Épinac

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Épinac
Les environs du château
Les environs du château
Blason de Épinac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Épinac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Claude Merckel
2014-2020
Code postal 71360
Code commune 71190
Démographie
Gentilé Épinacois
Population
municipale
2 331 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 32″ N 4° 30′ 52″ E / 46.9922222222, 4.5144444444446° 59′ 32″ Nord 4° 30′ 52″ Est / 46.9922222222, 4.51444444444  
Altitude Min. 314 m – Max. 475 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Épinac

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Épinac
Liens
Site web epinac-online.fr

Épinac est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne et est parfois appelée Épinac-les-Mines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Terre de transition entre le Morvan (Autun) et le vignoble de la Côte-d'Or (Dijon).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thury (Côte-d'Or) Molinot
(Côte-d'Or)
Rose des vents
Sully N Aubigny-la-Ronce
(Côte-d'Or)
Saisy
O    Épinac    E
S
Auxy Morlet

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois Monestoy, l'existence de cette seigneurie est attestée depuis au moins le XIIIe siècle[2].

Les premiers seigneurs sont les Monestoy. Le 15 mai 1322, Guillaume, maire de Monestoy, reconnaît une rente de 10 sols dijonnais pour l'anniversaire de Mademoiselle Moine de Quincey, inhumée à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[3]. Vers 1430 il apparait que les nouveaux seigneurs de Monestoy sont Pierre de Bauffremont et sa femme, Agnès de Saulx[2]. Quelques années plus tard, Monestoy est acquis par Nicolas Rolin. Dès lors, et par héritage se sont succédé les Rolin, les Chambellan, les Maréchal, les Pernes et enfin les Clermont-Tonnerre.

C'est en 1656, alors que la seigneurie de Monestoy est érigée en comté, en faveur de Louis de Pernes[4], colonel d'infanterie et gouverneurs de Saintes[5], que la terre change de nom pour celui d'Épinac. En effet, Monestoy est érigé en comté sous le nom d'Épinac.

Liste des seigneurs d'Épinac[modifier | modifier le code]

  • Guy de Monestoy (v. 1250)
  • Renaud de Monestoy (v. 1298)
  • Hugues de Monestoy (v. 1326)
  • Hugues de Monestoy (v. 1395) (fils du précédent), mort à Nicopolis en suivant le comte de Nevers
  • Pierre de Beauffremont (v. 1430)
  • Nicolas Rolin (1376-1462), (acquéreur du précédent), chancelier de Bourgogne
  • Guillaume Rolin (1411-1488), (fils du précédent), marié à Marie de Lévis
  • Antoine Rolin (1424-1497), (frère du précédent), marié à Marie d'Ailly
  • François Rolin (v. 1489) (neveu du précédent), marié à Jeanne de Bourbon-Duisant
  • Jean Rolin (1490-1527) (fils du précédent), marié à Marie de Cugnac
  • Suzanne Rolin (1513-1577) (fille du précédent), mariée à Nicolas Chambellan
  • Madeleine Chambellan (1544-1584) (fille des précédents), mariée à Jean Maréchal
  • Gaspard Maréchal[6] (v.1560-1591) (fils des précédents), marié à Gabrielle de Vaudrey
  • Claudine Maréchal (?-1637) (fille des précédent), mariée à Louis de Pernes, gouverneur de Saintes
  • Louis II de Pernes (?-1694) (fils des précédents) 1er comte d'Épinac, marié à Anne-Jeanne de Rouvray
  • Anne-Georges de Pernes (?-1719) (fils des précédents) 2nd comte d'Épinac[7] (fils du précédent), marié à Claude de Senevoy
  • Gaspard de Clermont-Tonnerre (1688-1781) 3e comte d'Épinac (neveu du Louis II de Pernes), marié à Antoinette Potier de Novion
  • Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre (1720-1794) 4e comte d'Épinac (fils du précédent), marié à Anne Le Tonnelier de Breteuil

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

La commune d'Épinac est associée à l'histoire d'un des premiers chemins de fer de France, concédé en 1830 et dû à l'initiative du propriétaire des mines d’Épinac, Samuel Blum. C'est en 1829 que fut créée à cet effet la Compagnie des houillères et du chemin de fer d’Épinac.


Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères d'Épinac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
écartelé, au premier et au quatrième d'argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants du champ, au deuxième et au troisième d'azur à la croix alésée d'argent.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1902   Jean Aligny    
mars 2001 juin 2005 Georges Grillot    
juin 2005 mars 2007 Jean Pelletier    
mars 2007 mars 2008 Jeanine Thibaudin    
mars 2007 mars 2008 Jeanine Thibaudin    
mars 2008 en cours Jean-François Nicolas DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Jeanine Thibaudin a été élue maire d'Epinac en mars 2007, après la démission de Jean Pelletier, pour effectuer la fin de la mandature 2001-2007, exceptionnellement prolongée jusqu'en mars 2008. Aux élections municipales de mars 2008, c'est Jean-François Nicolas qui a été élu maire.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 083 1 128 1 112 1 336 1 409 2 050 2 803 2 745 3 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 511 3 967 4 623 4 620 4 620 4 398 4 110 4 061 4 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 096 4 877 4 973 4 656 4 677 4 532 4 143 3 325 3 081
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 267 3 120 2 891 2 636 2 569 2 522 2 434 2 411 2 341
2011 - - - - - - - -
2 331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pont-d'Ouche sur le site de l'office de tourisme de la Côte d'Or cotedor-tourisme.com.
  2. a et b Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger, Tome I, 1856
  3. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte no 104. Texte en ligne.
  4. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Louis Alexandre Expilly, Tome II, 1764
  5. Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, Tome IV, 1855
  6. Lieutenant général en Bourgogne
  7. Parfois appelé marquis d'Épinac
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]