La Chapelle-Blanche-Saint-Martin

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La Chapelle-Blanche-Saint-Martin
La Chapelle-Blanche-Saint-Martin
Mairie de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Martine Tartarin
2014-2020
Code postal 37240
Code commune 37057
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
687 hab. (2015 en augmentation de 3 % par rapport à 2010)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 13″ nord, 0° 47′ 35″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 126 m
Superficie 28,5 km2
Localisation

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Liens
Site web la-chapelleblanche-saintmartin.fr/

La Chapelle-Blanche-Saint-Martin est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

carte de la commune

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est lié à la légende de Saint Martin. Lorsqu'il évangélisait la région, Martin aurait été attaqué par des païens et son sang aurait rempli une fontaine. Plus tard lors du passage des reliques du saint, la campagne se serait couverte de neige d'où le qualificatif de « blanche »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grillemont vers 1830

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Didier Champigny    
mars 2008 Mars 2014 José Dumoulin    
mars 2014 en cours. Martine Tartarin PS Retraitée Fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 687 habitants[Note 1], en augmentation de 3 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
830920931950962960929963963
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
949931910878924888913927877
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
873890909836814803770777773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
715717628609518520560657687
2015 - - - - - - - -
687--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Blanche-Saint-Martin se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Loches.

L'école élémentaire accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Piéta de l'église Saint-Martin
L'église paroissiale Saint-Martin.
  • L'Église Saint-Martin est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[6] depuis 1948. La nef est d'époque romane (XIIe siècle) et a été reprise au XVIe siècle. Elle est recouverte d'une fausse voûte depuis 1922, et s'ouvre au nord sur une petite chapelle seigneuriale du XVe siècle où se trouve une Piéta, redécouverte en plusieurs morceaux en 1902, après avoir été cachée dans les maçonneries du clocher, probablement pour échapper aux destructions pendant les Guerres de Religion ou la Révolution. Cette Piéta a été restaurée deux fois, après sa redécouverte puis en 1994. Le chœur et son collatéral nord sont gothiques, attribués au XIIIe siècle. Leurs hautes voûtes d'ogive (XIVe siècle) sont remarquables. En 1520, deux contreforts viennent soutenir la façade. Le maître-autel et le retable sont inscrits au titre des monuments historiques ; ils ont été acquis en 1823, on ignore leur provenance. Une cuve baptismale du XVe siècle ou XVIe siècle est également inscrite au titre des monuments historiques.
  • Château de Grillemont
Château de Grillemont, 2011

Le château et ses communs sont inscrits comme monuments historiques et certaines parties classées (Fiche Mérimée : PA00097635).

  • Chemin de l'évêque de Tours. Ce chemin pédestre balisé de 236 km fait écho à l'« enlèvement » de Saint Martin de l'abbaye de Ligugé par les Tourangeaux pour en faire leur évêque. Il va de Poitiers à Tours passant par la Chapelle-Blanche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martin de Tours (316-397), saint évêque évangélisateur de la région a laissé son nom au village auquel il est lié par plusieurs légendes.
  • Roland de Lescoët, grand veneur de France de 1457à 1467, chambellan et conseiller du roi, bailli de grande prudence de Montargis, capitaine général de Loches. Il fit construire vers 1460 la forteresse à l'origine du château actuel de Grillemont
  • Georges Lecointre (1888-1972), géologue. Il a participé à l'établissement de cartes géologiques en France et au Maroc. Sa famille possêde le château de Grillemont. Il étudia les falunières de la région et en fit connaître l'intérêt. Il est connu pour avoir trouvé, à l'âge de 7 ans, dans une falunière proche du domaine familial la plus ancienne mâchoire de primate répertoriée en région Centre[7] . Pendant la guerre 1939-1945, il était en relation avec le réseau Hector, renseignait l'abbé Dupont[1], facilita l'évasion de prisonniers, incarcérés dans son château réquisitionné par les Allemands, en particulier de soldats d'Afrique du Nord grâce à sa connaissance de l'arabe [Note 2].
  • Henri-René Dupont (1900-1978), prêtre catholique originaire de la Chapelle-Blanche et adjudant de réserve fut, après sa libération de captivité pour raisons médicales en 1942, l'âme de la Résistance à la Chapelle-Blanche jusqu'au 10 septembre 1942, date à laquelle il fut dénoncé et arrêté[8].
  • Colette Lecointre, comtesse Christian de Saint-Seine (1920-2017), fille de Georges Lecointre, passionnée d'élevage, fut présidente du syndicat caprin d'Indre-et-Loire, secrétaire du Livre généalogique de la race caprine Alpine et une cynophile réputée dès sa jeunesse. Elle organisait régulièrement des courses de lévriers au cynodrome du parc de Grillemont[9].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Chapelle-Blanche-Saint-Martin (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin se blasonnent ainsi :

De gueules à la barre d'or, au château du lieu, à l'église du lieu à un évêque bénissant, le tout d'argent, rangé en bande et brochant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Anecdote racontée par les guides du château qui se visite

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thierry Vivier, Touraine, années terribles, Turquant, Anovi, , 335 p., p. 185
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Notice no PA00097636, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « « Trois scientifiques au musée des faluns », La Nouvelle République, 24 avril 2018 (lire en ligne) », La Nouvelle République,,‎ (lire en ligne)
  8. Jack Vivier, Prêtres de Touraine dans la Résistance, C.L.D. (lire en ligne)
  9. Desbons Pierre, « Lecointre Colette », sur Histoire de l'agriculture en Touraine (consulté le 2 août 2018)