Authon-du-Perche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Authon.

Authon-du-Perche
Authon-du-Perche
La place du marché.
Blason de Authon-du-Perche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Brou
Intercommunalité Communauté de communes du Perche
Maire
Mandat
Patrice Leriget
2014-2020
Code postal 28330
Code commune 28018
Démographie
Gentilé Authonniers ou Authonnais
Population
municipale
1 519 hab. (2016 en augmentation de 15,95 % par rapport à 2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 47″ nord, 0° 53′ 36″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 267 m
Superficie 34,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Authon-du-Perche

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Authon-du-Perche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Authon-du-Perche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Authon-du-Perche

Authon-du-Perche est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

La commune qui s'appelait à l'origine Authon a été renommée en Authon-du-Perche par un décret de 1935. Chef-lieu de canton jusqu'en 2015, Authon-du-Perche est aujourd'hui rattachée au canton de Brou. Elle est constituée en tant que commune nouvelle le suite au couplage avec la commune voisine de Soizé[1].

Les habitants sont appelés Authonniers ou Authonnais, ce dernier gentilé étant le plus couramment utilisé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Authon-du-Perche est situé à la rencontre du Perche et du Perche-Gouët[2], les deux régions étant généralement confondues par les visiteurs en tant que « Perche ». Au nord et à l'ouest de la commune, le Perche est une région bocagère et humide, majoritairement dévolue à l'élevage et d'aspect collinaire. À l'est de la commune, s'amorce un paysage de transition avec la Beauce céréalière qui s'étend jusqu'à l'est de Brou. Ce paysage, moins collinaire et humide, à l'économie davantage tournée vers la culture d'« openfield » depuis la deuxième moitié du XXe siècle, s'appelle le Perche-Gouët.

Le bourg principal se situe au sommet d'une colline, culminant à 247 mètres, à la réunion de vallées, sources de plusieurs rivières :

  • une des sources de la Braye, affluent du Loir, se situe dans les pièces d'eau du château de la Fosse ;
  • la Rhône, affluent de l'Huisne, naît dans les étangs de la Goguerie ;
  • deux ruisseaux naissent à Authon puis se rejoignent à proximité du lac du château de Charbonnières pour former la rivière de Sainte-Suzanne, affluent de l'Ozanne puis du Loir.

Le bourg se divise en deux parties principales : le cœur historique des XVIe et XIXe siècles, autrefois entouré de fossés, construit de manière concentrique sur les flancs de la colline, et les extensions progressives depuis 1885.

Le hameau de Saint-Lubin-des-Cinq-Fonts est une ancienne commune rattachée à Authon en 1836. Le hameau est construit en paliers sur le flanc nord-ouest d'une colline surplombant la vallée de la Rhône.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Authon-du-Perche
Coudray-au-Perche Béthonvilliers Beaumont-les-Autels
Saint-Bomer Authon-du-Perche Charbonnières
Soizé La Bazoche-Gouet

Transports et voies d'accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par des axes secondaires d’intérêt départemental. Les plus importants relient Authon-du-Perche à Nogent-le-Rotrou et La Bazoche-Gouet (D 9), et à Brou (D 13).

Sur la ligne d'Arrou à Nogent-le-Rotrou, une desserte ferroviaire existait pour les voyageurs jusqu'en 1938. La ligne a été déclassée en 1964 et la gare qui se trouvait devant le collège actuel, détruite.

Une ligne de transports par car, avec le service du conseil départemental Transbeauce, relie un certain nombre de communes proche avec Authon-du-Perche et avec le chef-lieu d'arrondissement Nogent-le-Rotrou. Sa faible fréquence à des horaires très matinaux destine cette ligne à un transport scolaire avant tout.

L'autoroute A11, ouverte en 1975, passe au nord du village, coupant le territoire de la commune en deux. Elle ne dessert pas directement la commune, et est accessible uniquement aux péages de Luigny en direction ou en provenance de Paris, ou de Lamnay en provenance ou à destination du Mans et de l'ouest de la France. Malgré les souhaits à l'échelle locale, il n'a semble-t-il jamais été question ni chez le concessionnaire autoroutier, ni au conseil départemental de desservir directement la commune par un échangeur. Les distances entre sorties autoroutières sont en effet de trente kilomètres environ. Récemment pourtant, la commune d'Illiers-Combray qui présentait une situation identique a obtenu un accès à l'autoroute au titre de son développement, et aussi du désengorgement de la route qui mène à Chartres.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom d'un empereur Augustus associé au gaulois -dunon, « forteresse ».

Histoire[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La forme latine du nom d'Authon, Augustinium, peut laisser penser qu'il y avait autrefois un temple dédié à l'empereur Auguste situé sur cette colline fortifiée (dunum).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plus tard, la ville fut l'une des cinq baronnies du Perche-Gouet, sous le nom d'Authon la gueuse. Ce sobriquet, peu attractif, est sans doute lié à la pauvreté paysanne des terres percheronnes autour d'Authon, seulement propices au pâturage. Elle dépendait de la généralité d'Orléans, de l'élection de Châteaudun et de l'archidiaconé du Dunois. Son territoire était régi par les coutumes du Grand Perche, de Chartres et d'Orléans.

La fabrication des étamines y fut importante comme à Nogent-le-Rotrou. On peut encore retrouver le long de la Rhône, l'emplacement des moulins dont les aubes fournissaient la force motrice pour le tissage et le traitement des étoffes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La ville compta de nombreux protestants du temps de la réforme. Ceux-ci se réunissaient dans une grande maison sur la place qui appartenait à la famille de Robethon. En 1558, François de Robethon était notaire royal. Plus tard, Bertrand de Robethon, fut médecin du roi Henri III. L'un de ses fils, Jacques, devint le conseiller et le médecin de la reine Marguerite de Valois.

Une inscription latine est présente sur le fronton de la porte de cette demeure. Elle indique : « Comme la rose entre les épines - Comme le juste parmi les impies - L'homme courageux, alors qu'il souffre, vainc » ; c'est une allégorie à la lutte qui déchira catholiques et protestants durant de nombreuses années et dont eut à souffrir particulièrement cette famille.

En 1632, c'est le pasteur d'Authon qui procéda à l'inhumation de Sully.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1836, la commune de Saint-Lubin-des-Cinq-Fonts fut rattachée à Authon. C'est dans ce village que fut assassiné en 1604 par des catholiques le sieur de Beauregard. Cette commune porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Cinq-Fonds[3].

Suite à l'arrêté du portant création de la commune nouvelle d'Authon-du-Perche (JORF n°0272 du 24 novembre 2018[1]), la commune nouvelle est créée en lieu et place des communes d'Authon-du-Perche et de Soizé (canton de Brou, arrondissement de Nogent-le-Rotrou) à compter du .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1810 1815 Docteur Pierre Dubois    
1815 1816 Louis Quineau-Braudeau    
1816 1816 Thomas Met    
1816 1824 Jean Fournier    
1824 1831 Jacques Martin-Morin    
1831 1834 Sévère Martin-Fortris    
1834 1841 Charles Roger    
1841 1851 Louis Marie   Membre du conseil général
1853 1857 Paul Martin-Fortris    
1857 1871 Louis Marie    
1871 1871 Paul Martin-Fortris    
1871 1881 Pierre Fourmilleau    
1881 1882 Lucien Courtois    
1882 1885 Pierre Fourmilleau    
1885 1892 Julien Beaudoin    
1892 1903 Paul Martin-Fortris   Propriétaire
1903 1908 Charles Challier    
1908 1929 Louis Lucas    
1929 1947 Léon Chevereau    
1947 1959 Paul Couronné    
1959 1977 Marcel Alcover Rad. Conseiller général
1977 1983 René Soler    
1983 1989 Marcel Alcover MRG  
1989 2001 Monique Lagleyze DVD Assistante sociale
2001 2010 Yani Pichard DVD Cadre de direction, conseiller général
2010 2018 Patrice Leriget DVD Entrepreneur retraité
2019 En cours Patrice Leriget DVD Maire de la commune nouvelle[4]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 1 519 habitants[Note 1], en augmentation de 15,95 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4951 1661 2701 2111 3121 6501 5841 5901 610
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5581 5351 5661 5041 4211 4271 3761 3711 413
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4391 3091 2341 1571 2151 2691 2041 1861 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1661 2201 3961 3191 2701 2871 2691 2951 240
2016 - - - - - - - -
1 519--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année se déroule à Authon la fête de la Trinité, avec animation de rues et concours de voitures à pédalier (26 et 27 mai en 2018) [9].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

Elle est l'une des plus anciennes du diocèse et sa construction remonterait au XIe siècle. Elle aurait été la chapelle des moines qui habitaient dans l'abbaye primitive. Le prieuré aurait été édifié après le séjour de saint Calais.

L'église Saint-André abrite plusieurs objets classés monuments historiques : tableaux, statues, banc d’œuvre et objets liturgiques[10].

Chapelle Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

Au hameau de Saint-Lubin-des-Cinq-Fonts, la chapelle Saint-Lubin possède une cloche datée de 1761, classée monument historique[11].

Baptisée Renée-Madeleine-Jeanne, elle a été restaurée en 2017, en même temps que la façade occidentale de la chapelle[12].

Prieuré d'Authon-aux-Bonshommes[modifier | modifier le code]

L'ordre de Grandmont installe près du bois, appelé désormais le bois de Grandmont, une « celle » (prieuré d'ermites) à Authon entre 1140 et 1163, sous la protection des comtes du Perche. Elle comptait cinq clercs en 1295. À la réforme de l'ordre en 1317, le prieuré est rattaché au prieuré de Chênegallon et ne sert plus que de ferme. L'église est détruite en 1778. La base de son mur ouest est encore visible dans la grange attenante. Il subsiste l'aile occidentale du prieuré (ancien cellier des moines) éclairée de cinq lancettes à l'étage[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Le Moal en 1971.
  • Jean Le Moal (1909-2007), peintre et créateur de vitraux, né à Authon-du-Perche.
  • Jean-Claude Morice (né en 1939), artiste plasticien français, y est né.
  • Thierry Arbogast (1956- ), chef opérateur, est un résident d'Authon-du-Perche.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Authon-du-Perche (28).svg

D'or au sautoir de gueules, sur le tout, d'argent à trois chevrons brisés de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arrêté du 9 juillet 2018 portant création de la commune nouvelle d'Authon-du-Perche (lire en ligne)
  2. CAUE 28, Guides des Paysages d'Eure-et-Loir
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Lubin-des-Cinq-Fonts », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 5 décembre 2012)
  4. Patrice Leriget est élu maire avec 20 voix, sur lechorepublicain.fr
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Anim’Authon prépare déjà la “Trinité” », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  10. Liste des objets classés ou inscrits MH., base Palissy, consulté le 23 décembre 2015.
  11. « Cloche de clocher », notice no PM28000024, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. Odile Obrecht, « Renée-Madeleine-Jeanne bénie en mai », sur www.lechorepublicain.fr, (consulté le 20 mars 2017)
  13. Histoire et photographie du prieuré d'Authon-aux-Bonshommes