De monarchia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis De Monarchia)
Aller à : navigation, rechercher

De Monarchia est le titre d'un essai de Dante Alighieri rédigé en latin. Il a probablement été écrit dans les années qui ont précédé l'exil de Dante, entre 1312 et 1313.

C'est peut-être le décès d'Henri VII en 1313 qui lui donnera l'idée de ce nouveau traité. En effet, avec la mort du monarque disparaissent tous les espoirs de Dante de voir un jour l'autorité impériale restaurée sur la péninsule, au détriment de celle du pape. Dans le premier livre du traité, Dante fait l'éloge de la monarchie universelle comme système politique idéal pour garantir la justice et la paix et, par conséquent, le bonheur des hommes. Le deuxième livre vise à montrer que c'est le peuple romain qui doit posséder l'autorité suprême, car il est héritier de l'Empire romain selon le droit, c'est-à-dire selon la volonté de Dieu, et non seulement selon la force. Enfin le troisième et dernier livre traite des rapports entre l'empereur et le pape, tous les deux tirent leur autorité de Dieu, mais chacun doit l'exercer dans son propre champ de souveraineté : le domaine spirituel pour le pape et le domaine temporel pour l'empereur en vue d'arriver à une symbiose. Dante déplore la faiblesse de ferveur des pouvoirs chrétiens. Le traité n'est pas jugé hérétique, contrairement à la rumeur, car Dante reste respecté des Papes, lu par les saints catholiques. Son traité n'est pas gallican. Mais il sera mis à l'Index jusqu'en 1881. La raison est la suivante : Dante fut condamné pour insoumission à la papauté et son dernier livre fut par conséquent interdit de lecture en raison de l'auteur et non du contenu. Le Pape Benoit XV fera allusion à la colère excessive de Dante envers les Pape dans son Encyclique sur le poète.