Robert Dalban

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Robert Dalban

Nom de naissance Gaston Barré
Naissance 19 juillet 1903
Celles-sur-Belle, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès 3 avril 1987 (83 ans)
Paris, France
Profession acteur
Films notables Mon oncle Benjamin
Les Tontons flingueurs
Trilogie Fantômas
Le Pacha

Robert Dalban – de son vrai nom Gaston Paul Barré – est un acteur français né le 19 juillet 1903 à Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres), et mort le 3 avril 1987 à Paris.

Avec plus de deux cents films à son actif entre 1934 et 1986, il est l'un des « seconds rôles » masculins les plus représentatifs du cinéma français. Il donne ainsi la réplique aux plus grands acteurs du cinéma français : Jean Gabin, Lino Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, Jean Marais ou encore Louis de Funès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Auguste Barré (1873-1951), d'abord clerc de notaire puis boucher, et de Marie Léontine Moreau (1868-1951), couturière.

Robert Dalban débute dès l'âge de 16 ans au théâtre Montparnasse aux côtés de Harry-Max et Maurice Dorléac.

Sous le pseudonyme de R.Q., il est aussi comique troupier au caf'conc' Les Trois Mousquetaires. Avant un départ en tournée aux États-Unis avec Sarah Bernhardt aux débuts des années 1920, il jouera dans de nombreux théâtres de quartier. On le retrouvera dans des opérettes et des revues au cours des années 1930. Il jouera plusieurs fois avec Gaby Morlay, qui le poussera vers le cinéma, où il débute en 1934.

En 1940, il épouse la comédienne Madeleine Robinson, avec laquelle il aura un fils, Jean-François, né en 1941. Le couple divorce en 1946.

En 1950, il est choisi sur casting organisé par la M.G.M. pour prêter sa voix à Clark Gable dans la version française de la super-production de David O. Selznick Autant en emporte le vent[1]. En 1955, il rencontre Robert Hossein et tourne dans Les salauds vont en enfer. Ce sera le début d'une grande amitié entre les deux hommes.

Robert Dalban a interprété, entre autres, un ancien camarade de la Résistance de Danielle Darrieux dans Marie-Octobre (1959) et le père de Manette (Claude Jade) dans Mon oncle Benjamin (1969) d'Édouard Molinaro. Mais c'est le tonitruant « Yes, sir ! » de son personnage du Majordome Jean dans Les Tontons flingueurs de Georges Lautner qui marque durablement les esprits. Il tournera pas moins de onze films avec ce dernier. Il campe avec une égale conviction les rôles de truands et ceux de policiers. En 1982, il interprète le rôle principal du téléfilm Jules et Juju.

Il meurt d'une crise cardiaque dans un mythique restaurant de la rue de Berri, alors que, dînant avec des amis, on vient de déposer sur la table un énorme plateau de fruits de mer ! le 3 avril 1987. Il est enterré au cimetière de Jouars-Pontchartrain, dans les Yvelines.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Voxographie[modifier | modifier le code]

  • 1939[2] : Autant en emporte le vent : Rhett Butler (Clark Gable)
  • Il double nombre d'acteurs américains, on peut entendre sa voix dans de nombreux westerns et policiers
  • Quelques exemples des nombreux doublages réalisés par Robert Dalban :
  1. Phil Harris (Écrit dans le ciel),
  2. Robert Carson (Sous le plus grand chapiteau du monde),
  3. Robert Preston (La Charge des tuniques bleues),
  4. Robert Strauss (La Polka des marins),
  5. Milburn Stone (Le Fils de Géronimo),
  6. Robert Gist (L'Inconnu du Nord-Express),
  7. Burt Lancaster (Tant qu'il y aura des hommes),
  8. Karl Malden (La loi du silence) etc...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, éditions Cinéma, 2008[3]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. . Le film datant de 1939 ne fut en effet doublé en France que cette année-là, ayant été projeté après la Libération en V.O. avec un box-office décevant.[réf. nécessaire]
  2. Ce film ne fut doublé qu'à l'été 1950 du fait de la Seconde Guerre mondiale.[réf. nécessaire]
  3. Les Gens du cinéma