Henri Charlier

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Henri Charlier

Henri Charlier (né le 18 avril 1883 à Paris 10ème et mort le 24 décembre 1975 au Mesnil-Saint-Loup) est un peintre et sculpteur français, considéré comme l'un des plus importants artistes chrétiens de l'Entre-deux-guerres. Il est également l'auteur d'essais sur l'art et la musique.

Biographie[modifier | modifier le code]

À partir de 1903, Henri Charlier est l'élève de Jean-Paul Laurens, à l'École des beaux-arts de Paris[1]. Il entre à la Société de Saint-Jean en 1914 et expose en 1916 au salon des indépendants mobilisés, durant l'Exposition des Arts Liturgiques au Pavillon de Marsan[1]. C'est à cette époque qu'il rencontre Maurice Storez, qu'il rejoindra dans le mouvement de l'Arche (avec Maurice Denis, notamment)[1].

Au début des années 40, Philippe Kaeppelin, qui a suivi l'école des Beaux-Arts de Paris, est engagé à 23 ans dans l'atelier d'Henri Charlier, qui lui apprend à tailler la pierre[2].

Son œuvre sculpturale est essentiellement religieuse. Il a créé de nombreuses statues, objets liturgiques, etc. Dans sa maison du Mesnil-Saint-Loup, située dans le département de l'Aube, il forme et accueille de nombreux autres artistes, dans un style qui vise à débarrasser l'art chrétien du style sulpicien. En 1925, il devient oblat[1] auprès de la communauté olivétaine du monastère Notre-Dame de la Sainte-Espérance à Mesnil-Saint-Loup.

Ses œuvres sont présentes dans nombre d'églises, surtout celles construites après la Première Guerre mondiale. Il a notamment réalisé le gisant de Dom Guéranger, à Solesmes. Il sculpta en 1920 une statue de Ménehould érigée dans la capitale de l'Argonne. Il a réalisé des chapiteaux et d'autres sculptures pour l'église Saint-Joseph de La Bourboule[3] (1941).

Paul Claudel dira de lui «  Henri Charlier est un grand tailleur d’images, un de ces artistes suivant le cœur de Dieu dont il est parlé dans les livres Sapientiaux. Sa statue de saint Joseph à la Pierre-qui-Vire est magnifique et j’en ai infiniment apprécié la polychromie. C’est une excellente voie[4] ».

De 1956 à 1976, il tenait la chronique liturgique de la revue Itinéraires de Jean Madiran, sous le pseudonyme de Minimus. Plusieurs de ces articles ont été rassemblés en volumes et édités chez Dominique Martin Morin.

En 1980, Bernard Antony fonde le Centre Henri et André Charlier, un établissement culturel d'obédience catholique traditionaliste sous le parrainage de Jean Madiran et d'Albert Gérard.

Catalogue des Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Christ, ca 1960, église Notre-Dame d'Hazebrouck

Citations[modifier | modifier le code]

  • Sur l'école: « Que la mémoire soit pleine de connaissances innombrables amassées par les générations des hommes est tout à fait inutile si l'esprit ne sait ni les unir en idées, ni les classer. », Henri Charlier - Culture, école, métier - 1959

Publications[modifier | modifier le code]

  • Culture, école, métier, Grenoble-Paris, B. Arthaud, [1942] ; 2e éd., Paris, Nouvelles éditions latines, 1959.
  • avec Lucien Gachon, Henri Pourrat, André Bossuat, Henri Charlier, Alexandre Vialatte, Visages de l'Auvergne, Paris, Éditions des Horizons de France, 1943.
  • Jean-Philippe Rameau, illustrations de l'auteur, Lyon, Éditions et imprimeries du Sud-Est, 1955.
  • Le Martyre de l'art ou l'Art livré aux bêtes, suivi d'une enquête (signée E.B.T. Lichard), avec 6 dessins de l'auteur, pamphlet, Paris, Nouvelles éditions latines, 1957 ; rééd. Éditions Dominique Martin Morin, 1989. (ISBN 2-8565-2108-8)
  • François Couperin, illustré par l'auteur, Lyon, Éditions et imprimeries du Sud-Est, 1965.
  • Le Chant grégorien, Colombes, M. Morin, 1967.
  • L'Art et la pensée, Jarzé, Dominique Martin Morin, 1972.
  • La Messe ancienne et la nouvelle, Jarzé, Dominique Martin Morin, 1973. (extrait de Itinéraires)


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Charlier, statuaire et peintre, Paris, aux éditions Dominique Martin Morin, 1976. En appendice, « Le Langage de l'art », par Henri Charlier
  • Henri Charlier (1883-1975), "le maître du Mesnil-Saint-Loup" et l'art religieux de l'entre-deux-guerres, Paul-Louis Rinuy, dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, Paris, 1992, p. 205-215.
  • Henri Charlier, peintre et sculpteur, par Dom Henri, moine de l'Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux. Editions TerraMare, Paris, 13 mai 2011. 232 pages, format 28 × 28 cm. Préface de Véronique Mattiussi, chargée du fonds historique au musée Rodin ; Avant-propos d'Hélène Rouvier, archiviste honoraire au musée Rodin [5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Hélène Guene, « L'Arche, un moment du débat sur l'art religieux (1919-1934) », article en ligne.
  2. Biographie, sur le site des Amis de Philippe Kaeppelin.
  3. Une exposition Henri Charlier et l'église de la Bourboule a été présentée dans l'église même en 2012. Un livret est édité à l'appui de cette exposition.
  4. http://www.presencedescharlier.org/pages/presence_des_charlierpag.html
  5. http://www.editions-terramare.com/biographie-dhenri-charlier-p-25.html

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]