C'est si bon

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C'est si bon est une chanson française composée en 1947 par Henri Betti avec des paroles d'André Hornez. Elle est aussi reprise et adaptée dans plusieurs langues.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est en marchant sous les arcades de l’Avenue Jean-Médecin à Nice en juillet 1947 que les neuf premières notes de la chanson viennent en tête du compositeur niçois Henri Betti. Il écrit les notes sur un carnet pour pouvoir les jouer au piano. Une fois rentré chez lui, il compose la mélodie en moins de dix minutes. Il prend ensuite rendez-vous avec le parolier André Hornez à l’Hôtel Powers de la rue François-Ier à Paris pour trouver un titre à sa chanson. Le parolier lui dit que le titre sera en trois syllabes et qu’il ira sur les trois premières notes. Le lendemain, il fera voir à Henri Betti une liste de dix titres en trois syllabes dont le dernier titre est C’est si bon. Henri Betti lui dit que c’est celui-là qu’il veut prendre mais André Hornez lui répondit qu’il ne voulait pas le marquer parce qu’il y avait à la même époque une chanson de Charles Trenet qui s’appelait C’est Bon. Henri Betti lui dit que le si fera toute la différence. La chanson est déclarée à la SACEM le 16 août 1947 et elle est éditée par Paul Beuscher[1].

Avant de rechercher des chanteurs professionnels pour chanter sa chanson, Henri Betti la chante lui-même au restaurant La Réserve à Nice le soir en musique d’ouverture et de clôture des services. Il propose d’abord la chanson à Yves Montand en même temps que Mais qu'est-ce que j'ai ? qu'il venait de lui composer sur des paroles d'Édith Piaf. Le 9 octobre 1947 au théâtre de l'Étoile, Yves Montand chante Mais qu'est-ce que j'ai ? mais ne chante pas C'est si bon préférant attendre quelques semaines pour la chanter sur scène ou à la radio.

L’éditeur décide alors de la faire passer sur la station de radio Programme Parisien de la Radiodiffusion française. La chanson est entendue pour la première fois à la radio le 18 janvier 1948 et elle est interprétée par Jean Marco avec l’orchestre de Jacques Hélian. Le vinyle de cette version est enregistré le 18 février 1948. Ensuite l’éditeur la propose aux Sœurs Étienne avec l’orchestre de Raymond Legrand et la chanson obtient du succès. Conscient du succès de la chanson, Yves Montand l’enregistre le 11 mai 1948 avec l’orchestre de Bob Castella. L'éditeur proposa ensuite la chanson à Suzy Delair qui la chante en public au premier festival du jazz de Nice le 25 février 1948[1]. Dans ce festival était présent Louis Armstrong qui demanda à l’éditeur s’il pouvait enregistrer la chanson en Amérique. L'éditeur accepta et les paroles de la chanson furent adaptées en anglais par Jerry Seelen. Louis Armstrong enregistre la chanson le 26 juin 1950 à New York avec l’orchestre de Sy Oliver. À sa sortie, le disque connaîtra un succès planétaire et la chanson sera ensuite chantée par les plus grands chanteurs internationaux et utilisée au cinéma, à la télévision et en sonnerie téléphonique.

En 1953, la musique de cette chanson est utilisée dans le film Le Portrait de son père où la musique de Maître Pierre est également utilisée. Ces deux chansons sont les deux plus grands succès d'Henri Betti.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Louis-Jean Calve, Cent ans de chansons française, Archipoche, 2008, p. 67

Lien externe[modifier | modifier le code]