Cuisery

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Cuisery
Blason de Cuisery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Canton Cuiseaux
Intercommunalité Communauté de communes Saône, Seille, Sâne
Maire
Mandat
Jean-Marc Lehré
2014-2020
Code postal 71290
Code commune 71158
Démographie
Population
municipale
1 685 hab. (2012)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 34″ N 5° 00′ 07″ E / 46.5594444444, 5.0019444444446° 33′ 34″ Nord 5° 00′ 07″ Est / 46.5594444444, 5.00194444444  
Altitude Min. 172 m – Max. 213 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Cuisery

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Cuisery
Liens
Site web www.cuisery.fr

Cuisery est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne. La présence proche de l'autoroute A6 et de nombreux autres voies de communications routières rendent la commune très accessible depuis l'ensemble du territoire français.

Cuisery fait partie de la Bresse louhannaise et son territoire est situé aux limites méridionales du département de Saône-et-Loire, ainsi qu'aux limites sud de la région Bourgogne, mais aussi aux limites méridionales des parlers d’oïl. Les patois de cette partie du val de Saône sont très influencés par les dialectes franco-provençaux. Le bourg de Cuisery fut jusqu'au XVIIe siècle siècle un poste frontière entre le Duché de Bourgogne et le Duché de Savoie, puis, après le rattachement du duché de Charles le téméraire au Royaume, entre la France et le Duché de Savoie.

En 1999, le village de Cuisery, à l'initiative d'amoureux du livre avec le soutien de la municipalité fut déclaré « village du livre » en créant, par la même occasion, une association promouvant cette action et en incitant des professionnels du livre à venir s'installer dans de nombreuses boutiques de la commune, souvent abandonnés par ses anciens petits commerçants[1]

Ses habitants se dénomment les Cuiserotain(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Cuisery dans l'arrondissement de Louhans

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une butte surplombant la Seille, qui forme par ailleurs la limite orientale de la commune de Cuisery.

Le territoire communal est situé dans le sud du département de la Saône-et-Loire ainsi que dans le sud de l'arrondissement de Louhans, non loin des limites septentrionale du département de l'Ain.

Cuisery (Mairie) est situé à environ 104 km de Dijon, 113 km de Lyon, 224 km de Grenoble, 403 km de Strasbourg, 424 km de Marseille, 599 km de Lille, 641 km de Bordeaux, 919 km de Brest et 372 km de Paris[2]. La commune est située à 36 km de sa préfecture, Macon.

La cité appartient à la région historique et touristique de la Bresse louhannaise, qui est une région à forte identité rurale, possédant un patois dénommé le Bressan) qui est très marqué et encore pratiqué. Cette partie de la Bourgogne méridionale est située entre la Saône à l'ouest et les premiers rebords du plateau jurassien, dénommé Revermont à l'est.

Ce territoire se situe également à proximité des grands axes autoroutiers, entre l’A39 qui forme l'axe Dijon/Dole/Lyon et l’A6 qui correspond à l'axe Paris - Tournus - Lyon et entre les pôles urbains de Macon et de Lons-le-Saunier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents L'Abergement-de-Cuisery Loisy Rose des vents
N Brienne
O    Cuisery    E
S
Préty Ratenelle La Genête

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Cuisery

Cuisery se situe dans la plaine La Bresse qui occupe la partie centrale de ce qui était un grand lac durant l'ère tertiaire et qui aujourd'hui, longe le val de Saône du nord au sud.

Il s'agit d'un vaste fossé d’effondrement, datant de l'Oligocène et formé par distension lors la formation de la chaîne des Alpes. Ce bassin qui fut un lac s'est rempli progressivement d'alluvions et de colluvions à la fin du Cénozoïque et durant le Quaternaire.

Article connexe : Géologie de la France.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de la commune est un affluent de la Saône, dénommée la Seille. La commune compte également deux étangs notables, celui de Ganay et celui du bois

La Seille
La Seille est une rivière française qui longe la limite orientale de la commune en la séparant principalement avec la commune de Brienne
La Seille, longue de 100 km est dans son cours inférieur, soumis lui aussi à des crues importantes, est navigable sur 39 kilomètres de Louhans à La Truchère, en passant par Cuisery. On peut notamment y voir des silures qui colonisent la rivière depuis les années soixante et qui atteignent parfois une taille impressionnante.
La canalisation de la Seille a été réalisée par Émiland Gauthey, ingénieur civil et architecte des États de Bourgogne à la fin du XVIIIe siècle. Quatre écluses de 30 m sur 6 ponctuent alors son cours. À la fin du XIXe siècle, la première, à la Truchère, est seule portée au gabarit Freycinet. La Seille ne connait plus aucune navigation marchande et est entièrement dévolue à la plaisance[3].
Les étangs
La commune abrite deux étangs enregistré sur le site du Système d'Information sur l'Eau Rhin-Meuse (SIERM). Il s'agit de l'étang de Ganay, propriété privée[4] d'une superficie de 4 hectares et de l'étang du bois [5]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Voies routières :
Cartouche de la Nationale 75 depuis un ancien panneau
Ancien panneau de la Route Nationale 75
La D1075 (ex N75)

La route nationale 75, était la dénomination de la grande route qui traversait Cuisery à sa création en 1824. Cette route à toujours été dénommée, « route de Tournus » à l'ouest de la mairie et « route de Bourg-en-Bresse », à l'est de celle-ci.

Cette route menait de Chalon-sur-Saône à Grenoble et fut prolongée à plusieurs reprises après 1824 : jusqu'à Aspres-sur-Buëch de 1824 à 1842, puis à Serres jusqu'en 1950 et enfin jusqu'à Sisteron jusqu'en 2006 avant que cette route nationale soit déclassée dans son intégralité à la suite de la réforme de 2005, et sa gestion est confiée aux départements.

Toutefois, dans le département de Saône-et-Loire, cette route avait déjà été déclassée en 1972, en route départementale 975 (D975), lors d'une première réforme.

Article connexe : Route nationale 75 (France).
Voies ferroviaires
Transport Public
Transport aérien
ULM Pendulaire
L'aérodrome de Tournus-Cuisery est situé à cheval sur les deux communes de Cuisery et de L'Abergement-de-Cuisery, au bord de la route départementale 975, dite route de Tournus, en direction de la Saône depuis le centre du Bourg[6]. Ce petit aérodrome accueille notamment un aéro club.
  • Aéro club du Val de Saône
Ce modeste club se présente comme la seule école professionnelle ULM de Classe 2 dit « pendulaire » en Saône et Loire [7]. Celui-ci offre également la possibilité d'effectuer des Baptêmes de l'air en ULM au-dessus du Val de Saône, ainsi qu'à des opérations professionnelles tarifées de photographie aérienne effectuées par une entreprise spécialisée dans ce type de service[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant l'ère tertiaire, la Bresse occupait la partie centrale de ce qui était un immense lac qui s'étendait du sud des Vosges au nord du Massif du Vercors. celui-c se déversait vers la mer Méditerranée au sud de ce qui est aujourd’hui la ville de Valence, près du confluent de la Drôme avec le Rhône. Le verrou glaciaire formé par les monts du Vivarais et du Tricastin jouait le rôle de plan d’eau régulant le niveau de ce lac. Vers le milieu de l'ère tertiaire, à l’oligocène et au miocène, de vastes mouvements géologiques provoquèrent l’écoulement des eaux vers le sud et l’assèchement progressif de ce lac bressan. Le sol humide et marécageux fut propice à un boisement important, les résidus alluvionnaires importants charriés par les cours d’eau nombreux ayant considérablement enrichi un environnement plutôt pauvre et imperméable. C’est probablement ainsi que se constitua ce que, bien plus tard, les Romains appelèrent « Saltus Brixiensis » ou « Brixia » de ce qu'on peut nommer l'ancienne forêt bressane. C'est durant cette période forestière que les premiers hommes firent leur apparition.

Article connexe : Histoire de la Bresse.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La Bresse louhanaise à laquelle appartient le territoire de Cuisery se situait aux limites des territoires de plusieurs peuples gaulois, le principal peuple de cette région de la Gaule étant les éduens qui occupait le territoire actuel de la Bourgogne. Les ambarres, un autre peuple client de la confédération éduenne se situait, quant à lui sur le territoire actuel de l'Ain. Les séquanes, un peuple opposé au éduens, s'établissait dans le territoire de la Franche-Comté et du nord de la Bresse actuels.

Articles connexes : Gaulois (peuples) et Éduens.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Dès le XIe siècle, les sires de Bagé, puissants seigneurs de la région furent les châtelains de Cuisery. En 1272 suite à un mariage d'une demoiselle de Bagé avec Amédée V de Savoie, la ville devient savoisienne, mais en 1289, elle redevient la propriété du Duc de Bourgogne, suite à un échange de terres[9].

Par acte daté de juin 1362 à Royallieu près de Compiègne, le roi Jean se reconnait redevable de 35 000 florins envers l'avide Arnaud de Cervole dit l'Archiprêtre qui en réclamait 100 000 et lui donna en gage son château de Cuisery[10]

La ville devient française en 1477, suite au rattachement du Duché de Bourgogne à la Couronne de France. La cité reste une ville frontière pendant deux siècles. Le rattachement de la Bresse et du Bugey à la France en 1601 modifie ce statut et la petite ville deviendra une localité prospère de la Bresse louhannaise.

Du XVIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1997, les commerces baissaient leur rideau. Les écoles désemplissaient. La poste menaçait de fermer. Afin de sauver sa cité, le notaire Paul Perrault, également conseiller général, décida de créer le centre Éden, consacré à la biodiversité. Il voyait le paradis en grand, avec un musée sur la faune et la flore bourguignonne et un planétarium. Problème : pour y aller, il fallait passer par la grande rue, réduite à un alignement de boutiques vides et délabrées. L'homme, amoureux de littérature, subventionna la rénovation des échoppes, à condition que s'y installent des métiers du livre. « Le livre à venir » emménagea dans la supérette, « Regards », dans le magasin de meubles, et l'espace Gutenberg à la place de l'épicerie. En 2012, Cuisery compte 17 librairies spécialisées. À chacun son domaine. La spéléologie pour Jacques Bouvard (« La Découverte »), la science-fiction pour l'ex-postier isérois Pierre Charlin (« Populire »), la spiritualité (« L'Athanor ») pour Sébastien Berteloot, ex-professeur d'arts martiaux à Valenciennes[11]..

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'argent à quatre barres d'azur. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 juin 1995 Yves Uny PS  
juin 1995 juin 2007 Michel Faivre    
juin 2007 mars 2008 Pierre Ferrier   Entrepreneur en maçonnerie
mars 2008 en cours Jean-Marc Lehré   retraité de l'enseigenement[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 685 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 418 1 301 1 294 1 625 1 704 1 658 1 758 1 695 1 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 600 1 586 1 591 1 666 1 734 1 767 1 670 1 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 535 1 598 1 621 1 509 1 554 1 531 1 556 1 441 1 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 329 1 378 1 501 1 617 1 505 1 612 1 604 1 616 1 653
2012 - - - - - - - -
1 685 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Economie[modifier | modifier le code]

L'emploi[modifier | modifier le code]

Les différents secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine et Culture locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Patrimoine et tradition orale[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cuisery est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Wachenheim (Allemagne) (voir (de) Wachenheim).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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