Chagny (Saône-et-Loire)

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Chagny
Chagny (Saône-et-Loire)
La maison du peuple.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Chagny (Bureau centralisateur)
Intercommunalité CA Beaune Côte et Sud
Maire
Mandat
Michel Picard
2014-2020
Code postal 71150
Code commune 71073
Démographie
Gentilé Chagnotins
Population
municipale
5 543 hab. (2017 en diminution de 2,02 % par rapport à 2012)
Densité 293 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 41″ nord, 4° 45′ 15″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 315 m
Superficie 18,9 km2
Localisation
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Chagny
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Chagny
Liens
Site web chagny.fr

Chagny est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située au cœur d'une région viticole, à 16 km de Beaune et autant de Chalon-sur-Saône, lorsque la Dheune arrive sur le val de Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chassagne-Montrachet (Côte-d'Or) Corpeau (Côte-d'Or) Rose des vents
Remigny
Bouzeron
N Chaudenay
Demigny
O    Chagny    E
S
Rully Fontaines Lessard-le-National

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

La commune est à 15 km de la sortie des autoroutes A6, A31, A36. La gare TGV de Montchanin est à 23 km. L'aérodrome de Champforgeuil au Nord de Chalon-su-Saône est à 13 km.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cette commune est traversée au nord par la Dheune, et à l'ouest par le canal du Centre.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Chagny est située entre les sols des vignobles de Rully, Bouzeron et Chassagne-Montrachet (avec Remigny), qui sont des sols argilo-calcaires avec des marnes blanches à dominante calcaire. Mais la commune de Chagny est, elle, à dominante argileuse.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré à légère tendance continentale, présentant des étés chauds et des hivers froids[1], avec une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogènes sur l'année, le mois de mai étant le plus pluvieux. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise.

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, car Chagny est située entre ces deux villes.

Dijon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 :

Relevés Dijon ????-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[2]


Mâcon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[3]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Au fil des âges, la ville s'appelle Chagneyacum, Caliniacum, Chaigny, Chagné puis Chagny [4]. Le mot "Chagne" désigne, en berrichon et poitevin, une chênaie (le chagne étant alors une sorte de chêne). Donne aussi les toponymes : Chagnas, Chagnias, Chagniat et là, Chagny, dont on retrouve le chêne dans le blasonnement. En latin tardif le suffixe -acum est amuï. Contrairement au suffixe -anum qui est issu directement du latin[5], -acum indique une origine gauloise[6],[7] ; la forme gauloise est parfois notée -acon, et remonterait au celtique commun *-āko(n)[8].

Le gentilé est Chagnotin(e)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le bourg de cette commune fut mentionné en 840 dans une charte de Lothaire Ier[10]. La première mention de Chagny, date du règne de Charles le Chauve en 840-877. En 1220, un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf fut fondé sur ce territoire[10]. En 1369, Bertrand Du Guesclin, connétable en 1370, vient à Chagny pour décider les chefs des "Grandes compagnies" basées au château de Chagny, à partir pour la Castille où ils participeront à la guerre entre les deux compétiteurs au trône, Pierre le Cruel et Henri de Transtamare. Ce faisant, il débarrasse la province de ces bandes de routiers qui la mettaient en coupe réglée[11]. La rencontre entre Du Guesclin et les Grandes compagnies eut lieu au lieu-dit Saint-Jacques près de Rully[12].

Seigneurie[13][modifier | modifier le code]

Chagny est aux ducs de Bourgogne, puis passe à leur branche cadette de Monta(i)gu, issue d'Alexandre de Bourgogne[14], † 1205, fils cadet du duc Hugues III : ainsi, Eudes Ier de Montaigu, † vers 1243/1247, fils d'Alexandre et mari d'Elisabeth de Courtenay, affranchit les Chagnotins en septembre 1224 ; puis aux descendants des Bourgogne-Montagu de la Maison de Montfaucon-Montbéliard, jusqu'à Richard II, † 1337.

Alors, on retrouve Chagny chez les d'Antigny de Sainte-Croix, cousins des Montfaucon-Montbéliard par les Bellevesvre de Chay (mais sans parenté directe avec les Bourgogne-Montaigu ; peut-être un échange ou un legs inter-familial est-il intervenu ?). Toujours est-il qu'Huguette d'Antigny de Ste-Croix († 1359, fille d'Henri II de Ste-Croix et femme vers 1350 de Philippe II ou III de Vienne seigneur de Lons en partie, Pymont, Montmorot, Ruffey), puis sa fille Marguerite de Vienne (qui épouse en 1360 Louis Ier de Chalon d'Arlay), sont dites dames de Chagny et de Chay. Ces successions sont explicitées à l'article Richard III, à l'alinéa consacré à son fils Richard IV-Ier de Montfaucon-Montbéliard, père de Thierry, père de Richard II.

L'hôpital de Chagny est fondé au XIVe siècle par Marguerite de Vienne (au lieu-dit les Ponts ). Auparavant il y avait des léproseries (ou ladreries, maladreries), dont une au lieu-dit Saint-Jacques, puis un premier hospice (du XIIIe siècle ?).

Alix de Chalon-Arlay, fille de Jean III prince d'Orange († 1418), petite-fille de Louis Ier d'Arlay et Marguerite de Vienne ci-dessus, reçoit en dot lors de la succession paternelle 6 000 francs (ou livres tournois, cf. la Discussion), plus Chagny qu'elle transmet à son mari Guillaume (V) de Vienne de Bussy, † 1456, fils de Guillaume (IV) le Sage (seigneur de St-Georges et Seurre, Joux, Ste-Croix... ; cette branche de la Maison de Vienne a hérité les fiefs d'Antigny de Ste-Croix en héritage de Jeanne et Marie d'Antigny, nièces d'Huguette ci-dessus)

Puis Chagny va aux enfants d'Alix et Guillaume V de Vienne : leur fils Jean, † sans postérité ; et leur fille, autre Marguerite de Vienne, femme en 1446 de Rodolphe de Bade-Hochberg comte de Neuchâtel et Valangin.

La postérité Orléans-Longueville puis Savoie-Nemours de Marguerite et Rodolphe, hérite de Chagny : en effet, Jeanne de Hochberg, dame de Neuchâtel et de Noyers, petite-fille de Rodolphe et de la deuxième Marguerite de Vienne, épouse en 1504 Louis Ier d'Orléans duc de Longueville ; leur fille Charlotte d'Orléans, † 1549, épouse en 1528 Philippe de Savoie-Nemours comte de Genève et duc de Nemours ; les petits-fils de Charlotte et Philippe sont les ducs Charles-Emmanuel, † 1595 sans postérité, et Henri Ier , † 1632 : ce dernier vend Chagny au président Pierre Jeannin, ci-après, en 1596.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Chagny - Tranchée du Canal du Centre

Le baron Jeannin (vers 1540-1623), ministre du roi Henry IV, acquiert la baronnie de Chagny le 24 septembre 1596 (il avait aussi acheté en Bourgogne la seigneurie de Montjeu-en-Autun, au faubourg St-Blaise d'Autun, le 4 avril 1596 ; et la baronnie de Montjeu-en-Montagne à Broye dès 1583-1586 ; il y édifie respectivement les châteaux du Petit-Montjeu et du Grand-Monjeu). À sa mort en mars 1623, son cœur est légué à l'église de la paroisse St-Martin de Chagny, sous le chœur.

Le Surintendant des finances Pierre Jeannin légua Chagny à son petit-fils maternel Nicolas Jeannin de Castille, † 1691/1692, futur parlementaire[15] : mais ce n'est encore qu'un enfant, dont les parents Pierre de Castille et Charlotte Jeannin (mariés en 1603) cherchent très vite à vendre Chagny.

Le président de la Chambre des comptes de Paris Jean Perrault (vers 1604-1681 ; seigneur de Milly, d'Augerville, et de Montmirail, Authon et La Bazoche au Perche-Gouët) acquiert alors la baronnie de Chagny dans les années 1620[16], cédée à son neveu Louis Girard qui la vent à Jean(-Baptiste) de La Bout(h)ière (-en-Autunois : à St-Léger ? ; seigneur de (La) Chassa(i)gne(s) : à Laizy ?)

Jean-Baptiste de La Boutière est le père de Michel de La Boutière de La Chassagne (fl. 1647, parlementaire[17]), et le grand-père de Charles de La Bout(t)ière : ce dernier lègue Chagny en 1710 à son petit-cousin ou neveu Jean-François-Antoine de Clermont-Montoison, petit-fils de Louis-Rostaing de Clermont-Montoison et de Marguerite de La Boutière (fille de Jean et sœur de Michel ci-dessus, ou fille de Michel ? ; femme en 1643 d'Antoine-François de Clermont-Montoison : parents de Louis-Rostaing, père lui-même de Jean-François-Antoine[18])

À Jean-François-Antoine succéde son fils Louis-Claude de Clermont (1722-1787), père de Jeanne-Marie de Clermont-Montoison (1757-1822), x 1777 Amable-Charles de La Guiche (1747-guillotiné le 27 juin 1794) : parents de Louis-Henri de La Guiche (1777-1843), pair de France, d'où postérité.

L'hôpital tombe en ruine lorsque Charles de La Boutière, baron de Chagny, fait construire un nouvel hospice pour les pauvres de Chagny sur une terre lui appartenant, en 1700[10]. Louis XIV entérine cette fondation par lettres patentes. Agrandi grâce à un legs de l'évêque de Chalon, Mgr Madot, en 1772, il est desservi par les religieuses de l'ordre de Sainte-Marthe.

Le château médiéval est détruit au XVIIIe siècle par le baron de Chagny Louis-Claude, de la famille de Clermont-Montoison, pour faire place à un bel édifice surmonté d'une coupole, achevé une douzaine d'années avant la Révolution, vers 1780, œuvre de l'architecte bourguignon Émiland-Marie Gauthey, à qui l'on doit de nombreuses réalisations en Saône-et-Loire (à Chalon, Bourbon-Lancy, Givry, Gueugnon, Navilly, Tournus, le canal du Centre...). La famille de Clermont-Montoison émigra en 1792, et ne revint pas à Chagny.

La fin de siècle est marquée par la réalisation du Canal du Centre, de 1784 à 1791/1793, avec la tranchée de Chagny qui oriente le canal vers Chalon-sur-Saône.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare de Chagny, dans les années 1900.

Napoléon Bonaparte, alors élève à l'école militaire de Brienne, serait venu en visite chez la famille James, de Chagny[réf. nécessaire].

Favorisée par sa situation sur les axes routiers en direction d'Autun, Beaune, Chalon-sur-Saône, la construction du canal du Centre, l'arrivée de la ligne ferroviaire Paris Lyon Méditerranée en 1849 (gare de triage), la construction de verreries, bientôt remplacées par les grandes tuileries de Bourgogne en 1881 (jusqu'à 600 ouvriers[réf. nécessaire]), Chagny devient un centre industriel, bien desservi par le port du canal et la gare PLM.

L'édifice ayant succédé à l'ancien château médiéval est à son tour menacé de vétusté : il est détruit en 1866 sous la municipalité du maire Loydreau, et fait place en 1889 à une école religieuse tenue par les frères maristes, le pensionnat Sainte-Marie[19]. Le fondateur est l'abbé de Musy, curé de Chagny, qui réalise ainsi un vœu fait à Lourdes, où il a été miraculeusement guéri de sa cécité.

Lors de la guerre franco allemande de 1870, Chagny fut l'enjeu d'un combat le 20 novembre 1870.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La modernisation des bâtiments de l'hôpital, à la fin des années 1970, entraîne la disparition des salles communes, de la chapelle et du beffroi. Il reste la superbe apothicairerie du XVIIIe siècle, conservée dans son état originel (boiseries d'origine en partie peintes au XIXe siècle, pots en faïence de Paris de l'époque Empire)[20] et, dans la salle du conseil d'administration, outre quelques meubles anciens, les portraits des barons de Chagny, Charles de La Boutière et son gendre Antoine de Clermont-Montoison, premiers directeurs dudit hôpital.

Le déclin commence avec la fermeture du centre de triage et du tri postal. La modernisation des tuileries entraîne une très forte baisse des effectifs de cette entreprise, et l'usine Pierany ferme en 1979. L'activité du trafic sur le canal devient quasi nulle, remplacée par le tourisme nautique.

Des travaux d'agrandissements et de modernisation de l'hôpital, ont été réalisés dans les années 1992 et 1993.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'hôpital est classé centre hospitalier en 2008. Il connaît de nouveaux travaux d'extension en 2011/2013.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Chalon-sur-Saône du département de la Saône-et-Loire. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Seine-Maritime.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Chagny[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 14 à 27 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la Communauté de communes de la Région de Chagny en Bourgogne, créée fin 1994.

Celle-ci fusionne pour former, le , la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Novembre 1919 1922 Théo Bretin SFIO Instituteur
Ancien député (1914-1919)
1937 1940 Théo Bretin SFIO Instituteur
Député de Saône-et-Loire (1924 → 1928)
Conseiller général de Chagny (1929 → 1934)
Les données manquantes sont à compléter.
Octobre 1947 Mai 1953 M. Michaud    
Mai 1953 Mars 1977 Marcel Charollais SFIO Instituteur
Mars 1977 Mars 1989 Daniel Malingre PS Conseiller maître à la Cour des comptes
Mars 1989 Mars 2001 Michel Lauzier PS Ingénieur EDF
Mars 2001 En cours Michel Picard DVD Chef d'entreprise
Vice-président de la CA Beaune Côte et Sud (Réélu pour le mandat 2014 - 2020)[23]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Chagny figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[24].

En 2012, la ville est jumelée avec :

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps, Chagny accueille une grande partie des déchets du département, et il y aura prochainement[évasif] une usine de méthanisation[26].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Chagnotins[27].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2017, la commune comptait 5 543 habitants[Note 1], en diminution de 2,02 % par rapport à 2012 (Saône-et-Loire : -0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2192 2142 2602 5552 6343 1072 9263 2383 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8753 4593 8764 0594 1734 2224 5444 7364 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6714 4604 5314 5564 7424 8134 6524 6524 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 6875 2055 6615 3395 3465 5915 4065 3915 657
2017 - - - - - - - -
5 543--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chagny possède des écoles maternelles, primaires et secondaires en privé et public[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Chagny possède un centre hospitalier.

Il y a aussi des médecins généralistes, infirmier(e)s, ambulanciers, dentistes, kinésithérapeutes, vétérinaires et orthophonistes. Il y a également des pharmacies, un laboratoire d'analyses de biologie médicale, et un centre médico-social du Conseil départemental.

Cultes[modifier | modifier le code]

Chagny est le siège de la paroisse catholique Saint-Martin-des-Trois-Croix, qui relève du doyenné de Chalon-sur-Saône.

En 2019, la paroisse a pour curé le père Jean-Pierre Foret[31].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs terrains de sport, un gymnase, et une piscine. Il y a des clubs sportifs pour :

Associations[modifier | modifier le code]

En 2012, la ville compte 95 associations implantées sur la commune[32].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La tradition du Carnaval est vivante à Chagny, avec un Comité de la Mi-Carême[33] qui organise tous les ans diverses festivités à l'occasion de la Mi-Carême : élection de la Reine, cortège, bal[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Le restaurant Lameloise, à Chagny.

La ville est située au cœur d'une région argileuse, ce qui explique l'implantation d'une tuilerie à Chagny dès 1881, au bord du Canal du Centre. La tuilerie appartient en 2012 au groupe Terreal, et un nouveau site est en construction en lisière de la forêt de Chagny, pour augmenter de façon significative la production. Cette tuilerie compte environ 150 employés[35],[36]. L'autre grosse entreprise de la commune est les Moulins Joseph Nicot (environ 150 salariés)[35]. La ville possède un restaurant trois étoiles (Maison Lameloise) aujourd'hui tenu par Frédéric Lamy (directeur) et Éric Pras (chef cuisinier, meilleur ouvrier de France).

La viticulture est présente sur la commune avec environ 40 hectares de vignes, dont une partie est comprise dans l’appellation Rully[26]. Il y a quatre viticulteurs implantés sur la commune[26].

Il y a aussi un gros marché qui a lieu dans le centre ville chaque dimanche matin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chagny Ville fleurie : 2 fleurs.
  • Église Saint-Martin de Chagny : Classée monument historique[37], l'église est dominée par un clocher percé de baies à colonnettes. En 1839, Victor Hugo écrivait: « Il y a à Chagny un remarquable clocher roman, tour carrée, large, trapue, superbe. » ; le reste du bâtiment date de plusieurs époques : remanié jusqu'au XVIIe siècle, porche construit vers 1970. Prieuré de Saint-Ruf jusqu'à la Révolution. Elle abrite trois cloches[38], dont la plus petite date de 1489.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chagny (Saône-et-Loire).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’argent au chêne soudé d’or, feuillé de sinople sur une terrasse du même.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-915907-23-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  2. Archives climatologiques mensuelles - Dijon (????-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  3. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  4. La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Chagny, p. 39
  5. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, 1985, Les domaines gallo-romains IV, Noms en « -anum » II, p. 48 - 51 - 52.
  6. Ibid, p. 48.
  7. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance 1994, p. 39.
  8. ibidem
  9. « chagnotin », sur Wiktionary
  10. a b et c La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Chagny, p. 40
  11. Sources : abbé de Courtépée
  12. Abbé Charles-Louis Bandet : « Histoire de Chagny », 1897
  13. « Chagny, p. 326-330, notamment 328 », sur Description du duché de Bourgogne, t. 3, par l'abbé Claude Courtépée, 2° édition chez Victor Lagier, Dijon, 1848
  14. « Alexandre Ier de BourgogneMontagu », sur Geneanet, arbre de Jean-Hervé FAVRE
  15. « Nicolas Jeannin de Castille », sur Geneanet, arbre d'Henri FREBAULT
  16. « Jean Perrault acquiert la baronnie de Chagny, p.17 », sur Jean Perrault, président de la Cour des Comptes sous Louis XIV, par Alfred Perrault-Dabot, chez E. de Boccard, éditeur à Paris, 1917
  17. « Michel de La Boutière, sieur de La Chassagne, chap. 48, p. 233-234 », sur Observations sur la coutume du duché de Bourgogne, par Jean Bouhier, in Œuvres de Monsieur le président Bouhier, éditées par le président Louis-Philibert-Joseph Joly de Bévy, chez Louis-Nicolas Frantin à Dijon, 1788
  18. « Jean-François-Antoine de Clermont-Montoison », sur Geneanet, arbre de Guillaume de WAILLY
  19. Sources : Histoire de Chagny, ouvrages de l'abbé Bandet, et de Maurice Roy
  20. « Les apothicaireries de Saône-et-Loire », article de Pierre Prost paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 132 de décembre 2002 (pages 11 à 14).
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. « Les maires de Chagny », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 décembre 2019).
  23. « Le nouveau conseil installé : Le nouveau conseil municipal s'est installé ce matin. Sans surprise, Michel Picard a été élu maire pour la troisième fois. Il pourra compter sur 24 colistiers de sa majorité. La liste dirigée par l'opposante Michèle Rodier en a quatre », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019).
  24. Avec Autun, Bourbon-Lancy, Chalon-sur-Saône, Chauffailles, Cuisery, Épinac, Étang-sur-Arroux, Loisy, Mâcon, Lugny, Paray-le-Monial, Romenay, Saint-Amour-Bellevue, Sanvignes-les-Mines et Tournus. Source : Bernard Humblot, « Quand la Saône-et-Loire s'intéresse aussi aux pays voisins », revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 de décembre 1972, pp. 9-11.
  25. a et b Site de France diplomatie, Atalas français de la coopération décentralisé et des autres actions extérieurs, page sur la Saône-et-Loire, Consulté le 9 février 2012.
  26. a b et c Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 17 janvier 2012, page local Chalon, Un jour, une commune : Chagny, p.  17
  27. http://www.habitants.fr/habitants_chagny_71073.html
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  31. Revue Église d'Autun n° 19 du 15 novembre 2019, page 610.
  32. Site de la mairie de Chagny, page sur les associations, consulté le 18 janvier 2012
  33. Site du Comité de la Mi-Carême de Chagny.
  34. Chagny – Animation, La Mi-Carême aura bien ses reines, sur le site Internet mis en ligne par Le journal de Saône-et-Loire, 29 novembre 2017.
  35. a et b Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 17 janvier 2012, page local Chalon, Un jour, une commune : Chagny, p.  16
  36. Le Journal de Saône-et-Loire, dans son numéro du lundi 2 avril 2018, consacre un article à Chagny et son activité industrielle et tuilière : « Voie de communication à la fois touristique et industrielle, le canal du Centre a grandement participé au développement de la tuilerie et de la ville de Chagny. Navigable à partir de 1783, le canal du Centre (ancien canal du Charolais) a servi de moyen de transport aux entreprises riveraines comme les Verreries de Chagny (1861–1881), remplacées par les Grandes Tuileries de Bourgogne en septembre 1881. Ces dernières, absorbées par Lambert Frères en 1963, deviennent Lambert Céramiques en 1975 puis Terréal en 2003. Les premières tuileries à Chagny datent de 1713, avec la tuilerie Robert au lieu-dit la Grangerie. La tuilerie a connu plusieurs dates marquantes, comme 1938, année de la fusion des tuileries de Chagny et de Montchanin. En 1963, la société Lambert rachète les tuileries de Montchanin et Chagny pour ne conserver que celle de Chagny, Montchanin étant arrêtée en 1973. Le 6 août 1964, un incendie, commencé au four n° 3, détruit les trois quarts du site chagnotin. En 1976, la dernière cheminée est démoli, puis en 1990 la société devient la tuilerie la plus moderne d’Europe, suivie de la construction de Terréal 2 en 2007 ».
  37. « Église Saint-Martin », notice no PA00113146, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. 3 cloches
  39. « Croix du 15e siècle du château de Bellecroix », notice no PA71000005, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Apothicairerie de l'hôpital », notice no PA71000068, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Arbre référencé au sein de « L’inventaire des arbres remarquables de Bourgogne ». Source : Alain Desbrosse, Arbres et arbustes remarquables de Bourgogne : un inventaire en marche depuis 26 ans…, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 199-200 de novembre 2019, pp. 9-17.
  42. * Le vol des oiseaux (1890) éd. G. Masson (Lire en ligne) - Préface publiée dans La Revue scientifique 19 octobre 1889