Enlèvements de citoyens japonais par la Corée du Nord

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Plusieurs enlèvements de citoyens japonais par des agents du gouvernement de Corée du Nord ont lieu de 1977 à 1983[1]. Bien que seulement 17 Japonais (huit hommes et neuf femmes) soient officiellement reconnus par le gouvernement japonais comme ayant été enlevés[2], il pourrait y avoir en réalité une centaine de victimes[3], symbolisé par le cas de Susumu Fujita[4] qui ne fut pas officiellement identifiée par le gouvernement japonais malgré de solides preuves. Le gouvernement nord-coréen a officiellement admis avoir enlevé 13 citoyens japonais en 2002[5] mais à révélé une liste d'une trentaine de noms de ressortissants japonais qui vivraient en Corée du Nord en juillet 2014[6].

Plusieurs témoignages indiquent que de nombreux citoyens non-Japonais, dont neuf Européens[7], ont également été enlevés par la Corée du Nord[8].

Contexte[modifier | modifier le code]

La plupart des disparus étaient âgés d'une vingtaine d'années, mais la plus jeune, Megumi Yokota (en), avait 13 ans[9] quand elle a disparu en novembre 1977 dans la ville côtière de Niigata. Le gouvernement nord-coréen affirme qu'elle s'est suicidée en mars 1994[10]

Il est possible que les victimes ont été enlevées pour enseigner la langue et la culture japonaise à des espions nord-coréens[9]. Les victimes les plus âgées pourraient également avoir été enlevées pour que la Corée du Nord s'approprie leurs identités et il est probable que ces personnes ont été tuées immédiatement. Il est aussi supposé que des femmes japonaises ont été enlevées pour servir d'épouses à un groupe de terroristes japonais basé en Corée du Nord à la suite du détournement du vol 351 (en), et que certaines ont été enlevées parce qu'elles furent témoins des activités d'agents nord-coréens au Japon, ce qui pourrait expliquer l'enlèvement de Megumi Yokota alors qu'elle n'était qu'une petite fille[11].

Pendant très longtemps, ces enlèvements furent démentis par la Corée du Nord et ses sympathisants (comme l'association Chongryon et le parti socialiste japonais) et furent souvent considérées comme une théorie du complot. Malgré les pressions de groupes de parents japonais, le gouvernent japonais ne fit aucune action lui-même. Il y a également des témoignages que ces enlèvements sont utilisés par les nationalistes japonais, dont l'ancien premier ministre Shinzō Abe, pour « accroître la militarisation », pousser à une révision de la constitution afin de réduire les limites imposées à l'armée, réviser la loi basique sur l'éducation et autres buts politiques[12],[13]. Cependant, d'autres spéculations ont été critiquées par l'homme politique Kyoko Nakayama (en), conseiller spécial de Tokyo auprès du premier ministre sur la question des enlèvements, qui déclare : « Il s'agit de secourir nos citoyens (des enlèvements en cours). Ils auront tout le soutien possible pour regagner la liberté et la dignité. C'est notre devoir de les ramener ». (voir Norimitsu Onishi (en))

Négociations entre la Corée du Nord et le Japon à partir de 2002[modifier | modifier le code]

Le , le premier ministre japonais Jun'ichirō Koizumi effectue une visite en Corée du Nord pour rencontrer Kim Jong-il. Afin de faciliter la normalisation des relations entre les deux pays, celui-ci admet que la Corée du Nord est responsable de l'enlèvement de 13 citoyens japonais et exprime des excuses orales. Il attribue la responsabilité de ces enlèvements à « certaines personnes qui voulaient montrer leur héroïsme et leur aventurisme » et veut d'éviter d'en assumer le blâme.

La Corée du Nord a aussi fourni les certificats de décès de huit personnes que le Nord affirment être décédées, mais elle admet lors d'une conférence en novembre 2004 que ces documents sont faux.

Retour de cinq victimes[modifier | modifier le code]

Plus tard, la Corée du Nord autorise cinq victimes à retourner au Japon, à condition qu'elles reviennent plus tard au Nord. Les victimes rentrent au Japon le .

Cependant, le gouvernement japonais, influencé par l'opinion publique et les familles des victimes, déclare à la Corée du Nord que les victimes ne reviendront pas. Le Nord estime que c'est une violation de l'accord et refuse de continuer les négociations.

Les cinq victimes rapatriées sont : Yasushi Chimura et sa femme Fukie, Kaoru Hasuike et sa femme Yukiko, et Hitomi Soga (en).

Retour des enfants des victimes rapatriées[modifier | modifier le code]

Les trois enfants de la famille Chimura et les deux enfants de la famille Hasuike, qui sont nés en Corée du Nord, sont autorisés à rejoindre leurs parents au Japon après une seconde visite du premier ministre Koizumi à Pyongyang le . Selon leurs parents ou autres proches, les cinq enfants expriment leur désir de rester au Japon et de vivre en tant que Japonais.

Hitomi Soga retrouve également son mari et ses enfants, mais par un processus plus compliqué. Son mari est Charles Robert Jenkins, soldat américain posté en Corée du Sud qui déserta en 1965 pour rejoindre le Nord où il rencontra et épousa Soga. Craignant la cour martiale, Jenkins, et ses deux filles, retrouvent d'abord Soga à Jakarta en Indonésie le , avant de retourner ensemble au Japon le 18 juillet. Deux mois plus tard, le , Jenkins est signalé à la base américaine de Camp Zama (en) où il reçoit une condamnation légère pour désertion et aide à l'ennemi et est renvoyé officiellement de l'armée. La famille vit actuellement sur l'île de Sado au Japon.

Enquête et nouvelles preuves[modifier | modifier le code]

En novembre 2004, la Corée du Nord retourne les cendres de deux corps humains, en déclarant qu'il s'agit de ceux de Megumi Yokota et Kaoru Matsuki. Après un test ADN, le Japon conclut que ces restes n'appartiennent ni à l'une, ni à l'autre. Cependant, la revue scientifique indépendante Nature publie un article très critique sur ces tests, qui furent effectués à l'université Teikyō par Tomio Yoshii, un membre subalterne (maître de conférences) du corps professoral du département de médecine légale, sans la présence d'un professeur. Yoshii a reconnu plus tard qu'il n'avait aucune expérience dans l'analyse de cendres humaines. Cette erreur - intentionnelle ou non - provoque une tension dans les relations entre la Corée du Nord et le Japon et est discutée plus en détail dans l'article wikipédia consacré à Megumi Yokota.

Lors d'une entrevue avec la police japonaise, Yasushi Chimura et Kaoru Hasuike, deux des victimes rapatriées en 2002, identifient deux de leurs ravisseurs comme étant Sin Gwang-su (en) (aussi connu sous le nom de Sin Kwang-su) et un homme nommé « Pak ». La police procède ainsi à l'arrestation de Sin Gwang-su et Choi Sung Chol pour l'enlèvement de citoyens japonais. Sin a également déclaré à la police sud-coréenne que c'est Kim Jong-il en personne qui lui avait ordonné de mener ces enlèvements[14].

En mars 2006, la police d'Osaka perquisitionne six installations, dont la chambre de Commerce nord-coréenne, dans le cadre d'une enquête sur les circonstances de l'enlèvement en juin 1980 d'une des victimes supposées, Tadaaki Hara. Les six installations sont toutes liées à l'association Chongryon, une organisation de résidents coréens au Japon pro-Pyongyang. Un porte-parole de la police déclare que le directeur de l'association, à l'époque des enlèvements, est suspecté de complicité[15].

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Sakie Yokota, la mère de la fillette enlevée, Megumi Yokota (en), rencontre le président américain George W. Bush à la Maison-Blanche en avril 2006.
Badge porté en soutien au retour des victimes au Japon.

Le gouvernement nord-coréen continue d'affirmer qu'il n'y a eu que 13 citoyens japonais enlevés et que le problème a été résolu avec le retour des cinq victimes. Cependant, le gouvernement japonais déclare que la question n'est pas complètement close, et que tous les éléments de preuves fournis par le Nord sont faux.

En mai 2004, les cinq victimes enlevées et leurs familles (10 personnes au total) retournent en Corée du Nord. Cependant, beaucoup de victimes supposées sont toujours portées disparues.

Le secrétaire général du Cabinet Hiroyuki Hosoda (en) a déclaré le qu'« à moins que des mesures honnêtes soient prises rapidement, nous ne pouvons pas aider sans prendre des mesures strictes », faisant allusion à d'éventuelles sanctions, dont aucune n'a encore été décidée par le Japon[16].

Un groupe de soutien aux victimes est également allé demandé de l'aide aux Nations unies. Le secrétaire général Kofi Annan mentionne le problème pendant un discours à la diète du Japon le , exprimant son soutien aux victimes et à leurs familles et ses vœux d'un complet rétablissement[17].

Plus tard dans l'année, le congrès des États-Unis vote la loi sur les droits de l'homme en Corée du Nord de 2004 (en)[18]. En réponse, le parti au pouvoir en Corée du Sud, qui ne veut pas détériorer ses relations avec le Nord, exprime son inquiétude. En outre, les familles de victimes et leurs sympathisants expriment leur gratitude au gouvernement et au président des États-Unis[19].

En 2004, la diète japonais approuve deux lois visant à restreindre le commerce avec la Corée du Nord[20].

Le , le Royaume-Uni se trouve à la tête de 45 pays ou organisations, dont l'Union européenne, les États-Unis et le Japon, pour discuter d'une possibilité de condamner la Corée du Nord aux Nations unies. Le 16 décembre, cette proposition est adoptée par l'assemblée générale avec 88 pour, 21 contre et 60 abstention. Fait intéressant, la Chine et la Russie se sont opposées à la proposition et la Corée du Sud s'est abstenue. L'ONU condamne ainsi la Corée du Nord pour « violations systématiques des droits de l'homme » et mentionne la question des enlèvement, l'existence de camps de concentration et les abus contre les déserteurs nord-coréens (en) renvoyés en Corée du Nord[21].

Un groupe de travail pour étudier les non-respect des droits de l'homme a également été mis en place lors des pourparlers à six.

La secrétaire d'État des États-Unis, Condoleezza Rice, exprime son soutien dans l'affaire des enlèvements[22].

Le , Sakie Yokota, la mère de Megumi Yokota, témoigne à la chambre des représentants des États-Unis réunie spécialement pour discuter des enlèvements. Le lendemain, Yokota rencontre le président George W. Bush pour demander l'aide des États-Unis dans la résolution de la question. Le président considère la rencontre comme l'« une des plus émouvantes » de sa présidence et met en cause les actions de la Corée du Nord[23].

Le , la loi sur les droits de l'homme en Corée du Nord, visant à appliquer des sanctions sur la Corée du Nord, est discutée à la diète du Japon[24].

Après le décès de Kim Jong-il en décembre 2011, l'ancienne victime Kaoru Hasuike exprime son souhait que le gouvernement japonais « analyse avec attention l'état des affaires en Corée du Nord et fasse de son mieux pour assurer la sécurité des victimes toujours séquestrées »[25].

La question des enlèvements est réellement devenue centrale dans la politique nord-coréenne du Japon et sa participation aux pourparlers à six. Plus important, « Tokyo garde en réserve la possibilité d'incitations économiques, largement considérées comme essentielles à une approche globale et comme dernière solution à l’énigme du nucléaire, sur l'établissement de relations diplomatiques avec la Corée du Nord — un développement qui repose également sur une résolution de la question des enlèvements »[26].

Victimes officiellement reconnues par le gouvernement japonais[modifier | modifier le code]

17 citoyens sont officiellement reconnus par le gouvernement japonais comme victimes d'enlèvements de la Corée du Nord[10]. La seizième, Minoru Tanaka, est rajoutée à la liste le , après la découverte de preuves d'un enlèvement[27]. La dix-septième, Kyoko Matsumoto, est rajoutée en novembre 2006[10].

Nom Sexe Date de naissance Circonstances de l'enlèvement Statut actuel
Yutaka Kume homme vers 1925 Disparu le dans la péninsule de Noto, préfecture d'Ishikawa. La Corée du Nord rejette toute implication[10].
Megumi Yokota (en) femme Disparue le à Niigata, préfecture de Niigata. Supposée morte le en Corée du Nord (la date est d'abord annoncée comme 1993 puis plus tard reprise par Pyongyang).
Minoru Tanaka homme vers 1950 Disparu en juin 1978. A été convaincu de partir à l'étranger avant d'être enlevé par la Corée du Nord[27]. La Corée du Nord rejette toute implication[28].
Yaeko Taguchi (en) femme Disparue en juin 1978 d'un endroit indéterminé[10]. Supposée morte le en Corée du Nord. Cependant, Kim Hyon Hui (en), le terroriste du vol coréen 858, rejette les allégations de la Corée du Nord[29]
Yasushi Chimura homme Disparu le avec sa fiancée Fukie Hamamoto près d'Obama. Vivant (rapatrié)
Fukie Hamamoto femme Disparue le avec son fiancée Yasushi Chimura près d'Obama. Vivante (rapatriée)
Kaoru Hasuike (en) homme Disparu le avec sa petite-amie Yukiko Okudo près de Kashiwazaki. Vivant (rapatrié)
Yukiko Okudo femme Disparue le avec son petit-ami Kaoru Hasuike près de Kashiwazaki. Vivante (rapatriée)
Hitomi Soga (en) femme Disparue avec sa mère Miyoshi Soga le sur l'île de Sado, préfecture de Niigata. A épousé Charles Robert Jenkins, déserteur américain, en 1980, et est retournée au Japon avec lui en 2004.
Miyoshi Soga femme vers 1932 Disparue avec sa fille Hitomi Soga le sur l'île de Sado, préfecture de Niigata. La Corée du Nord affirme que Miyoshi Soga n'est jamais entrée dans le pays[10].
Rumiko Matsumoto femme Disparue le à Fukiage (en), préfecture de Kagoshima, avec son petit-ami Shuichi Ichikawa. Supposée morte le en Corée du Nord.
Shuichi Ichikawa homme Disparu à Fukiage (en), préfecture de Kagoshima, avec sa petite-amie Rumiko Matsumoto. Supposé mort le en Corée du Nord.
Toru Ishioka homme Disparu en mai 1980 à Madrid durant un séjour en Europe. Supposé mort le en Corée du Nord.
Kaoru Matsuki homme Disparu en mai 1980 à Madrid durant un séjour en Europe. Supposé mort le en Corée du Nord.
Tadaaki Hara homme Disparu en juin 1980 à Miyazaki, préfecture de Miyazaki. Supposé mort le en Corée du Nord.
Keiko Arimoto femme Disparue en juin 1983 à Copenhague[30] pendant un séjour d'étude de l'anglais. Supposée morte le en Corée du Nord.
Kyoko Matsumoto femme 1948 Disparue le sur le chemin de ses cours de tricotage près de sa maison. En 2010, la Corée du Nord n'a toujours donné aucune réponse aux demandes japonaise[10].

Autres enlèvements par la Corée du Nord[modifier | modifier le code]

La Corée du Nord est également responsable d'enlèvements en Corée du Sud, la cible principale du Nord. Il y en aurait, selon une estimation de 2006, environ 486[31] Sud-Coréens séquestrées au Nord.

Le 11 décembre 1969, un avion de ligne YS-11 (en) est détourné par un agent nord-coréen juste après son décollage de Gangneung[32]. Le pilote est forcé de voler jusqu'en Corée du Nord. L'équipage, l'avion, et sept passagers n'ont jamais repassé la frontière. La Corée du Nord affirme que ceci est un acte d'asile demandé par le pilote, mais cela est considéré comme un nouveau cas d'enlèvement.

Dans les années 1970, beaucoup de femmes sont enlèvées au Liban et, en juillet 1977, une actrice/pianiste coréenne et son époux échappent à une tentative d'enlèvement en Yougoslavie[32]. D'autres incidents concernent l'enlèvement de lycéens en Corée du Sud.

D'après certains témoignages, d'autres personnes auraient été enlevées, dont deux Chinois (Macao), deux Néerlandais, trois Français, trois Italiens, un Jordanien, quatre Malaisiens et un Singapourien[8].

La Commission des droits de l'homme des Nations unies commence à enquêter sur les enlèvements de Coréens. La victime Hitomi Soga (en) a aussi affirmé que des citoyens de Roumanie et de Thaïlande avaient également été enlevées[33]. La famille d'une victime thaïlandaise a été identifiée et le gouvernement japonais travaille avec le gouvernement thaïlandais pour résoudre la question.

Selon le comité pour la démocratisation de la Corée du Nord, les agents nord-coréens auraient également enlevé environ 200 citoyens de la République populaire de Chine à partir de la fin des années 1990, principalement d'origine coréenne vivants dans les villes frontières au nord de la Chine qui aidaient les déserteurs nord-coréens. Les victimes enlevées étaient ensuite emprisonnées en Corée du Nord. Le gouvernement chinois n'a toujours pas demandé le rapatriement des victimes, une politique visant à préserver l'harmonie entre les deux pays[34].

La disparition de l'étudiant américain David Sneddon en Chine en 2004 passe pour avoir été orchestrée par la Corée du Nord[35].

Controverses[modifier | modifier le code]

Il y a également une controverse sur les restes humains retournés au Japon par la Corée du Nord qui affirme qu'il sont ceux de Megumi Yokota. Après des tests ADN, le gouvernement japonais a affirmé que c'était faux. Mais en février 2005, la revue scientifique britannique Nature publie un article dans lequel le responsable des tests, Tomio Yoshii, reconnaît que les résultats ne sont pas significatifs. La technique employée n'est plus utilisée par les professionnels aux États-Unis à cause de la fréquence de contamination étrangère. Selon le ministre japonais des Affaires étrangères, les restes ne peuvent plus être testés[36].

Une autre controverse survient en mai 2012 lorsque le Japon proteste vigoureusement qu'un diplomate américain a mis en relation la question des enlèvements de citoyens japonais par la Corée du Nord avec celle des enlèvements au Japon de citoyens japonais par des citoyens non-Japonais[37].

Fiction[modifier | modifier le code]

Le personnage principal du roman américain Le fils du maître orphelin (en) passe plusieurs années, dans la première partie du livre, à aider et organiser l'enlèvement de citoyens japonais par la Corée du Nord. Ces enlèvements et certaines victimes sont un thème secondaire important dans la suite du roman.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Japanese Government Internet TV
  2. Japanese Government Headquarters for the Abduction Issue
  3. Investigation Commission on Missing Japanese Probably Related to North Korea(COMJAN)
  4. Blog of Takashi Fujita
  5. Associated Press, « North Korea rejects DNA link to Megumi Yokota abduction case » (consulté le 1 mai 2006)
  6. « Pyongyang révèle 30 noms de japonais enlevés », sur Le Figaro,‎ (consulté le 10 juillet 2014).
  7. Le Figaro
  8. a et b National Association for the Rescue of Japanese Kidnapped by North Korea
  9. a et b Justin McCurry, North Korea's kidnap victims return home after 25 years, London,‎ (lire en ligne)
  10. a, b, c, d, e, f et g Ministry of Foreign Affairs (Japan), « Abduction of Japanese Citizens by North Korea » [PDF] (consulté le 23 juillet 2010)
  11. http://www.slate.com/id/2087627/ Why North Koreans Were Kidnappers
  12. Norimitsu Onishi, Abduction issue used by Japanese nationalists,‎ (lire en ligne)
  13. Gregory Clark (Japan Times), « Ideological laundry unfurled » (consulté le 21 novembre 2006)
  14. http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/20060205TDY02005.htm
  15. « Transcript of the Japan Considered Podcast Volume 02, Number 14 - Relations with North Korea », sur Japan Considered Podcast,‎ (consulté le 22 juillet 2010)
  16. National Association for the Rescue of Japanese Kidnapped by North Korea, « Prospectus » (consulté en 1 mais 2006)
  17. アナン国連事務総長の訪日 (Japanois), Ministère japonais des Affaires étrangères
  18. « http://www.theorator.com/bills108/hr4011.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-05-06 North Korean Human Rights Act of 2004
  19. the National Association for the Rescue of Japanese Kidnapped by North Korea
  20. http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20040407a2.html "Bill to bar ships from ports goes to Diet"
  21. 北朝鮮人権非難決議、国連総会で初採択…拉致など指摘, Yomiuri Shimbun, 2005.12.17.
  22. Ministère japonais des Affaires étrangères), « Visit to Japan by U.S. Secretary of State Rice » (consulté le 1 mai 2006)
  23. Toshimitsu Iwama, « Bush meets family of Japanese woman abducted by North Korea » (consulté le 30 avril 2006)
  24. BBC News Online, N Korea to face Japan sanctions,‎ (lire en ligne)
  25. « Japan eyes new North Korea with caution » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 10 février 2012
  26. Hagström, Linus (2009) “Normalizing Japan: Supporter, Nuisance, or Wielder of Power in the North Korean Nuclear Talks,” Asian Survey 49 (5): 848, http://caliber.ucpress.net/doi/abs/10.1525/as.2009.49.5.831?journalCode=as
  27. a et b (ja) Ministère japonais des Affaires étrangères, « 外務省: 北朝鮮による日本人拉致問題 »,‎ (consulté le 25 juillet 2010)
  28. 神戸新聞ニュース:総合/2005.04.26/北朝鮮の拉致断定 神戸出身の田中実さん
  29. « Japanese Abduction Victim Still Alive, Says KAL Bomber », sur Chosun Ilbo (édition anglaise),‎ (consulté le 25 juillet 2010)
  30. Suspected Abduction Case of a Japanese Female in Europe National Police Agency
  31. Andrei Lankov, « Body snatching, North Korean style » (consulté le 30 avril 2006)
  32. a et b Dick K. Nanto, « North Korea: Chronology of Provocations, 1950 - 2003 » [PDF] (consulté le 25 juillet 2010)
  33. Kanako Takahara, « Abductees' multinational kin unite » (consulté le 30 avril 2006)
  34. N.Korea kidnapped Chinese in refugee crackdown: report,‎ (lire en ligne)
  35. American Family Believes Missing Son Held in N. Korea
  36. Donald Macintyre, Bones of Contention,‎ (lire en ligne)
  37. Campbell's Hague Plea Irks North Abductee Kin, Japan Times 9 mais 2012

Source de la traduction[modifier | modifier le code]