouest d'Alloue date de 1741.

Le lavoir du bourg

Le lavoir couvert d'Alloue est constitué d'un bassin entouré de dalles de pierre. Au lieu-dit Masmayoux le lavoir est un bassin rectangulaire non couvert alimenté par une source qui émerge d'un cube de maçonnerie en moellon et pierre de taille. Celui situé près du lieu-dit Lasfond est aussi un lavoir à bassin découvert.

La fontaine de Chez Paire est munie d'une pompe, celle de Rioumort est couverte par un dôme en moellon et d'après une légende elle apporterait santé et prospérité[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Guyot ou Guiot (selon les époques) aux armoiries : "D'or à trois perroquets de sinople, becqués, membrés et colletés de gueules."
    • Huon Guyot ou Huon Guiot, qui fut croisé en 1249 et les différentes branches de ses descendants, d'Asnières, de La Motte Villognon, du Fanet, de Lespars, de Montorcy et du Repaire dont plusieurs " seigneurs de La Vergne", qui se prénommaient Marc.
    • Guyot du Repaire ou Guiot du Repaire ou Guyot Durpaire: général des armées de la République sous la Révolution, est né à Alloue en 1755 (+ Angoulême 1818)[39].
    • Louis Guyot ou Guiot des Molans, (1751 Alloue - 1793), condamné par le tribunal révolutionnaire le 7 avril 1793 pour avoir émigré en mars 1792. Il est la première victime du tristement célèbre tribunal révolutionnaire.
  • Maria Casarès (La Corogne - Alloue ), comédienne d'origine espagnole. Pour remercier la France d'avoir été une terre d'asile, elle fit don à sa mort de son domaine de la Vergne (acheté le 10 juin 1961) à la commune d'Alloue, qui devient "la maison de Maria Casarès".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable à deux chevrons d'or accompagnés de deux macles d'or remplis d'azur en chef.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ou, mieux, Font-Bos : fontaine du bois (dans le bois). Le germanique bosk latinisé en boscus est resté dans les dialectes[Lesquels ?] et en toponymie. Les fontaines étaient presque toujours affublées de qualificatifs : couvertes, trouvées ou troubades, mortes, sèches, neuves, vieilles, etc.
  2. Comparer avec l'étymologie de Rouzède.
  3. Comparer avec Maubayou (Saint-Quentin-sur-Charente; le Mas Bayou, carte de Cassini); Bayou, nom de personne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 15 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous [[Géoportail (France)|]]
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
  7. a et b « Mine de plomb », notice no IA16001542, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 176
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 12.
  10. Lucien Beszard, tude sur l'origine des noms de lieux habités du Maine, H.Champion, , 373 p., p. 80
  11. Catillus Carol, « Alloue », (consulté le 4 janvier 2014)
  12. Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, Origine des noms de villes et villages de Charente, Jean-Michel Bordessoules, , 311 p. (ISBN 2-913471-06-4), p. 12,32,113,120,181,207 et 225
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  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 8 mars 2014)
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  18. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 165-166
  19. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 39
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
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  29. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 15-16
  30. « Vierge à l'enfant », notice no PM16000003, base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Devant d'autel », notice no PM16000002, base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Croix de cimetière », notice no IA16001653, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Canal d'irrigation », notice no IA16001660, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Château de Massignac », notice no IA16001643, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Château Gueuche », notice no IA16001515, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Château de l'Âge », notice no IA16001671, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Manoir de la Vergne », notice no PA16000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Fontaine Chez Paire », notice no IA16001507, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Guiot Durpaire », sur Archives Nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]