Léon Robin

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Léon Robin (Nantes, le 17 janvier 1866-juillet 1947) était un historien de la philosophie antique, considéré à son époque comme « le maître des études platoniciennes en France »[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Élève au lycée de Nantes puis au lycée Charlemagne, Léon Robin étudie à la faculté des lettres de Bordeaux et à la Sorbonne avant de devenir agrégé de philosophie. Pour accéder au titre de docteur es-lettres, il soutient en 1908 ses thèses, dont la principale, La Théorie platonicienne des Idées et des nombres d'après Aristote, sera publiée chez Félix Alcan.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il enseigne d'abord dans le secondaire, à Compiègne, Vendôme et Angers[2], puis à la faculté des lettres de Caen et enfin à la Sorbonne, où il enseignera de 1913 à 1936.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Élève et disciple d'Octave Hamelin, il assura avec Léon Brunschvicg la diffusion de ses idées et la publication de ses œuvres ; il édite notamment Le Système d'Aristote, cours professé par Hamelin à l'École normale supérieure en 1904-1905. Il publie de nombreux livres sur la philosophie grecque, et dirige la traduction des œuvres complètes de Platon qui sera publiée chez Gallimard dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Léon Robin a été lauréat du prix Estrade-Delcros (Académie des sciences morales et politiques) 1910 [3] pour La Théorie platonicienne des idées et des nombres après Aristote et La Théorie platonicienne de l'amour, du prix Bordier (Académie des inscriptions et belles-lettres) ou encore du prix Jappas (Association pour l'encouragement des études grecques).

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Théorie platonicienne des Idées et des nombres d'après Aristote, Paris, F. Alcan, 1908. (Réédition en fac-similé chez Georg Olms Verlag, Hildesheim 1963 et 1998)
  • La Théorie platonicienne de l'amour, Paris, 1908.
  • La Pensée grecque et les Origines de l'esprit scientifique, Paris, Renaissance du livre, 1923.
  • Platon, Paris, F. Alcan, 1935 (fréquemment réédité aux PUF).
  • La Morale antique, Paris, F. Alcan, 1938.
  • La Pensée hellénique, des origines à Épicure, Paris, 1942.
  • Questions de méthode, de critique et d'histoire, Paris, Presses universitaires de France, 1944.
  • Pyrrhon et le scepticisme grec, Paris, 1944.
  • Aristote, Paris, Presses universitaires de France, 1944.
  • Les Rapports de l'être et de la connaissance d'après Platon, Paris, 1957.

Postérité[modifier | modifier le code]

Léon Robin a donné son nom à une unité du CNRS basée à la Sorbonne créée en 1947 par Pierre-Maxime Schuhl : le Centre Léon-Robin.

Ouvrages disponibles en ligne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Voir André Lalande, « La Philosophie en France 1946-1947 », The Philosophical Review, vol. 58, n°1 (jan. 1949), p. 49.
  2. Voir Qui êtes-vous ? Annuaire des contemporains. Notices biographiques, Paris, 1924, p. 660 (texte en ligne).
  3. Revue néo-scolastique de philosophie 69 (1911) p. 166