Téléologie

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La téléologie est l’étude des causes finales, de la finalité, en philosophie analytique[1]. Elle forme une spécification du finalisme avec la téléonomie.

C’est également une doctrine visant l'explication des phénomènes par l'intervention d'une cause finale (le telos) : un phénomène A sera expliqué par la nécessité d'une cause finale postérieure B (le telos). Lamarck dans sa Philosophie Zoologique donne un célèbre exemple d'intervention de cause finale (qui se révéla par la suite scientifiquement invalide) : l'herbe étant rare dans la savane, la girafe doit atteindre le feuillage des arbres pour se nourrir (cause finale B), dès lors l'habitude soutenue et l'effort pour l'atteindre entrainèrent un allongement de ses pattes avant et de son cou au fil des générations (phénomène A)[2]. Cet exemple souligne la présence de l'intentionnalité[3] dans la notion de téléologie (à distinguer du désir : la girafe n'a pas le désir d'atteindre le feuillage, l'intentionnalité à un caractère de nécessité, d’effort, dans ce cas précis la survie de l’espèce). En cela, la téléologie s'oppose à la vision mécaniste de l’explication des phénomènes, notamment au sein des sciences du vivant et de la cybernétique. Ces dernières inventèrent la notion de téléonomie (caractère nécessaire mais non intentionnel) dans les années 1960[4], pour intégrer des lois mécaniques donc scientifiques dans le concept de finalisme, la notion de téléologie étant jugée spéculative[5], aux connotations métaphysiques[6].

Le raisonnement téléologique est rejeté par la méthodologie scientifique moderne en raison du principe de causalité qui implique une relation entre une cause et un effet dans laquelle l’effet ne peut précéder la cause. Dès lors, la téléologie s’oppose à deux problèmes :

  • Un problème nomologique : une cause finale, c’est-à-dire un phénomène futur, non advenu, ne peut interagir sur un phénomène présent.
  • Par suite un problème de temporalité : l’intervention d’une cause finale va à l’encontre du principe de continuité du temps (i.e. non cyclicité).

Étymologie et origine[modifier | modifier le code]

Téléologie vient du grec ancien τέλος (telos), « fin, but », et de λόγος (logos), « discours ». Le terme fut inventé en 1728 par le philosophe allemand Christian von Wolff dans son œuvre Philosophia rationalis sive Logica[7].

Téléonomie vient du grec ancien τέλος (telos), « fin, but », et de νόμος (nomos), « loi ». Le terme fut inventé par Colin S. Pittendrigh en 1958[8].

Histoire de la téléologie[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Platon[modifier | modifier le code]

Chez Platon, le monde et les organismes qui le constituent sont créés par un démiurge[9] (dieu organisateur) selon un plan préétabli, extérieur au monde sensible : nous sommes en présence d’une téléologie extrinsèque. Dans le Timée :

«  Le monde est le résultat de l'action combinée de la nécessité et de l'intelligence. L'intelligence prit le dessus sur la nécessité, en la persuadant de produire la plupart des choses de la manière la plus parfaite ; la nécessité céda aux sages conseils de l'intelligence ; et c'est ainsi que cet univers fut constitué dans le principe[10]. »

Il faut cependant attendre le XXe siècle siècle[11] pour que la première interprétation téléologique du Timée soit proposée par G.E.R. Lloyd[12]. Il remarque que Platon tente d’établir la nécessité de réalisation du Bien dans l’univers, en partie grâce à un ordre mathématique – comme cela fut souvent formulé dans les interprétations pré-lloydiennes, mais également par l’intervention d’un telos.

Aristote[modifier | modifier le code]

Aristote dans sa Métaphysique[13] distingue quatre causes dans la formation des choses : la cause matérielle (matière de la chose), la cause formelle (essence de la chose, eidos), la cause efficiente (force motrice, kinèsis) et la cause finale (ce en vue de quoi la chose est faite, telos). Aristote étant un naturaliste, le telos est un principe de développement immanent et interne à tout être naturel : à l’inverse de Platon, nous sommes en présence d’une téléologie intrinsèque.

La finalité est un concept capital chez Aristote, autant dans sa philosophie de la nature (notamment présente dans ses Parties des animaux), que dans sa philosophie de l’art (au sens de tékhnê) que l’on retrouve dans la Physique[14] et l’Éthique à Nicomaque :

«  Tout art et toute investigation, et pareillement toute action et tout choix tendent vers quelque bien, à ce qu’il semble. Aussi a-t-on déclaré avec raison que le Bien est ce à quoi toutes choses tendent[15]. »

De plus Aristote rejette la théorie platonicienne de la création démiurgique du monde[16] (i.e. créateur utilisant des formes éternelles pour modèle). Ainsi il développe dans sa Physique une théorie proprement naturaliste de la formation des choses :

«  D'ailleurs il serait absurde de croire que les choses [de la nature] se produisent sans but, parce qu'on ne verrait pas le moteur délibérer son action[17]. »

L’époque moderne[modifier | modifier le code]

Leibniz[modifier | modifier le code]

Leibniz n’oppose pas dans l’explication des phénomènes cause efficiente et cause finale : nous avons besoin des deux, et a minima des causes finales pour une explication complète[18]. Il admet cependant que certains phénomènes reçoivent des explications plus adapté par une cause que par l’autre :

« Comme tout se peut expliquer dans la Géométrie par le calcul des nombres et aussi par l’analyse de la situation, mais que certains problèmes sont plus aisément résolus par l’une de ces voies, et d’autres par l’autre, de même je trouve qu’il en est ainsi des phénomènes. Tout se peut expliquer par les efficientes et par les finales ; mais ce qui touche les substances raisonnables <hommes, esprits, âmes> s’explique plus naturellement par la considération des fins, comme ce qui regarde les autres substances <corps> s’explique mieux par les efficientes[19]. »

Chez Leibniz, les deux explications possèdent cependant des limites : la cause finale tend au verbalisme lorsqu’elle tente d’expliquer des phénomènes particuliers (i.e.hors des lois et principes de la nature). À l’inverse, la cause efficiente tend parfois à la complexité inutile, alors que l’intervention d’un telos dans le raisonnement apparaitrait plus simple et naturel[20].

De plus Leibniz fait de la cause finale un principe nécessaire au fondement des lois de la nature (fundamentum naturæ legum)[21] : il est nécessaire qu’à travers les phénomènes la même quantité d’énergie soit conservée. En effet, les causes et les effets doivent toujours être équivalents, au risque de tomber dans le perpetuum mobile (plus dans l’effet que dans la cause) ou à l’inverse dans une régression de la perfection naturelle (moins dans l’effet que dans la cause), schémas qui sont impossibles en raison de l’ordre divin régnant dans le monde. L’immutabilité divine (la Monade) répond donc par un jeu de miroir à la nécessaire équivalence des causes et des effets dans la nature (les monades) par un principe téléologique[22]. Le terme fut par ailleurs inventé en 1728 par Christian von Wolff, disciple de Leibniz, dans sa Philosophia rationalis sive Logica[7]. Fortement influencé par ce dernier, il fonda une école qui reprit et approfondit de nombreux concepts leibniziens (monadologie, optimisme, distinction de la perception et de l'appétition, morale de la perfection…).

Kant[modifier | modifier le code]

La téléologie possède une place primordiale chez Kant. Dans son œuvre, la cause finale change de sens : un phénomène sera causé par un telos prenant la forme d’un concept[23] (e.g. si un individu malade demande une médication, c’est le concept de santé qui cause son acte).

Plus précisément, la téléologie occupe la seconde partie de sa Critique de la faculté de juger où le concept effectue l’intermédiaire entre la faculté de connaître (Erkenntnisvermögen) et la faculté de désirer (Begehrungsvermögen). L’esthétique kantienne fait appel à une théorie générale de la finalité absolue à travers deux expériences[24] : l’une sensible et esthétique, i.e. le sublime, l’autre formelle, c’est-à-dire la loi morale.

Kant considère également la finalité inscrite dans la nature, la qualifiant d’illégitime : on ne peut attribuer des buts à des phénomènes physiques ou biologiques. Dès lors, les individus sont entrainés dans une téléologie projetée, réfléchie[25] : elle permet d’organiser la nature, de reconnaitre un ordre parmi les phénomènes comme s’ils étaient régis par de vraies relations de buts et de moyens. La téléologie est donc une idée régulatrice[26], tout comme la liberté dans la seconde Critique.

Réfutations de la doctrine téléologique[modifier | modifier le code]

Bacon[modifier | modifier le code]

Le scientifique et philosophe anglais Francis Bacon est un des premiers à remettre véritablement en question la téléologie d’un point de vue épistémologique. En effet, précurseur de l’empirisme, il développe dans son Novum Organum[27] de 1620 une critique de la cause finale aristotélicienne : la téléologie interdisant toute vérification expérimentale, elle est impropre aux sciences (mais peut être employée en métaphysique), et pousse à réduire le champ des recherches naturelles[28] si elle est admise. À ce propos il énonce dans le Novum :

«  La science doit être tirée de la lumière de la nature, elle ne doit pas être retirée de l'obscurité de l'Antiquité. Ce qui importe n'est pas ce qui a été fait. Il faut voir ce qui reste à faire[29]. »

Dès lors, les contrôles en science sont nécessaires pour écarter les illusions d’optiques, les idola, et plus spécifiquement les idola tribus : cette tendance propre à la nature humaine de percevoir en permanence des finalités[28]. Bacon réussit en partie son projet, modifiant la démarche scientifique postérieure et notamment de ses contemporains comme Harvey qui, se détachant peu à peu de la causa finalis, demeura aristotélicien malgré l’influence grandissante du baconisme et de l’empirisme[28].

Descartes[modifier | modifier le code]

À la même époque que Bacon, Descartes entame une réflexion sur la téléologie qui entrainera sa réfutation. Tandis que le premier emploie un raisonnement empiriste, Descartes propose un argument théologique : Dieu étant un Être infini, nous ne pouvons saisir l’intégralité de ses actions, vouloir comprendre ses fins relève donc de la présomption. Le monde étant composé d’une infinité d’éléments, la seule fin possible de tout ce qui se produit doit être Dieu lui-même. Or ce raisonnement revient à poser des bornes à l’essence du monde et à celle de Dieu : la téléologie est donc rejetée[30]. On retrouve cet argumentaire dans Les Principes de la philosophie de Descartes :

«  Nous ne nous arrêterons pas aussi à examiner les fins que Dieu s’est proposées en créant le monde, et nous rejetterons entièrement de notre philosophie la recherche des causes finales ; car nous ne devons pas tant présumer de nous-mêmes, que de croire que Dieu nous ait voulu faire part de ses conseils : mais, le considérant comme l’auteur de toutes choses, nous tâcherons seulement de trouver par la faculté de raisonner qu’il a mise en nous, comment celles que nous apercevons par l’entremise de nos sens ont pu être produites[31] [...]. »

Descartes est par ailleurs un des fondateurs du mécanisme, mouvement opposé au finalisme, et eut une influence importante dans le champ de la biologie, notamment par ses écrits mais principalement grâce à sa « méthode »[32].

Spinoza[modifier | modifier le code]

Spinoza est qualifié de précurseur par Nietzsche dans sa critique de la téléologie[33]. Il développe un argumentaire théologique : c'est par ignorance des causes réelles qui déterminent les phénomènes naturels que les hommes font intervenir une cause finale. Ainsi le finalisme présuppose une volonté anthropomorphique organisant toute chose dans la nature pour l’utilité des hommes : or tout ce qui existe dans la nature n’est que la substance infinie de Dieu dont tous les êtres sont des modes (panthéisme spinoziste). Considérer des causes finales dans la nature serait donc admettre l’imperfection de Dieu : le panthéisme transcendantal étant incompatible avec la théorie du finalisme immanent, Spinoza rejette ce dernier[34]. Il développe cette thèse dans son Éthique :

«  […]Dieu existe nécessairement, il est unique, il existe et agit par la seule nécessité de sa nature, il est la cause libre de toutes choses et de quelle façon, que toutes choses sont en lui et dépendent de lui, de telle sorte qu'elles ne peuvent être ni être conçues sans lui, enfin que tout a été prédéterminé par Dieu, non pas en vertu d'une volonté libre ou d'un absolu bon plaisir, mais en vertu de sa nature absolue ou de son infinie puissance[35]. »

Darwin[modifier | modifier le code]

Darwin est souvent considéré comme un précurseur des sciences modernes pour son rejet de la téléologie. Il s’oppose notamment à Lamarck et sa Philosophie Zoologique : Darwin ne postule plus un quelconque effort dans l’idée d’évolution, lui enlevant toute force cachée qui lui donnerait un sens nécessaire. Au contraire, il postule que les variations du vivant apparaissent comme des « accidents », des pures factualités, se refusant de les expliquer en vue d’un but précis[36]. Cependant, la thèse des variations fortuites au sein du vivant rencontra un certain nombre d’objections, notamment dans le célèbre exemple de l’œil dont Darwin fait le commentaire :

«  Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l'œil avec toutes les inimitables dispositions qui permettent d'ajuster le foyer à diverses distances, d'admettre une quantité variable de lumière et de corriger les aberrations sphériques et chromatiques[37].  »

Dans l’interprétation courante de Ghiselin[38], Darwin substitue une cause efficiente – la théorie de l’évolution – à l’apparente téléologie (cause finale) à l’œuvre dans le monde biologique. Bien que Ghiselin admette la présence de « métaphores téléologiques » dans De l'origine des espèces, il soutient que son auteur ne fait pas intervenir de quelconque telos dans sa théorie[38].

Cependant, de nombreux auteurs critiquent la position de Darwin, notamment son utilisation du langage qui laisserait supposer des biais téléologiques[39] et axiologiques[40],[41]. Il substitue par exemple la cause finale lamarckienne par la notion de « fonction », cependant cette dernière n’est pas exempte de téléologie, la fonction étant tournée vers un but (e.g. le cœur a pour fonction de pomper le sang).

Nietzsche fait également un critique du darwinisme : la sélection naturelle donnerait un sens, une direction à l’évolution par l’amélioration progressive des caractères et la survie des fittest (les plus aptes). Dès lors, ce jugement moral implicite pose par avance la finalité vers laquelle l’évolution se dirige : nous serions en présence d’une téléologie cachée dans le darwinisme[42],[43].

Téléologie et science à l’époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Biologie[modifier | modifier le code]

La biologie à l'époque contemporaine se concentre sur la substitution des causes finales par les causes efficientes (tentative chez Darwin par exemple, bien que son cas soit équivoque), d’où l’émergence de la notion de téléonomie que nous avons évoqué. À l’époque contemporaine, de nouvelles théories se développent, tentant d’évacuer la téléodirectionnalité du langage : c’est le cas de la conception étiologique du vivant.

La théorie étiologique, nait en 1972 dans un article fondateur de Larry Wright[44], est une réinterprétation de la notion de fonction en termes de cause efficiente. Elle est parfois nommée théorie de l’effet sélectionné (selected effect[45]) ou théorie rétrospective (backward-looking[46]). Pour se faire, une analyse des fonctions doit respecter trois conditions[47] :

  • une distinction entre aspect fonctionnel et accidentel : Distinction entre « Avoir pour fonction de F » et « Accomplir la fonction F » (e.g. le nez n’a pas pour fonction de porter des lunettes) ;
  • application aux organismes et aux artefacts ;
  • les énoncés porteurs d’attribution de fonction doivent être explicatifs : ils doivent répondre à la question « Pourquoi X fait-il F ? » en citant la fonction de F (e.g. : Pourquoi le cœur émet-ils des battements réguliers ? Pour pomper le sang).

Ces conditions posées, Wright caractérise un organe ou fonction biologique (X) et son activité (F) comme fonction si et seulement si[48] :

  • F résulte d'X
  • X est présent parce que F résulte d'X (condition de feed-back)

Ainsi la fonction d’un organe est l’effet pour lequel il a été sélectionné dans l’histoire de l’évolution de cet organisme (proper functions account) : dès lors, dire « La fonction du cœur est de pomper le sang » équivaut à dire « Le cœur a été sélectionné naturellement pour pomper le sang ».

Boorse[49] émet cependant des objections à la théorie étiologique : pour un organe rudimentaire (appendice par exemple), la thèse étiologique attribue nécessairement une fonction à celui-ci alors qu’il n’en dispose pas en réalité. De même on trouve des cas d’organes changeants de fonction (shifting functions problem), comme le plumage des oiseaux qui servait à l’origine à l’isolation thermique, tandis que sa fonction pour le vol est plus récente : quelle est donc la fonction propre du plumage ?

Cybernétique[modifier | modifier le code]

La cybernétique[50] est la science constituée par l'ensemble des théories sur les processus de commande et de communication et leur régulation chez l'être vivant, dans les machines et dans les systèmes sociologiques et économiques. Elle a pour objet principal l'étude des interactions entre « systèmes gouvernants » (ou systèmes de contrôle) et « systèmes gouvernés » (ou systèmes opérationnels), selon un principe téléologique de régulation, de rétroaction, c’est-à-dire d’une modification autoproduite pour atteindre un objectif[51].

Le but est notamment de traduire des assertions biologiques faisant appel à la notion de téléologie en langage cybernétique, tout en montrant que le concept de « comportement intentionnel » (purposive) est explicable dans le langage de la rationalité scientifique moderne : c’est l’émergence de la téléonomie[52].

Bien qu’a priori la cybernétique permette des systèmes plus facilement testables que leurs expressions téléologiques associées, ceci peut se transformer en limite. Pour conserver la logique et le sens de l’assertion traduite, il faut que les deux expressions soient intersubstituables (salva veritate), c’est-à-dire que deux théories équivalentes doivent admettre les mêmes conséquences observables. Dès lors la cybernétique se trouverait dans une impasse : le caractère intertraduisible des assertions équivalentes entre les deux systèmes légitime-t-il, par la caution du langage, l’explication téléologique [53]?

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935
  2. Lamarck, Philosophie zoologique, 1809, p. 256
  3. Antoine Danchin, La Barque de Delphes, 1998, p. 49
  4. Mathieu Valette, « Intentionnalité du sujet et téléonomie de la langue dans la linguistique cognitive / énonciative », Parcours énonciatifs et parcours interprétatifs. Théories et applications, Collection « L’homme dans la langue », 2003, p. 291
  5. id. p.292
  6. Marie-Claude Lorne, « La naturalisation de l’intentionnalité : approche et critique de la théorie de Fred Dretske » In Les mondes darwiniens : L’évolution de l’évolution, Éditions matériologiques, Collection « Sciences & Philosophie », 2011, p. 1471
  7. a et b H. Busche “Teleologie; teleologisch” In Historisches Wörterbuch der Philosophie, 1998, p. 970
  8. Colin S. Pittendrigh, “Adaptation, natural selection, and behavior” in Behavior and Evolution, ed. A. Roe and George Gaylord Simpson, New Haven: Yale University Press, 1958, 390-416; p. 394
  9. Platon, Timée, p. 118 (29d), p. 124 (35a-d), p. 145-146 (48b)
  10. Ibid., 48a
  11. L. Brisson, « Le rôle des mathématiques dans le Timée selon les interprétations contemporaines », In Le Timée de Platon : contribution à l’histoire de sa réception, édité par Ada Neschke-Hentschke, 2000, p. 302
  12. G.E.R. Lloyd, “Plato as a natural scientist”, In Journal of Hellenic Studies, (88), 1968, p. 78-92 ; “Plato on mathematics and nature, myth an science”, In Methods and problems in Greek Science, Cambrige Univ. Press, 1991, p. 335-351
  13. Aristote, Métaphysique, livre A, 3, 983a
  14. Aristote, Physique, 199a, 9-10
  15. Aristote, Éthique à Nicomaque, livre I, 1094a
  16. Angèle Kremer-Marietti, L'éthique en tant que méta-éthique, part. I, ch.2, p. 21
  17. Aristote, Physique, II, 8, 199b27-9
  18. Jacques Bouveresse, « Cours 22. Peut-il y avoir une téléologie non métaphysique ? », In Dans le labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez Leibniz. Cours 2009 & 2010 au Collège de France, §6
  19. Leibniz, OFI (Couturat), p. 329
  20. Jacques Bouveresse, op. cit., §7
  21. Leibniz, De Ipsa Natura, édition Erdmann, p. 155
  22. Leibniz, De legibus naturæ, édition Dutens, III, p. 255
  23. “The notion of a natural end in turn derives from that of an end, which he defines in the "Critique of Aesthetic Judgment" as "the object of a concept in so far as the latter is regarded as the cause of the former" (§10, 220)”, Hannah Ginsborg, ”Kant's biological teleology and its philosophical significance” In Blackwell Companion to Kant, ed. Graham Bird, Oxford Blackwell Publishing, 2006, p.4
  24. Michel Puech, « Éthique et esthétique dans le système kantien de la téléologie transcendantale », Colloque Éthique et esthétique, 2006, p. 3
  25. Laurent Gallois, Le souverain bien chez Kant, 2008, ch. IV, p. 148
  26. Michel Puech, op. cit., p. 2
  27. Ouvrage intitulé en opposition à l'Organon : terme utilisé par les commentateurs d'Aristote pour désigner ses traités concernant la science et la logique.
  28. a, b et c Hendrik C. D. de Wit, Histoire du développement de la biologie, Volume I, p. 273
  29. “For new discoveries must be sought from the light of nature, not fetched back out of the darkness of antiquity.”, Francis Bacon, Novum Organum, 1620, Livre I, CXXII
  30. Harald Höffding, La philosophie de la nature chez Descartes, 2012, §5
  31. Descartes, Principes de la philosophie, 1644, I, 28
  32. Hendrik C. D. de Wit, op. cit., I, p. 275
  33. […] J'ai un précurseur et quel précurseur ! Je ne connaissais presque pas Spinoza […]. [S]ur ces choses ce penseur, le plus anormal et le plus solitaire qui soit, m'est vraiment très proche : il nie l'existence de la liberté de la volonté ; des fins ; de l'ordre moral du monde. […] », Friedrich Nietzsche, Lettre à Franz Overbeck, Sils-Maria, le 30 juillet 1881. (Cité dans le Magazine Littéraire, n. 370, consacré à Spinoza, traduction de David Rabouin).
  34. Spinoza, Éthique, 1677, Partie I, appendice
  35. Ibid., §1
  36. Thomas Heams, « Variation », In Les mondes darwiniens : L’évolution de l’évolution, Éditions matériologiques, Collection « Sciences & Philosophie », 2011
  37. Charles Darwin, L'Origine des espèces, 1985, ch. VI
  38. a et b Ghiselin, Michael T., "Darwin's language may seem teleological, but his thinking is another matter", In Biology and Philosophy, 1994
  39. Lennox, James G., "Darwin was a Teleologist", In Biology and Philosophy, 1993
  40. « J'ai donné le nom de sélection naturelle à cette conservation des favorables et à cette élimination des nuisibles », Darwin, L’origine des espèces, p. 130
  41. « Les variations seules ne permettent pas d'expliquer comment il y a eu ce perfectionnement admirable » Darwin, L’origine des espèces, p. 114
  42. Nietzsche, Fragments posthumes
  43. Barbara Stiegler, Nietzsche et la biologie, PUF, 2001
  44. Wright Larry, “Explanation and Teleology.”, In Philosophy of Science, 1972, 39 (2): 204–218
  45. Neander Karen, “Functions as Selected Effects: The Conceptual Analyst’s Defense.”, In Philosophy of Science, 1991, 58 (2): 168–184
  46. Colin Allen and Marc Bekoff, “Function, natural design and animal behavior : philosophical and ethological considerations”, In Perspectives in Ethology: Volume 11: Behavioral Design, N.S. Thompson, 1973, ch. 1, p. 26
  47. Boorse Christopher, “Wright on Functions.”, In Philosophical Review, 1976, 85 (1): 70–86
  48. Larry Wright, “Functions”, In Philosophical Review, 1973, 82:139-168
  49. Boorse, op. cit.
  50. Première apparition : André-Marie Ampère, « Étude des moyens de gouvernement », Essai sur la philosophie des sciences, 1834. Étymologie : mot est issu du grec ancien κυϐερνητική, kybernêtikê (« art de piloter, art de gouverner »), dérivé de κυβερνάω, kybernáó (« piloter »), lequel donne le latin gubernare, d’où gouverner en français.
  51. Jean-Gaël Barbara, « Alfred Fessard : regard critique sur la cybernétique », colloque L’essor des Neurosciences, de la physiologie à la cognition : 1945-1975, 2007, p. 2
  52. Robert Nadeau, Sur la légitimité du langage téléologique en science biologique, 1984, p.10-11
  53. « Ainsi, quoi qu'il en soit des avantages donnés par la traduction, loin d'invalider les explications téléologiques et de rendre illégitime en biologie l'usage du langage de la téléodirectionnalité, c'est plutôt le contraire qui se produit, car cette traduction donne au discours mis en cause la caution du langage que l'on se trouve à privilégier soi-même. », Robert Nadeau, Sur la légitimité du langage téléologique en science biologique, 1984, p.14

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Valette, « Intentionnalité du sujet et téléonomie de la langue dans la linguistique cognitive / énonciative », Parcours énonciatifs et parcours interprétatifs. Théories et applications, Collection « L’homme dans la langue », 2003
  • Les mondes darwiniens : L’évolution de l’évolution, Éditions matériologiques, Collection « Sciences & Philosophie », 2011
  • H. Busche “Teleologie; teleologisch” In Historisches Wörterbuch der Philosophie, 1998
  • Hannah Ginsborg, ”Kant's biological teleology and its philosophical significance” In Blackwell Companion to Kant, ed. Graham Bird, Oxford Blackwell Publishing, 2006
  • Ghiselin, Michael T., "Darwin's language may seem teleological, but his thinking is another matter", In Biology and Philosophy, 1994
  • Lennox, James G., "Darwin was a Teleologist", In Biology and Philosophy, 1993
  • Barbara Stiegler, Nietzsche et la biologie, PUF, 2001
  • Wright Larry, “Explanation and Teleology”, In Philosophy of Science, 1972
  • Boorse Christopher, “Wright on Functions”, In Philosophical Review, 1976
  • Robert Nadeau, Sur la légitimité du langage téléologique en science biologique, 1984

Liens externes[modifier | modifier le code]

Teleological Theories of Mental Content (Stanford Encyclopedia of Philosophy)