Étagnac

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Étagnac
Étagnac
Le château de Rochebrune.
Blason de Étagnac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Henri de Richemont
2014-2020
Code postal 16150
Code commune 16132
Démographie
Gentilé Étagnacois
Population
municipale
962 hab. (2015 en diminution de 1,33 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 44″ nord, 0° 46′ 47″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 284 m
Superficie 29,23 km2
Localisation

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Étagnac

Étagnac (Estanhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Étagnacois et les Étagnacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Étagnac est une commune de la Charente limousine limitrophe de la Haute-Vienne. Elle est située 5 km à l'est de Chabanais, chef-lieu de son canton et 56 km au nord-est d'Angoulême.

Elle est aussi située 9 km à l'ouest de Saint-Junien, 9 km au nord de Rochechouart, 16 km au sud-est de Confolens, la sous-préfecture, et 38 km de Limoges[2].

Étagnac est situé au carrefour de la N 141, route d'Angoulême à Limoges et maillon de la route Centre-Europe Atlantique, et de la D 948, route de Limoges à Niort par Confolens. Le centre du bourg est cependant localisé sur cette seconde route[3].

La gare la plus proche est celle de Saillat-Chassenon à 4 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreuses fermes et hameaux. On peut citer : à l'est la Borderie, les Brosses (à cheval sur la limite de département), Lussac, Rouillac, Mons, au sud : Bochefaud, Bourdicaud, Lavaud, Beaulieu, Écossas, à l'ouest : la Ribière, chez Chabaud, Lascoux, et au nord l'Age et la Maine-Joie. Enfin, le château de Rochebrune est à l'est du bourg[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Étagnac[3]
Chabrac Saulgond
Chirac Étagnac Saint-Junien
(Haute-Vienne)
Chabanais Chassenon Saillat-sur-Vienne
(Haute-Vienne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le sous-sol de la commune d'Étagnac se compose de gneiss, à l'est et au sud, et de granit au nord-ouest. L'extrême sud, bord de la vallée de la Vienne entre Beaulieu et la Ribière, est occupé par des alluvions plus ou moins anciennes atteignant une hauteur de 40 m[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune se trouve aussi dans l'emprise du cratère de la météorite de Rochechouart.

Le relief est celui d'un plateau assez vallonné, incliné vers le sud qui correspond à la vallée de la Vienne.

Le point le plus bas de la commune est situé à une altitude de 150 m, le long de la Vienne en aval, et le point le plus haut est à 284 m d'latitude, situé à environ 0,7 km au nord-est du château de Rochebrune. Le bourg est situé sur une hauteur à 250 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vienne borde la commune au sud. De petits affluents traversent la commune du nord au sud, dont la plupart desservent des étangs. D'ouest en est, on trouve les ruisseaux de l'Étang Bouchaud, de l'Étang de Cacherat qui passe à l'ouest du bourg, et ruisseau de l'Étang descendant de Rochebrune. Le Sauvarit borde la commune et le département à l'est[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage est celui d'un bocage. La forêt d'Étagnac occupe les hauteurs au nord de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Stagnaco (non daté)[7].

L'origine du nom d'Étagnac proviendrait du bas latin stannium signifiant étain, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui signifierait exploitation de plomb argentifère[8],[9]. On a constaté à Étagnac la présence d'antimoine mêlé d'argent, souvent confondu autrefois avec le plomb[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Estanhac en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une ancienne voie romaine de direction nord-sud allant de Poitiers à Périgueux par Chassenon est supposée traverser la commune. Une culée d'un ancien pont traversant la Vienne a été détruite en 1912 en face du lieu-dit Pilas[13],[Note 1].

Des traces d'occupation romaine ont aussi été trouvées près de l'Age : camp, pavés, site à tegulae[13].

Au XIVe siècle, les moines de l'ordre de Grandmont, dont la maison mère était à Limoges, ont acquis le prieuré d'Étricor près de la Vienne et en ont fondé l'abbaye, dont il ne reste aujourd'hui que l'église[14]. Une statue de saint Pardoux y est conservée, qui donnait lieu jusqu'au début du XXe siècle à des pèlerinages chaque mois de septembre, afin de guérir les animaux malades[10].

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1706[10].

Depuis avant la Révolution jusqu'à 1932, l'antimoine était exploité à Lussac[15].

Au XIXe siècle, le château de Rochebrune dont les douves et les quatre tours étaient anciennes appartenait au comte Dupont de l'Étang, qui l'a reconstruit et a consacré une partie de son domaine à une maison de retraite pour les prêtres âgés ou infirmes[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 en cours Henri de Richemont UMP-LR Ancien sénateur, conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2015, la commune comptait 962 habitants[Note 2], en diminution de 1,33 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 2911 2601 3051 4121 4711 4441 5201 6051 522
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4731 5601 5121 4341 5301 5261 5351 5511 506
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4681 4001 2321 1681 1651 0391 0071 041987
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
950910966949981986987945962
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Étagnac en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90  ans ou +
3,6 
11,0 
75 à 89 ans
13,7 
20,0 
60 à 74 ans
20,1 
17,8 
45 à 59 ans
17,1 
22,7 
30 à 44 ans
17,3 
12,1 
15 à 29 ans
11,8 
15,3 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Étagnac et Saulgond. Étagnac accueille l'école primaire et Saulgond l'école élémentaire. Le secteur du collège est Chabanais[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étagnac Blason D'or à trois bandes de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur la carte IGN, deux lieux-dits de ce nom existent en vis-à-vis de part et d'autre de la rivière et du pont actuel.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 29 novembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c, d, e et f Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Rochechouart », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1687-6, consulté le 5 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 28
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 275.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 158-159
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 29 novembre 2014)
  13. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 100
  14. Michel Fougerat, « Abbaye d'Étricor », (consulté le 29 novembre 2014)
  15. Catillus Carol, « Mines d'Étagnac »,
  16. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. « Evolution et structure de la population à Étagnac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  24. « Chapelle d'Étricor », notice no PA00104365, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]