Sepmes

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Sepmes
Église Notre-Dame-de-Sepmes.
Église Notre-Dame-de-Sepmes.
Blason de Sepmes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Régine Rezeau
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37247
Démographie
Gentilé Sepmois
Population
municipale
649 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 08″ nord, 0° 40′ 28″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 119 m
Superficie 28,59 km2
Localisation

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Liens
Site web mairiedesepmes.fr

Sepmes (prononcé /sɛm/) est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ellle fait partie de la Communauté de communes Loches Sud Touraine créée le 1er janvier 2017.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Sepmes
Sepmes fait partie de la communauté de communes Loches Sud Touraine.

À vol d'oiseau, le village de Sepmes se situe à 36,1 km de Tours, à 25,3 km de Loches, à 29,4 km de Châtellerault, à 34,1 km de Chinon[1] , à 10,6 kmn de Descartes, le chef-lieu de canton et à 6,4 km de Sainte-Maure-de-Touraine, la ville la plus proche. Les deux villages les plus proches sont Civray-sur-Esves et Draché (3,8 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sepmes est limitrophe des communes suivantes

Communes limitrophes de Sepmes
Sainte-Maure-de-Touraine
Draché Sepmes Bossée,
Bournan
Marcé-sur-Esves,
Civray-sur-Esves

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 859 hectares ; son altitude varie entre 60 et 119 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée notamment par la Manse, l'Esves, la Ligoire et la Riolle[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Voici les relevés météorologiques de la station Tours-St Symphorien, située à plus ou moins 40 km au nord de Sepmes (voir la sous-section Localisation).

Relevés à Tours-St Symphorien pour la période 1961 - 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2 3,3 5 8,4 11,4 13,1 12,9 10,8 7,9 3,8 2,3 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 5,1 7,3 9,6 13,2 16,5 18,9 18,6 16,1 12,3 7,1 4,8 11,1
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 11,3 14,3 18,1 21,7 24,6 24,3 21,4 16,7 10,5 7,4 15,5
Source : infoclimat : Tours[4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par la RD59 (route Sainte-Maure-de-Touraine - Ligueil) ; le nord de la commune est également desservi par la RD760, qui relie Sainte-Maure-de-Touraine à Loches. Enfin, la nouvelle LGV SEA (Sud Europe Atlantique), en service depuis le 6 juillet 2017, passe par le nord-ouest de la commune[5], la gare SNCF la plus proche étant celle de Ste-Maure-de-Touraine-Noyant à 8,5 km sur la ligne classique Poitiers-Tours.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 334, alors qu'il était de 313 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 83,9 % étaient des résidences principales, 8,0 % des résidences secondaires et 8,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,4 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,4 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (65,9 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en hausse : 15,5 % contre 13,9 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 44 à 37[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existerait trois possibilités quant à l'origine du mot Sepmes, il viendrait du latin:

  • soit de septima ecclesia ; l'église de Sepmes serait la septième église construite en Touraine par saint Gatien, dit aussi Gatien de Tours, mort en 300, l'un des sept évêques envoyés par le Pape Fabien pour évangéliser la Gaule vers 250[6].
  • soit de septimana villa : le domaine de Septime. Ce Septime ou Septimus, dont l'existence n'a pas été démontrée, jouit d'une grande popularité dans le nouveau folklore de Sepmes.
  • soit de ad septimum milliarium (au septième milliaire)[7], c'est-à-dire à 7 milles romaines de la limite territoriale Turons-Pictons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen-Age[modifier | modifier le code]

Sepmes était située sur le territoire de la tribu gauloise des Turones (Civitas Turonorum selon César) et à proximité d'un de leurs cinq oppidum aujourd'hui reconnus, l'Oppidum des Deux-Manses[8] construit vers 200 avant J.C. au nord-ouest de l'actuelle Sainte-Maure.

Une voie romaine Poitiers-Amboise (autre oppidum important) aurait traversé Sepmes, l'itinéraire de La Celle-Saint-Avant à Manthelan aurait emprunté l'actuel chemin rural n°7 de La Celle à Manthelan[9], si cette hypothèse est exacte. À Sepmes, ce chemin était connu sous le nom de Chemin de Saint-Jacques. Entre Manthelan et Amboise, on parlait plutôt de la Route de Paris à Bordeaux[9].

Selon une légende, au Ve siècle, l'évêque breton saint Gratien (à ne pas confondre avec Gatien de Tours, parfois orthographié également Gratien), assassiné par des « barbares », aurait été enterré à Sepmes, et une chapelle y aurait été construite, à l'emplacement actuel de l'église[10].

Le chemin rural n°7 dit aussi Chemin de Saint-Jacques est-il une ancienne voie romaine?

La situation supposée de Sepmes sur cette voie romaine lui a valu d'être proposée comme site de la Bataille de Poitiers (732), par l'historien Marcel Baudot (selon Pierre-Marie Danquigny)[7]. Aucune preuve n'a jamais été apportée et 27 autres communes sont candidates! Les légendes johanniques de Sainte Catherine de Fierbois précisent cependant que "le lendemain de la bataille, Charles Martel extermina les infidèles dans les bois près de Sainte-Maure avant de déposer son épée (qui deviendra celle de Jeanne d'Arc) dans l'église deSainte-Catherine-de-Fierbois"[11]. Cela serait compatible avec la proposition de Sepmes, mais en fait ces légendes ont probablement été écrites après la mort de Jeanne à des fins de propagande[12].

Cette légende est régulièrement reprise par les producteurs de fromage de chêvre "Sainte-maure-de-touraine" bien représentés à Sepmes qui disent parfois tenir l'origine de leurs techniques des conquérants maures. De même dans GEO (magazine), on a pu lire "Charles Martel bat les Sarrasins à Sepmes non loin de Poitiers"[13].

Au XIIIeme siècle, une forteresse est édifiée à la Roche-Ploquin. Il n'en reste que des fondations sous l'actuel château[14].

Maison forte de la Grande Joumeraie, probable demeure d'Oyel de Baygnan, capitaine écossais au service de Charles VII

Le premier seigneur connu de Sepmes est Oyel de Baygnan "écuyer seigneur de la Jommeraye (la Grande Joumeraie), paroisse de Semme (Sepmes) en Touraine et Écossois de nation ... Il épousa Damoiselle Jeanne de Barros, fille de Pierre de Barros, chevalier seigneur du Puy de Semme"[15]. Ce capitaine écossais faisait partie de la "grande armée écossaise" débarquée à La Rochelle en 1421. Avec des troupes françaises, cette armée remporta une victoire écrasante sur les anglais (Bataille de Baugé) en mars 1421. C'est à la suite de cette victoire que le Dauphin Charles décida d'établir des Écossais en Touraine, leur chef, Archibald Douglas[16] devenant Duc de Touraine[17]. Baygnan survécut certainement à la Bataille de Verneuil (1424) qui vit l'anéantissement de l'armée écossaise, puisqu'il est mentionné sous Louis XI[15].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Évolution de l'agriculture à Sepmes: sur "le Médoc" : à droite, une loge de vigne des années 1900 avec quelques ceps encore, à gauche silos à céréales des années 1970, en activité et parcelle céréalière déchaumée.

Au XIXeme siècle, de nombreuses vignes occupent les campagnes de Sepmes. Une section cadastrale est même appelée le Médoc en référence au célèbre vignoble; ces vignes sont assez souvent flanquées de petites maisons ( souvent moins de 10 m2) appelées loges ou cabanes de vigne, permettant le repos du vigneron et éventuellement de son cheval. Il en reste plusieurs exemplaires.

Pendant la guerre de 1870, Sepmes s'est trouvée en limite de la zone occupée, l'avance des armées prussiennes s'étant arrêtée au nord de Sainte-Maure en janvier et février 1871. Menacée d'occupation et de réquisitions directes, la commune de Sepmes, comme les communes voisinnes, dut s'acquitter de la "somme extravagante de 16590 francs...Un conseiller, Alfred Rabault proposa de prêter la somme de 2765 francs immédiatement exigible, mais à un taux de 6%"[18]. Le comte Ludovic de Poix en paya une autre partie. Alfred Rabault qui avait prêté à un taux usuraire (par rapport aux habitudes) fut cependant élu maire en1876[18]. Riche producteur et négociant en vins, il se fit construire en face de l'église, une maison de maître ornée de têtes de Bacchus dans le style outrancier de l'époque, de grands chais et des communs. Rachetés progressivement par la commune, ces bâtiments devenus la mairie, la salle des fêtes et un gîte d'étape, constituent aujourd'hui, avec l'église, le cœur du village.

Le mardi 17 septembre 1912, lors des « Grandes manœuvres de l'Ouest », de nombreuses personnalités sont venues à Sepmes : le président de la République Armand Fallières, le président du Conseil Raymond Poincaré, le chef d'État-major Joffre ainsi que le Grand-duc Nicolas Nikolaïevitch de Russie (1856-1929), l'oncle du tsar Nicolas II[19].

Article détaillé : Marie-Thérèse de Poix.

Pendant la seconde guerre mondiale, Marie-Thérèse de Poix ("une figure charismatique", Thierry Vivier[20]) mit son château de la Roche-Ploquin, au service des réseaux résistants Marie-Odile et Vengeance. Il devint un véritable centre de transit pour les personnes désireuses de passer la Ligne de démarcation distante de 15 km : prisonniers évadés, réfractaires au Service du travail obligatoire, familles juives, aviateurs alliés abattus. Participèrent notamment à ce mouvement les abbés Péan, Schmitt et de la Perraudière, Mmes Babin, Simon, Jeanne Goupille et Odette Métais, MM Marchelidon, Rentien, Goupille, Cathelin, Prat, Marquant, Michaud, Sellier, de Lussac, Saint-Aubin. Andrée Babin, la secrétaire de mairie de Sepmes fabriquait de faux papiers. Certains habitants de Sepmes comme M. Rentien, le boucher, participèrent au ravitaillement du Château. Des parachutages furent organisés à la ferme des Hérauts, toute proche. La Gestapo démantela le réseau en février 1944. Les résistants et fugitifs pris furent interrogés, torturés et expédiés en camps de concentration [20]. "Sur les cinquante hommes de la prison de Tours, déportés le 16 mai, dix-sept seulement revinrent vivants"[21]. L'abbé Péan mourût sous la torture (Clara Knecht).

À son retour de camp et après une longue convalescence en Suède, Mme de Poix retouva son château pillé. Elle renonça à le restaurer et en fît don (sauf la chapelle qu'elle garda comme nécropole familiale), en 1952, à la paroisse Saint-Séverin des champs de Paris[22]. En 1957, il devînt une Maison familiale rurale préparant au brevet agricole puis aux métiers du cheval jusqu'en 2010[22]. Racheté et rénové par Valeriy Kornienko, il est ouvert en 2017 comme Hôtel-Restaurant[23].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[24].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections municipales de 2014, les 15 candidats ont été élus dès le premier tour, le taux d'abstentions était de 28,09 %[48].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Guiet    
mars 2008 en cours
(au 4 avril 2014[49])
Régine Rezeau SE-DVG[50] Agricultrice

Marie-Thérèse de Poix a été élue maire-adjoint de la commune avant même son retour de camp en avril 1945.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Sepmois.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[52],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 649 habitants, en diminution de -3,13 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
609 665 668 678 780 791 777 824 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
822 841 818 789 819 834 887 870 851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
804 828 874 760 822 818 863 802 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
746 655 547 519 598 645 647 670 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Sepmes en 2007 en pourcentage[55].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,9 
6,3 
75 à 89 ans
7,2 
13,8 
60 à 74 ans
11,7 
20,2 
45 à 59 ans
22,2 
22,5 
30 à 44 ans
20,4 
17,6 
15 à 29 ans
21,4 
19 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[56].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre une école primaire publique[57] au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) Esves & Manse avec les écoles des communes de Draché et de Marcé-sur-Esves[58]. La commune administre également la micro-crèche Caramel[59].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 384 €, ce qui plaçait Sepmes au 16 976e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[60].

En 2010, 47,2 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2010, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 437 personnes dont 78,5 % d'actifs : 73,1 % d'actifs ayant un emploi et 5,4 % d'actifs chômeurs[I 5].

On comptait 268 emplois dans la zone, contre 210 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 322, l'indicateur de concentration d'emploi est de 83,3, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus de 4 emplois pour 5 habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2011, Sepmes comptait 80 établissements : 37 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 6 dans l'industrie, 12 dans la construction, 22 dans le commerce-transports-services divers, et 3 dans l'administration publique-enseignement-santé-action sociale[I 7].

La menuiserie G.Dubois est la principale entreprise de Sepmes et la première menuiserie industrielle de la région Centre-Val de Loire[61]. Elle a été fondée en 1987 par Gérard et Marie-José Dubois et rachetée en 2010 par Guillaume d'Ocagne qui en est (en 2017) le dirigeant depuis cette date. G.Dubois employait 160 salariés en 2016[62].

Les Vergers de la Manse (vergers de pommiers et poiriers, production de jus de fruits, vente de fruits et légumes)[63] emploient 16 salariés en 2017.

Les autres activités agricoles concernent les cultures de blé tendre, tournesol, colza, maïs, orges, blé dur, luzerne, les élevages de vaches laitières et chèvres laitières avec des prairies et les services (Entreprises de travaux agricoles).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'égise

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[64] et aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[65]. Par ailleurs, elle compte 6 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[66] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[67].

Sepmes, vue du lieu-dit "Les Berthiers". À gauche, l'église paroissiale; à droite, la mairie.

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame, du XIIIeme siècle principalement, est « inscrite » en totalité depuis le 30 avril 2010[68].

Depuis le 26 mai 1977, le château de Sepmes du XVIe siècle est « classé » et le bâtiment des communs est « inscrit »[69].

Ce château renferme un interressant escalier à plafond à caissons qui semble être de même facture que ceux du château d'Azay-le-Rideau et du château de l'Islette[70].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Roche-Ploquin, ancienne demeure de la famille de Poix, dans la vallée de la Manse en 2017.

Le château de la Roche-Ploquin [71] fut construit au XVe siècle sur les bases d'une forteresse du XIIIe siècle dont les origines remontent au XIe siècle. Au XVe siècle, la Roche Ploquin appartenait à la famille de Betz, au XVIe siècle, à la famille l'Huissier, au XVIIe siècle, à la famille Du Puy, au XVIIIe siècle au lieutenant-colonel de Lescanville et à partir de 1829, à la famille de Poix. C'est, en 2017, un hôtel-restaurant 4 étoiles (hôtel Château Laroche-Ploquin).

Mairie de Sepmes, maison de maître de 1885, dite autrefois Château-Rabault.
Le Vieux Château de Sepmes construit pour Jean de Taix.
Habitations troglodytiques, Route des Côteaux, Vallée de la Manse

La mairie de Sepmes est installée dans une imposante maison de maître, construite en 1885 par Alfred Rabault, négociant en vins et ancien maire de Sepmes[72].

Dans la pittoresque vallée des Coteaux (ou vallée de la Manse), un vieux village troglodytique contient un souterrain refuge datant du Moyen Âge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Seigneurs de Sepmes : Comte Jean de Taix[73], écuyer de François 1er, Grand Maître de l'artillerie de France, colonel-général des Bandes françaises, fît rebâtir pour lui le château de Sepmes. Lors de la Bataille de Cérisoles (1544), il commandait 4000 fantassins, en partie équipés des premiéres arquebuses, qui contribuèrent grandement à la victoire. Il est cité dans La Princesse de Clèves[74]. Mort en 1553, il est enterré dans l'église de Sepmes[75]. Louis Brossin de Méré (qui avait épousé Jeanne de Taix, sœur de Jean, et de plus contribué au financement de l'armée), lui succéda, briévement semble-t-il, aux charges de grand-maître de l'artillerie et de colonel-général[76]. Mort en 1570, il est également enterré dans l'église de Sepmes.
Jean de Taix en 1546
  • Andrée Babin, secrétaire de mairie, résistante, morte en déportation durant la Seconde Guerre mondiale.
  • L'abbé Péan, originaire de Saint-Léonard-en-Beauce, curé de Draché, résistant et organisateur des réseaux Vengeance et Marie-Odile, torturé et tué par la Gestapo durant la Seconde Guerre mondiale, Médaille de la Liberté (U.S. : Medal of Freedom).
  • Marie-Thérèse de Poix (Marie-Thérèse de Lavaur de Sainte-Fortunade, vicomtesse Jean Tyrel de Poix), dernière châtelaine de la Roche-Ploquin[77]. Pendant la première guerre mondiale, elle fut infirmière volontaire ; son mari, Jean de Poix, mourût des suites de graves blessures subies sur le Front. Pendant la seconde, elle fut une des principales résistantes du réseau Vengeance, déportée à Ravensbrück. Très malade, elle faillit y mourir mais fut sauvée par la Croix-Rouge suédoise (en). Décédée en 1970. Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur, Médaille de la Résistance[20], Médaille de la Liberté.
  • Fred Guitton (1951), clarinettiste de jazz, né à Sepmes.
  • Bernard Chevalier, professeur émérite à l'université François-Rabelais de Tours, historien auteur d'ouvrages sur le Moyen Âge et la Renaissance, docteur és lettres (Paris IV, 1972), membre de l'Académie de Touraine[78]. Son arrière-grand-père, René Chevalier a été maire de Sepmes de 1865 à 1876[18].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Sepmes (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Sepmes se blasonnent ainsi :

De sable à la barre du même chargée de l'inscription « SEPMES » d'or posée dans le sens de la barre, bordée d'argent, accompagnée en chef de deux épis de blé d'or et en pointe de deux jonquilles fleuries d'or et feuillées de sinople, à la filière d'argent et le tout enfermé dans une bordure componée de gueules et d'argent de seize pièces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Imprimerie de la Manutention, , 735 p. (ISBN 978 2 855 54017 7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 – Emploi et activité.
  7. CEN T1 – Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Recherche d'orthodromie depuis Sepmes, sur le site lion 1906 de Lionel Delvarre, consulté le 06/05/2014
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Sandre - Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau, consulté le 23 avril 2014.
  4. relevés Infoclimat de Tours-St Symphorien, consulté le 06 mai 2014
  5. : Géoportail.
  6. Grégoire de Tours, Histoire des Francs(trad. Robert Latouche, t. 1, Paris, Les Belles Lettres, , 325 p. (ISBN 2 251 34047 5), p. 54-55
  7. a et b « Les batailles de Poitiers », sur le site de Pierre-Marie Danquigny (consulté le 4 mai 2014).
  8. Francesca di Napoli, « Deux occupations rurales de la Téne ancienne à sainte-Maure de Touraine », sur Revue archéologique du centre de la France, (consulté en 12août 2017)
  9. a et b Pierre-Marie Danquigny, « Voie Poitiers-Amboise (A1) », sur LiTTéRaTuRe, (consulté le 12 août 2017)
  10. Le Patrimoine des communes d'Indre-et-Loire, t. I, FLOHIC éditions, coll. « Collection Le Patrimoine des Communes de France », (ISBN 2-84234-115-5), p. 526-528.
  11. Citron, Suzanne., Le mythe national : l'histoire de France en question, Ed. ouvrières, (ISBN 2851391003, OCLC 23912517, lire en ligne)
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