Montmirail (Sarthe)

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Montmirail
Montmirail (Sarthe)
Le château.
Blason de Montmirail
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Saint-Calais
Intercommunalité communauté de communes de l'Huisne Sarthoise
Maire
Mandat
Jean Dumur
2014-2020
Code postal 72320
Code commune 72208
Démographie
Gentilé Montmiraillais
Population
municipale
403 hab. (2016 en diminution de 0,98 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 10″ nord, 0° 47′ 26″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 227 m
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Montmirail est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 403 habitants[Note 1]. Elle dépendait du diocèse de Chartres et était l'une des cinq baronneries du Perche-Gouët[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans la région naturelle du Perche.

Communes limitrophes de Montmirail
Saint-Jean-des-Échelles Gréez-sur-Roc
Lamnay Montmirail
Champrond Melleray

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Mont- au sens de « colline, élévation de terrain, hauteur », appellatif toponymique issu du gallo-roman MONTE (du latin montem, accusatif de mons). Le second élément -mirail représente l'ancien français mirail « miroir » → « point de vue, poste d'observation » cf. Montregard[2]. Il s'agit d'un dérivé de mire, suivi du suffixe à valeur superlative -ail (cf. vitrail, etc.).

Remarque : les formes anciennes du type Mons Mirabilis sont des latinisations fantaisistes de clercs médiévaux. L'adjectif mīrābilis signifie en latin « admirable, merveilleux », d'où « miraculeux (lieu des miracles) » et dont le substantif en latin populaire, *mirabĭlia, (altération du latin classique mīrābĭlia) a donné merveille par évolution phonétique régulière et pas autre chose.

Le gentilé est Montmiraillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Trois époques se côtoient dans le château aux multiples visages qui surplombe le village de 320 m d'altitude. Pendant longtemps et même bien av. J.-C., la place de Montmirail était déjà défensive.

La partie la plus ancienne du château est du XIIe siècle et comprend de nombreux cachots. C'est la seule partie intacte du XIIe, le reste, ce qui se situait au-dessus du sol ayant été détruit durant la guerre de Cent Ans… Mais auparavant, en 1169, alors que le royaume de France de cette époque est amputé de fait d'une grande part de son territoire, car les trois quarts du pays (toute la façade ouest) est aux mains des Plantagenêts, certes en principe vassaux du roi de France mais en même temps roi d'Angleterre, et donc plus puissants que le roi de France. La forteresse de Montmirail, à la frontière des deux états, est le témoin d'une rencontre importante entre le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt et le roi de France Louis VII le Jeune. Le but de l'entretien est de réconcilier le roi d'Angleterre avec Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry, autrefois désigné à cette fonction par le roi Henri II lui-même, mais qui a dû fuir l'Angleterre et se réfugier en France car il contestait l'autorité du roi sur l'Église d'Angleterre. C'est un échec. Thomas sera assassiné un an plus tard lors de son retour en Angleterre dans sa cathédrale de Canterbury avec un énorme retentissement puisqu'il sera sanctifié peu de temps après. Le château, comme les possessions de Normandie, sera récupéré par Philippe Auguste, le fils de Louis VII, sous le règne de Jean, qui succédera à Henri II.

Postérieurement aux destructions de la guerre de Cent Ans, au XVe siècle, le château est reconstruit par les comtes du Maine, notamment Charles V d'Anjou. Il fait bâtir la forteresse médiévale que constitue la façade nord du château, des salles d'armes, des cachots et surtout des murs de sept mètres d'épaisseur pour éviter que les ennemis détruisent (encore) le château.

À la Renaissance, M. de la Palice et son épouse Marie de Melun sont propriétaires du château et laissent des traces flagrantes de l'époque Renaissance. Le château a également appartenu à Mademoiselle de Blois, la fille du roi Louis XIV qui hérite par son mari défunt, Louis Armand de Conti. La princesse de Conti fait ériger la plus grande partie qui constitue le château aujourd'hui : la partie XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Henri Besnard   Boulanger
1977 mars 2001 Francis Lejard    
mars 2001 En cours Jean Dumur[3]   Agriculteur
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 403 habitants[Note 2], en diminution de 0,98 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7718648238659129471 002993991
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
943936883778768746766734767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
675722730672580559567570563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
536519451460447462423418412
2013 2016 - - - - - - -
411403-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Château de Montmirail des XIVe, XVe et XVIIIe siècles. Ce château de Montmirail, comme celui de la Marne également, n'a rien à voir avec les films Les Visiteurs. Pour ceux-ci, seul le nom a été utilisé, le château du film étant situé dans le Sud de la France.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Chapelle Saint-Servais.
  • Sentier de Bellevue qui longe les remparts de la cité. Probablement le plus ancien exemple de génie civil dans le Perche sarthois.
  • Le jardin des Remparts, jardin d'inspiration médiévale situé au pied des remparts.
  • Plusieurs vieilles maisons datant du XVe au XVIIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête médiévale tous les ans au mois d'août.
  • Courses hippiques les 1er et 2e dimanches de juillet à l'hippodrome du Perche sarthois.
  • Expositions de mai à septembre à la salle Maurice-Loutreuil.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montmirail Blason Fascé d'argent et de sable de dix pièces au lion de gueules brochant sur le tout.
Détails
Adopté le 21 mars 1961.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la ... par François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois,Badier p. 403.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 467b
  3. Réélection 2014 : « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le 29 mars 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « musee.monsmirabilis.org - Personnages illustres de Montmirail » (consulté le 16 janvier 2011)