Louis-Bernard Guyton-Morveau

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Louis-Bernard Guyton de Morveau
Portrait gravé au « physionotrace » du baron Guyton de Morveau par Quenedey, coll. Tissandier
Portrait gravé au « physionotrace » du baron Guyton de Morveau par Quenedey, coll. Tissandier
Fonctions
Parlementaire français
Député de l’Assemblée législative (1791), de l’Assemblée constituante (1792-1795) puis du Conseil des Cinq-Cents (1795-1798)
1791
Gouvernement Ire République
Groupe politique Montagne
Biographie
Date de naissance à Dijon
Date de décès à Paris
Résidence Côte d’Or
Maison natale à Dijon

Louis-Bernard Guyton de Morveau, devenu Louis-Bernard Guyton-Morveau depuis la Révolution, né à Dijon (Côte-d'Or) le et mort à Paris le , est un chimiste et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Bernard Guyton de Morveau est né à Dijon 17, place Bossuet le  ; il sera baptisé le en l'église Saint Jean. C'est le fils d'Antoine Guyton de Morveau et de Marguerite Dessaulle. Son parrain fut Louis-Bernard Delacroix, procureur au grenier à sel de Dijon et sa marraine fut la Demoiselle Claudine Seguin, veuve de Maître Claude Dessaulle, notaire royal.

En tant que chimiste, Guyton participe au Supplément de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, à l'Encyclopédie Méthodique de Charles-Joseph Panckoucke dans les années 1780 (en particulier dans la section « Chimie ») ; et il réalise à Dijon, en 1784, deux expériences aérostatiques. Il propose également une première forme de classification chimique des éléments. Il aura comme préparateur de ses cours de chimie, Jean-Baptiste Courtois, père de Bernard Courtois qui découvrit l'iode.

Procureur général syndic du département de la Côte-d'Or en 1790, il est élu député à l'Assemblée législative en 1791. Réélu à la Convention nationale par le département de la Côte-d'Or, il entre le 6 avril 1793 au Comité de salut public. Il participa à la création du Calendrier républicain.

Le , Guyton, qui aux Élections législatives françaises de 1798, n'a pas été réélu au Conseil des Cinq-Cents, est nommé directeur par intérim de l'École polytechnique pour remplacer Monge, parti en Égypte avec Bonaparte. Quelques jours après, le , Guyton, célibataire endurci, se marie avec une vieille amie de Dijon, Claudine Picardet, qui l'avait assisté dans des discussions avec Lavoisier.

Monge reprend sa place le , mais ne reste plus directeur très longtemps : il est nommé sénateur. Sur proposition de Monge, le conseil de l'école propose alors de nommer Guyton directeur, décision ratifiée par les consuls le . Toutefois, le , Napoléon, excédé par l'indiscipline des élèves, remplace le directeur par un gouverneur militaire, le général Jean-Girard Lacuée. Guyton sollicite d'être nommé commandant en second et directeur des études, mais c'est son ancien adjoint, Gay de Vernon, qui est nommé le . Guyton continue alors de faire un cours aux élèves, avec une voix à peine perceptible, et sollicite en 1811 sa mise à la retraite assortie d'un demi-salaire et du titre de baron. Napoléon le nomme effectivement baron.

Membre de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale (il nomme Darcet à la tête de son Comité de chimie), il était devenu correspondant de Pierre-Joseph Macquer (1718-1784) à l'Académie des sciences, puis membre résidant de première classe de la section de chimie du nouvel Institut national des sciences et des arts le 20 novembre 1795. Il est élu vice-président de la classe en 1806 et président en 1807. On s'apprêtait à le renvoyer de l'Institut, comme régicide lorsqu'il mourut à Paris à son domicile 63, rue de Bourbon le à 9 heures du matin.

Guyton de Morveau était Commandeur de la Légion d'Honneur.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1893, la rue Guyton-de-Morveau dans le 13e arrondissement de Paris prend son nom.

Titres[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes de chevalier de l'Empire 
D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux heaumes d'argent et en pointe d'un vase fumigatoire du même. Champagne cousue de gueules du tiers de l'écu chargée du signe des chevaliers légionnaires.[1]
Armes de baron de l'Empire 
D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux heaumes tarés de profil d'argent et en pointe d'un vase fumigatoire du même. Franc-quartier de baron tiré des corps savants, brochant au neuvième de l'écu.[1]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Nouveau moyen de purifier absolument et en très-peu de temps une masse d’air infectée, Dijon, 1773, in-8°
  • Traité des moyens de désinfecter l’air, de prévenir la contagion et d’en arrêter les progrès, Paris : chez Bernard (libraire de l’École Polytechnique), 1801, in-8°, XXXII-306 p. ; 3e éd., Paris : Bernard, 1805, in-8°, XIV-443 p. Texte en ligne ; traduit en allemand et en anglais

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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