Andronicos de Rhodes

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Andronicos de Rhodes fut un philosophe péripatéticien du Ier siècle av. J.-C., natif de Rhodes. Il aurait été le dernier scholarque, recteur, du Lycée, de 58 à 47 av. J.-C., et, dit-on, l'éditeur des œuvres d'Aristote. On lui attribue un traité sur les passions , édité par A. Gilbert-Thirry en 1977 : De passionibus. De plus il rédigea un traité sur l'Ame [1] Il y indiquait que la substance de l'âme n'était que la faculté ( ou le temperament ) du corps.

Sommaire

La « légende » [modifier]

Selon Strabon[2] et Plutarque[3], Andronicos de Rhodes aurait publié vers 60 av. J.-C. la première édition des écrits dits « ésotériques » (au sens de réservés aux disciples avancés en aristotélisme) d'Aristote et de Théophraste, dont les originaux auraient juste été retrouvés par Apellicon, transférés à Rome sur ordre de Sylla et répertoriés par Tyrannion.

Quelle réalité ? [modifier]

Cependant, on peut émettre l'hypothèse que ce soit Andronicos de Rhodes qui ait lui-même inspiré cette légende afin d'insister sur le caractère inédit de ses publications.

De plus, en étudiant d'autres philosophes (les mégariques, les épicuriens et les stoïciens) on peut remarquer que leur connaissance d'Aristote implique qu'ils devaient connaître ces textes « ésotériques » avant leur publication par Andronicos de Rhodes.

Bibliographie [modifier]

  • Pierre Aubenque, Le problème de l’être chez Aristote (1962), PUF, coll. « Quadrige », Paris, 2005 (5e édition).
  • Jacques Brunschwig, « Qu'est-ce que la Physique d'Aristote ? », in F. de Gandt et P. Souffrin, La physique d'Aristote et les conditions d'une science de la nature, Paris, 1991.
  • F. Littig, Andronikos von Rhodos, t. I München,1890, t. II Erlangen, 1894, t. III Erlangen, 1895.
  • P. Moraux, Les listes anciennes des ouvrages d'Aristote, Louvain, 1951.

Notes et références [modifier]

  1. cité par Galien in l'âme et ses passions II
  2. Strabon, XIII, 54.
  3. Plutarque, Vie de Sylla, 26.