Antonio Inoki

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Kanji Inoki
Description de l'image Antonio Inoki IMG 0398-2 20121224.JPG.
Données générales
Nom complet Kanji Inoki
Nom de ring Antonio Inoki
Moeru Tōkon
Tokyo Tom
Shanghai Slaughter
Nationalité Drapeau du Japon Japon
Date de naissance (73 ans),
Yokohama
Taille 6 2 (1,88 m)[1]
Poids 225 lb (102 kg)[1]
Catcheur (ou catcheuse) retraité
Entraîneur Rikidōzan
Karl Gotch
Carrière pro. 30 septembre 1960 – 1998

Antonio Inoki (アントニオ 猪木?), de son vrai nom Kanji Inoki (猪木 寛至, いのき かんじ, Inoki Kanji?), né le à Yokohama, est un ancien catcheur japonais, véritable icône en son pays, maintenant retiré du combat mais toujours actif en tant que promoteur. Son nom de scène est inspiré d'Antonino Rocca, un catcheur professionnel. Il pratiquait également le combat libre.

En 1976, Mohammed Ali se rend au Japon pour combattre le catcheur. Selon les conditions du combat, tenues secrètes, Inoki n'avait pas le droit de frapper au visage avec les pieds ; il n'était autorisé à frapper avec les jambes que dans les membres inférieurs. Le catcheur a donc passé la quasi-totalité du combat à se jeter au sol, cherchant à faucher les jambes d'Ali en envoyant des low kicks, empêchant ainsi son adversaire de développer sa boxe. Ces coups ont causé des blessures sérieuses à Ali, qui perdit beaucoup de sa mobilité au niveau des jambes. À l'issue de ce combat, prototype de mixed martial arts perçu comme une opération publicitaire, il y eut égalité entre les deux combattants[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Inoki est le fils de Sajiro Inoki, un homme d'affaires et homme politique, il est le 9e enfant d'une famille en comprenant 11 ; il a six frères et quatre sœurs[4]. Son père décède alors qu'il a cinq ans ; rapidement il montre des aptitudes pour le sport et un de ses frères ainé lui conseille de faire du karaté[4]. Il y devient ceinture noire 7e dan[4]. À l'adolescence, il joue au basket et fait de l'athlétisme remportant un championnat alors qu'il est au lycée à Yokohama[4]. En 1957, sa famille émigre au Brésil où il continue à faire de l'athlétisme remportant des championnats régionaux[4].

Carrière de catcheur[modifier | modifier le code]

Entraînement et débuts[modifier | modifier le code]

À 17 ans, il rencontre Rikidōzan qui lui propose de retourner au Japon afin de l'entraîner pour devenir catcheur[4]. Il s'entraîne dans le dojo de la Japan Wrestling Association (JWA) auprès de Rikidōzan et Karl Gotch et rencontre Shōhei Baba qui est lui aussi élève[4]. Il prend le nom de ring d'Antonio Inoki en hommage à Antonio Rocca (en) et effectue son premier match le 30 septembre 1960 où il perd face à Kintaro Oki[4]. Après la mort de Rikidōzan en 1963, Toyonobori (en) devient président de la JWA et décide de faire de Baba la principale vedette de la fédération[4]. En mars 1966, Inoki décide de ne pas participer à un tournoi de la JWA et peu de temps après il quitte cette fédération pour la Tokyo Pro Wrestling (TPW) que vient de fonder Toyonobori[4].

Il débute à la TPW au cous du spectacle inaugural le 12 octobre 1966 où il bat Johnny Valentine[4].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Après-carrière[modifier | modifier le code]

En 2007, il crée sa propre fédération, la Inoki Genome Federation proposant des galas mélangeant matchs de catch, de kickboxing et d'arts martiaux mixtes. Il réside actuellement à Tokyo et New York. Il fut intronisé au WWE Hall of Fame en 2010, la veille de WrestleMania XXVI.

Connu et apprécié en Corée du Nord, pays de son ancien entraineur Rikidōzan, Antonio Inoki était par exemple présent au 65e anniversaire du Parti du travail de Corée le 10 octobre 2010, son 21e voyage en Corée du Nord[5].

Dans le manga de Masanori Morita Racaille Blues les protagonistes s'amusent à reproduire de temps en temps le visage d'Inoki.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Profil d'Antonio Inoki », sur Online World of Wrestling (consulté le 16 novembre 2015).
  2. http://www.youtube.com/watch?v=D2LwZVTHwdc
  3. (en) Andy Bull, « The forgotten story of Muhammad Ali v. Antonio Inoki », sur theguardian.com,‎
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Ryan Mancuso, « 411’s Wrestling Hall of Fame Class of 2007: Antonio Inoki », sur 411mania,‎ (consulté le 16 novembre 2015).
  5. Anthony Rivière « Un ancien catcheur japonais joue l'ambassadeur auprès de la Corée du Nord », Aujourd'hui le Japon, le 14 octobre 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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