Relations entre la Chine et les États-Unis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Relations entre la Chine et les États-Unis
Drapeau des États-Unis
Drapeau de la République populaire de Chine
États-Unis et République populaire de Chine
     États-Unis      Chine

Les relations sino-américaines font référence aux relations, concurrence et coopération entre les États-Unis et la République populaire de Chine. La plupart des analystes constatent que ces relations sont actuellement complexes et à multiples facettes: ni alliés ni ennemis, mais quand même deux surpuissances et économies entrelacées. L'établissement américain ne considère pas la République populaire de Chine comme un adversaire, mais un concurrent dans certains domaines et un partenaire dans d'autres.

En général, les relations chinoises-américaines ont été stables avec quelques périodes plus tendues, notamment après la débâcle de l'Union soviétique, qui enleva un ennemi en commun et introduisit un monde dominé par l'Amérique. Cette dernière est également préoccupée par les droits de l'homme en Chine et le statut politique du Taïwan. Jusque dans les années soixante-dix, les États-Unis reconnurent la République de Chine à Taïwan comme le gouvernement légitime de la Chine continentale et n'entretenaient pas de relations diplomatiques avec le régime communiste de la République populaire de Chine. Au cours de la Guerre froide, la rupture sino-soviétique fournit une occasion aux États-Unis pour établir des liens avec la Chine continentale et en faire un contrepoids à l'Union soviétique.

Rencontre entre le président américain et le premier ministre chinois à New York en 2010.

Alors que quelques tensions existent entre les deux surpuissances du vingt-et-unième siècle, il y a plusieurs facteurs de stabilité. La RPC et les États-Unis sont des partenaires de commerce importants et partagent des intérêts en ce qui concerne le contreterrorisme et la prolifération nucléaire. En plus, la Chine est le plus grand créancier étranger des États-Unis, et les deux sont les plus grands partenaires de commerce mutuels (sauf l'Union Européenne)[1]. Les défis de la Chine sont principalement des questions intérieures, et son gouvernement a envie de maintenir des relations stables avec les États-Unis. Les relations bilatérales sino-américaines sont marquées à la fois par une dénonciation de l'hégémonisme américain et une interdépendance économique croissante[2].

Les deux parties reconnaissent que leurs relations sont de la plus haute importance, vu leur statut de surpuissances économiques[3]. De grands chefs politiques et des universitaires ont défini les relations sino-américaines comme le rapport bilatéral le plus importante du vingt-et-unième siècle. « Les relations entre les États-Unis et la Chine façonneront le XXIe siècle », a déclaré le président américain Barack Obama en ouvrant le à Washington, un sommet destiné à convaincre Pékin d'accroître leur coopération[4]. À l'échelle planétaire, il est également reconnu qu'une entente américaine-chinoise est nécessaire pour pouvoir établir un traité climatique efficace.

Les relations du passé[modifier | modifier le code]

Le commerce ancien[modifier | modifier le code]

Thirteen Factories (en), la zone à Guangzhou où le commerce étranger fut permis au 18e siècle

Le résultat du commerce ancien entre l'Amérique et la Chine fut une exportation considérable de pièces de monnaie, de ginseng (panacée) et de fourrures vers la Chine et un flux beaucoup plus important de thé, coton, soie, et laques. Les marchands, qui prirent le rôle d'intermédiaires entre les consommateurs chinois et américains, devinrent incroyablement riches grâce à ce commerce, donnant naissance à la première génération de milliardaires américains. En plus, de nombreux artisans chinoises s'aperçurent du désir américain des marchandises exotiques et, par conséquent, ajustèrent leurs prix, fabricant des produits spécialement pour le marché américain. Ces produits d'exportation arboraient souvent des motifs occidentaux pour monnayer les tendances consommatrices.

Guerre d'opium[modifier | modifier le code]

La fin de la Première guerre de l'opium en 1842 mena au traité anglo-chinois de Nankin qui contraignit plusieurs ports chinois à s'ouvrir au commerce étranger. Ce nouveau pacte entre la Grande Bretagne et la Chine représenta une menace grave pour les avances commerciales américaines dans la région. Grâce au traité de Wangxia (1844), l'administration du président John Tyler assura une égalité entre le commerce américain et britannique, tout en garantissant l'extraterritorialité aux citoyens américains. En effet, cette traité marqua la fin du Commerce ancien, octroyant aux États-unis autant de privilèges que les autres puissances étrangers.

Après la défaite chinoise lors de la Seconde guerre de l'opium, l'empereur Xianfeng fuit Pékin. Son frère Yixin, le prince Gong, ratifia le traité de Tianjin à la Convention de Pékin le 18 octobre 1860. Ce traité énonça, parmi d'autres termes, que les États-unis (en plus de la Grande-Bretagne, la France et la Russie) jouirait du droit d'ouvrir des missions à Pékin, une ville close à cette époque.

Le Traité de Burlingame et la Loi d'exclusion des Chinois[modifier | modifier le code]

La première page de la Loi d'exclusion des Chinois

En 1868, le gouvernement de Qing nomma Anson Burlingame leur envoyé aux États-Unis. Burlingame visita le pays pour rallier du soutien pour une attitude plus équitable envers la Chine et ses émigrés. Le traité de Burlingame de 1868 incorpora ces principes. En 1871, la mission éducative chinoise amena le premier de deux groupes de 120 jeunes étudiants chinois aux États-Unis, menés par Yung Wing, le premier licencié chinois d'une université américaine.

Lors de la Ruée vers l'or en Californie et la construction du chemin de fer transcontinental, un grand nombre de Chinois émigra aux États-Unis, suscitant l'amertume des citoyens américains. Après avoir été chassés des mines, la plupart des Chinois s'installèrent dans les quartiers chinois des villes comme San Francisco, occupant des métiers bas de gamme, tels que la restauration ou la blanchisserie. Durant les années 1870, dans un climat économique d'après-guerre civile en déclin, les sentiments contre les Chinois se sont politisés, notamment à cause de Denis Kearney et de son parti travailliste et du gouverneur californien John Bigler. Les deux rejetèrent la responsabilité des salaires réduits sur la main d'œuvre chinoise.

Marquant la première restriction concernant l'immigration libre au cours de l'histoire américaine, le Congrès adopta la loi d'exclusion des Chinois le 6 mai 1882 à la suite de révisions apportées en 1880 au traité de Burlingame. Ces révisions permirent aux États-Unis de suspendre l'immigration, et le Congrès n'hésita pas à prendre des mesures pour tarir l'immigration chinoise et refuser aux travailleurs des mines le droit d'entrer au pays pour une période de dix ans, sous peine d'emprisonnement ou arrêt d'expulsion. En effet, en conséquence de plusieurs renouvellements, l'interdit dura une soixantaine d'années.

Révolte des Boxeurs[modifier | modifier le code]

En 1899, un groupe de Chinois qui s'appela les Poings de la justice et de la concorde amorça une révolte violente en Chine, connue par les Occidentaux sous le nom de la Révolte des Boxeurs, contre l'influence étrangère dans le commerce, les affaires publiques, la religion et la technique. Leurs campagnes se déroulèrent entre novembre 1899 et le 7 septembre 1901, pendant les dernières années des Mandchous en Chine sous la dynastie Qing.

L'emperesse douairière Cixi

Le soulèvement débuta comme un mouvement citoyen contre l'étranger et l'empereur dans le nord chinois. Les émeutiers attaquèrent les étrangers en train de construire des chemins de fer et usines, considérés à l'encontre des principes du feng shui, et les chrétiens, considérés responsables de la emprise étrangère sur la Chine. En juin 1900, les boxeurs envahirent Pékin, tuant 230 envoyés et étrangers en plus de milliers de chrétiens chinois, principalement aux provinces de Shandong et Shanxi. Le 21 juin, l'emperesse douairière Cixi déclara la guerre à tout pouvoir occidental. Le siège des légations étrangères présentes à Pékin cerna des diplomates, étrangers, citoyens et chrétiens chinois pendant 55 jours. L'alliance, dites des Huit Nations[5], envoya 20 000 soldats à leur rescousse. Les forces alliées encaissa une défaite par une armée musulmane chinoise à la bataille de Langfang, mais leur seconde tentative réussit grâce aux rivalités entre les éléments chinois.

À la suite de la victoire occidentale, le gouvernement chinois se trouva obligé de dédommager les victimes et faire des concessions additionnelles. La mise en place de réformes après la révolte contribua à la fin de la dynastie Qing et l'établissement de la République chinoise moderne. Les États-Unis jouèrent un rôle secondaire mais important dans la suppression de la Révolte des Boxeurs, principalement dû au présence de ses navires et troupes aux Philippines.

La politique des portes ouvertes[modifier | modifier le code]

L'ancienne résidence de l'envoyé Wu Tingfang et le Bureau du légation Qing aux États-Unis, situé dans le quartier du Dupont Circle à Washington D.C.

Vers la fin du 19e siècle, les grandes puissances mondiales (la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et la Russie) se mirent à dépecer la Chine en zones d'influence, alors sous la dynastie Qing. Les États-Unis, manquant d'une telle influence, aspiraient à la fin de cette pratique. En 1899, le secrétaire d'État américain John Hay envoya des lettres diplomatiques à ces nations, leur demandant de garantir l'intégrité territoriale et administrative de la Chine et de ne pas gêner la libre utilisation des ports de traité au sein des zones d'influences respectives. Les puissances majeures évitèrent de s'engager sans l'accord d'autres puissances. Hay considéra cette attitude un consentement à sa proposition, qui serait nommée la Politique des portes ouvertes.

Bien que généralement respectée internationalement, la Politique des portes ouvertes connut des échecs. L'empiétement russe dans la Manchourie à la fin des années 1890 représenta le premier contretemps. Les États-Unis protestèrent contre ces actes, menant à une guerre entre la Russie et le Japon en 1904. Une fois de plus, le Japon sapa la politique des Portes Ouvertes avec ses Vingt et Un Demandes imposées à la République de Chine d'alors. En plus, le Japon conclut des traités clandestins avec les Alliés, leur promettant les territoires allemandes en Chine. L'échec le plus important survint en 1931, lors de l'envasion et l'occupation par les Japonais de la Manchourie, établissant l'état fantoche du Manchukuo. Les États-Unis, en plus d'autres pays, condamnèrent vivement l'acte mais ne firent guère rien à ce moment-là pour l'arrêter.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde Guerre mondiale.

Le déclenchement de la seconde guerre chinoise-japonaise en 1937 fut accompagné d'un flot d'aide vers la République de Chine (sous Chiang Kai-shek[6]) depuis les États-Unis (sous Franklin D. Roosevelt). Une suite d'Actes de neutralité venait d'être votée, grâce au soutien des isolationnistes, qui interdirait l'aide américaine aux pays en guerre. Cependant, Roosevelt nia qu'un état de guerre exista en Chine, puisque cette guerre n'avait jamais été déclarée, et se mit à y envoyer de l'aide.

Les romanciers, tels que Pearl Buck, et les rapports du Sac de Nankin (南京大屠杀) suscitèrent la compassion américaine pour les Chinois. Les relations américaines-japonaises s'empirèrent encore à la suite de l'incident du Panay lors du bombardement de Nankin. Roosevelt exigea des excuses de la part des Japonais, qu'il recevrait, mais les rapports entre les deux pays ne cessèrent pas de se dégrader. Le livre d'Edgar Snow, Étoile rouge sur la Chine (1935), rapporta que le parti communiste chinois de Mao Zedong fut capable d'entreprendre des réformes et de combattre les Japonais. Lors de l'éclatement de la guerre pendant l'été de 1937, les États-Unis offrirent du soutien moral, sans en effet agir.

En 1941, la Chine déclara officiellement la guerre au Japon après l'attaque japonaise contre les installations navales à Pearl Harbor, qui avait provoqua l'entrée en guerre des Etats-Unis. L'administration rooseveltienne octroya de grosses sommes au gouvernement en difficulté de Chiang, alors siégeant à Chongqing. Mme Chiang Kaishek, éduquée aux États-Unis, s'adressa au congrès américain et effectua un tour du pays afin de rallier du soutien pour la Chine. Le congrès révisa la Loi d'exclusion des Chinois et Roosevelt prendra des mesures pour mettre fin aux traités inégaux. Cependant, l'impression que le gouvernement de Chiang était incapable de résister au Japon ou qu'il préférait concentrer son attention sur la lutte contre les communistes ne cessait pas de grandir. Les connaisseurs des affaires chinoises, tels que Joseph Stilwell, soutenait qu'il profiterait aux Américains d'entrer en contact avec les communistes pour se préparer à une envasion contre-offensive terrestre du Japon. La Mission Dixie, à partir de 1943, fut le premier contact officiel entre les États-Unis et les communistes. D'autres Américains, comme Claire Chennault, soutenait l'approche aérienne. En 1944, le haut général Tchang Kaï-chek accepta la proposition de Roosevelt qu'un général américain se charge des forces dans la région, mais demanda que Joseph Stilwell fût rappelé. General Albert Wedemeyer remplaça Stilwell, et Patrick Hurley devint ambassadeur.

Tchang n'aimait pas les Américains, se méfiait de leurs intentions[7] et croyait que les É-U poursuivaient une programme impérialiste en Chine. Le bureau de services stratégiques (ancêtre de la CIA) s'intéressait à un complot pour s'emparer du régime de Tchang, ce dernier ordonnant la mise à mort des conspirateurs. Chiang ne voulait pas se trouver sous ordre des États-Unis ou l'Union soviétique, mais manœuvrait pour se placer entre les deux sans prendre parti pour tirer le maximum des rapports russes et américaines[7]. Chiang prévit que les deux surpuissances entreraient en guerre et chercheraient l'alliance de Tchiang, qu'il tournerait à l'avantage de la Chine.

Chiang différait des Américains en matière idéologique. Il organisa le Kuomintang à la manière d'une partie leniniste, refoula la dissidence et interdit la démocratie[8], prétendant qu'elle fut impossible d'appliquer en Chine[8].

Chiang manipula les Soviétiques et les Américains au cours de la guerre, d'abord déclarant à ces derniers qu'ils seraient les bienvenus dans les discussions soviétiques-chinoises, mais en secret informant les Soviétiques que les Américains n'étaient pas d'importance et que leurs opinions étaient à ignorer. En même temps, Chiang dressa le soutien et puissance militaire américaine en Chine contre l'Union soviétique comme un facteur dans les discussions, ce qui découragea les Soviétiques d'exploiter la Chine de peur de représailles militaires américaines[7].

Le bras droit de Chiang, le chef des services secrets Dai Li, fut à la fois contre les Américains et contres les Communistes[7]. Dai ordonna aux agents du Kuomintang d'espionner les officiers américains[7]. Dai s'était engagé auparavant dans la Société des chemises bleus, un groupe presque-militaire d'inspiration fasciste dans le Kuomintang qui cherchait à expulser les impérialistes occidentaux et japonais, écraser les Communistes, et mettre fin à la féodalité[9]. Dai fut assassiné dans un écrasement d'avion organisé soit par l'OSS américain soit par les Communistes[8]

Mao Zedong[modifier | modifier le code]

La déclaration de la République populaire de la Chine en 1949 par Mao Zedong.

À la fin de la Seconde guerre mondiale, l'hostilité entre la République de Chine et le Parti communiste chinois s'éclata en guerre civile ouverte. Le général Douglas MacArthur chargea les forces armées sous Chiang Kai-shek d'aller à l'île de Taïwan pour accepter la reddition des troupes japonaises, ainsi marquant le début de l'occupation militaire de Taïwan. En 1946, le général américain George C. Marshall essaya de négocier une trêve entre la République de Chine et le Parti communiste chinois, mais l'effort perdit vite son élan.

Le mouvement nationaliste (soutenu par les États-Unis) dépérissait jusqu'en 1949, lorsque les Communistes l'emportèrent et chassèrent les Nationalistes de la Chine continentale à Taïwan, parmi d'autres îles. Cette année est marquée par l'établissement de la République populaire de Chine[10] par Mao Zedong alors que la République de Chine reste à Taïwan jusqu'au présent. Pendant une période de 30 ans après sa fondation par Mao Zedong, les États-Unis ne reconnurent pas la République populaire de la Chine, préférant de maintenir des relations diplomatiques avec le République de la Chine à Taiwan, qu'ils reconnurent comme le seul gouvernement légitime du pays. Cependant, le gouvernement à Taiwan ne se fiait pas aux États-Unis. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la prise de pouvoir par Mao, les États-Unis sont le protecteur et le parrain de la Corée du Sud, du Japon et de Taïwan, trois pays voisins de la Chine qui entretiennent avec elle un passé et des relations conflictuelles. Les relations entre les États-Unis et la RPC sont ainsi forcement limitées à cause de ces alignements[11].

Guerre de Corée[modifier | modifier le code]

Une colonne de troupes blindées de la 1ère Division Marine traversent les lignes communistes après leur percée réussie du réservoir de Chosin en Corée du Nord.

Tout espoir d'une normalisation de relations fut perdue avec l'affrontement de forces américaines et chinoises (RPC) à partir du 1er novembre 1950. En réponse à l'envahissement nord-coréen (un état communiste, soutenu par l'URSS) de la Corée du Sud (épaulée par les É-U), le Conseil de sécurité des ONU se réunit pour passer la résolution 82 qui condamna unanimement cette agression. L'adoption de la résolution était assurée par l'absence de l'Union soviétique (une puissance munie de droit de veto) depuis janvier en signe de protestation contre l'occupation de la siège permanente par le gouvernement à Taiwan et non le RPC[12].

Les forces dirigées par les Américains repoussèrent l'armée nord-coréenne envahissante au-delà de la frontière coréenne du 38 parallèle et se rapprochèrent du fleuve Yalou sur la frontière chinoise-coréenne. À la suite de cette avance, la République populaire de la Chine s'engagea dans le conflit aux côtés des Communistes. Les Chinois frappèrent à l'ouest, le long du fleuve Chongchon, et battirent plusieurs divisions sud-coréennes et réussirent à infliger un coup sévère aux restes des forces onusiennes. La défaite de la Huitième armée américaine entraîna la plus longue retraite d'une unité de toute l'histoire militaire des États-Unis [13]. Les deux côtés subirent de lourdes pertes avant que les forces onusiennes purent refouler la RPC. Vers la fin de mars 1951, après un transfert important de forces chinoises vers la frontière coréenne, les Américains apprêtaient leurs bombes à la base aérienne de Kadena sur Okinawa.

L'armistice de 1953 entre les Nations unies, la Chine et la Corée du Nord met fin au conflit[11].

Guerre du Viêtnam[modifier | modifier le code]

La participation de la RPC à la guerre de Viêtnam débuta en 1949 avec la réunification de la Chine continentale sous le communisme. Le Parti communiste chinois fournit du matériel et soutien technique aux communistes viêtnamiens. Au cours de l'été 1962 Mao Zedong consentit à munir Hanoï de 90 000 fusils et pistolets gratuitement. Après le lancement de la campagne américaine surnommée Tonnerre roulante, la Chine envoya des forces terre-air et des bataillons du génie à la Viêtnam du nord afin de réparer les dégâts faits par le bombardement américain, reconstruire des routes et voies ferrées et entreprendre d'autres travaux, permettant aux unités nord-viêtnamiennes de se livrer au combat dans le sud. Entre 1965 et 1970, plus de 320 000 soldats chinois combattaient les Américains aux côtés de l'armée nord-viêtnamienne et la Chine perdrait 1 446 troupes au cours de la guerre. Les États-Unis perdit 58 159 militaires au combat contre l'armée nord-viêtnamienne, le Vietcong et leurs forces alliées y compris les Chinois.

La première crise du détroit de Taïwan[modifier | modifier le code]

La levée du blocus naval du Taïwan par le président Dwight Eisenhower en 1953 permet à Chiang Kai-shek de stationner des milliers de troupes sur les îles dans ce détroit. L'armée de la RPC répond avec le bombardement des îles, ce qui pousse Washington à s'engager à un traité de défense mutuelle avec les nationalistes chinoises. Au printemps 1955 l'administration d'Eisenhower menace la Chine continentale d'une attaque noyale. En avril de la même année la Chine consentit de négocier, criant une victoire limitée à la suite du retrait des Nationalistes de l'île Dachen. Le détroit redevient un foyer de crise en 1956 et en 1996[11].

Soulèvement tibétain[modifier | modifier le code]

Première bombe atomique chinoise[modifier | modifier le code]

Rupture chinoise-soviétique[modifier | modifier le code]

La diplomatie du ping-pong[modifier | modifier le code]

Président Nixon[modifier | modifier le code]

Président Carter et la Politique d'une seule Chine[modifier | modifier le code]

Le massacre et la place Tian'anmen[modifier | modifier le code]

Président Clinton[modifier | modifier le code]

Destruction de l'ambassade chinoise à Belgrade[modifier | modifier le code]

Les relations de maintenant[modifier | modifier le code]

L'essor économique de la Chine a engendré des inquiétudes chez les Américains, ces derniers ayant joui d'une position de dominance mondiale depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Surpuissances[modifier | modifier le code]

Au grand mécontentement de Pékin, le 30 octobre 2010, la secrétaire d'État Hillary Clinton se pose également en protectrice de l'ASEAN face aux ambitions géopolitiques et revendications territoriales de la Chine[14].

Si d’importantes manifestations ont ainsi protesté contre le bombardement, par l’OTAN, de l’ambassade chinoise à Belgrade en 1999, la dénonciation de l’ « hégémonisme américain » a été absente, pour la première fois lors d’un congrès du Parti communiste chinois, lors du XVIe Congrès de novembre 2002[15].

Du côté américain, selon le professeur Michael T. Klare, l'endiguement de la montée en puissance de la Chine constituerait la véritable motivation de l'augmentation continue des dépenses militaires américaines[16].

Xi Jinping[modifier | modifier le code]

Xi Jinping, président de la RPC depuis mars 2013

Le 9e président chinois Xi Jinping, arrivé au pouvoir en 2013, a exigé le rapprochement des deux pays pour étouffer le malentendu et le soupçon. Il a fait référence à une nouvelle ère chinoise-américaine qu'il décrit comme un nouveau point de départ historique[17], soulignant que leurs intérêts inextricablement liés constituaient une fleuve irrépressible qui ne cesse pas de déferler[17].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, l'économiste principal de la Banque mondiale Justin Lin déclara que la Chine, qui est devenue la deuxième économie du monde en 2010, pourrait devenir la première en 2030, dépassant les États-Unis, si les tendances actuelles continuent. Un rapport de la Standard Chartered Bank paru en 2011 suggéra que la Chine aurait ce statut en 2020[18]. Un rapport de l'OCDE en 2007 par Angus Maddison estima que, selon les comparaisons de parité de pouvoir d'achat, China devancera les États-Unis en 2015 [19]. En 2010, James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale, prédit qu'en 2030 deux tiers des classes moyennes habiteront en Chine [20]. Depuis 2009, la Chine et les États-Unis sont convenus à tenir des discussions régulières à propos des questions économiques et d'autres affaires en commun. Le nationalisme économique semble être en hausse dans les deux pays, noté par les chefs des deux délégations lors des exposés introductifs[21]. Les deux pays ont aussi établi un dialogue de haut niveau pour discuter les questions politiques et prendre des résolutions.

Investissement mutuel[modifier | modifier le code]

Entre 1972 et 1973 les États-Unis et la Chine renouèrent leurs relations commerciales. L'investissement direct de l'Amérique en Chine comprend un large éventail de fabrication, projets hôteliers, chaînes de restauration et pétrochimique. Des entreprises américaines ont conclu des accords qui établissent plus de 20.000 coentreprises capitales, coentreprises contractuelles ou entreprises à capitaux entièrement étrangers en Chine continentale. Plus de 100 multinationales basées aux É-U entreprennent des projets en Chine continentale, quelques-unes ayant des investissements multiples. L'investissement cumulé américain vaut $48 milliards. Le déficit commercial des États-Unis auprès de la RPC dépassait $350 milliards en 2006 et reste son plus grand déficit commercial bilatéral [22].

Critique chinoise de l'économie américaine[modifier | modifier le code]

En tant que pays créancier important et le plus grand détenteur de la dette publique américaine [23], la Chine a été très critique à l'égard de la politique fiscale des États-Unis[24]. À plusieurs reprises elle a exigé des mesures garantissant les investissements chinois dans les trésoreries américaines et a demandé la protection du pouvoir d'achat du dollar[25]. En réponse à la dégradation de la note américaine par Standard & Poor's, la Chine riposta avec une critique vive de la politique fiscale américaine[26]. Elle leur conseilla de mettre fin à sa dépendance à la dette, faisant appel au bon sens pour qu'ils vivent selon leurs moyens, et avertit que le gouvernement des États-Unis doit accepter le fait pénible que le "bon vieux temps" où ils pouvaient emprunter pour se tirer de l'embarras est enfin révolu[27][réf. insuffisante].

En octobre 2013, l'agence officielle Xinhua (Chine nouvelle) prolonge sa critique du shutdown américain par une critique de l'hégémonie des États-Unis : « Le blocage qui paralyse de façon cyclique à Washington tout accord bipartisan [entre démocrates et républicains, NDLR] sur le budget fédéral et le relèvement du plafond de la dette menace de nouveau les importantes réserves en dollars de nombreux pays et angoisse fortement la communauté internationale. [...] Au lieu d'honorer avec responsabilité ses devoirs de leader mondial, Washington avec en tête ses propres intérêts a abusé de son statut de superpuissance et accru le chaos dans le monde en transférant à l'étranger les risques [de son système] financier », mais également « en attisant les tensions dans des différends territoriaux et en menant des guerres injustifiées sous le couvert de mensonges »[28].

La sous-évaluation de la monnaie chinoise[modifier | modifier le code]

Les deux pays se sont accusés d'avoir mal évalué leurs propres devises, et cette divergence reste une question importante. Des experts commerciaux reconnaissent que le renminbi a été, et reste, sous-évalué [29]. Les États-Unis considèrent que cette manœuvre contribue à la baisse dans la secteur industrielle[30].

Des chefs au cœur du gouvernement américain (surtout les députés des états industriels) ont fait pression sur l'administration d'Obama pour contraindre la Chine à augmenter la valeur de leur devise[31]. En revanche, le journal de l'état chinois a critiqué les politiques monétaires américaines.

Tarifs[modifier | modifier le code]

La Chine est accusée par les États-Unis d'octroyer des subventions à ses fabricants pour que les produits chinois puissent dominer le marché. La Chine, quant à elle, a lancé une accusation contre les États-Unis en ce qui concerne des subventions sidérurgiques[30]. En , un différend commercial est survenu, à la suite de l'imposition par les États-Unis d'un tarif douanier sur les pneus chinois importés. Le ministre chinois du commerce accusa les États-Unis d'une mesure grave de protectionnisme [32], alors qu'un porte-parole du Représentant américain au commerce expliqua que le tarif était conforme à la loi et aux accords commerciaux internationaux.

Terres rares[modifier | modifier le code]

L'exportation des terres rares tient une grande place entre les deux surpuissances à cause de leur rôle dans les appareils modernes et l'électroniques.

Les restrictions imposées par la Chine à ses exports de terres rares a engendré la désapprobation américaine, poussant les États-Unis à déposer une plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce[30]. La Chine prétend que le but des mesures fut de stimuler la production ailleurs sur la planète, puisqu'elle représente 90 % de la production de terres rares mais ne détient qu'un quart des gisements[30].

Dépendance américaine[modifier | modifier le code]

Les relations économiques bilatérales encouragent cependant la coopération entre les deux États, tout en nourrissant les sentiments anti-chinois aux États-Unis, dans la mesure où ces échanges traduisent une dépendance américaine :

  • du fait du déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine ;
  • en raison de la détention d’une part importante de la dette publique américaine, soit 350 milliards de dollars en bons du Trésor, par les investisseurs chinois.

Les facteurs qui ont une influence sur ce déficit américain comprennent:

  • Évaluation de l'économie chinoise: on est témoin d'un déplacement des industries d'assemblage vers la Chine depuis les pays récemment industrialisés en Asie. La Chine continentale est de plus en plus le dernier maillon d'une longue chaîne de production. Puisque les États-Unis accordent toute la valeur d'un produit à son assembleur final, les marchandises chinoises sont surestimées.
  • La demande américaine pour des marchandises à forte intensité de main-d'œuvre dépasse la capacité domestique, alors que la RPC a mis en place des restrictions pour entraver l'importation des marchandises et services, souvent pour protéger des entreprises publiques.
  • La sous-évaluation du renminbi par rapport au dollar américain.

Accusations mutuelles de non-respect des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Les États-Unis produisent chaque année un rapport sur l'état des droits de l'homme dans le monde dans lequel la Chine est régulièrement épinglée.

En réponse à ce rapport qui n'inclut pas les États-Unis le gouvernement chinois publie un rapport annuel sur l'état des droits de l'homme aux États-Unis via l'agence xinhua.

Accords climatiques[modifier | modifier le code]

Étant donné leur statut des deux plus gros pollueurs du monde, un accord entre les États-Unis et la Chine sur la réduction des gaz à l'effet de serre s'impose pour éviter le changement climatique catastrophique.

Corée du Nord[modifier | modifier le code]

L'escalade du comportement provocateur nord coréen (2013) est capable de renforcer les liens. Les États-Unis sont menacés directement par cet état voyou alors que la Chine, traditionnellement sympathisant, a décrit ses actions comme regrettables[33]. La porte-parole du Département d'État américain a fait allusion à la bonne unité de la réponse américaine-chinoise envers la crise[33].

Forces armées[modifier | modifier le code]

L'investissement chinois en ses forces armées est en pleine croissance - un plan financier qui est souvent évoqué comme menace par Washington[34]. Selon les chiffres du gouvernement chinois, la Chine accorda $45 milliards à la défense en 2007, alors que les forces américaines disposaient d'un plan financier de 623 milliards de dollars pour l'année 2008. Les États-Unis restent convaincus que la RPC dissimule la réelle dimension des dépenses militaires, avec des estimations spéculatives d'entre $85 milliards et $125 milliards annuellement. L'institut de recherche International Institute for Strategic Studies dans un rapport de 2011 soutint que si ces tendances des dépenses continuent, la Chine égalera les États-Unis militairement après 15 à 20 ans[35][réf. insuffisante].

Les États-Unis s'inquiètent que la Chine essaie de menacer les pays voisins ou l'Amérique elle même. Des préoccupations ont été exprimées quant au détournement de ressources vers l'armée de l'air et le développement des missiles, et même une base nucléaire ayant accès à la Mer de Chine méridionale[36]. De même, le Bulletin des scientifiques atomistes écrit dans un rapport de 2010 que la Chine continue d'investir dans la mise à jour de ses forces nucléaires parce qu'elle considère sa force actuelle comme vulnérable à la capacité militaire américaine, et que des améliorations du système de missiles américain entraîneront des efforts chinois dans ce domaine également[37].

On a parlé d'une course militaire et technologique entre les États-Unis et la Chine. L'expansion et renouvellement des forces armées chinoises sont considérés si menaçants que les États-Unis ont envisagé le retrait de leurs forces des environs de la Chine et la mise au point de nouveaux systèmes d'armements. Quant à elle, la Chine développe sa capacité d'attaquer les satellites.

Présence des forces armées américaines en Asie[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont récemment entrepris le renforcement de ses déploiements militaires en Asie[17]. Cette politique vera 60% des forces navales américaines basées en Pacifique en 2020, des manœuvres en commun avec l'Indonésie, et des forces postées aux Philippines, en Australie et au Singapour [38]. Malgré l'argument américain que ces transferts reflètent l'importance croissant de la région, la Chine a accusé les É-U de déstabiliser la région Asie-Pacifique.

Guerre de la Toile[modifier | modifier le code]

La Chine continue de faire des avancées dans la cyberguerre[39].

Programme spatial[modifier | modifier le code]

Son programme spatial est en croissance alors que celui des États-Unis connaît une période de déclin.

Idéologie et Culture[modifier | modifier le code]

Les États-Unis et la Chine ont également une vision du monde très éloignée l'une de l'autre: Les États-Unis sont une puissance démocratique, imprégnés de la culture du droit et attachés aux droits de l’homme, ce qui n'est pas le cas de la Chine. Les États-Unis ont une politique extérieure extravertie, la Chine une politique extérieure introvertie. Leur gestion des taux de change et de la monnaie divergent, ce qui pose problème aux États-Unis vu qu'une large partie de leur dette est financée par le Gouvernement de la République populaire de Chine[40].

Les relations à l'avenir[modifier | modifier le code]

L'avenir des relations sino-américaines est le sujet de grand débat académique, officiel et populaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Top Trading Partners - Total Trade, Exports, Imports, for month of March 2012, US Census Bureau
  2. Francois Godement (sous la direction de), Chine États-Unis. Entre méfiance et pragmatisme, La Documentation française, 2001
  3. Depuis 2011, les États-Unis a l'économie la plus grande du monde, et la Chine la deuxième
  4. « Sommet sino-américain : les intérêts communs de Washington et de Pékin », Le Monde,‎ 23 août 2008 (lire en ligne)
  5. L'Autriche-Hongrie, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis
  6. quelquefois transcrit par Tchiang
  7. a, b, c, d et e Jonathan Fenby (2005). Chiang Kai Shek: China's Generalissimo and the Nation He Lost. Carroll & Graf Publishers. p. 413. ISBN 0-7867-1484-0. Retiré 2010-06-28.
  8. a, b et c Jonathan Fenby (2005). Chiang Kai Shek: China's Generalissimo and the Nation He Lost. Carroll & Graf Publishers. p. 504. ISBN 0-7867-1484-0. Retrouvé 2010-06-28
  9. Frederic E. Wakeman (2003). Spymaster: Dai Li and the Chinese secret service. University of California Press. p. 75. ISBN 0-520-23407-3. Retrouvé 2010-06-28
  10. Bande-tournée: http://www.aleph99.info/1949-Mao-proclame-la-Republique.html
  11. a, b et c http://www.cfr.org/china/us-relations-china-1949---present/p17698 Council on Foreign Relations
  12. Malkasian, Carter (2001). The Korean War: Essential Histories. Osprey Publishing. p. 16.
  13. Cohen, Eliot A; Gooch, John (2005). Military Misfortunes: The Anatomy of Failure in War. Free Press. pp. 165–195. ISBN 0-7432-8082-2.
  14. AFP, « Hillary Clinton joue l'Asean contre Pékin », Le Monde,‎ 30 octobre 2010
  15. Jean-Pierre Cabestan, « Chine, nouveaux enjeux géopolitiques », Hérodote, no 125,‎ second semestre 2007, p. 15
  16. Michael T. Klare, "La Chine comme cible : l’émergence du conflit sino-américain", Japan Focus, 19 avril 2006, traduite sur le site Korea is one
  17. a, b et c http://www.bbc.co.uk/news/business-17047047
  18. (en) Kenneth Rapoza, By 2020, China No. 1, US No. 2, Forbes, 26 mai 2011
  19. Chinese economic performance in the long run By Angus Maddison, Organisation for Economic Co-operation and Development. Development Centre, 2007
  20. http://www.gsb.stanford.edu/news/headlines/vftt_wolfensohn.html
  21. (en) U.S. Treasury Sec. Henry Paulson opens Strategic Economic Dialogue, Dec. 2007, US-China Institute, 12 novembre 2007
  22. Les États-Unis enregistrent un déficit commercial record avec la Chine, Le Monde, 10 février 2012
  23. (en) Major foreign holders of treasury securities (in billions of dollars), Treasury.gov
  24. (en) David Barboza, China Tells U.S. It Must ‘Cure Its Addiction to Debt’, New York Times, 6 août 2011
  25. Aviva Fried et Benjamin Gauducheau, Dette américaine : la Chine s'inquiète des retombées sur son économie, Rue89, 3 août 2011
  26. Abaissement de la cote de crédit du gouvernement des États-Unis, Perspective, 5 août 2011
  27. Catherine Lacour-Astol, États-Unis : dette, désengagement, déclin?, J'ai la mémoire qui flanche, 9 décembre 2011
  28. Et si le monde se "désaméricanisait" ?, Le Point, 13 octobre 2013
  29. Michael Goujon et Samuel Guérineau, La modification de la politique de change chinoise, Perspectives Chinoises
  30. a, b, c et d http://www.bbc.co.uk/news/business-20177210
  31. http://thehill.com/blogs/congress-blog/economy-a-budget/237423-currency-manipulation-gives-chinese-an-unfair-advantage
  32. Pékin dénonce "une mesure grave de protectionnisme" des USA sur les pneus, Aujourd'hui La Chine, 12 septembre 2009
  33. a et b http://www.nydailynews.com/news/world/north-korea-hostile-outbursts-strengthen-u-s-china-relations-article-1.1308466
  34. Raphaël Balenieri, Quand la Chine s'arme, Washington s'inquiète, L'Express, 26 août 2011
  35. (en) Florian Pantazi, Military spending: less boots on the ground for EU, Blogactiv.eu, 20 mars 2012
  36. (en) Photos vues du ciel de la base nucléaire
  37. (en) Tony Capaccio, Chinese Missiles Could Close U.S. Bases in Attack, Report Says, Bloomberg, 11 novembre 2010
  38. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2309898/China-accuses-U-S-destabilising-Asia-Pacific-region-strengthening-military-presence-area.html
  39. Daniel Ventre, Cyberguerre : de quoi la Chine est-elle capable ?, O1net, 21 octobre 2011
  40. Marc Fonbaustier, Le G2 américano-chinois, Marc-fonbaustier.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :