Confolens

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Confolens
Confolens
Vue de Confolens depuis Sainte-Catherine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
(sous-préfecture)
Arrondissement Confolens
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Noël Dupré
2020-2026
Code postal 16500
Code commune 16106
Démographie
Gentilé Confolentais
Population
municipale
2 670 hab. (2017)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 52″ nord, 0° 40′ 24″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 222 m
Superficie 23,63 km2
Élections
Départementales Canton de Charente-Vienne
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-confolens.fr

Confolens (prononcer [kɔ̃fɔlɑ̃]) (en occitan : Confolent) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente en région Nouvelle-Aquitaine. Réputée pour son Festival, Confolens est la plus grande ville de la Charente limousine et une des deux sous-préfectures de la Charente.

La commune nouvelle de Confolens a été créée le à la suite de la fusion de l'ancienne commune de Confolens et de sa voisine Saint-Germain-de-Confolens ; les deux communes fusionnées devenant communes déléguées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les informations relatives à la géographie de cette commune sont la fusion des informations des deux communes fusionnées.


Communes limitrophes de Confolens
Lessac Brillac
Hiesse Confolens Esse
Ansac-sur-Vienne Saint-Maurice-des-Lions

Toponymie[modifier | modifier le code]

Toponyme[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Confolentis en 1025-1028[1], Confluento (non daté)[2].

Confolens est située au confluent de la Vienne et du Goire. Cette situation est à l'origine de son nom, du latin confluens[3], comme de nombreux autres lieux en France (Couflens, Couffoulens, Conflent, Conflans, etc.)[4].

Langues[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[5]. En occitan, elle se nomme Confolent[6] ou Confolens[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région était peuplée dès l'époque préhistorique, comme en témoignent de nombreux monuments mégalithiques. Mais il n'est fait mention de Confolens qu'au XIe siècle.

Confolens était située sur l'ancienne voie romaine d'Angoulême à Bourges par Argenton, à l'endroit où elle traversait la Vienne. L'hypothèse d'un pont antique à l'emplacement du Pont Vieux a été émise, à la suite de la découverte de vestiges au XVIIIe siècle[7].

Au Moyen Âge, Confolens était sur un itinéraire transversal d'un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se dirigeait du Limousin vers Angoulême pour bifurquer vers Saintes (reliques de saint Eutrope), Blanzac (vers Blaye) ou Aubeterre (vers Sainte-Foy-la-Grande)[8].

L'agglomération de Confolens a été créée par les seigneurs de Chabanais, et elle était séparée en deux par la Vienne et chaque rive dépendait d'un diocèse différent, Limoges à l'est, Poitiers à l'ouest. Cette organisation en deux diocèses est extrêmement rare : elle montre bien la situation de ville-frontière.

Au XIIe siècle, des fortifications furent édifiées pour protéger la principauté de ses puissants voisins : les comtes de la Marche et du Poitou. Confolens fut le siège d'une commanderie de l'ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit aux XIIe et XIIIe siècles ; la chapelle a servi aux pénitents blancs en 1656.

Au XVIe siècle, elle s'émancipe de la tutelle de Chabanais. La construction des halles affirme son rôle de plaque tournante entre la côte qui fournit le sel, l'Angoumois et la Saintonge qui donnent leurs vins et le limousin, fournisseur de cuir et de bois.

La baronnie qu'elle est devenue est érigée en comté en 1604 par le roi Henri IV.

Au XVIIe siècle, trois établissements religieux importants sont construits en périphérie des zones alors urbanisées de Confolens : le couvent des Récollets, le couvent des Clarisses et la maison des sœurs de la Charité.

En 1714, l'élection de Confolens, jusqu'alors rattachée à la généralité de Limoges, revient à la généralité de Poitiers, alors que la baronnie de Champagne-Mouton quitte l'élection de Niort pour gagner celle de Confolens. Mais le faubourg du Goire reste dans la généralité de Limoges. En 1764, le consulat de Confolens est supprimé et remplacé par une mairie et des échevins. Ces charges sont électives jusqu'en 1774, puis établies à titre d'offices. Une délibération du corps de la ville de Confolens, en date du 5 avril 1777, indique que le pont Vieux était toujours défendu par ses trois tours dites de Saint-Maxime, du Mi et de Saint-Barthélemy. Leurs vestiges en ont été démolis en 1777-1778, lors de réparations effectuées sur le pont. Côté sud, la ville était protégée par un rempart doublé d'un fossé, remblayé vers 1750-1760 pour faciliter le passage entre la rue Bournadour et l'ancienne paroisse Saint-Michel (le fossé est depuis devenu la rue des Buttes. La démolition des murailles vétustes et le comblement des fossés du quartier de la Fontorse et de Saint-Barthélemy furent décidés en 1771. Ces travaux permirent de donner du travail aux chômeurs des ateliers de charité et donnèrent naissance aux allées de Blossac, se terminant côté Vienne par un escalier monumental en arc de cercle.

En 1791, le tracé de la limite de la commune de Confolens, partagée jusqu'alors entre trois paroisses principales et deux évêchés, donne lieu à discussion. Plusieurs immeubles sont saisis ou vendus comme biens nationaux : l'hôtel Dassier-des-Brosses, le palais de l'Élection, le manoir des Comtes, le donjon, etc. La ville devient siège de sous-préfecture. Le 30 brumaire an II (20 novembre 1794), les titres et papiers rappelant les droits féodaux sont brûlés sur la place publique (acte transcrit par Babinet de Rencogne, 1865).

Le plan cadastral de 1826 nous donne un état de la ville avant les travaux importants qu'elle va connaître dans les trois décennies suivantes. La route principale passait alors par l'étroite rue du Soleil et sur le pont du Goire. Malgré la démolition du pont-levis et de la porte du Goire, ce passage restait trop étroit. Un nouveau pont est donc construit en aval en 1840 et la rue dite « du Pont-Larréguy » est percée à travers un îlot préexistant. Toujours dans le souci de faciliter la circulation, un plan d'alignement est dressé par l'agent-voyer Vincent en octobre 1840. Même s'il n'est définitivement approuvé qu'en 1873, les boutiques adossées à l'église Saint-Maxime et un petit îlot construit sur ce qui devient la place du Marché commencent à être démolis. Le reculement des façades sur la Grand-Rue, devenue rue du Maquis-Foch, prévue dès cette époque, n'interviendra finalement que plus tard. Dans un souci d'hygiène, dans les mêmes années 1840, le cimetière Saint-Maxime, situé à la confluence du Goire et de la Vienne, est transféré, avec le cimetière Saint-Barthélemy, à l'extérieur de la ville, et un abattoir, destiné à éviter les abattages par les boucheries dispersées dans la ville, est construit à cet emplacement.

En 1848, les Ateliers nationaux sont créés pour résorber le chômage en France. Dans ce cadre, il est décidé de construire un nouveau pont sur la Vienne, à l'amont du pont Vieux. Son emplacement est prévu à la sortie des escaliers monumentaux des allées de Blossac. L'afflux des ouvriers explique peut-être le pic démographique du recensement de 1851 (la population de Confolens passe de 2787 habitants en 1846 à 3113 en 1851, avant de redescendre à 2720 en 1861).

La construction d'édifices publics se poursuit : la sous-préfecture, jusqu'alors hébergée dans des locaux loués, est construite sur les plans d'Abadie en 1853, les prisons (près de l'actuel hôtel de ville) par le même architecte en 1857-1859, enfin le palais de justice, dont l'emplacement est longuement discuté, par l'architecte départemental Dubacq en 1868.

La gare de Confolens est inaugurée le 31 juillet 1887[9]. Elle ne reçoit dans un premier temps que les trains venant de Roumazières et Angoulême (ligne Roumazières - Confolens). L'extension de la ligne vers Le Vigeant est ouverte le 1er mai 1901, et c'est finalement en juillet 1913 que le tronçon du petit Mairat, tramway à vapeur sur voie étroite, permet une liaison supplémentaire de cinq heures d'Angoulême à Confolens par Saint-Angeau et Champagne-Mouton. Le secteur de la gare et l'entrée de ville vers Poitiers (rue Auguste-Duclaud) se développe à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

En 1891, la population de Confolens revient à 3 068 habitants.

La préoccupation est alors de doter la ville de nouvelles halles couvertes, les anciennes s'étant progressivement effondrées au cours du XIXe siècle. C'est finalement l'architecte Wiart qui est retenu, avec un projet à charpente métallique qui fit couler beaucoup d'encre. Situé à proximité de l'abattoir, le bâtiment est ouvert aux transactions fin 1893.

Après la Première Guerre mondiale, la population de Confolens s'effondre : si le conflit fit une centaine de victimes, la population perd près de 500 personnes entre les recensements de 1911 et 1921, passant de 3 088 à 2 551.

L'ancienne gare et les voies.

Le principal chantier des années 1920 est le transfert de l'abattoir à l'extérieur de la ville, à proximité de la gare (actuels ateliers municipaux, dits « le casino »). Les prisons sont fermées en 1926. Par ailleurs, la ligne de chemin de fer Confolens - Le Vigeant est fermée au trafic voyageurs en 1938, mais le trafic de marchandises est maintenu jusqu'en 1978. La voie est déclassée en octobre 1979 et la section sud est désormais utilisée par l'association du Chemin de fer Charente-Limousine (qui y fait circuler des Vélos-rails).

Dans l'entre-deux-guerres, la population de Confolens remonte progressivement.

Dans les années 1950, un collège est construit près de Saint-Barthélemy, puis une nouvelle gendarmerie (1958). Dans les années 1960/1970, la ville profite de la prospérité des Trente Glorieuses et plusieurs projets importants sont menés à bien : le nouvel abattoir (1970/1978) (le plus important de France pour les caprins), les premiers lotissements (à partir de 1963 et surtout 1970), un nouveau lycée à l'extérieur de la ville (1973), la rocade de contournement de la ville (1976), la bibliothèque centrale de prêt (devenue annexe de la bibliothèque départementale de prêt de la Charente). Deux zones à vocation commerciales et industrielles voient le jour en périphérie de la ville, aux entrées nord-ouest (route de Niort) et sud (route de Limoges).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 En cours Jean-Noël Dupré UDI  

Jusqu'aux prochaines élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune est constitué de tous les conseillers municipaux issus des conseils des anciennes communes.

Regroupement de 2016[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Confolens (commune déléguée)
(siège)
16106 CC du Confolentais 18,96 2 637 (2013) 139


Saint-Germain-de-Confolens 16322 CC du Confolentais 4,67 84 (2013) 18

Le , à la suite de l'arrêté préfectoral du , la commune de Confolens a fusionné avec la commune voisine de Saint-Germain-de-Confolens, devenant ainsi une commune nouvelle[10].

Aire urbaine[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, l'aire urbaine de Confolens regroupe les communes d'Ansac-sur-Vienne, Confolens, Esse et Lessac.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont les Confolentais[12].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2017[14],[Note 2].

En 2017, la commune comptait 2 670 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014 2015 2016 2017
2 7282 7112 6912 670
Population municipale [16].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les informations relatives au patrimoine de cette commune sont celles des deux communes fusionnées. Depuis 1958, chaque année, au mois d'août, le festival international de danses et de musiques folkloriques de Confolens attire des milliers de touristes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononcer [kufuˈlens] ou localement [kufuˈleⁿ].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chroniques d'Adhémar, p.173 in Société archéologique et historique de la Charente, Mémoires, (lire en ligne), p. 89
  2. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 22.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, , 708 p. (ISBN 2-600-02883-8, lire en ligne), p. 298
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 207.
  5. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  6. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 12 juillet 2014)
  7. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 125
  8. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,52
  9. Site de la Communauté de communes de Confolentais, « Inventaire général du patrimoine culturel : voies ferrées », Charente limousine, Ministère de la Culture et de la Communication, (consulté le 25 mars 2011)
  10. Préfecture de la Charente, « Recueil des actes administratifs » [PDF], (consulté le 20 novembre 2015).
  11. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
  12. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 14 juillet 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]