Le Lindois

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Le Lindois
Mur de l'ancienne église
Mur de l'ancienne église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Olivier Gaillard
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16188
Démographie
Population
municipale
340 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 48″ nord, 0° 35′ 32″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 351 m
Superficie 17,95 km2
Localisation

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Le Lindois (Lo Lindois en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le Lindois est une commune de la Charente limousine située à 6 km au sud-est de Montembœuf, chef-lieu de son canton, et 39 km à l'est d'Angoulême.

Elle est aussi à 13 km au nord-est de Montbron, 17 km à l'est de La Rochefoucauld, 35 km de Confolens et 60 km de Limoges[1].

À l'écart des grands axes routiers, la commune est limitée au nord par la D 13, route de La Rochefoucauld à Rochechouart. La D 27, route de moindre importance de Villefagnan aux Salles-Lavauguyon par Chasseneuil, Montembœuf et Sauvagnac, traverse d'ouest en est la commune et passe à 500 m au nord du bourg.

Le bourg est desservi par la D 50 qui va au sud vers Roussines et la D 164 qui va au nord vers Mouzon[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le Lindois comporte quelques gros hameaux, comme au nord chez Tandeau, la Sudrie, la Michelie, le Roule, la Morandie ; à l'ouest, Siardet, les Roudelières ; au sud, Cros, la Gilardie, Logeat et à l'est, la Garde et la Courrière.

La Belle Étoile, en limite avec Montembœuf, marque le carrefour de la D 13 avec la D 16 et la D 27[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Lindois
Montembœuf Cherves-Châtelars Mouzon,
Massignac
Mazerolles du Lindois Sauvagnac
Rouzède Roussines

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune du Lindois se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

La moité sud-est du bourg est occupée par le massif granitique de Saint-Mathieu, une grande partie nord-est par du gneiss, et du micaschiste à l'ouest du bourg[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est relativement élevée par rapport au reste de la Charente puisqu'on dépasse couramment les 300 m. Le point le plus bas, 224 m, est situé à l'est de la commune au sud de Logeat. Le point culminant, 351 m à l'ouest de la commune à côté de celle de Mazerolles, est le point le plus élevé de toute cette partie de la Charente, qu'on appelle aussi Massif de l'Arbre.

Le relief est faiblement incliné vers le sud, vers le bassin versant de la Tardoire. Le bourg est à 283 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur la commune du Lindois naît La Moulde, rivière longue de 18,1 km, affluent de la Charente, barrée par le barrage du Mas Chaban ce qui donne une retenue d'eau de 176 ha : le lac du Mas Chaban. Elle coule vers l'est sur sa partie communale.

À l'extrême nord de la commune, au nord de la D 13, la Michelie ruisseau temporaire, est un affluent de la Bonnieure et coule vers le nord en direction de Cherves-Châtelars.

La grande partie sud de la commune est sur le bassin versant de la Tardoire, autre affluent de la Charente avec la Bonnieure. On y trouve le ruisseau du Cros ou de la Séguinie au sud-ouest en limite avec Rouzède, qui alimente l'étang de la Groie, et de Logeat au sud-est. La D.27 qui passe au bourg reste sur la crête entre Moulde au nord et Tardoire au sud.

De nombreuses retenues d'eau, mares et étangs parsèment la commune. Les plus importants sont les étangs de la Groie et de Montizon situés au sud en limite avec Rouzède et Roussines.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme cette partie orientale de la Charente comprise dans le Massif central, le climat est océanique dégradé.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée, plus de la moitié. Les arbres sont des châtaigniers, épicéas, bouleaux, chênes.

Le reste de la commune est surtout consacré à l'élevage de vaches limousines, mais on trouve quelques pépinières de par la proximité de Montembœuf.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Lindoys au XIIIe siècle[6], Lindesio (non daté)[7].

L'origine du nom du Lindois est assez mystérieuse. Selon certains, elle remonterait au latin indictum signifiant « foire », « champ de foire », qui pourrait s'expliquer par un lieu de passage entre vallées différentes[8]. Selon Dauzat, elle pourrait remonter à un surnom en vieux français, l'Indois, qui pourrait signifier l'Indien[9]. Toutefois, la forme ancienne et l'introduction plus récente du français dans cette région de langue d'oc infirment cette dernière explication[Note 1].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[10]. Elle se nomme Lo Lindois en occitan[11].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Chemin des Anglais, voie antique d'Angoulême à Limoges, bordait la commune au nord[2].

On a retrouvé un vestige de camp militaire (talus en terre), qui a sans doute servi pendant la guerre de Cent Ans, au sud-est de la Gilardie en direction de Rouzède[12],[13].

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1655.

Le Lindois possédait autrefois un château dont il ne reste que quelques vestiges. Ce château avait été construit par Guy de Chasteigner, qui fut chambellan des rois Louis XI et Charles VIII et qui y mourut en 1547. La famille de Chasteigner conserva Le Lindois jusqu'à la Révolution.

Au début du XXe siècle, la principale industrie dans la commune était la fabrication de cercles de barriques en bois de châtaignier. Ce bois était aussi livré en partie aux fabricants d'alcool à brûler.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie du Lindois
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Jean-Daniel Laforge DVD  
2008 en cours Olivier Gaillard SE Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 340 habitants, en diminution de -0,87 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
920 924 811 896 944 976 1 065 1 033 1 014
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
954 1 021 932 963 971 1 081 1 040 1 006 982
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
938 908 747 733 674 639 616 615 569
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
481 388 352 311 330 322 341 340 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Le Lindois en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90  ans ou +
1,8 
6,3 
75 à 89 ans
16,6 
17,0 
60 à 74 ans
16,6 
23,3 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
22,1 
11,9 
15 à 29 ans
9,8 
19,5 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

L'école communale

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Le Lindois, Mazerolles et Roussines. Roussines accueille l'école maternelle, et Le Lindois et Mazerolles les écoles élémentaires. L'école du Lindois comporte une classe unique. Le secteur du collège est Montembœuf[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le porche de l'ancienne église Saint-Pierre date du XIVe siècle. L'église s'est effondrée peu après une messe de minuit[Quand ?]. Les vestiges sont classés monument historique depuis 1928[23].
  • L'église paroissiale Saint-Pierre actuelle a été reconstruite en 1924 avec les pierres de l'ancienne église de l'autre côté de la rue.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Château de Logeas

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bizarrement, Dauzat n'a pas trouvé les formes anciennes attestées du Lindois.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 136
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 39
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 405.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 16 janvier 2015)
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 149
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 153
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 218
  15. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2016.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Evolution et structure de la population à Le Lindois en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 1er juillet 2012)
  23. « Porche de l'ancienne église », notice no PA00104399, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]