Le Louroux

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Le Louroux
Le Louroux
Église Saint-Sulpice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Éric Deniau
2014-2020
Code postal 37240
Code commune 37136
Démographie
Gentilé Lourousiens
Population
municipale
525 hab. (2016 en augmentation de 9,38 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 41″ nord, 0° 47′ 14″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 127 m
Superficie 28,87 km2
Localisation

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Liens
Site web lelouroux.com

Le Louroux est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village du Louroux est situé en Indre-et-Loire, au nord de Manthelan (2,5 km) et à 28 km au sud de Tours, sur la départementale D50 qui relie Tours à Ligueil.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Le Louroux.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 22,47 km, comprend deux cours d'eau notables, l'Échandon et le Saint-Branchs, et divers petits cours d'eau[1],[2].

L'Échandon a une longueur totale de 25,7 km. Il prend sa source dans la commune de Manthelan, s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest et constitue la limite communale nord-est. Il se jette dans l'Indre à Esvres, après avoir traversé 6 communes[3]. La station hydrométrique de Saint-Branchs permet de caractériser les paramètres hydrométriques de l'Échandon. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,15 m3/s au mois d'août à 1,41 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 55 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 3,01 m ce même jour[4],[5]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 1[Note 1] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux[6]. Sur le plan piscicole, l'Échandon est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

Le Saint-Branchs, qui porte localement le nom de « Ruandon », a une longueur totale de 18,3 km. Il prend sa source dans la commune au abords du hameau de la Basse-Cour au nord-ouest du territoire communale, s'écoule du sud vers le nord et se jette dans l'Indre à Veigné, après avoir traversé 5 communes[8]. Sur le plan piscicole, le Saint-Branchs est également classé en deuxième catégorie piscicole[7].

En 2019, la commune est membre de la communauté de communes Loches Sud Touraine qui est elle-même adhérente au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre. Créé par arrêté préfectoral du suite aux crues historiques de décembre 1982 et janvier 1983, ce syndicat a pour vocation d'une part l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau par des actions de restauration de zones humides et des cours d'eau, et d'autre part de participer à la lutte contre les inondations par des opérations de sensibilisation de la population ou de restauration et d'entretien sur le lit mineur, et sur les fossés situés dans le lit majeur de l'Indre appelés localement « boires », et de l'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Indre[9].

Quatre zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire[10],[11] : l'étang du Louroux, les étangs de Beauregard, de Gousset et de Daumoin, la vallée de l'Echandon en amont de Saint-Bault et le Gué des Quatre Souris. L'étang du Louroux, d'une superficie de 52 hectares[12], est propriété du conseil départemental depuis 1990 et sa gestion est assurée par la commune. Il accueille de nombreux oiseaux dont certaines très rares[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évolution chronologique des mentions du Louroux :


  • ecclesia de Oradorio, seu Orodario : 993, donation par l'archevêque de Tours d'Archembault de Sully[14],[15] ;
  • Laureolum, Loratorio, Losorium : XIe siècle, charte de Marmoutier[16] ;
  • Loratario : 1058, Chronique priotarum majoris monasterii[15] ;
  • vicariæ de Lorotario : 1060[15] ;
  • Parochia de Loratorio : 1200, Liber Jurament et Cartulaire de l'archevêché de Tours[15] ;
  • Lorooz, Lorouer : XIVe siècle[17],[16] ;
  • Loreux : XIVe siècle[17] ;
  • Le Loroux : 1536[17] ;
  • Le Louroux : carte de Cassini, seconde moitié du XVIIIe siècle[18] ;
  • Le Louroux : 1792[15] ;
  • Le Louroux : plan cadastral napoléonien, 1832[19].

Dessin en couleurs représentant un extrait de carte légendée et illustrée.
Le Louroux sur un extrait de la carte de Cassini (seconde moitié du XVIIIe siècle)[18].

Le toponyme Louroux est issu du terme latin oratorium, mot qui signifie littéralement oratoire, fait référence à un « lieu de prière »[20],[21],[22]. À l'instar du Louroux-Béconnais, en Maine-et-Loire, l'article est doublé[22],[23].

Le toponyme du Louroux a évolué sous plusieurs formes. En latin, le nom du Louroux a été mentionné sous les termes d'Orodarium et de Loratorium[15]. Son toponyme est également connu sous la forme de Lorouer et Loreux au XIVe siècle, puis de "Le Loroux", en 1536[15],[17].

Pour l'archéologue Jean-Jacques Bourassé, en s'appuyant sur la Notitia Galliarum[24] et la Vita Martini, ainsi que pour l'archiviste paléographe Louis Émile Mabille[25], le nom du Louroux est associé aux termes latins Leprosum et Leprosus[26]. Toutefois, pour l'archéologue Jacques-Xavier Carré de Busserole, les termes Leprosum et Leprosus ne renvoient pas au Louroux, mais à Levroux, dans l'Indre[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, l'occupation du territoire communal est attestée par la présence d'une villa. Les traces de cet établissement antique ont été repérées par archéologie aérienne au lieu-dit de Mazère[27].

En 991 ou 993, Archambault, archevêque de Tours, fit don de trois églises à Bernerius, abbé de Marmoutier, dont celle de « Saint-Sulpice de Oradorio ». Cette dernière sera appelée, au XIIe siècle, « Ecclesia de Loratorio » puis, au XIVe siècle, « Lorouer » ou « Lorreux ». Vers 1536 on l'appellera « Loroux » et enfin « Le Louroux ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 13 mars 2008 Jean-Michel Latinier SE  
13 mars 2008 28 mars 2014 Marie-Claude Boquet SE Retraitée
28 mars 2014 En cours Eric Deniau SE Ingénieur commercial

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2016, la commune comptait 525 habitants[Note 2], en augmentation de 9,38 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
611699820783701697703747673
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650654651623630634585564588
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585589605576545552500484481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
458443365353373425464471487
2016 - - - - - - - -
525--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Louroux se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Loches.

L'école élémentaire Louis Blanchard accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le prieuré avec son ancienne ferme abbatiale et son pigeonnier, monument historique.
  • L'église Saint-Sulpice (monument historique) dont l'ostensoir fut offert à la paroisse par Napoléon III.
  • Le calvaire au cimetière, monument historique.
  • La maison de pays (qui raconte l'histoire du village et de la région).
  • Le grand étang de Louroux, dont on peut faire le tour à pied (5 km).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugene Delacroix a habité dans le village, ainsi que Zacharie B.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 1 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 31 janvier 2019)
  2. « Le Louroux sur Geoportail », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 31 janvier 2019)
  3. « Fiche Sandre - l'Échandon », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 31 janvier 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/
  5. « Station hydrométrique K7514010, l'Échandon à Saint-Branchs », sur le site de la banque Hydro (consulté le 31 janvier 2019)
  6. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 31 janvier 2019)
  7. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 31 janvier 2019)
  8. « Fiche Sandre - le Saint-Branchs », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 31 janvier 2019)
  9. « Objectifs du SAVI », sur http://www.savi37.fr/ (consulté le 31 janvier 2019)
  10. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 30 janvier 2019)
  11. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 30 janvier 2019)
  12. (id) « L'étang du Louroux », sur https://www.touraineloirevalley.com/ (consulté le 31 janvier 2019)
  13. (id) « L'étang du Louroux », sur http://www.lpotouraine.fr/ (consulté le 31 janvier 2019)
  14. « Excursion du dimanche  : en Touraine centrale », Bulletin de la Société archéologique de Touraine,‎ , p. 603 (lire en ligne, consulté le 2 août 2018).
  15. a b c d e f et g Jean-Jacques Bourassé, « Leprosus vicus, Orodorium, Loratorium vicaria. Le Loroux ou Le Louroux », dans Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t. IX, (lire en ligne).
  16. a b et c Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Le Louroux », dans Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. IV, Société archéologique de Touraine, (lire en ligne).
  17. a b c et d Montoux 1978, p. 693.
  18. a et b « Le Louroux », sur le site de la Carte de Cassini - Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 juillet 2018).
  19. « Plan cadastral Le Louroux - Plan d'alignement, développement section G (échelle 1/625) », sur le site des archives départementales d'Indre-et-Loire (consulté le 24 juillet 2018).
  20. Roger Brunet, « Les édifices du culte », dans Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France : Les noms de lieux de la France, CNRS Editions, , 656 p. (lire en ligne), p. 193.
  21. Jean-Claude Bouvier, « Gendron Stéphane. 2012. L’origine des noms de lieux de l’Indre-et-Loire - Communes et anciennes paroisses [Compte-rendu]. », Nouvelle revue d'onomastique, no 54,‎ , p. 303 (lire en ligne, consulté le 4 août 2018).
  22. a et b Stéphane Gendron (dir.) (préf. Marianne Mulon), Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Errance (lire en ligne), p. 50.
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 1518
  24. (la) Adrien de Valois, « Leprosus vicus », dans Notitia provinciarum et civitatum Galliae, Paris, (lire en ligne), p. 272.
  25. Martine François, « Mabille Louis Emile », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques, (consulté le 5 juillet 2018).
  26. Émile Mabille, « Notice sur les divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine [deuxième article]. », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 24.,‎ , p. 401 (DOI 10.3406/bec.1863.445880, lire en ligne, consulté le 2 août 2018).
  27. Jacques Dubois, « Archéologie aérienne : prospections de 1987, 1988 et 1989 », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 44,‎ , p. 112 et 113 (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2018).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.