Le Louroux

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Le Louroux
Le Louroux
Église Saint-Sulpice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Éric Deniau
2014-2020
Code postal 37240
Code commune 37136
Démographie
Gentilé Lourousiens
Population
municipale
520 hab. (2015 en augmentation de 9,94 % par rapport à 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 41″ nord, 0° 47′ 14″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 127 m
Superficie 28,87 km2
Localisation

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Liens
Site web lelouroux.com

Le Louroux est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village du Louroux est situé en Indre-et-Loire, au nord de Manthelan (2,5 km) et à 28 km au sud de Tours, sur la départementale D50 qui relie Tours à Ligueil.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évolution chronologique des mentions du Louroux :


  • ecclesia de Oradorio, seu Orodario : 993, donation par l'archevêque de Tours d'Archembault de Sully[1],[2] ;
  • Laureolum, Loratorio, Losorium : XIe siècle, charte de Marmoutier[3] ;
  • Loratario : 1058, Chronique priotarum majoris monasterii[2] ;
  • vicariæ de Lorotario : 1060[2] ;
  • Parochia de Loratorio : 1200, Liber Jurament et Cartulaire de l'archevêché de Tours[2] ;
  • Lorooz, Lorouer : XIVe siècle[4],[3] ;
  • Loreux : XIVe siècle[4] ;
  • Le Loroux : 1536[4] ;
  • Le Louroux : carte de Cassini, seconde moitié du XVIIIe siècle[5] ;
  • Le Louroux : 1792[2] ;
  • Le Louroux : plan cadastral napoléonien, 1832[6].

Dessin en couleurs représentant un extrait de carte légendée et illustrée.
Le Louroux sur un extrait de la carte de Cassini (seconde moitié du XVIIIe siècle)[5].

Le toponyme Louroux est issu du terme latin oratorium, mot qui signifie littéralement oratoire, fait référence à un « lieu de prière »[7],[8],[9]. À l'instar du Louroux-Béconnais, en Maine-et-Loire, l'article est doublé[9],[10].

Le toponyme du Louroux a évolué sous plusieurs formes. En latin, le nom du Louroux a été mentionné sous les termes d'Orodarium et de Loratorium[2]. Son toponyme est également connu sous la forme de Lorouer et Loreux au XIVe siècle, puis de "Le Loroux", en 1536[2],[4].

Pour l'archéologue Jean-Jacques Bourassé, en s'appuyant sur la Notitia Galliarum[11] et la Vita Martini, ainsi que pour l'archiviste paléographe Louis Émile Mabille[12], le nom du Louroux est associé aux termes latins Leprosum et Leprosus[13]. Toutefois, pour l'archéologue Jacques-Xavier Carré de Busserole, les termes Leprosum et Leprosus ne renvoient pas au Louroux, mais à Levroux, dans l'Indre[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, l'occupation du territoire communal est attestée par la présence d'une villa. Les traces de cet établissement antique ont été repérées par archéologie aérienne au lieu-dit de Mazère[14].

En 991 ou 993, Archambault, archevêque de Tours, fit don de trois églises à Bernerius, abbé de Marmoutier, dont celle de « Saint-Sulpice de Oradorio ». Cette dernière sera appelée, au XIIe siècle, « Ecclesia de Loratorio » puis, au XIVe siècle, « Lorouer » ou « Lorreux ». Vers 1536 on l'appellera « Loroux » et enfin « Le Louroux ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 13 mars 2008 Jean-Michel Latinier SE  
13 mars 2008 28 mars 2014 Marie-Claude Boquet SE Retraitée
28 mars 2014 en cours Eric Deniau SE Ingénieur commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2015, la commune comptait 520 habitants[Note 1], en augmentation de 9,94 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
611699820783701697703747673
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650654651623630634585564588
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585589605576545552500484481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
458443365353373425464471487
2015 - - - - - - - -
520--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le prieuré avec son ancienne ferme abbatiale et son pigeonnier, monument historique.
  • L'église Saint-Sulpice (monument historique) dont l'ostensoir fut offert à la paroisse par Napoléon III.
  • Le calvaire au cimetière, monument historique.
  • La maison de pays (qui raconte l'histoire du village et de la région).
  • Le grand étang de Louroux, dont on peut faire le tour à pied (5 km).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Excursion du dimanche  : en Touraine centrale », Bulletin de la Société archéologique de Touraine,‎ , p. 603 (lire en ligne).
  2. a b c d e f et g Jean-Jacques Bourassé, « Leprosus vicus, Orodorium, Loratorium vicaria. Le Loroux ou Le Louroux », dans Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t. IX, (lire en ligne).
  3. a b et c Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Le Louroux », dans Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. IV, Société archéologique de Touraine, (lire en ligne).
  4. a b c et d Montoux 1978, p. 693.
  5. a et b « Le Louroux », sur le site de la Carte de Cassini - Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 juillet 2018).
  6. « Plan cadastral Le Louroux - Plan d'alignement, développement section G (échelle 1/625) », sur le site des archives départementales d'Indre-et-Loire (consulté le 24 juillet 2018).
  7. Roger Brunet, « Les édifices du culte », dans Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France : Les noms de lieux de la France, CNRS Editions, , 656 p. (lire en ligne), p. 193.
  8. Jean-Claude Bouvier, « Gendron Stéphane. 2012. L’origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire - Communes et anciennes paroisses [Compte-rendu]. », Nouvelle revue d'onomastique, no 54,‎ , p. 303 (lire en ligne).
  9. a et b Stéphane Gendron (dir.) (préf. Marianne Mulon), Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Errance (lire en ligne), p. 50.
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 1518
  11. (la) Adrien de Valois, « Leprosus vicus », dans Notitia provinciarum et civitatum Galliae, Paris, (lire en ligne), p. 272.
  12. Martine François, « Mabille Louis Emile », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques, (consulté le 5 juillet 2018).
  13. Émile Mabille, « Notice sur les divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine [deuxième article]. », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 24.,‎ , p. 401 (DOI 10.3406/bec.1863.445880, lire en ligne).
  14. Jacques Dubois, « Archéologie aérienne : prospections de 1987, 1988 et 1989 », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 44,‎ , p. 112 et 113 (lire en ligne).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.