Roussines (Charente)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roussines.
Roussines
Le village vu depuis la mairie.
Le village vu depuis la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Danielle Chagnaud
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16289
Démographie
Gentilé Roussinois
Population
municipale
258 hab. (2014 en diminution de 12,54 % par rapport à 2009)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 26″ nord, 0° 37′ 16″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 281 m
Superficie 16,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Roussines

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Roussines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Roussines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Roussines

Roussines (Rossinas en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Roussinois et les Roussinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Roussines est une commune du département de la Charente, ou Charente limousine. Elle est à la fois limitrophe des départements de la Dordogne au sud-est et de la Haute-Vienne à l'est.

Elle est sur la rive droite de la Tardoire, qui fait la limite de départements.

Elle est située à l'extrémité sud-est du canton de Montembœuf dont elle est à 8 km du chef-lieu. Elle est aussi à 11 km au nord-est de Montbron, 37 km à l'est d'Angoulême, 33 km au sud de Confolens, 51 km à l'ouest de Limoges, 11 km à l'ouest de Saint-Mathieu[2].

À l'écart des grands axes routiers, elle est traversée par de petites routes départementales. La D 50 passe au bourg, va au nord-ouest vers Le Lindois et Montembœuf, et au sud-est vers la Dordogne (D 699 et Busserolles). La D 163 dessert aussi le bourg, et va de Montbron à Chabanais par Massignac et Sauvagnac. La D 398 rejoint la D 27 qui fait la limite nord de la commune, toute de Montembœuf à Sauvagnac et Les Salles-Lavauguyon[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreaux gros hameaux parfois presque aussi importants que le bourg : Lavallade, Magnanon, la Madrinie, le Montizon, le Boin, Écossas, et de nombreux autres hameaux et fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roussines
Le Lindois Sauvagnac
Rouzède Roussines Maisonnais-sur-Tardoire
(Haute-Vienne)
Écuras Busserolles
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune appartient géologiquement à la partie occidentale du Massif central, composée de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

La commune est principalement occupée par le massif granitique de Saint-Mathieu, ainsi que par du gneiss sur la partie sud[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

L'altitude moyenne est de 220 m, et les dénivelés sont assez importants, entre le point le plus bas, 147 m, situé sur la Tardoire à sa sortie de la commune au sud, et le point culminant, 281 m, situé au nord à la limite du Lindois. Le bourg est à 238 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire en limite de Roussines et Maisonnais-sur-Tardoire.

La commune est bordée au sud-est par la Tardoire, bassin de la Charente, qui fait la limite départementale, et qui coule du nord-est au sud-ouest. Le Suchés, affluent à l'est, prolonge vers le nord cette limite avec la Haute-Vienne.

D'autres ruisseaux affluents de la Tardoire traversent la commune du nord au sud : le ruisseau de Logeat, qui passe à l'est et que rejoint le ruisseau de la Peyre, limite avec Sauvagnac ; et à l'ouest du bourg le ruisseau de Montizon qui descend du Lindois et des étangs de la Grole en limite avec cette commune et de Montizon.

Le sol imperméable est propice à de nombreuses petites retenues d'eau et étangs, disséminés dans la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, avec des températures plus basses et des précipitations plus nombreuses que dans le reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée, à environ 50 %. Les prés sont principalement occupés par de l'élevage de la vache limousine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Runciniis, Rossinis en 1280[7], Rossines en 1444[8].

L'origine du nom de Roussines remonterait à un nom de personne gallo-romain Ruscinius, ou Russinus dérivé de Russus, ce qui correspondrait à Russina villa, « domaine de Russinus »[9],[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Rossinas en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au nord de la commune, entre Écossas et la Courrière, au lieu-dit les Mottes, une enceinte circulaire (diamètre de 55 mètres) a été signalée au XIXe siècle. Il peut s'agir d'un ancien camp dont la datation reste à trouver, protohistorique ou médiéval[13].

Au cours du Moyen Âge, Roussines se trouvait, comme Montbron, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes. L'église de Roussines est l'une des sept églises charentaises à vénérer Jacques le Majeur[14],[Note 1].

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1634.

Sous l'Ancien Régime, d'importantes forges se trouvaient au Montizon[15].

Le château d'Écossas appartenait à la famille Dauphin.

Au début du XXe siècle, la principale industrie de la commune était la fabrication de cercles pour barriques à partir des châtaigniers. L'élevage consistait principalement en porcs et veaux[16].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le monument aux morts
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 avril 2014 Roland Boiraud SE Retraité de l'agriculture
avril 2014 en cours Danielle Chagnaud SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2014, la commune comptait 258 habitants[Note 2], en diminution de 12,54 % par rapport à 2009 (Charente : +0,65 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 050 969 911 953 1 164 1 201 1 126 1 160 1 233
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 069 1 102 1 103 1 127 1 167 1 138 1 139 1 126 1 065
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 054 1 036 939 898 772 708 712 624 577
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014
504 442 396 374 301 310 311 264 258
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Roussines en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90  ans ou +
0,6 
14,8 
75 à 89 ans
19,8 
21,5 
60 à 74 ans
20,4 
31,5 
45 à 59 ans
24,1 
15,4 
30 à 44 ans
16,7 
4,7 
15 à 29 ans
6,8 
10,7 
0 à 14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Place de l'Église

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La mairie-école et son immense tilleul

Depuis la rentrée scolaire 2012 il n'y a plus de classe de maternelle à Roussines et la commune appartient désormais au RPI qui, outre Roussines, concerne Le Lindois, Mazerolles, Montembœuf, Saint-Adjutory et Vitrac-Saint-Vincent. Le secteur du collège est Montembœuf[23].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La forge de Pont Rouchaud date de 1792[24]
  • L'église paroissiale Saint-Jacques date des XIe et XIIe siècles.
Église Saint-Jacques
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Château de Bellat (ruiné)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Faure, jurisconsulte à Angoulême. Né à la Vallade vers 1300, avocat talentueux et érudit du XIVe siècle, il est mort en 1340 et enterré au couvent des Jacobins, à Angoulême, à l'emplacement de l'actuel palais de justice[16].
  • Alexis Gellibert des Seguins, député de la Charente de 1827 à 1834 et maire d'Angoulême de 1835 à 1837, est mort à Roussines en 1859.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En Charente, les églises consacrées à Jacques le Majeur sont Saint-Jacques d'Aubeterre-sur-Dronne, de Cognac, de Conzac, de L'Houmeau à Angoulême, de Roussines, de Salles-de-Barbezieux et de Tusson, toutes situées sur ces chemins de pèlerinage secondaires.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 63
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 168
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 577.
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 27 mars 2015)
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 153
  14. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,70
  15. « Forge de Montizon », notice no IA00066363, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 305-306
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  21. « Evolution et structure de la population à Roussines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  24. « Forge de Pont-Rouchaud », notice no IA00066364, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]