Sainte-Sévère (Charente)

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Sainte-Sévère
Sainte-Sévère (Charente)
La mairie.
image illustrative de l’article Sainte-Sévère (Charente)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Jarnac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Laurence Girard
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16349
Démographie
Gentilé Sévériens
Population
municipale
541 hab. (2015 en augmentation de 1,88 % par rapport à 2010)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 13″ nord, 0° 14′ 14″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 31 m
Superficie 18,31 km2
Localisation

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Sainte-Sévère
Liens
Site web www.sainte-severe.fr

Sainte-Sévère est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Sévériens et les Sévériennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Sainte-Sévère est une commune de l'ouest de la Charente limitrophe avec la Charente-Maritime, située à 9 km au nord-est de Cognac et 33 km à l'ouest d'Angoulême.

Le bourg de Sainte-Sévère est aussi à 10 km au nord-ouest de Jarnac, chef-lieu de son canton, 14 km à l'ouest de Rouillac et 14 km au sud-est de Matha[2].

À l'écart des grandes routes, la commune est traversée par la D 24 qui se dirige vers Cognac, la D 22 vers Jarnac, et la D 55 vers Sigogne à l'est et Mesnac à l'ouest. Ces routes se croisent au bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac ou celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes, Royan et La Rochelle avec correspondance à Angoulême pour Paris, Bordeaux, Poitiers et Limoges, et à Saintes pour Niort.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux : les Buges, la Parisière, la Selle tout au nord, la Métairie de Jarnac à l'ouest, Marmounier en limite avec Bréville, ainsi que de nombreuses fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Sévère
Bréville Ballans
(Charente-Maritime)
Macqueville
(Charente-Maritime)
Cherves-Richemont Sainte-Sévère
Réparsac Houlette

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie de la rive droite de la Charente, géologiquement, Sainte-Sévère est dans le Jurassique supérieur. Le terrain date du Tithonien (anciennement nommé étage Portlandien) et présente des affleurements de marnes et d'argiles. La commune est entièrement située dans la vaste plaine du Pays bas, ancienne zone lagunaire du Purbeckien (fin du Jurassique, mordant sur le Crétacé inférieur, étage Berriasien), riche en gypse[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 31 m, situé en limite nord près de la Selle. Le point le plus bas est à 10 m, situé en limite sud-ouest. Le bourg est à 18 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord au sud par la Soloire. Un petit ruisseau, le Thidet, qui prend sa source dans la commune voisine de Houlette, rejoint la Soloire près du bourg de Sainte-Sévère. On trouve aussi le Capitaine, à l'ouest, le Malémont et le ruisseau de la Bonnelle, au nord-est. Tous ces ruisseaux ainsi que la Soloire sur le territoire communal sont à sec l'été[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt dite « de Jarnac » traverse de part en part la commune de Sainte-Sévère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme ancienne en latin Sancta Severa (non datée, Moyen Âge)[7].

Sainte Sévère (Severa) était une abbesse du pays de Trèves, morte en 660[8],[9],[Note 1].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Fort-Sévère[10]. Elle a été créée Sainte-Sévère en 1793 du nom de la paroisse[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tertre de l'Abattu pourrait être un tumulus.

Des fossés circulaires protohistoriques ont été découverts, d'une part au Pré Rousset, d'autre part au lieu-dit les Pontrauds.

La fortification constituée de levées de terre et de fossés située le long de la voie romaine d'Agrippa de Saintes à Lyon et nommée le « Camp romain », serait malgré son nom et son emplacement, une fortification médiévale[12]. Elle a donné le nom temporaire de la commune à l'époque révolutionnaire.

Sous l'Ancien Régime, c'est le comte de Jarnac qui avait droit de justice sur Sainte-Sévère. Les dîmes allaient pour trois quarts au curé et un quart à l'abbé de Châtre[13]. La forêt de Jarnac était d'ailleurs le terrain de chasse des barons et comtes de Jarnac.

À la fin du XVIIe siècle, le maréchal de Tourville a été le seigneur de Sainte-Sévère[14].

Au XIXe siècle, la crise du phylloxéra a épargné 40 hectares de vigne, sans doute à cause de la nature du terrain du Pays bas, mais la vigne a été replantée avec succès comme dans toute la région[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Jacques Dupays SE Contrôleur de gestion en retraite
2014 en cours Laurence Girard    

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité en 2007 est d'un taux de 22,53 % sur le bâti, 45,05 % sur le non bâti, et 9,80 % pour la taxe d'habitation.

La communauté de communes de Jarnac prélève la taxe professionnelle au taux 10,26 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2015, la commune comptait 541 habitants[Note 2], en augmentation de 1,88 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
484547602789739795789813847
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
846809824803792801733772729
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
706673577529545569525492466
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
474499509578550542541540552
2015 - - - - - - - -
541--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2007, Sainte-Sévère compte 541 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 10,8 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 28,8 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 27,9 %, plus de 60 ans = 22,1 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Sainte-Sévère en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
7,2 
75 à 89 ans
8,0 
14,4 
60 à 74 ans
13,7 
28,8 
45 à 59 ans
27,9 
19,4 
30 à 44 ans
19,1 
10,8 
15 à 29 ans
13,7 
19,4 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

La meunerie et la boulangerie

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement tournée vers l'agriculture et la viticulture. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[21].

Commerces[modifier | modifier le code]

Le village possède une boulangerie tenant également lieu d'épicerie, de bureau de tabac et de dépôt de journaux. Celle-ci jouxte une importante meunerie.

La commune accueille également le centre d'enfouissement technique des déchets ménagers, géré par Calitom, le syndicat départemental de traitement des déchets. Créé sous forme d'une usine de broyage avec mise en décharge avancée sans aucun traitement de jus gérée par le SMITOM (syndicat intercommunal d'enfouissement des déchets) avant d'être transformée en usine de broyage-compostage, elle fut ultérieurement équipée d'une presse à refus pour la mise en décharge. Actuellement, il s'agit d'un centre d'enfouissement d'ordures ménagères brutes. En 1974 avec SVDM, elle a subi des travaux pour tenter de se mettre aux normes. Malgré cela, cette usine est souvent le centre de polémiques, certains riverains y voyant une source de nuisances[réf. nécessaire].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Bréville et Sainte-Sévère. Sainte-Sévère accueille l'école maternelle, avec une classe, et Bréville l'école élémentaire. Le secteur du collège est Cognac (Félix-Gaillard)[22].

Autres services[modifier | modifier le code]

Le village est équipé d'une agence postale et d'une bibliothèque municipale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Sévère[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Sévère, reconstruite de 1896 à 1898

L'ancienne église paroissiale Sainte-Sévère appartenait à l'ancien diocèse de Saintes et dépendait de l'abbaye de Châtre. Édifiée entre le XIIe et XIIIe siècles, elle formait un vaisseau unique entièrement voûté. Faute d'entretien, elle s'est écroulée en 1892.

Une nouvelle église a été bâtie, dans le style néo-roman, par MM. Barbaud et Bauhain, architectes, de 1896 à 1897. Sa consécration eût lieu en 1898. C'est un édifice en croix latine, comportant une nef voûtée en berceau, flanquée de deux chapelles saillantes formant un transept et terminée par une abside en hémicycle. L'ensemble est précédé d'un porche supportant le clocher, lui-même surmonté d'un dôme conique en pierre de taille, dit clocher à bulbe, encadré de quatre pinacles de même facture[23],[24].

Camp antique[modifier | modifier le code]

Le camp antique, dit Camp romain, se trouve sur le bord de la voie romaine[25],[3]. Il serait, malgré son nom, une fortification médiévale[12],[26].

Tumulus[modifier | modifier le code]

Le tertre de l'Abattu encore visible au bord de la Soloire, en amont du bourg de Sainte-Sévère, serait les restes d'un tumulus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elle n'a donné son nom qu'à une autre commune française, Sainte-Sévère-sur-Indre (Indre).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 26 mai 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre, (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 444
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 637.
  10. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 137
  13. Histoire de Cognac, abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  14. [PDF] Marvaud, Géographie de la Charente, « Jarnac, Sainte-Sévère et Bassac », (consulté le 26 mai 2015)
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 349
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Évolution et structure de la population à Sainte-Sévère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  21. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 20 juillet 2012)
  23. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., et t.IV
  24. « Église de Sainte-Sévère », notice no IA00049624, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Camp romain », notice no IA00042638, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Voir Histoire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]