Concessions étrangères en Chine

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Les concessions étrangères en Chine sont des territoires chinois sous contrôle étranger aux XIXe et XXe siècles. Le régime des concessions en Chine a été réglementé par le traité de Nankin du , le traité de la rivière Bogue, le , celui de Tianjin (Tientsin) () et divers traités bilatéraux avec les pays concernés. Ces traités sont appelés traités inégaux par les Chinois, car souvent furent signés sous la contrainte. En France, on parle aussi parfois de la politique de la canonnière.

Localisations[modifier | modifier le code]

Les commerçants occidentaux avaient l'autorisation de séjourner dans un quartier du port qui leur était réservé, et d'y construire des entrepôts, depuis le XVIIIe siècle. Ils devaient passer obligatoirement par des intermédiaires chinois désignés, et se retirer à Macao en dehors de la saison de navigation.

Borne de la concession française à Hankéou
Guangzhou Wan est annexé par la France le 27 mai 1898 dans l'espoir de développer un port d'importance comparable à Hong Kong. En janvier 1900, l'annexion se transformée en un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans. Il passe sous l'autorité du gouverneur général d'Indochine française. Envahi par les Japonais en 1943, il est rétrocédé à la Chine en 1946.
La concession de la baie de Kiautschou fut cédée pour 99 ans en 1898 à l'Allemagne qui y construisit la ville de Tsingtao (Qingdao). Les Japonais s'emparèrent de la ville en 1914. Les Chinois la récupérèrent en 1922, et les Japonais l'occupèrent de nouveau de 1938 à 1945.
Vers 1860, la Chine concède à la France, au Royaume-Uni et aux États-Unis des concessions le long du fleuve Haihe au sud de la ville. En 1894, de nouvelles concessions sont attribuées à l’Allemagne et au Japon. À la fin de révolte des Boxers, quatre autres concessions sont octroyées à l'Italie, à l'Autriche-Hongrie, à la Russie et à la Belgique (1902-1931). En 1917, les concessions allemandes et austro-hongroises sont dissoutes à cause de l'entrée en guerre de la Chine au côté des Alliés. Finalement, les concessions restantes sont dissoutes de 1943 à 1945 par le gouvernement nationaliste.
Après l'obtention par la Russie d'un bail de vingt-cinq ans sur Port-Arthur, tout proche, en mars 1898, le Royaume-Uni se fait accorder à Weihai (Port-Edwards) un bail qui durerait aussi longtemps que la présence russe à Port-Arthur. Comme Port-Arthur est occupé par le Japon en 1905, après la guerre russo-japonaise, l'accord est modifié de telle sorte que le bail britannique dure tant que les Japonais seraient présents. La concession cesse par accord avec la République de Chine le .
L'île de Hong Kong devient colonie anglaise « à titre perpétuel » en 1842 par le traité de Nankin. Le territoire de Kowloon sur le continent s'y ajoute en 1860, et les Nouveaux Territoires sont loués pour 99 ans en 1898. C'est à la fin du bail que le Royaume-Uni restitue l'ensemble de Hong Kong, dernier territoire chinois sous souveraineté étrangère reconnue par la Chine, à la République populaire de Chine. Le dernier gouverneur, Chris Patten, avait fait évoluer à marche forcée le gouvernement de la colonie vers la représentation des citoyens chinois et l'élection, créant un fait accompli dont la République populaire de Chine a été obligée de tenir compte.
En 1552, les Portugais obtiennent des autorités locales la permission d'installer un comptoir commercial. En 1557, ils obtiennent le territoire de la presqu'île en location. En 1887, Macao devient une colonie portugaise par traité avec l'empereur Qing. Le Portugal abandonne volontairement sa souveraineté en 1976. L'administration de la RPC s'installe en 1999 et continue d'employer des fonctionnaires portugais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brun Christophe, La concession française de Hankou 1896-1943, Université Lumière Lyon 2, 2000
  • Sublime Jérôme-Yves, La fin des concessions françaises de Chine 1939-1949, Université Lumière Lyon 2, 2001
  • Chabot François, Les relations entre la Concession française et la Concession internationale de Shanghai 1849-1914, 1997
  • E. Millot, La France et l’Extrême-Orient. La concession de Chang-Hai, Challamel, 1881
  • Herbout, La défense de la concession française de Shanghai en 1927, École de Guerre navale, 1928 (S.H.M. 1CC 281)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]