Sophrosyne (philosophie)

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La sophrosyne (en grec ancien σωφροσύνη/sophrosúnê), est en philosophie, ce qui permet toute maîtrise de soi, toute sagesse, toute modération. Sophrosyne est le mot philosophique qui désigne la tempérance ; Luc Brisson préfère le mot « modération »[1]. Selon Platon, les biens, soit existent par eux-mêmes, soit sont le résultat d'une perception. La seconde sorte ici décrite découle de la première : ce sont les vertus. La prudence, la justice, le courage et la continence[2]. Des quatre vertus, la prudence est la première et la principale. Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, ordonnent les passions et guident la conduite. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux est celui qui librement pratique le bien.

  • L’essence même de la sophrosyne est l’aveu d’ignorance, souvent évoqué pour désigner la question et la philosophie socratique, parce qu’elle en est le signe traditionnel de la présence en l’homme de la modestie ; sa recherche et son accomplissement forment l’essence : elle est cette modestie.
  • La sophrosyne prend la forme de présomption évitée et dénoncée de la science et du savoir.

Le maître n'est considéré comme tel que parce qu'il en fait preuve et y amène ses protagonistes. Loin de se satisfaire d'une certitude trop rapidement acquise, la sagesse du socratique est une inquiétude qui ne laisse jamais le sujet en repos et le pousse à exiger toujours plus des choses et de lui-même, dans un souci d'honnêteté envers les autres protagonistes. La question socratique prend son sens dans les mots réserve, retenue, obéissance, réflexion, prudence, modération. Platon explique dans La République, « que la sophrosyne contrôle le penchant pour la concupiscence » ; comme Aristote l’explicite dans l’Éthique à Nicomaque, la fonction de la sophrosyne consiste à modérer les plaisirs sensuels en accord avec les impératifs de la juste raison. Ariston de Chios, philosophe stoïcien, a défini la sophrosyne comme la « mesure de l’âme à l’égard des désirs et des plaisirs conformes à la nature »

Références[modifier | modifier le code]

  1. La République (Livre IV) (430e)
  2. La continence et ses variantes : le premier nom donné à la continence est tempérance ; cette tempérance sous-entend, entre autres synonymes, la continence, la pudeur et la prudence.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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