Marcé-sur-Esves

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Marcé-sur-Esves
Marcé-sur-Esves
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Intercommunalité Communauté de communes Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Gérard Dubois
2020-2026
Code postal 37160
Code commune 37145
Démographie
Gentilé Marcéens
Population
municipale
240 hab. (2019 en diminution de 0,83 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 54″ nord, 0° 39′ 18″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 112 m
Superficie 10,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Descartes
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Marcé-sur-Esves

Marcé-sur-Esves est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves est limitrophe des communes suivantes[1] :

Communes limitrophes de Marcé-sur-Esves
Draché, Sepmes
La Celle-Saint-Avant Marcé-sur-Esves Civray-sur-Esves
Descartes

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Marcé-sur-Esves.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 9,66 km, comprend un cours d'eau notable, l'Esves (5,477 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[2],[3].

L'Esves à l'entrée de Marcé.

L'Esves, d'une longueur totale de 39,3 km, prend sa source à 135 m d'altitude à Betz-le-Château[4]. et se jette dans la Creuse à Descartes, à 44 mètres d'altitude[5], après avoir traversé 12 communes[6]. Sur le plan piscicole, l'Esves est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 099 hectares ; son altitude varie entre 50 et 112 mètres[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76 %), forêts (14,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,5 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

  • Marcé : la première mention de Marcé est sous la forme Marciacus (capitulaires de l'Abbaye Notre-Dame de Noyers) qui signifie : relatif à (Suffixe -acum, d'origine celtique) Marcius, nom romain ou gallo-romain. Soit, le domaine de Marcia ou Marcius. La transformation de -acus en est courante dans le Centre -Ouest de la France[16]
  • Esves : Ce nom évoque ève : eau en Poitevin ou Essève : canal d'assainissement en ancien français[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves a fourni (au moins) deux émigrants à l'Amérique française :

  • Stèle à la mémoire de Claude Sauvageau
    Claude Sauvageau, né à Saint-Martin-de-Marcé (ancien nom de Marcé-sur-Esves) en 1646. Il épouse Jeanne Legendre, une fille du Roi, en 1669 au Cap-de-la-Madeleine (Québec)[18]. En 1993 le conseil municipal de Marcé et des descendants de Claude Sauvageau, très nombreux au Québec, ont fait dresser une stèle près de l'église de Marcé avec une plaque à sa mémoire[19].

1940-1944 : l'Occupation allemande et la Résistance[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, Marcé, situé à proximité immédiate de la Ligne de démarcation est concerné par les actions des réseaux de passeurs et des résistants en particulier par les groupes de l'Abbé Henri Péan, curé de Draché, de Marie-Thérèse de Poix à Sepmes et d'André Goupille de la Haye-Descartes (Indre-et-Loire). Alphonse Cathelin et l'Abbé François-Xavier Schmidt, curé de Marcé-sur-Esves y participèrent notamment comme passeurs. Ils étaient présents lors de la réception du parachutage de la nuit du 3- à Sepmes, des armes leur étaient destinées. Alphonse Cathelin est arrêté le et déporté, l'Abbé Schmidt réussit à s'échapper[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Gérard Dubois DVD Retraité - Conseiller général puis départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2019, la commune comptait 240 habitants[Note 3], en diminution de 0,83 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300270250310293322346340324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351344334291302299314305302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315311307277271303299287294
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
299289276252232227238244229
2014 2019 - - - - - - -
245240-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,1 % la même année, alors qu'il est de 27,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 113 hommes pour 128 femmes, soit un taux de 53,11 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,91 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[26]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
2,4 
8,8 
75-89 ans
12,6 
21,2 
60-74 ans
18,9 
28,3 
45-59 ans
22,8 
15,9 
30-44 ans
11,0 
12,4 
15-29 ans
14,2 
13,3 
0-14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département d'Indre-et-Loire en 2018 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,1 
7,6 
75-89 ans
10,1 
16,9 
60-74 ans
17,8 
20,1 
45-59 ans
19,3 
18,1 
30-44 ans
17,3 
18,2 
15-29 ans
17,4 
18,2 
0-14 ans
16,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Marcé-sur-Esves se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon.

L'école élémentaire accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre de Faon[modifier | modifier le code]

Cette construction est située près de la ferme de la Pierre à proximité de la route de la Celle-Saint-Avant à Sepmes, appelée aussi chemin rural n°7. Il s'agit d'un bloc de maçonnerie d'environ 3 m de côté, seul vestige d'un monument dont le parement, probablement en blocs de grand appareil, a disparu[28]. En 2017 , il semble bien moins haut et se trouve caché par des buissons. Il est sans doute à mettre en relation avec l'hypothétique voie romaine de Poitiers à Amboise par Sepmes. Il est généralement interprété comme une pile romaine du IIe ou IIIe siècle[29]. Ces piles soutenaient des monuments divers comme des statues et ont souvent servi de monuments funéraires. La Pierre de Faon est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1938[30].

On pourrait aussi risquer fanum (petit temple) comme étymologie de Faon, même si cela ne préjuge pas de la nature du monument[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Cathelin (1908-1999)

Agriculteur, résistant, déporté, ancien maire de Marcé-sur-Esves.

Après son arrestation, il fut déporté à Auschwitz, Buchenwald et au Camp de concentration de Flossenbürg. Il est libéré en .

Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance française[21].

  • Norbert Pagé (1938-2012)

Né à Marcé-sur-Esves. Artiste-peintre, il est le créateur des vitraux de l'église de Marcé[32].

  • Gérard Dubois (né en 1951)

Fondateur de l'entreprise G.Dubois à Sepmes[33], maire de Marcé -sur-Esves, conseiller départemental (canton de Descartes), élu député suppléant de Sophie Auconie en 2017[34].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le ).
  3. « Carte hydrologique de Marcé-sur-Esves », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le ).
  4. « Source de l'Esves » sur Géoportail (consulté le 24 janvier 2019)..
  5. « Confluence de l'Esves avec la Cruese » sur Géoportail (consulté le 28 novembre 2015)..
  6. « Fiche Sandre - l'Esves », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le ).
  7. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. Institut national de l'information géographique et forestière, "Répertoire géographique des communes", [lire en ligne].
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire : communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978-2-916043-45-6), p. 147.
  17. André Pégorier, Les noms de lieux en France, IGN, (lire en ligne).
  18. Laurier Duchesne, Ancêtres et familles en Nouvelle-France, Tempere, Atramenta, (lire en ligne), p. 26-27 (tome 4).
  19. « Généalogie Claude Sauvageau », sur Généalogie du Québec et d'Amérique française (consulté le ).
  20. Jean-Louis Charlot, « Ces pionniers qui ont fait l'Amérique française », La Renaissance Lochoise,‎ (lire en ligne).
  21. a et b Dutardre, Jean-Gilles,, La vicomtesse Marie-Thérése de Poix (1894-1970) : au cœur de la Résistance, Chinon, Anovi, , 32-33 p. (ISBN 978-2-914818-81-0, OCLC 911260513, lire en ligne), p. 138.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Marcé-sur-Esves (37145) », (consulté le ).
  27. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département d'Indre-et-Loire (37) », (consulté le ).
  28. Jacques Seigne, « Les piles funéraires gallo-romaines », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne).
  29. Jacques Dubois, Archéologie aérienne : Patrimoine de Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 208 p. (ISBN 2-84910-264-4), p. 88.
  30. Notice no PA00097862, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales, Paris, Errance, coll. « les Hespérides », , 224 p. (ISBN 2-87772-332-1), p. 137.
  32. « Norbert Pagé, artiste-peintre », (consulté le ).
  33. « Menuiserie G.Dubois/Sepmes », sur sudtouraineactive, (consulté le ).
  34. « ↑ Alliance confirmée : Auconie-Dubois », sur lanouvellerépublique, (consulté le ).