Champagne-Mouton

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Champagne-Mouton
Champagne-Mouton
Le château.
Blason de Champagne-Mouton
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Pascale Jouaron
2014-2020
Code postal 16350
Code commune 16076
Démographie
Gentilé Champenois
Population
municipale
901 hab. (2015 en diminution de 6,44 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 31″ nord, 0° 24′ 42″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 194 m
Superficie 22,59 km2
Localisation

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Champagne-Mouton est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants s'appellent les Champenois et Champenoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Située dans le Nord-Est du département de la Charente à 43 km d'Angoulême, au sud du Poitou et aux portes de l'Angoumois, la commune de Champagne-Mouton est la seconde du canton éponyme comme superficie et la première en population.

Champagne-Mouton, à 20 km ouest de Confolens est un gros bourg situé à mi-distance entre Ruffec (17 km) et Confolens, et aussi à proximité de Saint-Claud (12 km), de Mansle (22 km), de Chasseneuil (19 km), de Charroux (17 km) ainsi que de Civray (20 km). Poitiers est à 66 km et Limoges à 68 km[2].

La principale route est la D 740 de Confolens à Ruffec qui dessert le bourg de Champagne-Mouton. Il s'en détache la D 28 de Champagne-Mouton à Saint-Claud, et la D 177 de Champagne-Mouton au Bouchage[3].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quelques hameaux sont à citer : Chez Carton, sur la route de Beaulieu-sur-Sonnette ; Chez Pouvaraud, dans le Sud de la commune ; la Rendie ; la Mitonie, sur la route de Benest ; Clavachon, autrefois siège d'un fief peu important ; Chez Godin, dans le Sud-Ouest de la commune ; la Ressource, près de l'Argent ; la Garenne et les Mérigeauds, sur la route de Confolens ; la Chaise, dans l'extrême Nord de la commune[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Champagne-Mouton
Vieux-Ruffec Benest
Nanteuil-en-Vallée Champagne-Mouton Saint-Coutant
Chassiecq Turgon Le Vieux-Cérier

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Panorama de Champagne-Mouton.

Géologiquement, la commune occupe un plateau ondulé et assez boisé, calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, recouvert de dépôts détritiques argilo-siliceux du Tertiaire en provenance du Massif central[4],[5],[6].

La variété des types de sols (calcaires, argileux, sableux) permet la présence d'une grande variété de flore calcicole ou calcifuge. Le châtaignier, le chêne pédonculé et la brande dominent les boisements sur les plateaux argilo-siliceux alors que les buis et les chaumes apparaissent sur les coteaux calcaires calloviens et bajociens.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 160 m. Ce plateau est coupé par les vallées encaissées de l'Argent et de l'Or.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 194 m, situé dans le bois des Pigeries au nord. Le point le plus bas est à 115 m, situé le long de l'Argentor sur la limite ouest près du viaduc. Le bourg de Champagne-Mouton, sur la rive sud de l'Argent, s'étage entre 140 et 160 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Argent, qui doit son nom à la limpidité de ses eaux, sort d'un petit étang, dans le sud de la commune de Saint-Coutant et passe au pied du château de Champagne-Mouton. L'Or, aux eaux rouillées, vient également de la commune de Saint-Coutant, passe plus au nord et rejoint l'Argent deux kilomètres en aval de Champagne-Mouton. La réunion de ces deux cours d'eau forme l'Argentor, qui va rejoindre la Charente en face de Chenon.

On trouve aussi le long de l'Argent quelques fontaines, comme celles de Juyers et du Coux en amont, et une autre en face du bourg, à la Ressource[3].

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Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Campania au début du XIVe siècle[7].

L'origine du nom de Champagne-Mouton remonterait à un nom de propriétaire Mouton et du latin campania désignant une plaine ou une terre fertile, ce qui correspondrait à la « plaine de Mouton »[8],[9].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

Le patois de la commune est le marchois, sous-dialecte du limousin, lui-même dialecte de l'occitan, et est en limite avec le poitevin, langue d'oïl, au nord-ouest[10],[11].

Situé aux confins de la langue d'oïl et la langue d'oc, le canton de Champagne-Mouton connaît un patois original faisant des emprunts inégaux aux deux langues déclinées[Quoi ?] d'ouest en est du canton. Cela s'explique peut-être par la position de frontière historique de ce territoire tiraillé entre Poitou et Angoumois, à proximité de la Marche et du Limousin.

Si l'accent reste d'oïl, des tournures annoncent le passage au parler intermédiaire marchois et à la langue d'oc limousine qui se rencontre aux environs de Confolens. Cependant, la francisation a gagné au siècle dernier et tend à repousser les tournures les plus anciennes au profit du français régional d'oïl. Globalement, si l'usage du patois recule, il reste tenace chez les plus anciens[12].

Champagne-Mouton se nomme Champanha-Molton en marchois[13] et Champaign'-Mouton en poitevin (vieux français[Quoi ?]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Champagne-Mouton est, dès le Moyen Âge, le siège d'une seigneurie ayant droit de haute, moyenne et basse justice, et relevant de la tour Maubergeon, à Poitiers. Cette seigneurie est importante et sa juridiction s'étend, en tout ou partie, sur 12 paroisses.

Le château de Champagne-Mouton est mentionné dès le début du XIVe siècle dans un pouillé du diocèse de Poitiers. Mais ce premier château est probablement rasé pendant la guerre de Cent Ans ; car celui qui le remplace, et qui existe encore aujourd'hui, ne remonte pas au-delà de la deuxième moitié du XVe siècle.

La seigneurie de Champagne-Mouton est, dès le XIVe siècle, une des nombreuses possessions de la famille de La Rochefoucauld. Le premier membre de cette famille qui soit mentionné comme seigneur de Champagne-Mouton, est Guy VII de La Rochefoucauld, qui meurt en 1350, laissant de son mariage avec Agnès de Culant, de nombreux enfants, dont Geoffroi et Eymery III ; Geoffroi est seigneur de Verteuil et Eymeri conserve Champagne-Mouton.

En 1427, son petit-fils, Foulques est encore seigneur de Champagne-Mouton, lors de son mariage avec Jeanne de Rochechouart.

Peu de temps après, la seigneurie de Champagne est érigée en baronnie et passe entre les mains de la famille de La Chambre, d'origine écossaise (Chambers).

Christin et son fils Nicole de La Chambre sont certainement parmi les compagnons de Jeanne d'Arc, et assistent au sacre du roi Charles VII à Reims. Ils possèdent également la terre de Villeneuve-la-Comtesse, donnée par le roi à Christin. La famille de La Chambre conserve la baronnie de Champagne jusque vers la fin du XVIe siècle.

En 1601, la baronnie de Champagne-Mouton revient dans la famille de La Rochefoucauld, en la personne de Charles de Roye de La Rochefoucauld, comte de Roucy, baron de Verteuil et de Montignac.

Le dernier seigneur de Champagne ayant séjourné au château est vraisemblablement la duchesse douairière de La Rochefoucauld, qui y vient en 1780[14].

Le lieu-dit Fontclairet correspond à un ancien fief dépendant de la baronnie de Champagne-Mouton qui, dans un acte de 1579, est nommé Ferraboeuf et appartient à la famille de Goret. Le fief de Fontclairet passe au XVIIe siècle par mariage à Girard de Sallignac, écuyer, seigneur de La Guerlie.

Champagne-Mouton qui faisait partie du Poitou est inclus dans le département de la Charente en 1793.

Champagne-Mouton, de 1913 à 1949 se trouvait au croisement de deux lignes de chemin de fer, l'une reliant Ruffec à Roumazières, l'autre, à voie métrique, reliant Confolens à Angoulême et dont le train était surnommé le petit Mairat du nom du conseiller général de Champagne-Mouton, Paul Mairat, qui avait fortement soutenu ce projet. La gare a depuis été transformée en scierie.

Champagne-Mouton fut située en 1940 en zone occupée tout près de la ligne de démarcation. Elle fut le siège d'une Kommandantur allemande, proche du château. Le maquis fut actif dans cette région comme dans l'ensemble du département, à proximité de la zone libre, notamment le maquis Foch. De nombreux monuments et stèles rappellent dans la campagne environnante le souvenir des personnes tombées sous le feu de l'ennemi.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier burelé d'argent et d'azur, aux trois chevrons de gueules brochant sur le tout, au second d'azur au chevron d'or accompagné de trois têtes de lion arrachées d'or, lampassées de gueules.

Les armoiries de Champagne-Mouton sont blasonnées en deux parties.

La partie gauche représente les armes de la famille de La Rochefoucauld "burelé d'argent et d'azur aux trois chevrons de gueules brochant sur le tout".

La partie droite celles de la famille "de La Chambre" (ou "Chambers", d'origine écossaise et dont le nom a été francisé sous Charles VII), dont on retrouve le blason au plafond de la nef de l'église Saint-Michel de Champagne-Mouton "D'azur au chevron d'or, accompagné de trois têtes de lion arrachées d'or lampassées de gueules, posées deux et un"[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Crée commune et chef-lieu de canton de Champagne en 1793 elle est devenue Champagne-Mouton en 1801.

Maires de Champagne-Mouton depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 mai 1945 Albert Chadoutaud    
mai 1945 octobre 1947 Germain Allemand    
octobre 1947 mai 1953 Roger Guérin    
mai 1953 juillet 1970 Victor Leveque    
juillet 1970 mars 2001 Jack Jouaron DVD Médecin, Conseiller général
mars 2001 2014 Gérard Desouhant DVG Conseiller général
mars 2014 en cours Pascale Jouaron SE Vétérinaire
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Champagne-Mouton est chef-lieu du Canton de Champagne-Mouton.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la Communauté de communes du Confolentais, elle-même adhérente au syndicat mixte du pays de Charente-limousine avec la CDC de Haute-Charente.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 16,05 % sur le bâti, 44,78 % sur le non bâti, et 6,87 % pour la taxe d'habitation. La taxe professionnelle communale s'élève à 8,92 % (chiffres 2008).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 901 habitants[Note 1], en diminution de 6,44 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
8921 1558999661 1351 2221 2681 3011 307
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2481 2241 1421 2011 2861 2681 2701 1871 142
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 5011 2301 1141 1671 1701 1821 1871 1841 139
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
1 0639389751 012984982963901-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Champagne-Mouton en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
2,5 
90  ans ou +
5,1 
13,4 
75 à 89 ans
19,3 
20,3 
60 à 74 ans
18,0 
21,2 
45 à 59 ans
19,1 
15,0 
30 à 44 ans
17,2 
12,5 
15 à 29 ans
9,6 
15,2 
0 à 14 ans
11,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

La commune montre une grande stabilité de sa population au cours des deux derniers siècles.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est orientée vers la polyculture-élevage. La production laitière reste importante sur le canton et il existe une coopérative laitière cantonale à Saint-Coutant. Le paysage résulte de cette activité agricole, et est un véritable patchwork de bois, de champs cultivés et de prairies.

Industrie[modifier | modifier le code]

Il y a eu à Champagne-Mouton une carrière de pierre calcaire et deux fours à chaux construits en 1932 situés entre les hameaux de la Ressource et de la Rudie, en bordure de route, entre l'Argent et la carrière de calcaire.

Le industries présentes sur la commune sont essentiellement une usine (de type quincaillerie) ainsi qu'une entreprise de recyclages de déchets électroniques. Le bois constitue une ressource locale qui a permis le développement de scieries et d'ébénisteries.

Commerces[modifier | modifier le code]

Les commerces de proximité y sont diversifiés, avec une supérette, un marchand de matériaux, un magasin de vêtements, un bureau de tabac ou encore une boulangerie et deux bar-restaurants.

Parmi les artisans, on compte des professions également diversifiées ; électriciens, peintres, menuisiers, ébénistes, plombiers, plusieurs garages, un taxi, ainsi que plusieurs coiffeurs.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La commune qui est chef-lieu de canton, bénéficie encore de plusieurs services et équipements publics, assurant ainsi la pérennité de son développement.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège d'enseignement secondaire de l'Argentor regroupe, en 2011, environ 180 élèves de la 6e à la 3e répartis dans huit classes[21],[22].

Champagne-Mouton possède une école élémentaire comprenant quatre classes ainsi qu'une école maternelle[23].

Services[modifier | modifier le code]

Un bureau de la Poste, une caserne des pompiers et des permanences de la brigade de gendarmerie le mardi et le vendredi matin, et tous les 7 le matin assurent un minimum de services publics de proximité.

Il existe aussi un service d'ADMR (aide à domicile).

Sports et activités[modifier | modifier le code]

La commune héberge un club de football.

Les équipements sportifs se composent de deux stades de football (dont un homologué pour les compétitions régionales), un plateau omnisports, un gymnase polyvalent, un terrain de tennis, et un terrain de pétanque.

De plus, des pistes d'escalade sont aménagées sur le viaduc de Saint-Gervais, et un rocher artificiel d'escalade est également présent dans l'enceinte du collège.

Marchés[modifier | modifier le code]

Le marché se tient sur la place du château les mardis et vendredis non fériés.

La foire mensuelle se tient le 7 du mois, sur la place des Halles.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Un tissu associatif dense permet à la commune de bénéficier de nombreuses manifestations culturelles. Nous pouvons citer le Comité des Fêtes de la commune[24], le Centre d'Animation et de Loisirs du canton de Champagne-Mouton[25], la société de chasse, le club du troisième âge...

Une grande salle des fêtes peut accueillir d'importantes manifestations. Elle est complétée d'une petite salle des fêtes, dite « salle de l'amicale », anciennement équipée pour la projection de films.

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a deux médecins, une infirmière, un kinésithérapeute, une pharmacie et une maison de retraite.

Cultes[modifier | modifier le code]

La messe se tient tous les dimanches (sauf le troisième dimanche du mois) à l'église Saint-Michel.

Environnement[modifier | modifier le code]

La gestion de l'eau est assurée par les services municipaux.

La gestion des déchets est assurée par Calitom (les vendredis les sacs jaunes, les mardis les sacs noirs) et une déchèterie (située aux Granges Gagnars) accueille les déchets spéciaux.

Enfin, des bornes de collecte à verre sont situées sur le Champ de Foire, la place du Château, derrière la salle des fêtes, et à la déchèterie.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Le motoclub des orchidées organise tous les ans entre mars et avril, l'enduro de l'Argentor, sur le canton de Champagne-Mouton. Les meilleurs pilotes français viennent s'affronter sur un parcours de 80 km environ qui sillonnent les forêts et la vallée de l'Argentor (Champagne-Mouton, Benest, Vieux-Ruffec, St-Gervais, Messeux, Nanteuil-en-Vallée, St-Coutant). Quelques passages spectaculaires sont ainsi devenus célèbres (Viaduc de Peument, bourbier de Milgorget, mur de Tabort, gué de Toulat, coteaux de Chez Garnaud)[26].
  • Le Comité des fêtes organise depuis 2010 et tous les deux ans, une fête de village sur le thème des années 1900-1930, l'occasion pour la population de vivre le temps d'un week-end au rythme du début du siècle[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, située à l'intérieur de l'enceinte du château, paroissiale après avoir été chapelle seigneuriale a été détruite entre le XVIe et XVIIe siècles. Il en reste le portail, et plusieurs statues, une qui se trouve dans l´église de Vieux-Ruffec, une qui est la propriété d'un particulier et une statuette mutilée découverte dans l´Argent, qui représente un personnage, et qui est conservée par la Communauté de communes.

L'église Saint-Michel dont le portail provient de l'église Saint-Martin date du XIIe siècle. La chapelle et le portail sont inscrits monument historique depuis 1948. L'église a été rénovée au XIXe siècle[27].

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'oppidum d' Embournet qui pourrait avoir été un camp romain est le plus ancien patrimoine[28].

Une maison à colombage près de la mairie, rue du Sénéchal.

La sénéchalerie, le logis du Sénéchal qui a perdu de son caractère et la tour ronde (cadastre 1835, elle conserve néanmoins une porte chanfreinée et un arc en accolade, et une ouverture du XVe siècle sur une autre façade (6 rue Saint Michel).

Le château de Juyers 45° 58′ 55″ N, 0° 25′ 39″ E est bien vivible et date du XVe siècle. Il est composé, autour d'une cour, d'un logis avec rez-de-chaussée, étage et étage de comble percé de quatre lucarnes et d'un pavillon de deux étages à haute toiture couverte de tuiles plates et couronnée par deux girouettes. Le logis est construit sur une cave voûtée en plein cintre. Les dépendances sont disposées sur trois côtés de la cour. Près de la rivière, deux tours arasées circulaires qui possèdent chacune une porte à traverse et des meurtrières et sont reliées par un mur forment avec les trois ailes des dépendances au nord-est un rectangle régulier[29].

Le château de Champagne 45° 59′ 33″ N, 0° 24′ 45″ E , dont les parties sont encore visibles, les corps de logis et l'enceinte, ont été construits vers la fin du XVe siècle. Le chatelet d'entrée carré, muni d'un pont-levis, existait encore vers 1885. Les douves étaient alimentées par l'Argent. L'un des corps de logis, flanqué de tours du XVe siècle a été remanié au XVIIe siècle[30].

L'hôtel Duvignaud, hôtel particulier du XVIIIe siècle agrémenté d'un parc. La bâtisse en forme de U dont les ailes donnent sur le parc et la base possède une façade côté rue, flanquée d'un double escalier droit, les toitures sont mansardées. Situé Grand Rue, il forme un remarquable exemple d'architecture civile de cette époque en Charente.

Les lavoirs sont nombreux : le lavoir du bourg, rue du Lavoir, sur l'Argent, date du XIXe siècle. La charpente à couverture d'ardoises surmontée d'épis de faîtage en zinc est soutenue par dix poteaux en bois[31].

Le lavoir de la Mitonie, sur l'Or, est peut-être très ancien.

Le lavoir de Font-Prouilly, qui correspond à la fontaine Prouilly est situé le long d'un ruisseau. Il a été rénové au XXe siècle. Il est de forme hexagonale, couvert par une toiture de tuiles sur des poteaux en bois. Une table de travail a été conservée.

Le lavoir du canal de la Chenau, du XXe siècle situé au bord de la route le long du canal de la Chenau[32].

Le lavoir de la fontaine de la Ressource a été détruit comme celui de la fontaine de Juyers lors de sa transformation[33].

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Les moulins sont nombreux : le moulin Guitry sur l'Or anciennement dénommé moulin de Toulat ou reconstruit à son emplacement, le moulin de la rue de la Chenau sur l'Argent comme le moulin Milgorget dont il ne reste que le logement, le moulin de la Boissière, le moulin-Robin et le moulin de Basset (disparu) sur l'Argenton, le moulin de Vieux-Ruffec sur une déviation de l'Argentor[33].

Il existe plusieurs fours à pain, du XVIIIe siècle à la Chaise, du XIXe siècle chez Godin, du XXe siècle aux Mérigeauds et des fours à chaux de 1932 à la Ressource[33].

Dix ponts sont recensés, dont cinq datent du XIXe siècle (ou ont été reconstruits au XIXe siècle) et cinq du XXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

De nombreux sentiers de randonnée sont entièrement balisés et permettent d'apprécier les vallées de l'Argent et de l'Or, les escarpements calcaires creusés par celles-ci et la végétation luxuriante à la belle saison.

Les topoguides sont en vente en mairie ainsi qu'à la maison de la presse.

La commune entretient plusieurs parcs, parmi lesquels le Jardin vert, sur la rue du Maquis Foch, ou le petit parc de l'église, attenant à la rue de la Vilatte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 19 avril 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
  7. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot, , 574 p. (lire en ligne), p. 35,36,449.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 137.
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  12. Éric Nowak, Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais, Monein, Princi Negue, éditions des régionalismes, , 205 p. (ISBN 2-84618-677-4), p. 127-130
  13. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 18 avril 2014)
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 110-112
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Evolution et structure de la population à Champagne-Mouton en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 1er avril 2011)
  22. Site du collège de l'Argentor
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 1er avril 2011)
  24. a et b Comité des Fêtes
  25. Centre d'Animation et de Loisirs du Canton de Champagne-Mouton
  26. Motoclub des orchidées
  27. « Église Saint-Michel », notice no PA00104275, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 30 juin 2010.
  28. « Oppidum », notice no IA16000732, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  29. « Château de Juyers », notice no IA16000816, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  30. « Château de Champagne », notice no IA16000602, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  31. « Lavoir (rue du Lavoir) », notice no IA16000664, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  32. « Lavoir (la Chenau) », notice no IA16000751, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  33. a, b et c « Champagne-Mouton », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er juillet 2010.
  34. « Clochard, le chien de Champagne-Mouton intronisé dans la république de Montmartre », Charente libre,‎ (lire en ligne)
  35. « Le manoir des poètes : Jean-Pierre Mallet », (consulté le 3 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y.- Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, n° 243, Geste éditions, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]