Nieuil

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Nieuil
La mairie-école de Nieuil.
La mairie-école de Nieuil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Guy Cadet
2014-2020
Code postal 16270
Code commune 16245
Démographie
Population
municipale
924 hab. (2014 en augmentation de 0,22 % par rapport à 2009)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 47″ nord, 0° 30′ 08″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 218 m
Superficie 23,90 km2
Localisation

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Nieuil (Nuelh en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La N 141 à Fontafie.

Nieuil est une commune du nord-est de la Charente située à 3 km au sud-est de Saint-Claud et à 37 km au nord-est d'Angoulême.

Elle est aussi à 6 km à l'ouest de Roumazières-Loubert, 7 km au nord-est de Chasseneuil, 14 km au sud de Champagne-Mouton, 20 km au sud-ouest de Confolens et 25 km à l'est de Mansle[1].

La commune est principalement traversée par la D 739, ancienne route nationale 739 qui allait de Fontafie à Rochefort. Elle est aussi bordée à l'est par la route nationale 141, route de Saintes à Clermont-Ferrand par Angoulême et Limoges.

La commune est assez étendue, surtout au nord-est où elle touche les faubourgs de Roumazières (le Petit Madieu).

La commune est aussi traversée par la D 60, qui va de La Rochefoucauld à Confolens par Suaux et Chantrezac et qui passe au bourg, ainsi que par la D 172 qui relie Saint-Claud à Roumazières[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La petite agglomération industrielle de Fontafie est à cheval avec la commune de Genouillac. Elle est née avec la tuilerie-briquetterie Perrusson à la fin du XIXe siècle.

Article détaillé : Fontafie.

Nieuil compte aussi de nombreux autres hameaux : les Mias, Touillac, l'Espinassouse, le Cluzeau, et de nombreuses fermes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nieuil
Saint-Claud Roumazières-Loubert
Nieuil
Lussac Suaux Genouillac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur les derniers plateaux calcaires du Bassin aquitain en allant vers la Charente limousine.

Les plateaux datent du Jurassique inférieur et sont recouverts d'argile à silex, dépôts tertiaires en provenance du Massif central tout proche (à Genouillac)[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est assez plat; l'altitude moyenne déjà relativement élevée pour la Charente s'élève à 190 m, et le terrain est légèrement incliné vers l'ouest. La commune culmine à 218 m d'altitude, à son extrémité orientale près du Petit Madieu, et le point le plus bas, 128 m, est situé en limite nord-ouest sur le Son, près de Champlaurier. Le bourg est à 140 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Son et l'ancien moulin.

La commune est traversée par le Son, qui traverse la commune d'est en ouest. Le Son passe ensuite à Saint-Claud et rejoint la Sonnette pour former le Son-Sonnette qui se jette dans la Charente en amont de Mansle. La source du Son est dans la commune de Roumazières.

Le terrain argileux est aussi propice à de nombreux ruisseaux en surface, affluents du Son. La vallée du Son est assez plate et commence à ne s'encaisser légèrement qu'à Saint-Claud.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée, et les champs assez morcelés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Niolio en 1328[6].

L'origine du nom de Nieuil vient du gaulois novio, nouveau, et le préfixe -ialo, champ ou clairière. Nieuil signifie « nouvelle clairière »[7],[8].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[9]. Elle se nomme Nuelh en occitan[10].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Sainte-Marie-Madeleine de l'Espinassouse, situé au lieu-dit du même nom au nord-est de la commune, appartenait à l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche. Fondé au XIe siècle sur des terres données à l'abbaye d'Uzerche avec le consentement de l'évêque d'Angoulême, il perdurera jusqu'au XVIe siècle. Puis il est tombé en ruines[11],[12].

La commune de Nieuil accueillait François Ier qui y avait un relais de chasse, lequel a évolué pour devenir l'actuel château de Nieuil.

Le premier seigneur de Nieuil connu était en 1467 Bernon Jaubert, écuyer. Entre le XVIe et XVIIe siècles, le château appartient aux Green de Saint-Marsault, jusqu'au mariage en 1724 de Suzanne Green, dame de Nieuil, avec Jean Perry, chevalier et seigneur de Montmoreau.

Jusqu'à la Révolution, les Perry restent seigneurs de la terre de Nieuil érigée en marquisat par Louis XV.

En 1886 le comte Guillaume Guy de Dampierre (1849-1906), auteur de l'essai sur l'histoire de la maison des Dampierre en Normandie, achète la terre de Nieuil et fait entièrement reconstruire le château, avec l'aide de l'architecte charentais Alexandre Mignon[12].

Il y a fait pousser en 1900 le vignoble de la Brénanchie, qui a été connu localement[13].

Article connexe : Château de Nieuil.

Un haut fourneau a été construit au lieu-dit Champlaurier au XVIIe siècle et ne s'est éteint qu'à la fin du XIXe siècle. La forge a continué à fonctionner jusqu'aux années 1930[14].

Au tout début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était représentée par cette forge, une des rares du département qui aient subsisté à cette époque, quelques moulins à blé et fours à chaux, et une fabrique de carton ondulé à Fontafie[Note 1].

Entre 1910 et 1954, la commune était aussi traversée par la voie ferrée de Roumazières à Ruffec et elle y possédait une petite gare, aujourd'hui habitation[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Simone Nepoux    
2008 2014 Gérard Grolleau SE Retraité
2014 en cours Guy Cadet SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2014, la commune comptait 924 habitants[Note 2], en augmentation de 0,22 % par rapport à 2009 (Charente : +0,65 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 165 1 085 1 196 1 359 1 412 1 564 1 612 1 570 1 492
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 389 1 337 1 219 1 278 1 293 1 437 1 415 1 363 1 348
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 451 1 435 1 187 1 132 989 1 027 947 918 1 043
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
1 021 941 931 954 907 927 917 924 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Nieuil en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
9,5 
75 à 89 ans
11,3 
14,3 
60 à 74 ans
16,0 
22,7 
45 à 59 ans
20,8 
20,4 
30 à 44 ans
21,1 
17,6 
15 à 29 ans
17,7 
15,5 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes, en face de l'école.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Lussac et Nieuil. Lussac accueille l'école élémentaire et Nieuil l'école primaire, avec une classe de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est Roumazières-Loubert[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, en bas du bourg.
  • L'actuel château de Nieuil a été construit sur l'emplacement des jardins de l'ancien château à la fin du XIXe siècle et transformé en hôtel en 1937 par la famille Fougerat, grands-parents de Jean-Michel Bodinaud, l'actuel propriétaire. De l'ancien château, ancien relais de chasse de François Ier, logis en L entouré de douves et cantonné de trois tours, il ne reste qu'une tour conservée comme ruine gothique[22].
  • L'étang de Nieuil, au sud du château, était connu autrefois comme un lieu de promenade dominicale et pour son cadre verdoyant.
  • L'église paroissiale Saint-Vivien date du XIIe siècle, et son clocher du XIXe siècle.
  • Près du bourg, ancien moulin sur le Son, transformé en habitation dans un cadre remarquable. La fontaine Saint-Vivien, au nord-est de l'écluse du moulin, était guérisseuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La tuilerie Perrusson étant sur la commune de Genouillac.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 107
  7. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 494.
  9. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  10. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 23 février 2015)
  11. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 262
  12. a et b Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 522
  13. François Pairault, La Charente: 1900-1920, éd. de Borée, (ISBN 2-844941-13-3, lire en ligne), p. 25
  14. « Forge de Champlaurier », notice no IA00066344, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  19. « Evolution et structure de la population à Nieuil en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  22. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 110

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Nieuil sur le Pays Charente Limousine
  • Catillus Carol, « Nieuil », (consulté le 24 février 2015)