Karine Deshayes

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Karine Deshayes
Description de l'image Karine Deshayes.jpg.

Activité principale Artiste lyrique
Mezzo-soprano lyrique
Style Opéra
Années d'activité Depuis 1998
Formation CNSMD de Paris
Opéra national de Lyon
Site internet www.karinedeshayes.com

Karine Deshayes est une mezzo-soprano française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karine Deshayes commence par apprendre le violon qui lui donne le goût de la musique et du chant[1]. Elle commence ses études au conservatoire national de Paris avec Mireille Alcantara, après avoir obtenu une licence en musicologie à la Sorbonne. Elle suit les masters classes de Régine Crespin[1]. Au terme de ses études, elle intègre la troupe de l'Opéra national de Lyon en 1998[2]. Elle y interprète de nombreux seconds rôles dont Cherubin puis y chante sa première Rosine. À cette période, elle chante également sa première Elena (La Donna del lago : La Dame du lac) au festival de Radio-France à Montpellier. Depuis, elle a travaillé avec des chefs tel que William Christie, Kurt Masur, Bruno Campanella, Roberto Abbado et Philippe Jordan.

En octobre 2006, elle fait ses débuts au MET de New York dans le rôle de Siebel (Faust)[3].

Lors de la saison 2009-2010, elle reprend ses deux grands rôles rossiniens (Rosine et Elena) à l'Opéra de Paris, respectivement à la Bastille et au Palais Garnier. Elle interprète également le grand air de Rosine « Una voce poco fa » lors des Victoires de la musique classique à Montpellier en mars 2010.

La saison 2010-2011 de Karine Deshayes est marquée par son retour à l'Opéra Bastille pour y chanter Chérubin[4] aux côtés de Luca Pisaroni (Figaro) et Barbara Frittoli (Contessa : La Comtesse) et ses prises de rôle en Dorabella (Cosi fan tutte, Mozart)[5] à l'Opéra de Paris, en Charlotte (Werther, Massenet)[6] à l'Opéra national de Lyon et enfin Urbain (Les Huguenots) au Teatro Real de Madrid.

Sa carrière est également tournée vers la musique baroque. Elle a ainsi chanté Irène dans le Tamerlano (Tamerlan) de Haendel au Théâtre des Champs-Élysées (Paris) et au Palau de les Arts (Valence) en 2004. Elle donne régulièrement des récitals de musique baroque (Théâtre du Châtelet, Salle Gaveau, Opéra national de Lyon, Opéra royal du château de Versailles), chantant notamment Lully et Cavalli.

Le 4 novembre 2010, elle chante en compagnie de la chanteuse Juliette et de Delphine Haidan dans le cadre des soirées d’Une Rive à l'Autre au théâtre des Trois Baudets à Paris[7]

En 2010, elle participe avec l'ensemble Contraste à l'enregistrement de Songs, un disque de reprises de comédies musicales françaises et américaines, de Starmania à My Fair Lady distribué par Naïve et coproduit par Contraste Productions et des internautes.

En 2012, elle interprète Rosine du Barbier de Séville de Gioachino Rossini à l'Opéra Bastille de Paris, dans une mise en scène de Coline Serreau, sous la direction musicale de Marco Armiliato, avec Antonino Siragusa dans le rôle du Comte Almaviva.

Fin 2012, elle interprète le rôle-titre de Carmen de Bizet, à L'Opéra national de Paris. En janvier et février 2013, elle endosse le rôle d'Isolier dans Le Comte Ory[8] de Rossini au Metropolitan de New York, puis le rôle de Sesto dans Jules César, de Haendel, à l'Opéra national de Paris (mars, avril 2013).

En 2013, elle enregistre Nuit obscure, pour voix et orchestre à cordes, de Karol Beffa, sur un texte de saint-Jean de la Croix[9].

La saison 2013 - 2014 la conduit sur de nombreuses scènes lyriques françaises et internationales :

Karine Deshayes poursuit une carrière internationale au travers de nouveaux rôles parmi lesquels il faut noter : Donna Elvira (Don Giovanni de Mozart) dans la reprise de la mise en scène de Michael Haneke à l'Opéra Bastille en septembre et octobre 2015, Elisabetta dans l'opéra Maria Stuarda (Donizetti) à l'opéra d'Avignon en janvier 2016, où elle reprend également son rôle de Carmen en juin 2016 ; puis on l'apprécie encore dans un rôle totalement différent, en Hélène drôle et vive dans l'opérette la Belle Hélène d'Offenbach à Tours fin 2015. Et les rôles s'enchainent donnant la mesure du talent d'une mezzo-soprano qui ne recule devant aucun nouveau répertoire, du baroque au romantique en passant par la virtuosité du bel canto pur. Ainsi la verra-t-on également ces dernières années en duo avec Sonya Yoncheva dans le Stabat Mater de Pergolese (juin 2016 au Théâtre des Champs-Élysées), en Adalgisa dans Norma (Bellini) au Teatro Real de Madrid, en Conception dans l'Heure Espagnole (Ravel) à Bordeaux, en Armida (Rossini) à Montpellier, en Alceste (Gluck) à Lyon, en Elvira -un rôle de soprano où elle éblouit le public par sa virtuosité et la précision de son chant dans I puritani (Version Malibran, Vincenzo Bellini) au festival de Radio France à Montpellier, en Semiramide (Rossini) à Saint Etienne, écrit aussi pour la voix de soprano et littéralement pyrotechnique, en Stéphano dans Roméo et Juliette au MET, en Angelina dans la Cenerentola (Rossini) au Théâtre des champs Elysées et en mère Marie dans le Dialogues des Carmélites à Bruxelles en décembre 2017.

Ces derniers mois l'ont vu franchir encore un pas supplémentaire dans la notoriété méritée avec l'interprétation d'Urbain dans les Huguenots (Meyerbeer), nouvelle production "phare" de la saison 2018-19 à l'Opéra de Paris, illustrant ainsi son adéquation au grand opéra français, en Elena dans la Donna del Lago (Rossini) à l'opéra de Marseille, et en Astasie dans Tarare (Saliéri), répertoire baroque cette fois, sous la direction de Christophe Rousset à Paris, Vienne et Caen, ces représentations d'un opéra rare faisant l'objet d'un futur CD (label Alpha).

Pour l'année 2019, elle sera Marguerite dans la Damnation de Faust (Berlioz), Charlotte dans Werther (Massenet) et Donna Elvira dans Don Giovanni (Mozart) l'une des productions phare des Chorégies d'Orange.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Premier prix du concours « Voix d'or ».
  • 2002 : Premier prix du concours « Voix Nouvelles ». Révélation artiste lyrique des Victoires de la musique classique.
  • 2011 : Victoire de la musique classique de la meilleure artiste lyrique.
  • 2016 : Victoire de la musique classique de la meilleure artiste lyrique.

DVD[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Pergolesi : Stabat Mater avec Sonya Yoncheva (soprano) et l'ensemble Amarillis : Héloïse Gaillard (flûte à bec), Violaine Cochard (clavecin & orgue positif), Alice Piérot (premier violon), Sandrine Dupé, Louis Créac'h (violons I), Olivier Briand, Diana Lee, Koji Yoda (violons II), Fanny Paccoud, Laurent Muller (altos), Annabelle Luis, Frédéric Baldassare (violoncelles), Gautier Blondel (contrebasse), Bruno Helstroffer (théorbe). (Sony classical 88985369642)[10]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]