Draché

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Draché
Draché
L'école et la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Descartes
Intercommunalité Communauté de communes Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Gilles Chapoton
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37098
Démographie
Gentilé Drachéens
Population
municipale
745 hab. (2016 en augmentation de 3,76 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 21″ nord, 0° 37′ 30″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 112 m
Superficie 18,51 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-de-drache.fr/

Draché est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Draché est limitrophe des communes suivantes[1] :

Communes limitrophes de Draché
Sainte-Maure-de-Touraine
Maillé Draché Sepmes
La Celle-Saint-Avant, Marcé-sur-Esves

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Draché.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 9,87 km, comprend deux cours d'eau notables, la Manse (0,948 km) et le Réveillon (4,085 km), et trois petits cours d'eau pour certains temporaires[2],[3].

La Manse, d'une longueur totale de 30,5 km, prend sa source à une altitude de 117 m sur la commune de Bossée et se jette dans la Vienne à L'Île-Bouchard, à 32 m d'altitude, après avoir traversé 11 communes[4]. Sur le plan piscicole, la Manse est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[5].

Le Réveillon, d'une longueur totale de 15,2 km, prend sa source dans la commune de Sepmes et se jette dans la Vienne à Nouâtre, après avoir traversé 5 communes[6]. Sur le plan piscicole, le Réveillon est également classé en deuxième catégorie piscicole[5]. Jusqu'au passage de la D910, le Réveillon est traditionnellement appelé la Louine[7].

Une zone humide est répertoriée sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Manse de la Roche Ploquin au Gué Blandin »[8],[9].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 851 hectares ; son altitude varie entre 56 m et 112 mètres[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses sont proposées pour expliquer l'origine du toponyme Draché :

  • un composé de l'anthroponyme gaulois Draccius et du suffixe -acum (« domaine de Draccius »),
  • un dérivé du surnom latin Draco (« dragon ») suggéré par Marie-Thérèse Morlet[11].
  • une référence à la viticulture : Olivier de Serres emploie, vers 1600, le mot drache, d'origine celtique, équivalent à drêche aujourd'hui, pour désigner le marc de raisin[12]. Cette dernière possibilité a l'avantage d'être compatible avec l'histoire viticole de Draché dont témoignent les nombreuses caves à vin[13] présentes dans chaque ferme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pierre percée (Draché).

L'occupation de Draché est ancienne comme en témoigne le menhir de la Pierre percée daté d'entre 2500 à 2000 ans avant notre ère[14] (fin du néolithique).

À la Taille de Randoux (Varenne de la Grande Lie) les fouilles préventives à la construction de la ligne SNCF à grande vitesse ont mis au jour un établissement datant du premier âge du fer[15].

La seconde Guerre mondiale et la Résistance[modifier | modifier le code]

L'occupation et La ligne de démarcation[modifier | modifier le code]

Après l'Armistice du 22 juin 1940, Draché se retrouve en zone occupée mais proche de la zone libre (carte [16]). La vie change[17], des familles sont séparées. Des clandestins (familles juives, aviateurs alliés abattus, agents secrets, résistants) cherchent à passer la Ligne de démarcation. Cette situation entraîne la création de groupes de résistants et de passeurs locaux.

L'abbé Henri Péan et les autres résistants[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Henri Péan.

À Draché, l'abbé Henri Péan déploie une activité considérable pour créer ou organiser des groupes de résistants[18]. Il devient le chef départemental des réseaux Turma-Vengeance et Marie-Odile[19], (Liste des réseaux et mouvements de la Résistance intérieure française). Il est appuyé à Draché même par Marie-Thérèse et Jean Michau qui garde le poste de T.S.F. nécessaire aux communications et par les secrétaires de mairie (Raymond Civel à Draché et Andrée Babin à Sepmes)[20] qui délivrent de faux-papiers. Il peut ainsi transmettre des renseignements. Il œuvre aussi avec la famille Goupille (André Goupille) de la Haye-Descartes et l 'équipe de Sepmes autour de Marie-Thérèse de Poix[21].

Ces groupes vont passer plus de 2000 clandestins en zone libre et plusieurs centaines d'aviateurs vers l'Espagne et transmettent des renseignements précieux en vue du débarquement[22].

La Gestapo démantèle le réseau Marie-Odile en février 1944. L'abbé meurt sous la torture le 28 février 1944 à Tours. Il est remplacé par Paul Tenailleau puis Robert Marquant[23].

Jean Michau est arrêté le 16 février 1944 et meurt à Bergen-Belsen le 16 avril 1945[23].

Le 25 août 1944, a lieu le massacre de Maillé, commune jouxtant Draché. La veille, les Allemands avaient perquisitionné à Draché.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Draché (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Draché se blasonnent ainsi :

Tranché: au 1er losangé d'or et de gueules, au 2e d'argent à la bande fuselée de gueules; au menhir « la pierre percée » au naturel brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1786 1801 Estienne Blanchard    
1801 1812 René Blanchard    
1819 1833 François Archambault    
1834 1848 Jean-Baptiste Delatouche    
1848 1852 Jean Raguin    
1871 1878 Pierre Duvignau-Martin    
1878 1908 Pierre Archambault   (démissionne 1 mois)
1908 1908 Baptiste Archambault    
1908 1910 Delphin Chapelle    
1910 1925 Pierre Archambault    
1925 1945 Jean-Baptiste Archambault   (démissionne)
1945 1947 Camille Nossereau    
1947 1959 Raymond Plisson    
1959 1968 Alfred Chaboty    
1968 1971 Pierre Fontaine    
1971 1988 Désiré Charpentier RPR  
1988 mars 2008 Jacques Brégeon RPR-UMP  
mars 2008 En cours Gilles Chapoton PS[24] Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Draché comptait 679 habitants (population légale INSEE) au 1er janvier 2007. La densité de population est de 36,7 hab./km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2016, la commune comptait 745 habitants[Note 1], en augmentation de 3,76 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
603548602602649664725733765
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
768726694647634666648665634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
631655674624597604631653662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
608520521518592635675718745
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Draché en 2007 en pourcentage[29].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ans ou +
1,3 
5,9 
75 à 89 ans
6,3 
10,9 
60 à 74 ans
10,7 
22,3 
45 à 59 ans
20,8 
25,1 
30 à 44 ans
23,7 
12,8 
15 à 29 ans
14,5 
22,9 
0 à 14 ans
22,7 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[30].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 


Enseignement[modifier | modifier le code]

Draché se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon.

L'école élémentaire Pommaux accueille les élèves de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Draché est classée en zone de revitalisation rurale par arrêté du [31].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Croix de chemin

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre percée, monument mégalithique situé à Draché près du hameau des Érables
L'église de Draché, vue sud.

La Pierre percée, menhir haut de 4 mètres[32]. Une légende dit que les enfants qui passeront leur tête à travers le trou seront protégés des maladies. Une autre dit que les jeunes mariés qui échangeront un bouquet de fleurs à travers ce même trou seront protégés du divorce.

Une stèle commémorant le massacre de Maillé a été érigée au carrefour de la nationale 10 (aujourd'hui D 910) et de la D 91 (commune de Draché).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Henri Péan (1901-1944), curé de Draché, résistant

Henri Péan, parfois surnommé Péan le fou[33], est originaire de Saint-Léonard-en-Beauce. Prêtre du Diocèse de Tours, Il est curé de Draché et devient l'organisateur local des réseaux Vengeance et Marie-Odile[34].

Plaque commémorative apposée sur la façade de la Mairie de Draché

Il est arrêté le 13 février 1944, à la sortie de la messe, à la Celle -Saint-Avant par la Gestapo. Emmené à Tours, Il est torturé et assassiné par la Gestapo le 28 février 1944. Il repose au cimetière de Draché.

Distinctions : Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance, Chevalier de l'Ordre national de la légion d'Honneur, Médaille de la Liberté avec palme de bronze (U.S. : Medal of Freedom with bronze palm).

  • Raymond Civel (1916-1945)

Né à Plessé (Loire-Atlantique), secrétaire de mairie à Draché, résistant, fournissait de faux-papiers, déporté au Camp de concentration de Dora, mort à Ellrich, sous-camp de Dora, le 24 mars 1945[35].

  • Jean et Marie-Thérèse Michau (1906-1945)

Jean, agriculteur à Draché, résistant, proche de l'abbé Péan, déporté en camp de concentration, mort à Bergen-Belsen le 15 avril 1945[36].

Distinctions : Médaille de la Liberté avec palmes , Chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur, Médaille de la résistance[37].

Marie-Thérèse Joubert (1906-1979), épouse de Jean, d'abord agent du réseau B.E. Wisigoth-Lorraine filière d'aide aux juifs polonais, elle intègre aussi le réseau de l'Abbé Péan à partir de mars 1943[36].

Distinctions : Medal of freedom, Croix de guerre avec palmes, légion d'honneur[36]

  • Georges Poivilliers (1892- 1968)

Né à Draché, ingénieur (Centrale, 1913), spécialiste de la photogrammétrie, directeur de l'École centrale de 1952 à 1962, Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'Honneur[38], Croix de Guerre 1914-1918, officier de l'Ordre de Léopold (Belgique).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 1er février 2019)
  3. « Carte hydrologique de Draché », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  4. « Fiche Sandre - la Manse », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  5. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  6. « Fiche Sandre - le Réveillon », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  7. « géoportail cartes », sur géoportail cadastre (consulté le 7 février 2019)
  8. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 1er février 2019)
  9. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 1er février 2019)
  10. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  11. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 113.
  12. « Drêche », Ortolang, sur Cnrtl.fr (consulté le 31 juillet 2018)
  13. Il existe encore à Draché une exploitation commerciale viticole en appellation Touraine et de nombreuses vignes familiales.
  14. Claude Croubois (dir.), Les temps préhistoriques , dans , L'Indre-et-Loire : la Touraine, des origines à nos jours, St-Jean-d'Angély, Bordessoules, , 470 p., p. 35
  15. Nicolas Pimpaud, « Draché (Indre-et-Loire), La Taille de Randoux (Varennes de la Grande Lie) : rapport de fouille », sur dolia.inrap, (consulté le 28 novembre 2018)
  16. Robert Vivier, « Touraine 1939-1945 : », sur BnF Gallica (consulté le 8 novembre 2017)
  17. André Goupille, Mon village sous la Botte, éditions CLD (ISBN 2-85443-278-9), p 29à 70
  18. Marc Chantran, « A propos du livre de Jean-Gilles Dutardre », sur chantran.vengeance, (consulté le 2 novembre 2017)
  19. Du nom de Marie-Odile Laroche, pseudonyme de Mme Henri Barré de Saint-Venant.
  20. Ils mourront aussi en camps de concentration. J. Perret, op.cit.
  21. Thierry Vivier, Touraine, années terribles, Turquant, Anovi-Fabrica libri, , 335 p., p190
  22. A. Goupille, op.cit.
  23. a et b Jean-Gilles Dutardre, La vicomtesse Marie-Thérèse de Poix, Anovi, , 181 p. (ISBN 978-2-914818-81-0), p. 141
  24. https://www.lemonde.fr/centre-val-de-loire/indre-et-loire,37/drache,37098/elections/presidentielle-2017/
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  29. Pyramide des âges à Draché en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 20/07/2010.
  30. Pyramide des âges d'Indre-et-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 25/07/2010.
  31. « Arrêté du 16 mars 2017 constatant le classement de communes en zone de revitalisation rurale », sur Legifrance.gouv.fr (consulté le 19 janvier 2018).
  32. Base Mérimée : PA00097742, classement par arrêté du 29 avril 1911
  33. « T.A.G. : André Goupille », sur battements-de-loire.com (consulté le 30 novembre 2017)
  34. Pour la répartition des actions entre réseaux voir note sur Marc Chantran.
  35. Abbé Joseph Perret, « Le Curé de Draché "un pur de la Résistance" », sur chantran.vengeance, (consulté le 8 novembre 2017)
  36. a b et c Pouliquen, Sylvie., Femmes de l'ombre en Touraine (ISBN 9782350420509 et 2350420507, OCLC 951160167, lire en ligne), p. 54
  37. J.G. Dutardre, op.cit., p. 137
  38. « Poivilliers Georges Jean », sur cths, (consulté le 3 décembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]