Montembœuf

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Montembœuf
La mairie de Montembœuf.
La mairie de Montembœuf.
Blason de Montembœuf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Jean-Marie Trapateau
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16225
Démographie
Gentilé Montembelviens
Population
municipale
674 hab. (2014 en diminution de 2,32 % par rapport à 2009)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 44″ nord, 0° 33′ 12″ est
Altitude Min. 181 m
Max. 342 m
Superficie 16,05 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montemboeuf.fr

Montembœuf (Montembuòu en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Montembelviens et les Montembelviennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Montembœuf est une commune située en Charente limousine, à 34 km à l'est d'Angoulême, 14 km à l'est de La Rochefoucauld, 13 km au nord-est de Montbron, 22 km à l'ouest de Rochechouart et 28 km de Confolens[2].

C'est le chef-lieu de son canton.

Les routes principales traversant la commune sont la D 13, axe est-ouest de La Rochefoucauld (puis Angoulême) à Rochechouart qui fait la limite de commune au sud, et la D 16, route de Montmoreau à Confolens, qui va de la Belle Étoile (D 13) à Cherves-Châtelars et La Péruse en traversant le bourg.

D'autres routes départementales moins importantes passent dans la commune ; en particulier la D 27 à l'extrême nord qui bifurque de la D 16 et va à Chasseneuil, la D 162 qui traverse le bourg et va vers Saint-Adjutory et Taponnat vers le nord-ouest et Mouzon vers l'est, la D 173 sud-nord qui passe à l'ouest, qui va de Mazerolles (et l'Arbre) à Chasseneuil par Vitrac[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux. On peut citer les Labourières au sud-est du bourg, Beaussac au sud-ouest, Jayat à l'ouest, sans oublier la Belle Étoile situé au carrefour de la D 13 et de la D 16 au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montembœuf
Vitrac-Saint-Vincent Cherves-Châtelars
Saint-Adjutory Montembœuf
Mazerolles Le Lindois

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune appartient géologiquement à la partie occidentale du Massif central, composée de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

La moitié ouest de la commune est du micaschiste, et la moitié est du gneiss. Seule l'extrême nord vers l'Ennui, sur la crête, on trouve le terrain tertiaire détritique composé d'argile sableuse à silex qui marque la fin du massif, ainsi qu'au nord-ouest de Jayat[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune de Montembœuf se trouve sur une crête secondaire qui descend vers le nord du Massif de l'Arbre, premier mont du Massif central en venant de l'océan. L'altitude y est relativement élevée car on dépasse couramment les 250 m d'altitude.

Les points culminants de la commune se situent donc au sud sur la crête principale, en limite avec la commune du Lindois. La Belle Étoile est à 324 m d'altitude, mais le point culminant de 342 m se trouve sur la limite sud-ouest en direction de l'Arbre.

Le bourg est à 270 m d'altitude, juché sur ce promontoire d'où on a constamment une vue immense vers le nord. Le carrefour de la D.16 et D.27 marquant la limite nord de la commune et prolongeant cette même crête est à 242 m d'altitude.

Le point le plus bas, 181 m, se trouve sur le Rivaillon, ruisseau quittant la commune au nord-ouest.

De nombreux ruisseaux prennent aussi naissance dans la commune et creusent des vallées plus encaissées en s'écoulant vers le nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La nature imperméable du sol et le relief favorisent la naissance de multiples ruisseaux, qui descendent vers le nord-ouest et se jettent dans la Bonnieure, dans le bassin de la Charente.

On peut citer la Croutelle qui passe à l'est du bourg et à Cherves-Châtelars, et le Rivaillon à l'ouest de la commune, qui passe à Vitrac-Saint-Vincent.

De nombreuses petite retenues d'eau parsèment aussi ces vallées, utiles à l'agriculture.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain dégradé. De par sa géologie et son altitude, Montembœuf appartient à la Charente limousine et aux Terres froides, les hivers y sont plus rigoureux et les étés plus frais. Exposé aux vents d'ouest, les précipitations y sont aussi plus nombreuses.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est boisée à 40 %, et les bois se retrouvent principalement sur les flancs des vallons. On trouve principalement du châtaignier et des résineux (épicéas, douglas).

Les sommets des plateaux sont consacrés à l'agriculture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Monte Bovis au XIIIe siècle[7].

L'origine du nom de Montembœuf remonterait au latin mons signifiant « colline » ou « montagne » et à un nom de personne germanique Bovo peut-être précédé de la particule nobiliaire en[8]. La forme a été latinisée en monte bovis, « mont au bœuf », et francisée.

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[9]. Elle se nomme Montembuòu en occitan[10].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution et la formation du département de la Charente, Montembœuf a été une enclave du Poitou en Angoumois et Limousin[11].

Des souterrains-refuges d'époque indéterminée existaient au nord du bourg et avaient été mis au jour lors de la construction de la route de Chasseneuil.

Les pépinières ont été créées en 1888 par M. Gâteau, puis tenues par son gendre, M.Duparc-Gâteau, maire de la commune, grâce à qui les bâtiments publics comme l'église et la gendarmerie ont été reconstruits. Ces pépinières étaient au début du XXe siècle une des plus vastes du sud-ouest de la France, et leurs produits s'exportaient déjà en Espagne et en Italie.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était aussi desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montemboeuf (Charente).svg

Les armoiries de Montembœuf se blasonnent ainsi :

D'azur à la tour d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, surmontée de trois étoiles d'or rangées en chef.
Blason de la famille Gros de Montembœuf.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2010 Daniel Bouffart SE Agriculteur retraité
2010 2014 Dominique Chevreuse SE Agriculteur
2014 en cours Jean-Marie Trapateau SE Responsable de service hospitalier retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2014, la commune comptait 674 habitants[Note 1], en diminution de 2,32 % par rapport à 2009 (Charente : +0,65 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 072 947 1 161 1 149 1 257 1 262 1 278 1 347 1 258
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 246 1 307 1 224 1 306 1 281 1 330 1 240 1 227 1 258
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 230 1 276 1 063 1 046 966 904 904 796 777
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
756 676 701 708 669 692 674 674 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montembœuf en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,8 
90  ans ou +
0,6 
9,6 
75 à 89 ans
16,4 
16,3 
60 à 74 ans
16,4 
24,7 
45 à 59 ans
16,7 
18,7 
30 à 44 ans
19,4 
13,9 
15 à 29 ans
12,8 
15,1 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les pépinières

Montembœuf est connu dans la région et depuis la fin du XIXe siècle pour ses pépinières. Elles concernent principalement les arbres fruitiers ou de décoration (feuillus ou résineux).

Elles occupaient en 1983 130 ha et 70 salariés[19].

Le reste des terres agricoles concerne principalement l'élevage, en particulier celui de la vache limousine.

Commerces[modifier | modifier le code]

Café en 2008
  • Boucherie, crèmerie
  • Alimentation
  • Boulangerie
  • Garagiste
  • Électricité, plomberie, chauffage
  • Coiffure
  • Café
  • Restaurant

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports et activités[modifier | modifier le code]

  • Festival de l'Imprévu, chaque début septembre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église néo-gothique
  • L'église, de style néo-gothique, construite en 1906
  • La chapelle, sur la route de Saint-Adjutory
  • Fontaine de l'Étang rompu : à Villemaneau, au bout d'un petit chemin de terre. Ce serait une ancienne fontaine de dévotion…
  • Le lac de Puyravaud, en limite avec la commune de Vitrac-Saint-Vincent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 14 février 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 59,149,186
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 470.
  9. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  10. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 14 février 2015)
  11. Cartes de la sénéchaussée d'Angoulême et de la Généralité de Limoges, in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 153-154
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 246-247
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  17. « Evolution et structure de la population à Montembœuf en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. Les pépinières charentaises, l'Expansion, 1983
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 3 avril 2011)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 10 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]