Bourgogne (AOC)
| Bourgogne | |
Le vignoble de la combe Lavaux, à Gevrey-Chambertin. | |
| Appellation(s) principale(s) | comprend 14 DGC : côte-d'or, hautes-côtes-de-beaune, côtes-du-couchois, hautes-côtes-de-nuits, chitry, etc. |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 1930 (AO) et 1937 (AOC) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bourgogne |
| Localisation | Yonne, Côte-d'Or, Saône-et-Loire et Rhône |
| Climat | océanique dégradé à tendance continentale |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
de 1 750 (Auxerre) à 1 943 h (Mâcon) |
| Sol | argilo-calcaire |
| Superficie plantée | 6 649 hectares (en 2023)[1] |
| Cépages dominants | pinot noir N[n 1] et chardonnay B |
| Vins produits | 61 % rouges, 38 % blancs et 0,6 % rosés |
| Production | 390 934 hectolitres (en 2023)[1] |
| Pieds à l'hectare | minimum 5 000 pieds/ha[2] |
| Rendement moyen à l'hectare | 59 hl/ha en rouge ou rosé et 63 en blanc (en 2023)[1] |
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Un bourgogne[n 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit dans les départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire et du Rhône.
Il s'agit d'une AOC régionale, elle est donc commune à tout le vignoble de Bourgogne et du Beaujolais ; elle comprend quatorze dénominations (bourgogne montrecul, bourgogne hautes-côtes-de-beaune, etc.) et quatre produits (rouge, blanc, rosé ou clairet, nouveau ou primeur).
Histoire
[modifier | modifier le code]Création de l'appellation
[modifier | modifier le code]La création des appellations d'origine par la loi du oblige les producteurs et le commerce à donner aux vins des noms conformes à leur origine[3], ce qui entraine la limitation par décision de justice du [4] de l'appellation d'origine (AO) bourgogne (qu'on pouvait compléter d'un nom de commune) aux seuls vins réalisés avec du pinot noir ou du chardonnay, le gamay étant seulement utilisé pour la fabrication du passe-tout-grains et du grand ordinaire (ce dernier renommé ensuite coteaux-bourguignons).
Quinze premières appellations communales bourguignonnes sont créées en 1936-1938, pour protéger un nom de produit et le réserver à la production d'un territoire délimité, dans le souci de lutter contre les fraudes[5]. C'est le décret du qui établit le premier cahier des charges de l'appellation bourgogne : ce vin peut être produit sur l'ensemble de la Bourgogne viticole, définie comme « exclusivement constituée par les départements de la Côte-d'Or, de l'Yonne, de Saône-et-Loire et par l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône dans le département du Rhône » (c'est-à-dire le vignoble du Beaujolais), y compris toutes les parcelles classées en appellations communales ; il s'agit alors soit d'un vin rouge, produit à partir de pinot noir, pinot lièbault, pinot beurot, césar, tressot (ces deux uniquement dans l'Yonne), pinot Renevey (toléré pour encore 15 ans), pinot blanc, chardonnay (ces deux limités à 15 % de l'assemblage), ou gamay noir à jus blanc (ce dernier uniquement en Saône-et-Loire et dans le Rhône), soit d'un vin blanc, à partir de pinot blanc et chardonnay (dit beaunois ou auboine) ; le rendement est limité à 45 hectolitres par hectare (en moyenne sur cinq ans)[6].
Modifications majeures
[modifier | modifier le code]En 1943, le régime de Vichy réduit les rendements maximum à 40 hl/ha pour le bourgogne[7], puis créé une appellation spécifique pour les effervescents, appelé le bourgogne mousseux (alors en blanc, rouge ou rosé, avec comme cépages ceux du bourgogne ordinaire)[8].
En 1961, l'appellation peut désormais être complétée sur les étiquettes par deux mentions, « Hautes-Côtes-de-Beaune » (bourgogne hautes-côtes-de-beaune) et « Vin fin des Hautes-Côtes-de-Nuits » (bourgogne hautes-côtes-de-nuits), pour les vins produits sur treize communes dans le premier cas et quinze dans le second[9]. En 1977, le nom « Irancy » est de même autorisé sur les étiquettes (bourgogne-irancy) pour les vins rouge et rosé produit à Irancy[10].
En 1990, c'est au tour du bourgogne côte-chalonnaise sur une partie de la Saône-et-Loire[11] ; puis en 1993 des « sous-régions » (on utilise ensuite le terme de « dénominations géographiques ») bourgogne-côtes-d'auxerre, bourgogne chitry, bourgogne coulanges-la-vineuse, bourgogne épineuil, bourgogne-la-chapelle-notre-dame (à Ladoix-Serrigny), bourgogne montrecul (à Dijon), bourgogne le chapitre (à Chenôve) et bourgogne rosé ou clairet[12]. En 1996, se rajoute le bourgogne côte saint-jacques (ne concernant qu'un coteau à Joigny)[13] ; puis en 1998, le bourgogne-vézelay[14]. En 1999, l'irancy devient une appellation à part entière[15].
En 2001, une nouvelle dénomination se rajoute, le bourgogne-côtes-du-couchois (limité à six communes du Couchois, en Saône-et-Loire)[16] ; en 2006, le bourgogne tonnerre[17] ; enfin en 2017, dernières en date, la dénomination bourgogne côte-d'or (limité au vignoble de la Côte-d'Or)[18] et l'appellation vézelay[19] sont créées. Le cahier des charges de l'appellation est modifié dernièrement en [20], puis en [21], en [22], en [23] et en [2].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire d'appellation
[modifier | modifier le code]| Images externes | |
| Carte de l'aire de production du bourgogne (mais y manque le Beaujolais) | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophotos du parcellaire de l'AOC | |
L'appellation bourgogne est une appellation régionale, soit une appellation d'origine contrôlée (AOC) produite dans l'ensemble du vignoble de Bourgogne. Son aire de production couvre 55 communes de l'Yonne, 91 de la Côte-d'Or, 166 de Saône-et-Loire et 85 du Rhône[n 3]. Son aire d'appellation est la même que les autres appellations régionales que sont le coteaux-bourguignons, le bourgogne-passe-tout-grains, le bourgogne mousseux et le crémant de Bourgogne (le bourgogne aligoté ne peut pas être produit sur les communes du Rhône, c'est-à-dire le vignoble du Beaujolais).
En 2023, les surfaces déclarées produisant l'appellation sont (en y comptant les différentes dénominations géographiques) d'un total de 6 649 hectares[n 4], dont 4 214 ha pour du rouge, 2 389 ha pour du blanc et 45 ha pour du rosé ou clairet[1]. En 2008, le total (sans compter les dénominations) était de 2 657,91 hectares, dont 1 811 ha en rouge (planté principalement en pinot noir) et de 846 ha en blanc (planté principalement en chardonnay)[24].
- Département de la Côte-d'Or : Aloxe-Corton, Ancey, Arcenant, Auxey-Duresses, Baubigny, Beaune, Belan-sur-Ource, Bévy, Bissey-la-Côte, Bligny-lès-Beaune, Boncourt-le-Bois, Bouix, Bouze-lès-Beaune, Brion-sur-Ource, Brochon, Chambolle-Musigny, Charrey-sur-Seine, Chassagne-Montrachet, Chaumont-le-Bois, Chaux, Chenôve, Chevannes, Chorey-les-Beaune, Collonges-lès-Bévy, Comblanchien, Corcelles-les-Monts, Corgoloin, Cormot-le-Grand, Corpeau, Couchey, Curtil-Vergy, Daix, Dijon, Échevronne, L'Étang-Vergy, Fixin, Flagey-Echézeaux, Fussey, Gevrey-Chambertin, Gilly-lès-Cîteaux, Gomméville, Griselles, Ladoix-Serrigny, Larrey, Magny-lès-Villers, Mâlain, Marcenay, Marey-lès-Fussey, Marsannay-la-Côte, Massingy, Mavilly-Mandelot, Meloisey, Messanges, Meuilley, Meursault, Molesmes, Monthelie, Montliot-et-Courcelles, Morey-Saint-Denis, Mosson, Nantoux, Noiron-sur-Seine, Nolay, Nuits-Saint-Georges, Obtrée, Pernand-Vergelesses, Plombières-lès-Dijon, Poinçon-lès-Larrey, Pommard, Pothières, Premeaux-Prissey, Puligny-Montrachet, Reulle-Vergy, La Rochepot, Saint-Aubin, Saint-Romain, Santenay, Savigny-lès-Beaune, Segrois, Talant, Thoires, Vannaire, Vauchignon, Villars-Fontaine, Villedieu, Villers-la-Faye, Villers-Patras, Vix, Volnay, Vosne-Romanée et Vougeot ;
- département du Rhône : Alix, Anse, L'Arbresle, Les Ardillats, Arnas, Bagnols, Beaujeu, Belleville, Belmont-d'Azergues, Blacé, Le Bois-d'Oingt, Le Breuil, Bully, Cercié, Chambost-Allières, Chamelet, Charentay, Charnay, Châtillon, Chazay-d'Azergues, Chénas, Chessy, Chiroubles, Cogny, Corcelles-en-Beaujolais, Dareizé, Denicé, Émeringes, Fleurie, Frontenas, Gleizé, Jarnioux, Juliénas, Jullié, Lacenas, Lachassagne, Lancié, Lantignié, Légny, Létra, Liergues, Limas, Lozanne, Lucenay, Marchampt, Marcy, Moiré, Montmelas-Saint-Sorlin, Morancé, Odenas, Oingt, Les Olmes, Le Perréon, Pommiers, Pouilly-le-Monial, Quincié-en-Beaujolais, Régnié-Durette, Rivolet, Saint-Clément-sur-Valsonne, Saint-Cyr-le-Chatoux, Saint-Didier-sur-Beaujeu, Saint-Étienne-des-Oullières, Saint-Étienne-la-Varenne, Saint-Georges-de-Reneins, Saint-Germain-Nuelles, Saint-Jean-d'Ardières, Saint-Jean-des-Vignes, Saint-Julien, Saint-Just-d'Avray, Saint-Lager, Saint-Laurent-d'Oingt, Saint-Loup, Saint-Romain-de-Popey, Saint-Vérand, Sainte-Paule, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, Sarcey, Ternand, Theizé, Vaux-en-Beaujolais, Vauxrenard, Vernay, Ville-sur-Jarnioux, Villié-Morgon et Vindry-sur-Turdine ;
- département de Saône-et-Loire : Aluze, Ameugny, Azé, Barizey, Berzé-la-Ville, Berzé-le-Châtel, Bissey-sous-Cruchaud, Bissy-la-Mâconnaise, Bissy-sous-Uxelles, Bissy-sur-Fley, Bonnay, Blanot, Bonnay-Saint-Ythaire, Bouzeron, Boyer, Burgy, Burnand, Bussières, Buxy, Bray, Bresse-sur-Grosne, Cersot, Chagny, Chaintré, Chamilly, Champagny-sous-Uxelles, Chânes, Change, Chapaize, La Chapelle-de-Guinchay, La Chapelle-sous-Brancion, Charbonnières, Chardonnay, Charnay-lès-Mâcon, Charrecey, Chasselas, Chassey-le-Camp, Château, Cheilly-lès-Maranges, Chenôves, Chevagny-les-Chevrières, Chissey-lès-Mâcon, Clessé, Cortambert, Cortevaix, Couches, Crêches-sur-Saône, Créot, Cruzille, Culles-les-Roches, Curtil-sous-Burnand, Davayé, Dennevy, Dezize-lès-Maranges, Donzy-le-National, Dracy-lès-Couches, Dracy-le-Fort, Épertully, Étrigny, Farges-lès-Mâcon, Fleurville, Fley, Fontaines, Fuissé, Genouilly, Germagny, Givry, Grevilly, Hurigny, Igé, Jalogny, Jambles, Jugy, Jully-lès-Buxy, Lacrost, Laives, Laizé, Leynes, Lournand, Lugny, Mâcon, Malay, Mancey, Martailly-lès-Brancion, Massy, Mellecey, Mercurey, Milly-Lamartine, Montagny-lès-Buxy, Montbellet, Montceaux-Ragny, Moroges, Nanton, Ozenay, Paris-l'Hôpital, Péronne, Pierreclos, Plottes, Préty, Prissé, Pruzilly, Remigny, La Roche-Vineuse, Romanèche-Thorins, Rosey, Royer, Rully, Saint-Albain, Saint-Amour-Bellevue, Saint-Boil, Saint-Clément-sur-Guye, Saint-Denis-de-Vaux, Saint-Désert, Saint-Gengoux-de-Scissé, Saint-Gengoux-le-National, Saint-Gilles, Saint-Jean-de-Trézy, Saint-Jean-de-Vaux, Saint-Léger-sur-Dheune, Saint-Mard-de-Vaux, Saint-Martin-Belle-Roche, Saint-Martin-du-Tartre, Saint-Martin-sous-Montaigu, Saint-Maurice-des-Champs, Saint-Maurice-de-Satonnay, Saint-Maurice-lès-Couches, Saint-Pierre-de-Varennes, Saint-Sernin-du-Plain, Saint-Symphorien-d'Ancelles, Saint-Vallerin, Saint-Vérand, Saint-Ythaire, La Salle, Salornay-sur-Guye, Sampigny-lès-Maranges, Santilly, Sassangy, Saules, Savigny-sur-Grosne, Sennecey-le-Grand, Senozan, Sercy, Serrières, Sigy-le-Châtel, Sologny, Solutré-Pouilly, Tournus, Uchizy, Vaux-en-Pré, Vergisson, Vers, Verzé, Le Villars, La Vineuse, Vinzelles et Viré ;
- département de l'Yonne : Accolay, Asquins, Augy, Auxerre, Beine, Bernouil, Béru, Bleigny-le-Carreau, Chablis, Champvallon, La Chapelle-Vaupelteigne, Charentenay, Chemilly-sur-Serein, Cheney, Chichée, Chitry, Collan, Coulanges-la-Vineuse, Courgis, Cravant, Dannemoine, Dyé, Épineuil, Escolives-Sainte-Camille, Fleys, Fontenay-près-Chablis, Irancy, Joigny, Junay, Jussy, Lignorelles, Ligny-le-Châtel, Maligny, Migé, Molosmes, Mouffy, Poilly-sur-Serein, Préhy, Quenne, Saint-Bris-le-Vineux, Saint-Cyr-les-Colons, Saint-Père, Serrigny, Tharoiseau, Tonnerre, Tronchoy, Val-de-Mercy, Venoy, Vermenton (pour la partie correspondante au territoire de l'ancienne commune de Vermenton, excluant Sacy), Vézelay, Vézinnes, Villy, Vincelottes, Viviers et Volgré.
Climatologie
[modifier | modifier le code]La Bourgogne a un climat tempéré de type semi-continental : le vignoble reçoit par le nord-ouest l'influence océanique (précipitations régulières et limitation de l'amplitude thermique), par le nord-est celle continentale (hiver plutôt froid) et par le sud celle méditerranéenne (été plutôt chaud et sec).
Encépagement
[modifier | modifier le code]Pour produire du bourgogne rouge, l'appellation n'autorise que le pinot noir N[n 1] comme cépage principal, mais le cahier des charges autorise en cépages accessoires (limités à 15 % dans l'encépagement) les chardonnay B, pinot blanc B, pinot gris G, césar N (limité à 10 %, uniquement dans l'Yonne) et gamay N (limité à 30 %, uniquement dans les crus du Beaujolais). Pour ce dernier cépage, « le nom de l'appellation d'origine contrôlée est obligatoirement suivi de l'indication « gamay » »[2].
Pour produire du bourgogne blanc, les cépages principaux autorisés sont le chardonnay B et le pinot blanc B, avec en cépage accessoire le pinot gris G (limité à 30 %).
Pour produire du bourgogne clairet (rosé), les cépages principaux sont le pinot noir N et le pinot gris G, avec en cépages accessoires les pinot blanc B, chardonnay B (ces deux limités à 15 %) et césar N (ce dernier uniquement dans l'Yonne et limité à 10 %)[2].
Dénominations géographiques
[modifier | modifier le code]Au sein de l'appellation bourgogne, quatorze vignobles ont droit à une dénomination géographique se rajoutant sur les étiquettes à la suite du nom de l'appellation :
- bourgogne chitry (91 hectares déclarés en 2024)[1] ;
- bourgogne côte-chalonnaise (534 ha en 2024) ;
- bourgogne-côtes-d'auxerre (258 ha en 2024) ;
- bourgogne côte-d'or (556 ha en 2024) ;
- bourgogne côte saint-jacques (6,5 ha en 2024) ;
- bourgogne-côtes-du-couchois (40 ha en 2024) ;
- bourgogne coulanges-la-vineuse (131 ha en 2024) ;
- bourgogne épineuil (85 ha en 2024) ;
- bourgogne hautes-côtes-de-beaune (977 ha en 2024) ;
- bourgogne hautes-côtes-de-nuits (783 ha en 2024) ;
- bourgogne-la-chapelle-notre-dame (1,2 ha en 2022) ;
- bourgogne le chapitre (5,34 ha en 2018, mais n'est plus revendiquée depuis) ;
- bourgogne montrecul (6,1 en 2022) ;
- bourgogne tonnerre (78 ha en 2024).
Rendements
[modifier | modifier le code]Les rendements autorisés sont parmi les plus élevés de toutes les appellations du vignoble de Bourgogne : 60 hl/ha pour les rouges et rosés, ainsi que 68 hl/ha pour les blancs, avec comme rendements butoirs 69 en rouges/rosés et 77 en blanc[2].
Vins
[modifier | modifier le code]Volumes
[modifier | modifier le code]En 2023, la production (en comptabilisant les différentes dénominations géographiques) a été d'un total de 390 934 hectolitres de bourgogne (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl), dont 237 736 hl de rouge (61 %), de 150 602 hl de blanc (38 %) et 2 595 hl de rosé ou clairet (0,7 %)[1].
La production annuelle de vin sous l'appellation bourgogne (sans compter les dénominations géographiques) a été en moyenne sur la période 2017-2021 de 121 491 hl, dont 72 463 hl en rouge, 47 533 hl en blanc et 1 495 hl en rosé[24]. La production (sans compter les dénominations) était en moyenne sur 2004-2008 de 149 585 hectolitres (ce qui correspond à vingt millions de bouteilles), soit 95 727 hl en rouge (treize millions de bouteilles) et 53 858 hl en blanc (sept millions de bouteilles)[24].
Les volumes déclarés ces dernières années ont été (sans compter les dénominations géographiques)[1] :
| Année | bourgogne rouge | bourgogne blanc | bourgogne clairet ou rosé | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2020 | 1 564 | 67 260 | 43 | 1 038 | 57 171 | 55 | 27,6 | 1 148 | 41 |
| 2021 | 1 648 | 51 714 | 31 | 1 115 | 37 741 | 34 | 17,3 | 524 | 30 |
| 2022 | 1 675 | 89 329 | 53 | 1 197 | 69 232 | 58 | 35,9 | 1 740 | 48 |
| 2023 | 1 748 | 102 577 | 59 | 1 326 | 83 231 | 63 | 26,5 | 1 570 | 59 |
| 2024 | 1 740 | 53 736 | 31 | 1 220 | 48 032 | 39 | 12,8 | 231 | 18 |
Gastronomie
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Les bourgognes rouges sont plutôt légers et fruités, mais typés selon les terroirs où ils sont produits. Ils devraient bien s'accorder par exemple avec du jambon persillé, de la charcuterie… Se servent entre 14 et 16 °C et se se gardent en général entre deux et six ans.
Les bourgognes blancs sont souples et aromatiques. Ils s'accordent bien par exemple avec une cassolette d'escargots. Ils se servent entre 10 et 12 °C et se gardent entre deux et cinq ans.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ Le nombre de communes varie progressivement par création de communes nouvelles, tel qu'en 2017 Cormot-Vauchignon (fusion de Cormot-le-Grand et Vauchignon), Porte des Pierres Dorées (Pouilly-le-Monial et Liergues), Le Bois-d'Oingt (avec Oingt et Saint-Laurent-d'Oingt), Montholon (Aillant-sur-Tholon, Champvallon, Villiers-sur-Tholon et Volgré), Deux Rivières (Accolay et Cravant) et La Vineuse sur Fregande (Donzy-le-National, Massy, La Vineuse et Vitry-lès-Cluny) ; en 2019 Belleville-en-Beaujolais (Belleville-sur-Saône et Saint-Jean-d'Ardières), Vindry-sur-Turdine (Dareizé, Les Olmes, Pontcharra-sur-Turdine et Saint-Loup) ; en 2023 Bonnay-Saint-Ythaire (Bonnay et Saint-Ythaire). Le cahier des charges maintien dans sa liste les communes déléguées.
- ↑ Un hectare = 10 000 m2 = 24 ouvrées.
Références
[modifier | modifier le code]- « Déclaration de récolte et de production 2023 (campagne viticole 2023-2024) », sur douane.gouv.fr, .
- « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « BOURGOGNE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ Loi du 6 mai 1919 relative à la protection des appellations d'origine, publiée au Journal officiel du page 4726.
- ↑ François Legouy, « La renaissance du vignoble des Hautes-Côtes de Beaune et des Hautes-Côtes de Nuits », Annales de géographie, Paris, Armand Colin, vol. 109, nos 614-615, , p. 459-472 (lire en ligne).
- ↑ Recueil des décrets d'appellations contrôlées promulgués du 8 décembre 1936 au 31 août 1938, Paris, CNAO, coll. « Bulletin du Comité national des appellations d'origine des vins et eaux-de-vie », , 178 p. (lire en ligne), p. 110-113.
- ↑ « Décret du 31 juillet 1937 relatif à l'appellation d’origine contrôlée « Bourgogne » », publié au Journal officiel du , p. 9072.
- ↑ « Décret no 625 du 16 mars 1943 modifiant les conditions de contrôle des vins à appellations d'origine contrôlées », publié au Journal officiel de l'État français du , p. 635-639.
- ↑ « Décret du 16 mars 1943 définissant les conditions de contrôle des vins à appellation « Bourgogne mousseux » », publié au Journal officiel de l'État français du p. 850-851.
- ↑ « Décret du 4 août 1961 concernant l'appellation contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF du , p. 7521.
- ↑ « Décret n° 77-1381 du 14 décembre 1977 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 27 février 1990 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 51 du .
- ↑ « Décret n° 93-499 du 26 mars 1993 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 73 du .
- ↑ « Décret n° 96-570 du 25 juin 1996 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 148 du .
- ↑ « Décret du 3 avril 1998 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 82 du .
- ↑ « Décret du 26 février 1999 relatif à l'appellation d'origine contrôlée "Irancy" », publié au JORF no 50 du .
- ↑ « Décret du 30 avril 2001 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 106 du .
- ↑ « Décret du 17 juillet 2006 modifiant le décret du 31 juillet 1937 relatif à l'appellation « Bourgogne » », publié au JORF no 165 du .
- ↑ « Arrêté du 30 octobre 2017 modifiant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », publié au JORF no 0262 du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Vézelay » », homologué par l'« arrêté du 30 octobre 2017 » publié au JORF du .
- ↑ « Décret n° 2009-1252 du 16 octobre 2009 » relatif aux appellations d'origine contrôlées « Bourgogne », « Bourgogne grand ordinaire », « Bourgogne ordinaire », « Bourgogne Passe-tout-grains » et « Bourgogne aligoté », publié au JORF no 0242 du .
- ↑ « Décret no 2011-1615 du », publié au JORF no 0272 du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « BOURGOGNE » » [PDF], modifié par le décret no 2013-83 du JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du et au BO Agri du .
- « Fiche de l'appellation en 2009 »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) sur le site du BIVB.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Paris, Gisserot, 2002.
- Jean-François Bazin, Dictionnaire universel du Vin de Bourgogne, Chennevières-sur-Marne, Presse du Belvédère, 2010.