Saint-Claud

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Saint-Claud
La place du marché, au centre du bourg.
La place du marché, au centre du bourg.
Blason de Saint-Claud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Joël Baudet
2014-2020
Code postal 16450
Code commune 16308
Démographie
Gentilé Saint-Claudais
Population
municipale
1 102 hab. (2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 46″ N 0° 27′ 56″ E / 45.8961, 0.465645° 53′ 46″ Nord 0° 27′ 56″ Est / 45.8961, 0.4656
Altitude Min. 107 m – Max. 222 m
Superficie 26,75 km2
Localisation

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Saint-Claud
Portail de l'église

Saint-Claud (Sent Claud en occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Saint-Claudais et les Saint-Claudaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Claud est un chef-lieu de canton du nord-est de la Charente situé à 8 km au nord-est de Chasseneuil et 36 km d'Angoulême.

Le bourg est aussi à 9 km à l'ouest de Roumazières-Loubert, 12 km au sud de Champagne-Mouton, 21 km au sud-ouest de Confolens, 22 km à l'est de Mansle, 25 km au sud-est de Ruffec, 62 km de Limoges[2].

La commune est assez étendue.

Saint-Claud est au croisement de deux routes, la D 951, portion de la route Centre-Europe Atlantique qui va de Bordeaux ou La Rochelle, Saintes et Angoulême à Guéret, Montluçon et Mâcon par Chasseneuil et Confolens, et la D 739, au trafic moindre, qui va de Limoges à Rochefort par Fontafie ( 141) et Mansle.

Du bourg démarre aussi la D.28 qui va vers Champagne-Mouton.

Des routes départementales de moindre importance sillonnent aussi la commune : D 172, D 174, D 175, D 346, ainsi que de nombreuses routes communales[3].

De par la population, la commune ne vient qu'au deuxième rang de son canton, après Chasseneuil.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Quelques gros hameaux parsèment la commune : Chalais, Chez Tarlot ou Négret (orthographié aussi Negret), Chez Chadiat, Chez Mancier, le Breuil (au nord-est du bourg), etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Claud
Parzac Le Grand-Madieu Saint-Laurent-de-Céris
Cellefrouin Saint-Claud Roumazières-Loubert
Lussac Nieuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur les derniers plateaux calcaires du Bassin aquitain en allant vers la Charente limousine.

Les plateaux datent du Jurassique inférieur et sont recouverts d'altérite et argile rouge à silex, dépôts tertiaires en provenance du Massif central tout proche (à Genouillac), principalement sur la moitié orientale de la commune[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le terrain karstique a donné naissance à un petit gouffre, situé Chez Tarlot.

Le relief est un plateau d'altitude moyenne 190 m, avec une vallée assez profonde et aux parois assez marquées qui est celle du Son. Le point le plus bas, en aval près de Chalais, en est de 107 m, et le point le plus élevé, 222 m, à la chapelle de Négret[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Claud surplombe la vallée du Son, qui traverse la commune d'est en ouest. Le Son rejoint la Sonnette pour former le Son-Sonnette qui se jette dans la Charente en amont de Mansle.

La Sonnette sert de limite septentrionale à la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans une grande partie du département, le climat est océanique aquitain, mais légèrement dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée. Le reste se partage entre polyculture (céréales) et élevage (ovins, bovins).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes latinisées sont Sanctus Clodoardus au XIIIe siècle[7], Sanctus Clodoaldus en 1345[8].

Saint-Claud s'appelait Civrac ou Sivrac (Severiacum) avant le XIIe siècle[9].

L'origine du nom de Saint-Claud serait celle d'un ermite, Clodoald, qui a vécu toute sa vie ici et a été enterré à l'église et dont on peut voir encore le tombeau. La légende aurait ensuite fait la confusion avec Clodoald (saint Cloud), fils du roi Clodomir au VIe siècle et petit-fils de Clovis et de Clotilde, qui, alors qu'il fuyait ses oncles, se serait reposé près de la fontaine de Champlâpre[10],[11].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Claud-la-Montagne ou Clos-la-Montagne[12].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est marchois[13]. Elle se nomme Sent Claud en occitan[14].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Saint-Claud abritait un prieuré dépendant de l'abbaye de Charroux, dans lequel était vénéré l'ermite Clodoald. Ce dernier a été cité par l'évêque Girard pour régler un différend entre l'abbaye et le prieuré.

La chapelle prieurale où a vécu cet ermite était située sur la route de Nieuil dans la vallée du Son. Cette chapelle, de reconstruction récente, était dédiée à saint Sulpice avant d'être nommée saint Eutrope, du nom de la fontaine toute proche. Cette chapelle faisait encore jusqu'à récemment l'objet d'un pélerinage paroissial chaque 30 avril.

Au cours du Moyen Âge, Saint-Claud se trouvait, avec Le Grand-Madieu et Cellefrouin, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes[15].

Saint-Claud a été ensuite le siège d'une baronnie dépendant de La Rochefoucauld. L'ancien château était situé à l'Age.

Le tombeau de saint Claud, situé dans l'église actuelle, a été brisé lors des guerres de religion. Il est pris dans un massif de maçonnerie appartenant à l'église primitive, compris dans la basilique refaite au XVe siècle par les La Rochefoucauld, dont on peut voir les armes à l'intérieur comme à l'extérieur du bâtiment.

Au nord de la commune, Négret était une ancienne paroisse, dont l'église, refaite aux XVe et XVIe siècles, remonte au XIe siècle. Des processions du Limousin y avaient lieu chaque année le 2 février pour vénérer saint Blaise.

Le village de Chalais avait aussi un prieuré dépendant de l'abbaye de Charroux; il a été réuni à ceux de Saint-Claud et de Chavagnac (paroisse de Cellefrouin) après les guerres de religion.

Au tout début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était représentée par plusieurs moulins dans la vallée du Son.

Des foires assez importantes avaient lieu au bourg le 26 de chaque mois.

Entre 1910 et 1954, la commune était aussi traversée par la voie ferrée de Roumazières à Ruffec et elle y possédait une gare[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules semé d’étoile d’or au lion couronné du même brochant sur le tout[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Jusqu'à 2014, Saint-Claud était chef-lieu du canton de Saint-Claud. À la suite de la loi du 17 mai 2013 du redécoupage des cantons français, ce canton a été rattaché au nouveau canton de Charente-Bonnieure lors des élections départementales de 2015.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, place de la République
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1945 Louis-Jean-Georges Feuillet    
1953 1981 Roger Rémondet    
1995 2008 René Potevin UMP  
2008 2014 Joëlle Chardat SE Cadre des préfectures en retraite
2014 en cours Joël Baudet SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 985 2 800 1 860 1 550 1 995 2 115 2 108 2 103 2 041
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 881 1 938 1 770 1 822 1 915 1 872 1 805 1 806 1 729
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 740 1 652 1 498 1 525 1 413 1 394 1 247 1 140 1 093
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
1 051 1 004 1 128 1 128 1 062 1 094 1 056 1 102 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Claud en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,7 
11,5 
75 à 89 ans
16,1 
12,8 
60 à 74 ans
14,9 
25,2 
45 à 59 ans
21,6 
17,6 
30 à 44 ans
17,4 
17,4 
15 à 29 ans
14,4 
15,1 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier | modifier le code]

Saint-Claud absorbe Negret avant 1801[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces d'alimentation au bourg.

Hôtels, restaurants, chambres d'hôtes.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Claud possède une école élémentaire publique comprenant quatre classes, dont une de maternelle. Le secteur du collège est Chasseneuil[21].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

La piscine municipale découverte est ouverte en été les après-midi sauf lundi.

Le marché est le vendredi matin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Le prieuré Saint-Sulpice qui dépendait de l'abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin lui a été donné en 1050. Dans la crypte, le sarcophage brisé datant du XIe siècle serait la tombe de Saint-Claud. Elle a ensuite été appelée Saint-Eutrope, du nom de l'évêque de Saintes. L'église construite à la fin du XIVe siècle est inscrite monument historique depuis 1925[22].
  • La chapelle de Négret, située à 2 km au nord-est du bourg, et son mémorial à la Résistance[23].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Boussardie et le manoir de Signac dominent la vallée du Son et font face au bourg.
  • La fontaine auprès de laquelle Clodoald aurait vécu serait la fontaine de Champlâpre (ou Champelage), située près du bourg sur la route du Grand-Madieu. On lui prête depuis des vertus curatives[10].
  • La fontaine Saint-Eutrope située au pied de la Chapelle sur la route de Nieuil a la même réputation que la précédente[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 19 avril 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre,‎ (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 282
  8. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300),‎ , 426 p. (lire en ligne), p. 301
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 322-323
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 593
  12. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  13. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO),‎ , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  14. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ (consulté le 18 avril 2015)
  15. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest,‎ , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
  16. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ (consulté le 5 février 2012)
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  19. « Evolution et structure de la population à Saint-Claud en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 17 juillet 2012)
  22. « L'église de Saint-Claud », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. a et b Site du Pays Charente Limousine
  24. « Viaduc de la Sonnette », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]