Rodrigo Alberto Carazo Odio

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Rodrigo Carazo Odio
Rodrigo Carazo, elecciones 1978.jpg
Fonction
Président du Costa Rica
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
San JoséVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Estrella Zeledón Lizano (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Rodrigo Alberto Carazo Zeledón (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Parti politique
Distinction
signature de Rodrigo Alberto Carazo Odio
signature
Rodrigo Carazo

(ou « place de Costa-Rica »), place située dans le 16e arrondissement de Paris.

Rodrigo Alberto Carazo Odio, né le à Cartago et mort le à San José, est un économiste et un homme d'État costaricain, président de la République de 1978 à 1982[1] et un des fondateurs de l'Université pour la paix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fondé et dirigé (1954-1959) l'Institut national de l'habitation et de l'urbanisme, il est directeur de la Banque centrale du Costa Rica de 1960 è 1965.

Député de San José de 1966 à 1970, il préside l'Assemblée législative du Costa Rica de 1966 à 1967. En 1974, il est candidat à la présidence pour le Parti rénovateur démocratique (PRD), mais il s'incline devant Daniel Oduber Quirós. En 1978, il se présente à nouveau comme candidat d'une coalition regroupant le PRD et plusieurs autres partis moins importants[1], et est élu face à Luis Alberto Monge Álvarez.

Présidence[modifier | modifier le code]

Carazo mène une politique caractérisée par la défense de la souveraineté nationale, que ce soit sur le plan économique ou politique.

Politique économique[modifier | modifier le code]

Alors que le pays est confronté à une grave crise économique, due à l'effondrement des prix du café, la principale ressource du pays, il s'oppose aux demandes du Fonds monétaire international (FMI) et maintient artificiellement la valeur du colón. Le colón sera toutefois fortement dévalué en septembre 1980 et le pays sera aux prises avec une forte inflation.

Sur le plan des ressources naturelles, il favorise l'exploration et l'exploitation de gisements pétroliers, réglemente l'exploitation des gisements aurifères du sud du pays et inaugure l'usine hydroélectrique du lac Arenal. Il construit également plusieurs infrastructures importantes: autoroutes, lignes de chemin de fer, etc.

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

La politique extérieure de Carazo est monopolisée par les relations tendues que le Costa Rica entretient avec le Nicaragua, gouverné par le dictateur Somoza et menacée par le Front sandiniste de libération nationale dans la région frontalière. Carazo avertit Somoza de ne pas tenter d'entrer au Costa Rica et renforce ses moyens de défense militaire. Cette situation s'achève avec la prise de pouvoir des Sandinistas en 1979[2].

En 1981, Carazo rompt les relations diplomatiques du Costa Rica avec Cuba.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]