Marcé-sur-Esves

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marcé (homonymie) et Esves (homonymie).

Marcé-sur-Esves
Marcé-sur-Esves
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Gérard Dubois
2014-2020
Code postal 37160
Code commune 37145
Démographie
Gentilé Marcéens
Population
municipale
243 hab. (2015 en augmentation de 2,97 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 54″ nord, 0° 39′ 18″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 112 m
Superficie 10,99 km2
Localisation

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Marcé-sur-Esves

Marcé-sur-Esves est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves est limitrophe des communes suivantes[1] :

Communes limitrophes de Marcé-sur-Esves
Draché, Sepmes
La Celle-Saint-Avant Marcé-sur-Esves Civray-sur-Esves
Descartes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 099 hectares ; son altitude varie entre 50 et 112 mètres[2].

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

  • Marcé : la première mention de Marcé est sous la forme Marciacus (capitulaires de l'Abbaye Notre-Dame de Noyers) qui signifie : relatif à (Suffixe -acum, d'origine celtique) Marcius, nom romain ou gallo-romain. Soit, le domaine de Marcia ou Marcius. La transformation de -acus en est courante dans le Centre -Ouest de la France[3]
  • Esves : Ce nom évoque ève : eau en Poitevin ou Essève : canal d'assainissement en ancien français[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves a fourni (au moins) deux émigrants à l'Amérique française :

  • Stèle à la mémoire de Claude Sauvageau
    Claude Sauvageau, né à Saint-Martin-de-Marcé (ancien nom de Marcé-sur-Esves) en 1646. Il épouse Jeanne Legendre, une fille du Roi, en 1669 au Cap-de-la-Madeleine (Québec)[5]. En 1993 le conseil municipal de Marcé et des descendants de Claude Sauvageau, très nombreux au Québec, ont fait dresser une stèle près de l'église de Marcé avec une plaque à sa mémoire[6].

1940-1944 : l'Occupation allemande et la Résistance[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, Marcé, situé à proximité immédiate de la Ligne de démarcation est concerné par les actions des réseaux de passeurs et des résistants en particulier par les groupes de l'Abbé Henri Péan, curé de Draché, de Marie-Thérèse de Poix à Sepmes et d'André Goupille de la Haye-Descartes (Indre-et-Loire). Alphonse Cathelin et l'Abbé François-Xavier Schmidt, curé de Marcé-sur-Esves y participèrent notamment comme passeurs. Ils étaient présents lors de la réception du parachutage de la nuit du 3-4 février 1944 à Sepmes, des armes leur étaient destinées. Alphonse Cathelin est arrêté le 29 février et déporté, l'Abbé Schmidt réussit à s'échapper[8].

Articles détaillés : Marie-Thérèse de Poix et André Goupille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Dubois DVD Retraité - Conseiller général puis départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Marcé-sur-Esves comptait 239 habitants (population légale INSEE) au 1er janvier 2007. La densité de population est de 21,7 hab./km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 243 habitants[Note 1], en augmentation de 2,97 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300270250310293322346340324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351344334291302299314305302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315311307277271303299287294
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
299289276252232227238229245
2015 - - - - - - - -
243--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Marcé-sur-Esves en 2007 en pourcentage[13].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
0,9 
5,8 
75 à 89 ans
8,3 
15 
60 à 74 ans
19,3 
25,8 
45 à 59 ans
22,9 
22,5 
30 à 44 ans
22,9 
12,5 
15 à 29 ans
9,2 
17,5 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre de Faon[modifier | modifier le code]

Cette construction est située près de la ferme de la Pierre à proximité de la route de la Celle-Saint-Avant à Sepmes, appelée aussi chemin rural n°7. Il s'agit d'un bloc de maçonnerie d'environ 3 m de côté, seul vestige d'un monument dont le parement, probablement en blocs de grand appareil, a disparu[15]. En 2017 , il semble bien moins haut et se trouve caché par des buissons. Il est sans doute à mettre en relation avec l'hypothétique voie romaine de Poitiers à Amboise par Sepmes. Il est généralement interprété comme une pile romaine du IIe ou IIIe siècle[16]. Ces piles soutenaient des monuments divers comme des statues et ont souvent servi de monuments funéraires. La Pierre de Faon est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1938[17].

On pourrait aussi risquer fanum (petit temple) comme étymologie de Faon, même si cela ne préjuge pas de la nature du monument[18].

L'Esves à l'entrée de Marcé.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Cathelin (1908-1999)

Agriculteur, résistant, déporté, ancien maire de Marcé-sur-Esves.

Après son arrestation, il fût déporté à Auschwitz, Buchenwald et au Camp de concentration de Flossenbürg. Il est libéré le 31 avril 1945.

Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance française[8].

  • Norbert Pagé (1938-2012)

Né à Marcé-sur-Esve. Artiste-peintre, il est le créateur des vitraux de l'église de Marcé[19].

  • Gérard Dubois (né en 1951)

Fondateur de l'entreprise G.Dubois à Sepmes[20], maire de Marcé -sur-Esves, conseiller départemental (canton de Descartes), élu député suppléant de Sophie Auconie en 2017[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, "Répertoire géographique des communes", [lire en ligne]
  3. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 147.
  4. André Pégorier, Les noms de lieux en France, IGN, (lire en ligne)
  5. Laurier Duchesne, Ancêtres et familles en Nouvelle-France, Tempere, Atramenta, (lire en ligne), p. 26-27 (tome 4)
  6. « Généalogie Claude Sauvageau », sur Généalogie du Québec et d'Amérique française (consulté le 27 décembre 2017)
  7. Jean-Louis Charlot, « Ces pionniers qui ont fait l'Amérique française », La Renaissance Lochoise,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Dutardre, Jean-Gilles,, La vicomtesse Marie-Thérése de Poix (1894-1970) : au coeur de la Résistance, Anovi, , 32-33 p. (ISBN 9782914818810, OCLC 911260513, lire en ligne), p. 138
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Pyramide des âges à Marcé-sur-Esves en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 20/07/2010.
  14. « Pyramide des âges d'Indre-et-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 25/07/2010.
  15. Jacques Seigne, « Les piles funéraires gallo-romaines », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne).
  16. Jacques Dubois, Archéologie aérienne : Patrimoine de Touraine, Alan Sutton, , 208 p. (ISBN 2 84910 264 4), p. 88
  17. Notice no PA00097862, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales, Paris, Errance, coll. « les Hespérides », , 224 p. (ISBN 2 87772 332 1), p. 137.
  19. « Norbert Pagé, artiste-peintre », (consulté en 22décembre 2017)
  20. « Menuiserie G.Dubois/Sepmes », sur sudtouraineactive, 25mars 2015 (consulté le 19 décembre 2017)
  21. « ↑ Alliance confirmée : Auconie-Dubois », sur lanouvellerépublique, (consulté le 18 décembre 2017)