Présidence de Jimmy Carter

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Présidence de Jimmy Carter

39e président des États-Unis

Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait officiel de Jimmy Carter par Herbert E. Abrams
Type
Type Président des États-Unis
Résidence officielle Maison-Blanche, Washington
Élection
Système électoral Grands-électeurs
Mode de scrutin Suffrage universel indirect
Élection 1976
Début du mandat
Fin du mandat
Durée 4 ans
Présidence
Nom Jimmy Carter
Date de naissance (93 ans)
Appartenance politique Parti démocrate

La présidence de Jimmy Carter, en tant que 39e président des États-Unis, dure de 1977 à 1981. Cette administration se proposa de créer un gouvernement « compétent et compatissant » mais rencontra de grandes difficultés dans la réalisation de ses objectifs en raison d'une crise économique due à la stagflation et à la hausse du prix de l'énergie. Carter réussit au terme de son mandat à obtenir une substantielle baisse du chômage ainsi qu'une réduction partielle du déficit, mais il échoua en revanche à maîtriser la récession économique qui se poursuivit après lui. Il fonda par ailleurs deux nouveaux départements fédéraux — Éducation et Énergie —, tout en établissant une politique énergétique à l'échelle nationale et en introduisant plusieurs réformes dans le domaine de la fonction publique et de la sécurité sociale.

Sur le plan des relations internationales, le président américain mit les droits de l'homme au cœur de sa politique étrangère et initia les accords de Camp David, les traités Torrijos-Carter et la deuxième étape des négociations sur la limitation des armements stratégiques (SALT II). Ses efforts en faveur de la rétrocession de la zone américaine du canal de Panama lui valurent de nombreuses critiques, car cette décision fut perçue comme un signe de faiblesse du président en situation conflictuelle. Sa dernière année au pouvoir fut marquée par plusieurs crises majeures, en particulier le dénouement de la prise d'otages de l'ambassade américaine en Iran et l'échec de la tentative de libération des otages lors de l'opération Eagle Claw, d'importantes pénuries de carburant aux États-Unis et l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques.

Investiture[modifier | modifier le code]

Le président Jimmy Carter et son épouse Rosalynn Carter remontant Pennsylvania Avenue le jour de l'investiture.

Dans son discours d'investiture, Jimmy Carter déclara : « nous avons appris que plus n'est pas forcément synonyme de mieux, que notre grande nation a su reconnaître ses limites et que nous ne pouvons apporter de solution satisfaisante à toutes nos questions ni à tous nos problèmes »[1]. Carter fit campagne sur la promesse d'éliminer les travers de la « présidence impériale », promesse qu'il mit en pratique le jour de son investiture en remontant à pied Pennsylvania Avenue, du Capitole jusqu'à la Maison-Blanche, au mépris de tous les protocoles de sécurité. Ses premières actions en tant que président allèrent également dans ce sens puisqu'il réduisit d'un tiers l'effectif de son cabinet et mit en vente le yacht présidentiel, l'USS Sequoia[2].

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

Bien que Carter avait fait campagne contre la sphère politique de Washington, la plupart des individus nommés initialement à un poste de son cabinet avaient servi sous les administrations précédentes ou avaient connu Carter en Géorgie, à l'exception notable du secrétaire au Travail Ray Marshall. Le secrétaire d'État Cyrus Vance, le secrétaire à la Défense Harold Brown et le secrétaire du Trésor W. Michael Blumenthal étaient tous d'anciens hauts fonctionnaires des administrations Kennedy et Johnson[3]. Les autres nominations importantes furent celles de Charles Schultze comme président du Conseil des conseillers économiques, de l'ancien secrétaire à la Défense James R. Schlesinger en tant que conseiller du président sur les questions énergétiques, du juge fédéral Griffin Bell comme procureur général et de Patricia Roberts Harris, la première femme afro-américaine à siéger dans un cabinet présidentiel, en tant que secrétaire au Logement et au Développement urbain[4].

Après sa victoire à l'élection de 1976, Carter offrit le poste de chef de cabinet de la Maison-Blanche à deux de ses conseillers, Hamilton Jordan et Charles Kirbo, qui le refusèrent tous les deux. Plutôt que d'offrir le poste à quelqu'un d'autre, Carter décida de se passer d'un chef de cabinet et mit en place un système dans lequel les membres du cabinet auraient plus facilement accès au président. Carter nomma plusieurs de ses anciens collaborateurs en Géorgie au sein du bureau exécutif : Bert Lance fut désigné à la tête du Bureau de la gestion et du budget tandis que Jordan devint un conseiller influent du président. Parmi les anciens de Géorgie figuraient Jody Powell comme porte-parole de la Maison-Blanche, Jack Watson en tant que secrétaire du cabinet et Stuart E. Eizenstat comme chef du personnel en charge de la politique intérieure[5]. Pour conduire la politique étrangère de l'administration, Carter s'appuya sur divers membres de la Commission trilatérale, dont Vance et le conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzeziński. Brzeziński émergea comme l'un des principaux conseillers du président et Carter travailla à la fois avec le Conseil de sécurité nationale et le département d'État dirigé par Vance pour concevoir et mettre en œuvre sa politique extérieure[6]. Le vice-président Walter Mondale fut un conseiller important sur les questions de politiques étrangère et nationale[7] et la Première dame Rosalynn Carter joua également un rôle influent au sein de l'administration[8].

Au milieu de l'année 1978, Carter remania partiellement son cabinet en nommant le directeur de la publicité, Gerald Rafshoon, au poste de directeur des communications de la Maison-Blanche et Ann Wexler pour diriger le bureau des relations publiques[9]. Carter remplaça une grande partie de son personnel et de son cabinet au milieu de l'année 1979. Cinq membres du cabinet durent quitter leurs fonctions, parmi lesquels Blumenthal, Bell et Joseph A. Califano, Jr., le secrétaire à la Santé, à l'Éducation et aux Services sociaux. Jordan fut finalement choisi pour exercer les fonctions de chef de cabinet et Alonzo L. McDonald, un ancien cadre de la société McKinsey & Company, fut nommé directeur du personnel. Le président de la Réserve fédérale G. William Miller succéda à Blumenthal en tant que secrétaire du Trésor, Benjamin Civiletti devint procureur général et Charles Duncan, Jr. nouveau secrétaire à l'Énergie[10]. Après la démission de Vance en 1980, Carter désigna Edmund Muskie, un sénateur très respecté avec qui Carter entretenait des relations amicales, pour servir à la tête du département d'État[11].

Réunion du cabinet Carter en février 1978.
Cabinet Carter
Fonction Nom Dates
Président Jimmy Carter 1977-1981
Vice-président Walter Mondale 1977-1981
Secrétaire d'État Cyrus Vance 1977-1980
Edmund Muskie 1980-1981
Secrétaire du Trésor W. Michael Blumenthal 1977-1979
G. William Miller 1979-1981
Secrétaire à la Défense Harold Brown 1977-1981
Procureur général Griffin Bell 1977-1979
Benjamin Civiletti 1979-1981
Secrétaire à l'Intérieur Cecil D. Andrus 1977-1981
Secrétaire à l'Agriculture Robert Bergland 1977-1981
Secrétaire du Commerce Juanita M. Kreps 1977-1979
Philip M. Klutznick 1979-1981
Secrétaire au Travail Ray Marshall 1977-1981
Secrétaire à la Santé, à l'Éducation
et aux services sociaux
Joseph A. Califano, Jr. 1977-1979
Secrétaire à la Santé et aux services sociaux Patricia Roberts Harris 1979-1981
Secrétaire à l'Éducation Shirley Hufstedler 1979-1981
Secrétaire au Logement
et au Développement urbain
Patricia Roberts Harris 1977-1979
Maurice Landrieu 1979-1981
Secrétaire aux Transports Brock Adams 1977-1979
Neil Goldschmidt 1979-1981
Secrétaire à l'Énergie James R. Schlesinger 1977-1979
Charles Duncan, Jr. 1979-1981
Chef de cabinet Aucun 1977-1979
Hamilton Jordan 1979-1980
Jack Watson 1980-1981
Administrateur de l'Agence de protection
de l'environnement
Douglas M. Costle 1977-1981
Directeur du Bureau de la gestion et du budget Bert Lance 1977
James T. McIntyre 1977-1981
Représentant américain au commerce Robert S. Strauss 1977-1979
Reubin Askew 1979-1981

Nominations judiciaires[modifier | modifier le code]

Parmi les présidents qui effectuèrent un seul mandat complet de quatre ans, Carter fut le seul qui n'eut pas à proposer de candidats à la Cour Suprême[12].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Relations avec le Congrès[modifier | modifier le code]

Après avoir mené une campagne efficace sur son image d'« étranger » de Washington et sur ses critiques à l'encontre du pouvoir en place, Carter conserva cette ligne de conduite en tant que président des États-Unis[13]. Le positionnement qu'il adopta contre les institutions et son refus de jouer selon les règles de Washington contribuèrent néanmoins aux mauvaises relations entretenues par son administration avec les démocrates du Congrès. Sa réticence à accorder des faveurs politiques acheva d'agacer le Capitole, qui vint affecter les ambitions législatives du président Carter durant toute la durée de son mandat[14].

Jimmy Carter travaillant à son bureau, en février 1977.

Pendant les 100 premiers jours de sa présidence, Carter adressa une lettre au Congrès dans laquelle il proposait l'abandon de différents projets hydrauliques. Parmi les opposants à cette suggestion de Carter se trouvait le sénateur Russell Long, un démocrate influent du Comité des finances du Sénat. Le projet de Carter fut rejeté, laissant au président un grand sentiment d'amertume[15]. Un profond désaccord s'installa alors entre le Congrès et la Maison-Blanche. Carter nota que les opposants les plus acharnés à sa politique provenait de l'aile libérale du parti démocrate, opposition qu'il attribuait à l'ambition de Ted Kennedy de le remplacer au poste de président[16].

Quelques mois après le début de son mandat, pensant pouvoir compter sur le soutien de 74 membres du Congrès, Carter publia une « liste noire » de 19 projets qu'il considérait comme relatifs à la politique d'« assiette au beurre ». Il précisa qu'il mettrait son veto à n'importe quelle législation contenant un projet de cette liste[17]. Cette dernière fut très mal accueillie par la direction du Parti démocrate. Le président estimait qu'un projet de loi sur les fleuves et les ports relevait de la dépense inutile, mais Tip O'Neill, le président de la Chambre des représentants, pensait qu'il était imprudent pour Carter d'interférer sur des questions relevant traditionnellement de la compétence du Congrès. Contraint par la suite d'accepter une loi incluant la plupart des projets portés précédemment sur la « liste noire », la position du président sortit affaiblie de cette confrontation[18].

Le Congrès refusa ultérieurement d'adopter les dispositions majeures de son projet de loi sur la protection des consommateurs et des mesures portant sur la réforme du travail. En retour, Carter mit son veto à un ensemble de textes législatifs concernant le secteur des travaux publics, le qualifiant d'« inflationnaire » dans ce qu'il jugeait n'être qu'une dépense futile. Devinant néanmoins le faible soutien de l'opinion publique à l'action législative du président, les leaders du Congrès profitèrent de la situation pour réduire son plan fiscal à une succession de dépenses en faveur d'intérêts particuliers[19].

Politique budgétaire[modifier | modifier le code]

Déficit budgétaire du gouvernement fédéral américain de 1971 à 2001 (en milliards de dollars).

Bien qu'il eût appelé à une réforme du système fiscal lors de sa campagne présidentielle, Carter n'y apporta que des changements mineurs une fois entré en fonctions[20]. Ses propositions consistaient en une réduction d'impôt de 50 dollars par contribuable, une diminution des impôts sur les sociétés de 900 millions de dollars et une augmentation des dépenses dans le secteur des travaux publics. La faiblesse des dépenses comprises dans ce plan de relance reflétait le conservatisme de Carter en matière de fiscalité car celui-ci était plus soucieux d'éviter l'inflation et d'équilibrer le budget que de s'attaquer au problème du chômage. L'opposition de Carter à une augmentation des dépenses fédérales lui valut d'être très critiqué jusqu'au sein de son propre parti, de nombreux démocrates souhaitant réduire le taux de chômage via une politique fédérale de travaux publics[21].

En 1977, Carter approuva plusieurs mesures destinées à lutter contre le chômage, dont une extension du Comprehensive Employment and Training Act, mais il continua de se concentrer principalement sur la réduction des déficits et de l'inflation[22]. En novembre 1978, il ratifia le Revenue Act of 1978 qui instaurait une baisse d'impôt à hauteur de 18,7 milliards de dollars[23]. Il procéda également à une importante réduction du taux d'imposition sur les plus-values, qui passa de 98 % à 28 %[24]. Les États-Unis accumulèrent une dette d'environ 280 milliards de dollars sous la présidence de Carter, passant d'environ 630 milliards début 1977 à près de 910 milliards à la fin de l'année 1980. Toutefois, en raison d'une croissance économique supérieure à l'augmentation de la dette nominale, le ratio dette/PIB du gouvernement américain, établi à 36,2 % au début du mandat de Jimmy Carter, diminua progressivement jusqu'à atteindre 33,3 % à la fin de l'année 1980[25].

Énergie[modifier | modifier le code]

National Energy Act[modifier | modifier le code]

Le président Carter quittant la centrale nucléaire de Three Mile Island, le 1er avril 1979.

En 1973, sous la présidence de Richard Nixon, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait réduit les quantités de pétrole disponibles sur le marché mondial, d'une part en raison de la déflation du dollar consécutive à la décision de Nixon de mettre fin à l'étalon-or, et d'autre part en réponse au trafic d'armes orchestré par les États-Unis avec Israël pendant la guerre du Kippour. Cet événement conduisit au premier choc pétrolier de 1973 et à la hausse brutale du prix du pétrole, stimulant l'inflation et mettant un frein à la croissance économique. Sitôt la décision de l'OPEP connue, le gouvernement américain mit en place un contrôle des prix sur l'essence et le pétrole, ce qui eut pour effet d'entraîner des pénuries de carburant et de longues files d'attente devant les stations-services[26],[27]. La situation fut finalement apaisée avec la levée des contrôles sur l'essence, mais il fallut attendre l'administration de Ronald Reagan pour que les contrôles sur les prix du pétrole fussent définitivement supprimés[27]. Carter déclara au peuple américain que le choc pétrolier était « une menace actuelle et réelle pour notre nation » et « l'équivalent moral d'une guerre », ajoutant dans son discours que les réserves mondiales de pétrole ne permettraient probablement plus de répondre à la demande des États-Unis dans les six à huit prochaines années[28].

En 1977, Carter obtint des démocrates du Congrès la création du département de l'Énergie des États-Unis, avec une priorité donnée à la réduction de la consommation, au développement de nouvelles ressources et à la recherche[29]. Le président instaura un contrôle des prix sur le pétrole et le gaz naturel, installa des panneaux solaires sur le toit de la Maison-Blanche et un poêle à bois dans ses appartements[30] ; il demanda par ailleurs, en 1979, que les illumations de Noël au sein de la Maison-Blanche fussent éteintes, en hommage aux otages de l'ambassade américaine en Iran mais aussi par souci d'économie[31]. Sur l'ensemble du pays, les thermostats équipant les bâtiments gouvernementaux et commerciaux furent contrôlés pour éviter qu'ils ne fussent réglés au-dessus de 18 °C en hiver et en dessous de 26 °C en été, et ce durant toute l'année 1980[32].

En réaction à la crise, Carter ratifia le National Energy Act (NEA) et le Public Utility Regulatory Policies Act (PURPA), dans le but d'encourager les économies d'énergie et le développement des ressources nationales — notamment dans le secteur des énergies renouvelables[33]. Le président s'opposa toutefois à un programme de commercialisation des photovoltaïques envisagé par le département de la Défense[34]. Entre 1979 et 1980, il entama un processus de dérégulation de l'industrie pétrolière en éliminant les allocations gouvernementales. Dans son discours du « malaise », il demanda au Congrès d'instaurer une « taxe sur les bénéfices exceptionnels », sortie justifiée par l'attitude de son administration qui voyait dans cette dérégulation un moyen pour les compagnies pétrolières d'augmenter leurs recettes de façon « indigne »[35]. Adoptée en avril 1980, la taxe ne produisit que des résultats médiocres et fut finalement supprimée en 1988[36].

Deuxième choc pétrolier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Deuxième choc pétrolier.

Lorsque survint le deuxième choc pétrolier, la cote de popularité de Carter était alors encore plus faible que celle de Richard Nixon au moment du scandale du Watergate et il devait, selon les mots de Gordon Stewart, « faire un discours destiné à faire taire les foules et à relancer sa présidence ». En juillet 1979, il se retira à Camp David et y reçut de nombreux responsables politiques qui le renseignèrent sur la situation du pays[37]. Le 15 juillet 1979, Carter s'adressa à la nation entière dans un discours télévisé au cours duquel il parla de la crise de confiance dont souffrirait le peuple américain. Ces propos restent connus sous le nom de discours du « malaise », bien qu'il n'eût jamais utilisé le mot « malaise » dans son texte[38] :

« Je souhaite maintenant vous parler d'une menace fondamentale qui pèse sur la démocratie de notre pays… Je ne fais pas référence à l’influence exercée par l’Amérique, une nation actuellement en paix avec le reste du monde, et dont la puissance économique et militaire est inégalée…Cette menace est à peine perceptible par des moyens ordinaires. Il s'agit d'une crise de confiance. Il s'agit d'une crise qui frappe la volonté de notre nation en son sein même, en son âme et en son esprit. Nous percevons cette crise à cause du doute croissant que l'on porte sur la signification de nos propres vies et de la perte d'un objectif unique pour notre nation[38]. »

Bien qu'il eût été par la suite fortement critiqué par de nombreux historiens, le discours fut très bien accueilli par la population américaine et la cote de popularité du président augmenta de 11 points dans les sondages[39]. Trois jours après son discours, Carter exigea la démission de tous les responsables de son gouvernement, mais en fin de compte n'en accepta que cinq — notamment celle du secrétaire d'État à l'Énergie James Schlesinger et celle du secrétaire à la Santé, à l'éducation et aux services sociaux Joseph Califano[40].

Situation économique[modifier | modifier le code]

Finances fédérales et PIB sous la présidence de Carter[note 1]
Année Revenu Dépenses Surplus/
Déficit
PIB Dette en %
du PIB[note 2]
1977 355,6 409,2 -53,7 2028,4 21,1
1978 399,6 458,7 -59,2 2278,2 26,6
1979 463,3 504,0 -40,7 2570,0 24,9
1980 517,1 590,9 -73,8 2796,8 25,5
1981 599,3 678,2 79,0 3138,4 25,2
Sources [41] [42] [43]

L'histoire économique de la présidence de Jimmy Carter peut se diviser grossièrement en deux parties égales. Les deux premières années de son mandat furent une période de continuel redressement de la sévère récession économique subie par les États-Unis de 1973 à 1975, qui laissa l'investissement fixe à son niveau le plus bas depuis la récession de 1970 et un taux de chômage à 9 %[44]. Les deux dernières années furent quant à elles marquées par une inflation à deux chiffres, couplée à des taux d'intérêts extrêmement élevés[45], des pénuries de carburant et une croissance économique au ralenti[46]. L'économie du pays progressait à une moyenne de 3,4 % (en accord avec la moyenne historique)[47] et sous Carter, plus d'emplois furent créés par mois dans le secteur privé que sous n'importe quelle autre administration depuis 1950, l'administration Clinton exceptée[48].

L'économie des États-Unis, qui avait bénéficié d'une hausse de 5 % en 1976, continua de croître dans des proportions similaires au cours des deux années suivantes[47]. Le chômage chuta de 7,5 % en janvier 1977 à 5,6 % en mai 1979[49], avec environ 9 millions d'emplois créés dans cet intervalle[50] et un revenu médian des ménages en progression de 5 % entre 1976 et 1978[51]. L'investissement fixe dans le secteur privé (machineries et construction) augmenta de 30 % de 1976 à 1979, croissance identique à celle connue dans la vente et la construction de logements en 1978, tandis que la production industrielle ainsi que la fabrication et la vente de moteurs de voiture frisèrent les 15 %. À l'exception des nouvelles mises en chantier, toujours établies un peu en dessous de leur pic de 1972, chacun de ces secteurs de référence atteignit des records de croissance en 1978 ou en 1979[44].

La politique monétaire laxiste du président de la Réserve fédérale, G. William Miller, conduisit à une hausse de l'inflation que vint considérablement aggraver le choc pétrolier de 1979.

Le deuxième choc pétrolier de 1979 mit cependant un terme à cette période de prospérité : l'inflation et les taux d'intérêts bondirent tandis que la croissance économique, la création d'emploi et la confiance des consommateurs diminuèrent rapidement[45]. La politique monétaire laxiste adoptée par le président de la Réserve fédérale américaine, G. William Miller, avait déjà contribué à une situation de forte inflation[52], passant de 5,8 % en 1976 à 7,6 % en 1978[53], mais la décision de l'OPEP de multiplier soudainement le prix du pétrole par deux[54] conduisit à une inflation à deux chiffres qui atteignit 11,3 % en 1979 et 13,5 % en 1980[53]. La pénurie de carburant durant les vacances d'été de 1979 aggrava le problème de manière considérable, à tel point qu'elle devint plus tard un symbole de la crise chez les Américains[45]. L'augmentation des prix pratiquée par la firme pétrolière Amerada Hess, largement au-dessus du seuil fixé par la Maison-Blanche, incita le gouvernement fédéral à entamer des poursuites judiciaires contre la compagnie[55].

À l'instar de Nixon, Carter demanda au Congrès d'imposer un contrôle des prix sur l'énergie, la médecine et les frais de consommation, mais l'opposition du Capitole empêcha d'en obtenir l'application[56]. Le 1er juillet 1979, Carter eut recours au Energy Policy and Conservation Act — voté par le Congrès en 1975 sous la présidence de Gerald Ford — afin de déréguler les prix sur le pétrole domestique et ainsi encourager à la fois la production de pétrole et les économies de carburant[57]. Les importations de pétrole aux États-Unis, qui avaient atteint un record de 2,4 milliards de barils en 1977 (soit 50 % des réserves du pays) diminuèrent de moitié entre 1979 et 1983[44].

En août 1979 eut lieu un important remaniement du cabinet au cours duquel Carter demanda la démission d'un certain nombre de ses collaborateurs. Le président en profita pour nommer Paul Volcker au poste de président de la Réserve fédérale en remplacement de Miller devenu secrétaire du Trésor[58]. Tout au long de son mandat, Volcker conduisit une politique monétaire rigoureuse destinée à réduire l'inflation[59], objectif que lui et Carter parvinrent finalement à atteindre après avoir traversé une phase économique difficile marquée par un ralentissement de l'économie et une hausse du chômage. Il fallut attendre l'année 1982 pour retrouver une inflation à un chiffre à l'occasion d'une deuxième récession encore plus sévère que la première, et en 1983, Volcker fut réintégré dans ses fonctions par le président Ronald Reagan[60].

Sous la direction de Volcker, la Réserve fédérale passa le taux d'escompte de 10 % en août 1979 à 12 % deux mois après[61]. Le taux directeur dépassa même le taux des fonds fédéraux américains en atteignant 20 % au mois de mars 1980. Estimant que l'inflation était arrivée à un « stade critique », Jimmy Carter lança par ordre exécutif l'application d'un plan d'austérité ; taux d'inflation et taux d'intérêt à court terme atteignirent les 18 % en février et mars 1980[62]. Les investissements dans le revenu fixe (obligations détenues par la bourse de Wall Street et pensions de retraite) acquirent bientôt une valeur moindre en termes de valeur réelle, et le 14 mars 1980, le président Carter annonça l'instauration d'un contrôle sur le crédit, une première depuis la Seconde Guerre mondiale[63].

Cette politique, combinée avec des taux d'intérêt records, aboutit à une forte récession économique au printemps 1980[64]. La baisse soudaine du PIB au cours du deuxième trimestre provoqua une augmentation du taux de chômage, qui passa de 6 % à 7,5 % au mois de mai, tandis que la production dans les secteurs de l'automobile et du logement s'effondra de presque 20 % pour atteindre son niveau le plus bas depuis la récession de 1975[44]. Les contrôles sur le crédit furent supprimés par Carter en mai 1980[65] et le taux directeur chuta à 11 % fin juillet[66] alors que la courbe de l'inflation s'inversa et repassa sous les 13 % pour le restant de l'année[67]. La sévère récession économique qui eut lieu alors que Carter menait campagne en faveur de sa réélection contribua néanmoins à sa défaite face au candidat républicain Ronald Reagan lors de l'élection présidentielle de 1980[56].

Durant la deuxième partie de l'année 1980, les faibles taux d'intérêt et l'assouplissement des contrôles sur le crédit marquèrent une période de redressement économique. Bien que certains domaines particulièrement touchés par la récession eurent de grandes difficultés à se rétablir, à l'exemple de la construction automobile et du logement[44], le PIB et l'emploi retrouvèrent leur niveau d'avant la crise dès le premier trimestre de 1981[47],[50] et l'indice S&P 500 (qui était resté aux alentours de 100 depuis 1976) grimpa jusqu'à 140 au cours des derniers mois de 1980[68]. Afin de contrebalancer la reprise de la croissance, la Fed décida de fixer des taux d'intérêt très élevés[69] et, en décembre 1980, le taux directeur s'établit à 21,5 %, le plus haut taux jamais atteint durant l'histoire des États-Unis tout président confondu[70]. L'administration Carter demeura fiscalement conservatrice durant les deux périodes de croissance et de récession économiques, mettant son veto à de nombreux projets liés à une hausse des dépenses tout en appliquant la dérégulation dans le secteur énergétique et le domaine des transports. Elle réduisit également le taux maximal d'impôt sur les plus-values[71]. Sous le mandat de Carter, la dette publique américaine en resta approximativement au déficit de 70 milliards de dollars atteint en 1976 mais avec un ratio dette/PIB moins important (4 % à 2,5 % pendant l'année fiscale 1980-1981)[44].

Santé[modifier | modifier le code]

Jimmy Carter et le vice-président Walter Mondale devant l'hélicoptère présidentiel Marine One, en janvier 1979.

En avril 1976, Carter proposa une réforme des soins de santé incluant certains éléments-clés du projet de loi pour la couverture maladie universelle, soutenu par le sénateur démocrate Ted Kennedy[72]. En 1977, la plupart des Américains disposaient d'une couverture santé via Medicare, Medicaid ou des assurances privées, mais environ 10 % de la population en était encore dépourvue. La mise en place d'une assurance maladie universelle était la principale priorité des syndicats et de nombreux démocrates libéraux, mais Carter était préoccupé par les coûts et par l'impact sur l'inflation qu'engendrerait un tel système. Il retarda l'examen de la loi tout au long de l'année 1977 et décida en dernier ressort de ne pas soutenir les efforts de Kennedy en faveur d'une couverture maladie pour l'ensemble des Américains. Kennedy eut de nombreux entretiens avec des membres de l'administration pour tenter d'établir un compromis sur la question des soins de santé mais les négociations échouèrent en juillet 1978. Alors que Kennedy et Carter avaient été jusque là en bons termes, leur divergence de point de vue au sujet de la réforme de la santé provoqua une rupture entre les deux hommes[73].

Trois ans plus tard, en juin 1979, il proposa une réforme plus limitée de l'assurance maladie — un mandat d'employeur pour fournir une assurance privée pour maladies graves, une couverture sans partage des coûts pour les femmes enceintes et les nourrissons, une extension du Medicaid au niveau fédéral avec élargissement aux familles les plus pauvres sans enfants mineurs à leur charge, ainsi que l'adjonction au Medicare d'une couverture « catastrophe ». En novembre 1979, le sénateur Russell Long, à la tête de la majorité conservatrice et bipartisane de son Comité des finances du Sénat, défendit le recours au mandat d'employeur pour la mise en place d'une couverture « catastrophe » seulement et pour l'adjonction de cette dernière au Medicare[74] ; il abandonna toutefois ses efforts en 1980 en raison des contraintes budgétaires[75].

Carter initia en avril 1977 un projet de contrôle obligatoire des coûts hospitaliers, qui resta longtemps en suspens avant d'être rejeté par la Chambre en 1979[76]. Des progrès furent réalisés dans le domaine de la santé au travail avec la nomination du docteur Eula Bingham au poste de directrice de l'OSHA. Forte de son expérience de physiologiste spécialiste des cancérigènes, Bingham procéda à une augmentation et une simplification des normes médicales et redirigea les fonds alloués à son administration aux groupes industriels en difficulté ; elle imposa par ailleurs une réglementation très stricte sur les taux d'exposition aux particules, plomb et benzène des employés au travail, permettant ainsi aux travailleurs de mieux connaître les risques liés à l'exercice de leur profession. Ces mesures furent appliquées dans un contexte de forte opposition, non seulement celle des républicains, mais également d'une partie de l'administration Carter — notamment le membre du Council of Economic Advisers Charles Schultze et son supérieur direct, le secrétaire au Travail Ray Marshall. Les réformes entamées par Bingham, pour leur plus grande part, ne furent finalement jamais mises en œuvre ou furent purement et simplement annulées[77].

Les programmes de l'OSHA (Occupational Safety and Health Administration) et les programmes en faveur des femmes furent renforcés, alors qu'un « sens commun des priorités » amena le gouvernement à se concentrer sur des problèmes sanitaires majeurs[78]. Adoptée en 1978, le Pregnant Discrimination Act (loi contre la discrimination de la grossesse) interdit aux entreprises et aux organisations de discriminer les employées enceintes et offrit à ces dernières une protection dans les établissements de santé et des soins médicaux adaptés[79].

Réforme de la sécurité sociale et de la fiscalité[modifier | modifier le code]

En 1978, le National Consumer Cooperative Bank Act autorisa à procéder à des levées de fonds qui devaient ensuite être redistribués à des taux d'intérêt très faibles aux jeunes coopératives[80]. La couverture du salaire minimum fut étendu aux travailleurs agricoles, et, à la suite des Age Discrimination in Employment Act Amendments de 1978, la limite d'âge fixée pour l'obtention de la protection contre la discrimination liée à l'âge dans les emplois non-fédéraux et le secteur privé passa de 65 à 70 ans[81]. À cet ensemble de décisions s'ajoutèrent en outre la suppression de l'achat obligatoire des tickets d'alimentation, la proposition du Low Income Home Energy Assistance Program destiné à aider les familles dans le règlement de leur facture de chauffage[82] et l'adoption de la toute première loi fédérale relative à l'emploi pour la jeunesse[83].

Le Fair Debt Collection Practices Act (FCDPA ou loi pour un recouvrement équitable des créances) fut adoptée pour mettre fin aux « pratiques injustes et abusives dans le recouvrement de dette »[84]. Fut aussi voté en 1977 le Housing and Community Development Act, qui prévoyait notamment le lancement du programme Urban Development Action Grant afin de venir en aide financièrement aux villes les plus démunies[85], ainsi que des prestations plus étendues pour les handicapés et les personnes âgées et les bases du Community Reinvestment Act de 1978[86], qui visait à empêcher les banques de refuser des prêts ou des crédits aux communautés les plus pauvres[87].

Éducation[modifier | modifier le code]

Le programme Head Start fut élargi, avec 43 000 familles et enfants supplémentaires[88], tandis que la part des dépenses consacrées à l'éducation fut multipliée par deux[89]. En 1978, les Child Nutrition Amendments introduisirent une mesure classique du revenu national pour l'admissibilité aux programmes, basée elle-même sur la mesure des revenus prescrits pour une réduction du prix sur les repas scolaires. Cette loi renforça en outre le précédent texte sur l'éducation nutritionnelle contenu dans le programme WIC en demandant une hausse des moyens alloués à cette dernière à l'ensemble des adhérents au programme[90].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Qualifié de président « écologiste »[91], Carter introduisit durant son mandat de nombreuses réformes en faveur de la protection de l'environnement[92]. Le 11 décembre 1980, il ratifia le Comprehensive Environmental Response, Compensation, and Liability Act of 1980 (CERCLA), communément désigné sous le nom de Superfund, une loi fédérale relative à la décontamination des sites pollués par des substances chimiques[93]. Le président fit également installer 32 panneaux solaires sur le toit de la Maison-Blanche, le 20 juin 1979[91], afin de promouvoir l'utilisation de l'énergie solaire[94].

Le 2 décembre 1980, il intégra dans la législation le Alaska National Interest Lands Conservation Act prévoyant la création ou la remise en état de plusieurs parcs nationaux et l'élargissement du champ d'action du United States Forest Service et de l'United States Fish and Wildlife Service à un certain nombre de territoires ; ce furent finalement 421 000 km2 de terres d'Alaska qui furent transformés en réserves naturelles, parmi lesquels près de la moitié se virent décerner le statut de contrées sauvages[95].

Autres actions et réformes[modifier | modifier le code]

Sous la présidence de Carter, le département de la Santé, de l'Éducation et des Services sociaux des États-Unis fut scindé en un département de l'Éducation et un département de la Santé et des Services sociaux[96]. Le président fit également passer par la voie législative une importante réforme de la fonction publique, la première depuis près d'un siècle[97].

Le premier jour de sa présidence, le 20 janvier 1977, conformément à sa promesse, Carter accorda l'amnistie générale aux citoyens s'étant soustraits à l'autorité militaire lors de la guerre du Viêt Nam. Cette décision fut critiquée par les politiciens des deux bords, la droite déplorant qu'aucune peine ne fût prévue pour les graciés et la gauche pointant le fait que la formulation d'un pardon reconnaissait de facto l'admission d'un crime[98].

Carter fit voter en 1978 le Surface Mining Control and Reclamation Act, avec l'intention de permettre à l'industrie houillère d'exploiter les réserves de charbon sans endommager les autres ressources naturelles[99], tandis que le Federal Mine Safety and Health Act tendait à assurer une meilleure protection des mineurs à leur lieu de travail[100].

Il fut le premier président à aborder le sujet des droits accordés aux personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres[101]. Il s'opposa ainsi à l'initiative Briggs, une proposition de loi californienne visant à empêcher les personnes gays et les partisans des droits pour les homosexuels d'enseigner dans les écoles publiques[102], et c'est sous son mandat que fut organisée la première rencontre entre la Maison-Blanche et les chefs de file du mouvement pro-gay[103].

Toujours sous Carter, l'administration américaine promulgua le Airline Deregulation Act, qui abolit l'Office de l'aviation civile (Civil Aeronautics Board) et instaura une déréglementation dans les transports par camion, les transports ferroviaires, les communications et le secteur financier[71].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Tout juste entré en fonctions, l'une des premières décisions de Carter fut de planifier le retrait de toutes les armes nucléaires présentes sur le sol de la Corée du Sud et la réduction du nombre de soldats américains déployés dans ce pays[104]. Carter pensait que ces soldats seraient plus utiles en Europe occidentale mais les opposants au retrait craignaient que la Corée du Nord n'en profitât pour envahir la Corée du Sud. Cette dernière protesta contre cette décision, de même que le Japon, une grande partie des membres du Congrès, des militaires et des fonctionnaires du département d'État[105]. Le major-général John K. Singlaub, chef d'état-major des forces américaines en Corée, qui avait publiquement critiqué la position du président au sujet de la baisse des effectifs, fut relevé de son commandement par Carter le 21 mars 1977[106]. Le président jugeait possible de rapatrier l'ensemble des troupes américaines de Corée d'ici à 1982 — à l'exception de 14 000 membres de l'U.S. Air Force et logisticiens —, mais après avoir procédé à une réduction de seulement 3 600 hommes, la pression du Capitole et l'hostilité du haut commandement le contraignirent à renoncer à son projet en 1978[107]. Les efforts de Carter en faveur d'un retrait des troupes américaines de Corée du Sud fragilisèrent le gouvernement du président sud-coréen Park Chung-hee qui fut assassiné en 1979[105].

Timor oriental[modifier | modifier le code]

L'administration Carter poursuivit et augmenta dans des proportions considérables la vente d'armes au gouvernement indonésien du président Suharto lors de l'occupation du Timor oriental. Le régime de Suharto avait envahi le Timor oriental en 1975 en guise de protestation contre les Nations unies. À ce moment, les ventes annuelles d'armes américaines à l'Indonésie, entamées peu avant le déclenchement du conflit, engendraient un bénéfice de 11 millions de dollars durant les deux dernières années de la présidence de Gerald Ford. D'après George H. Aldrich, conseiller juridique adjoint du département d'État, les armes équipant les forces indonésiennes au temps de l'invasion du Timor étaient d'origine américaine à « près de 90 % »[108].

En 1977, l'occupation du Timor par les troupes indonésiennes acheva d'épuiser les stocks fournis par Ford, si bien que dès l'année suivante, l'administration américaine revendit pour 112 millions de dollars de matériel militaire au régime de Suharto. Sous le mandat de Carter, les ventes d'armes au gouvernement indonésien culminèrent aux alentours de 60 millions de dollars chaque année, soit plus du double des ventes annuelles réalisées par son prédécesseur[108]. Les ventes d'armes aux Indonésiens par les États-Unis se poursuivirent sous les présidences de Ronald Reagan, George Bush et Bill Clinton avant de s'arrêter définitivement à la suite du référendum de 1999 qui déclara officiellement l'indépendance du Timor oriental[109]. D'après les estimations faites par les Nations unies, entre 84 000 et 183 000 Est-Timorais trouvèrent la mort lors de l'occupation, estimations qui créditent également l'armée indonésienne de 70 % des 18 600 assassinats commis durant la guerre[110]. En 2007, dans une interview accordée à la journaliste Amy Goodman, Jimmy Carter reconnut à propos de l'attitude de son administration vis-à-vis du Timor oriental : « vous savez, je n'étais pas aussi bien informé que j'aurais dû l'être à propos de ce qui se passait au Timor oriental. J'étais davantage préoccupé par d'autres parties du monde à cette époque »[111].

Conflit israélo-arabe : les accords de Camp David[modifier | modifier le code]

Le secrétaire d'État de Carter, Cyrus Vance, et le conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzeziński prêtèrent une grande attention au déroulement du conflit israélo-arabe. Les relations diplomatiques entre Israël et l'Égypte s'améliorèrent significativement après la guerre du Kippour et l'administration Carter sentit que le moment était venu d'apporter une solution au conflit. Au milieu de l'année 1978, alors que le traité de désengagement israélo-égyptien arrivait bientôt à son terme, Carter prit la situation très au sérieux et envoya sur place un ambassadeur. Ce dernier fit à plusieurs reprises l'aller-retour entre Le Caire et Tel Aviv à la recherche d'une solution qui permettrait de réduire le différend entre les deux pays. Une rencontre fut finalement organisée avec les ministres égyptien et israélien des Affaires étrangères au château de Leeds, en Angleterre, afin de discuter des possibilités de paix, mais elle échoua à aboutir sur un accord[112].

Anouar el-Sadate, Jimmy Carter et Menahem Begin en discussion à Camp David, le 6 septembre 1978.

Cette situation déboucha la même année sur les accords de Camp David, l'une des plus grandes réussites de la présidence de Carter. Ces accords faisaient suite à de précédentes négociations menées au Moyen-Orient avec le concours du roi Hassan II du Maroc, en qualité d'intermédiaire entre les intérêts arabes et Israël, et du président roumain Nicolae Ceaușescu qui joua le rôle d'entremetteur entre Israël et l'organisation de libération de la Palestine (OLP). Une fois ces préliminaires achevés, le président égyptien Anouar el-Sadate sollicita l'assistance de Carter, qui décida d'inviter Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin à Camp David afin de poursuivre les négociations. Les deux dirigeants arrivèrent aux États-Unis le 8 août 1978. Très vite, Carter se posa en médiateur dans la querelle opposant Sadate à Begin et s'entretint séparément avec chacun d'entre eux jusqu'à ce qu'un terrain d'entente fût trouvé. Un mois s'était presque écoulé depuis le début des négociations mais aucun accord concret n'avait pu être obtenu. Pour sortir de cette impasse, Carter décida d'emmener ses hôtes à Gettysburg, en Pennsylvanie, où s'était déroulé l'un des plus sanglants affrontements de la guerre de Sécession. Le président leur fit visiter le champ de bataille et, tout en leur expliquant le déroulement des faits, souligna combien la paix était un élément nécessaire à la prospérité des peuples. La démarche fut un succès : de retour à Camp David, Sadate et Begin convinrent ensemble qu'un accord devait être signé[113].

Le 12 septembre 1978, le président Carter suggéra de diviser les clauses du traité de paix en deux accords-cadres. Le premier traitait des territoires palestiniens occupés, à savoir la Cisjordanie et la bande de Gaza, en proposant tout d'abord l'élection d'une autorité indépendante afin de garantir une autonomie totale aux habitants de ces régions. Ce gouvernement serait élu par les Palestiniens et s'occuperait uniquement des affaires municipales avec, dans une deuxième étape, l'autonomie administrative de la population palestinienne. Le statut de la Palestine pourrait alors être renégocié cinq ans après la mise en place de ces deux mesures. L'accord-cadre no 1 déclencha cependant la fureur des Palestiniens et des Jordaniens qui n'acceptaient pas que Sadate et Begin eussent décidé ainsi de leur avenir commun sans avoir pris la peine de consulter la population ou les autres dirigeants. Voué à l'échec dès le principe, les propositions contenues dans cette première étape du traité ne furent jamais appliquées[114].

Le second accord-cadre abordait quant à lui la question du Sinaï. Il se décomposait en deux points : en premier lieu la négociation d'un traité de paix entre les deux belligérants pour une période de six mois, avec la reconnaissance de la souveraineté égyptienne sur le Sinaï et le retrait d'Israël de cette région ; en second lieu, conséquemment à la signature du traité, la mise en place de relations diplomatiques, politiques, économiques et culturelles entre l'Égypte et Israël[114]. Carter admit cependant qu'« il reste toujours de grandes difficultés et de nombreuses questions difficiles à régler »[115]. À l'origine des accords de paix se trouvait l'intention du président américain de voir des relations normales s'établir enfin entre les deux États[116]. Les accords de Camp David furent signés par les trois dirigeants à Washington lors d'une cérémonie officielle, le 17 septembre 1978 ; un mois plus tard, le 12 octobre, Sadate et Begin reçurent le prix Nobel de la Paix[117].

Jimmy Carter saluant le président égyptien Anouar el-Sadate à la Maison-Blanche peu après l'entrée en vigueur des accords de Camp David, le 8 avril 1980.
Anouar el-Sadate, Jimmy Carter et Menahem Begin après la signature du traité de paix entre Israël et l'Égypte à la Maison-Blanche, le 27 mars 1979.

Cette première avancée dans la réconciliation israélo-égyptienne fut toutefois accueillie avec beaucoup d'hostilité dans le monde arabe. Au mois de novembre, un sommet de la Ligue arabe réuni en urgence à Damas condamna les clauses du projet de traité, tandis que la presse fit une charge violente contre Sadate en l'accusant d'avoir pris ses distances avec la Ligue et trahi ses compatriotes. Des discussions concernant le futur traité eurent lieu dans les deux pays. Israël insistait pour que l'accord se substituât à tous les autres traités signés par l'Égypte, y compris ceux conclus avec la Ligue et les autres pays arabes. Le gouvernement israélien demandait en outre à avoir accès au pétrole découvert dans la région du Sinaï. Carter intervint sur ce dernier point en informant ses alliés que si, pour une raison ou pour une autre les Égyptiens en venaient à stopper leurs approvisionnements, les États-Unis se tenaient prêts à fournir tout le pétrole nécessaire à Israël pour une durée de quinze ans[116].

Comme pour le premier accord-cadre, le gouvernement israélien accepta les termes du second accord qui fut également approuvé par le Parlement à une large majorité. À l'inverse, le gouvernement égyptien tergiversa, en manifestant notamment son désaccord quant à l'annulation de tous les traités précédents et en regrettant que la question du Sinaï n'eût pas été reliée à celle de la Palestine. Finalement, le , l'Égypte et Israël signèrent les accords de paix à Washington[114]. Dans ce processus, le rôle de Carter avait été essentiel. L'analyste Aaron David Miller, qui interviewa de nombreux hommes politiques pour son livre The Much Too Promised Land paru en 2008, remarqua la chose suivante : « de tous ceux à qui j'ai pu adresser la parole — Américains, Égyptiens ou Israéliens —, presque tous disaient la même chose : sans Carter, pas de traité de paix »[118].

Création du Rapid Deployment Force[modifier | modifier le code]

Quelques jours avant la prise d'otage de l'ambassade américaine à Téhéran par un groupe de militants islamistes révolutionnaires, Jimmy Carter annonça la création du Rapid Deployment Force ou RDF. Le but de cette décision était de mettre en œuvre une force de frappe mobile composée d'éléments de l'US Army, de l'US Navy, de l'US Air Force et du corps des Marines, capable d'intervenir en toute indépendance sans avoir à recourir à des bases avancées où à l'accord de pays amicaux. Bien que théoriquement destiné à servir sur tous les fronts, le RDF devait être particulièrement actif au Moyen-Orient. Cette décision fut entérinée au début de l'année 1980 par le discours de Carter sur l'état de l'Union, où le président déclara que toute tentative de prendre le contrôle de la région du Golfe Persique par une puissance étrangère serait considérée comme une atteinte aux intérêts vitaux des États-Unis et devrait être stoppée par tous les moyens nécessaires, y compris le recours à la force[119].

Droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Carter prit initialement ses distances avec la politique d'endiguement longtemps menée à l'encontre de l'Union soviétique et décida de faire des droits de l'homme un axe primordial de sa politique étrangère. Ce choix marqua une rupture dans la ligne de conduite tenue par plusieurs de ses prédécesseurs, dans laquelle les crimes humanitaires étaient souvent négligés lorsqu'ils étaient commis par un gouvernement allié — ou supposé comme tel — aux États-Unis[120].

Le président nomma l'activiste des droits civiques Patricia M. Derian au poste de coordinateur pour les Droits de l'homme et les Affaires humanitaires ; en août 1977, la fonction fut élevée à celle de secrétaire d'État assistant des États-Unis. Derian mit en place le Country Reports on Human Rights Practices, publié chaque année depuis 1977, dont les conclusions se révélèrent un facteur important dans la politique américaine d'assistance militaire, mettant notamment fin à l'appui apporté par les États-Unis à cinq pays d'Amérique du Sud pour le reste de la présidence de Carter[121]. L'administration Carter rompit également avec le soutien historique fourni par les États-Unis au régime somoziste installé au Nicaragua et aida le nouveau gouvernement formé par le Front sandiniste de libération nationale, qui avait pris le pouvoir après la chute de Somoza. Carter continua cependant à soutenir le gouvernement du Salvador malgré les supplications de l'archevêque Óscar Romero, qui fut assassiné quelque temps plus tard pour avoir critiqué les violations des droits de l'homme commises au Salvador[122]. D'une manière générale, le respect des droits de l'homme dans les États latino-américains, qui s'était brusquement détérioré au cours de la décennie précédente, s'améliora significativement après ces initiatives ; le journaliste Jacobo Timerman, torturé durant la « guerre sale » en Argentine, considérait que les prises de position du président Carter relevaient d'une tendance positive et déclara qu'elles avaient non seulement sauvées des vies, mais avaient également « accru la conscience démocratique aux États-Unis »[123].

Une grande partie de l'administration s'opposa toutefois aux initiatives de Carter, et la politique des droits de l'homme menée de manière plus affirmative par ce dernier lors de sa présidence fut entachée par la discorde qui s'installa rapidement parmi ses collaborateurs. Derian et le directeur de la planification politique du département d'État Anthony Lake estimaient que la prise en considération du volet sur les droits de l'homme amélioraient grandement l'efficacité de la diplomatie américaine à l'étranger, alors que le conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzeziński tenait à traiter en priorité les questions relatives à la Guerre froide. Ces divergences de point de vue atteignirent leur paroxysme en 1979, lors de la chute du régime de la Kampuchéa démocratique dirigé par le dictateur Pol Pot, coupable de génocide, à la suite de l'invasion du Cambodge par le Viêt Nam. Brzeziński obtint que l'administration refusât de reconnaître le nouveau gouvernement cambodgien en raison de ses attaches avec l'URSS[124]. Carter fut par ailleurs critiqué par l'écrivain et militante féministe Andrea Dworkin pour avoir ignoré le problème du droit des femmes en Arabie saoudite[125].

Jimmy Carter reçoit le président de la Zambie Kenneth Kaunda à la Maison-Blanche, le 17 mai 1978.

Carter convainquit le Congrès d'abroger l'amendement Byrd, réinstaurant des sanctions à l'égard de la Rhodésie (devenue plus tard Zimbabwe-Rhodésie, actuel Zimbabwe), puis, après l'élection de l'évêque Abel Muzorewa en tant que Premier ministre, protesta contre le traitement infligé à Robert Mugabe et à Joshua Nkomo qui se voyaient interdits de participer aux élections. Sous la pression des États-Unis et du Royaume-Uni, de nouvelles élections furent organisées à l'issue desquelles Robert Mugabe devint Premier ministre du Zimbabwe ; les sanctions mises en place par Carter furent levées peu après et les relations diplomatiques rétablies. L'attention particulière prêtée par le président américain sur le processus de transition entre Rhodésie et Zimbabwe reflétait son intention d'empêcher des gains soviétiques dans cette région et de réaliser des progrès dans le domaine de l'égalité raciale[126]. Sa politique au Zimbabwe bénéficia directement à la coopération étroite qu'il menait avec les dirigeants africains, à l'exemple de Kenneth Kaunda, le président de la Zambie[127].

Afghanistan[modifier | modifier le code]

Article connexe : Programme afghan.

L'Afghanistan avait fait partie des pays non-alignés au début de la guerre froide, mais un coup d'État mené en 1973 avait conduit à la mise en place d'un gouvernement pro-occidental[128]. Le 27 avril 1978, les communistes dirigés par Nour Mohammad Taraki prirent le pouvoir en Afghanistan. Le nouveau régime — divisé entre le groupe extrémiste Khalq de Taraki et le Parcham, plus modéré — signa un traité d'entente avec l'Union soviétique en décembre de la même année. Les efforts de Taraki pour améliorer l'éducation séculaire et la politique de redistribution des terres s'accompagnèrent d'une vague d'exécutions massives et d'oppression politique sans précédent dans l'histoire du pays, ce qui conduisit à la révolte des rebelles moudjahidines. Ayant dû faire face à un soulèvement général en avril 1979, Taraki fut finalement destitué de ses fonctions par son rival Hafizullah Amin au mois de septembre[129],[130],[131]. Les dirigeants soviétiques craignaient que la présence d'un gouvernement islamiste en Afghanistan ne menaçât la position de l'URSS en Asie centrale et, devant la persistance des troubles, ils déployèrent 30 000 soldats à la frontière soviéto-afghane[132]. Carter et Brzeziński voyaient tous les deux l'Afghanistan comme un « guêpier » potentiel où les forces soviétiques s'useraient dans un conflit inutile et les États-Unis commencèrent à envoyer de l'aide aux rebelles moudjahidines au début de l'année 1979[133]. Dans le courant du mois de décembre, le gouvernement d'Amin perdit le contrôle de la plus grande partie du pays, décidant l'URSS à envahir l'Afghanistan, exécuter Amin et à le remplacer à la présidence par le leader du Parcham Babrak Karmal[129],[131].

Carter fut surpris de l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques, la certitude que Moscou n'interviendrait pas militairement faisant alors consensus au sein des services de renseignement américains[134]. La CIA avait observé attentivement le déploiement des soldats soviétiques le long de la frontière afghane mais elle ne s'attendait pas à une invasion en bonne et due forme[135]. Carter estima que la conquête de l'Afghanistan par l'armée soviétique constituait une menace sérieuse pour les intérêts américains dans la région du golfe Persique et il eut une réaction très ferme face à ce qu'il considérait comme une provocation[136]. Dans une allocution télévisée, le président annonça l'instauration de sanctions contre l'Union soviétique, renouvela son soutien au Pakistan et formula la doctrine Carter, qui stipulait que toute tentative de prise de contrôle du golfe Persique serait perçue comme une atteinte aux intérêts vitaux des États-Unis et entraînerait une riposte militaire[137],[133]. Le dirigeant du Pakistan Muhammad Zia-ul-Haq s'était jadis disputé avec Carter au sujet du programme nucléaire pakistanais et de l'assassinat de Zulfikar Alî Bhutto, mais l'invasion de l'Afghanistan par les troupes soviétiques et l'instabilité politique de l'Iran donnèrent une nouvelle impulsion à l'alliance américano-pakistanaise[134]. En collaboration avec l'Arabie saoudite et les services de renseignement pakistanais, Carter accrut l'aide américaine aux moudjahidines via le « programme afghan » élaboré par la CIA[133]. Il annonça un peu plus tard que les États-Unis boycotteraient les Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou, ce qui déclencha une vive polémique[138].

L'intervention soviétique en Afghanistan modifia significativement la politique étrangère de Carter et mit fin à la période de détente entamée au milieu des années 1960. Revenant au concept classique de l'endiguement, les États-Unis se réconcilièrent avec leurs anciens alliés de la guerre froide et augmentèrent le budget de la défense, initiant une reprise de la course aux armements avec l'Union soviétique[139]. Le soutien des États-Unis aux moudjahidines fut encore renforcé sous la présidence de Ronald Reagan, le successeur de Carter, et coûta environ 3 milliards de dollars aux contribuables américains. Les Soviétiques échouèrent à réprimer l'insurrection et se retirèrent d'Afghanistan en 1989, ce qui précipita la chute définitive de l'Union soviétique[134].

Amérique latine[modifier | modifier le code]

Canal de Panama[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traités Torrijos-Carter.
Jimmy Carter et Omar Torrijos se serrant la main après la signature des traités, le 7 septembre 1977.

Le canal de Panama faisait depuis les années 1960 l'objet d'un litige entre les États-Unis et le Panama, ce dernier souhaitant renégocier le traité qui avait concédé aux Américains le contrôle de la zone du canal. Carter pensait que la restitution du canal était moralement justifiée et permettrait d'améliorer les relations des États-Unis avec les pays d'Amérique latine. Il espérait aussi que cette décision aiderait à contenir l'agitation intérieure auquel faisait face le gouvernement panaméen d'Omar Torrijos[140]. Son administration négocia les traités Torrijos-Carter, un ensemble de deux accords qui prévoyait le transfert de la gestion du canal aux autorités panaméennes en 1999. L'initiative de Carter souleva de vives contestations aux États-Unis, en particulier chez les conservateurs, qui estimaient que Carter « cédait » là un atout américain crucial[141]. Des groupes de conservateurs comme le « comité pour la sauvegarde du canal de Panama » se créèrent pour empêcher la ratification des traités au Sénat. L'adoption des accords sur le canal devint l'une des priorités absolues du président Carter. Au cours des débats sur la ratification, le Sénat proposa une série d'amendements qui accordaient aux États-Unis le droit d'intervenir militairement afin de maintenir le canal ouvert à la circulation maritime, ce que les Panaméens acceptèrent à l'issue de nouvelles négociations[142]. En mars 1978, le Sénat approuva la signature des traités par 68 voix contre 32, soit plus de la majorité des deux tiers requise[143].

Cuba[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Toutes les données, à l'exception du pourcentage de la dette, sont exprimées en milliards de dollars. Le PIB est calculé selon l'année civile. Le montant des revenus, des dépenses, du déficit et de la dette est calculé selon l'année fiscale, qui se termine le 30 septembre. Par exemple, l'année fiscale 2017 aux États-Unis s'est achevée le 30 septembre 2017.
  2. Représente la dette nationale détenue par le public en pourcentage du PIB.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]