Grande Comore

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Grande Comore
Ngazidja
Image illustrative de l'article Grande Comore
Géographie
Pays Drapeau des Comores Comores
Archipel Comores
Localisation Canal du Mozambique (océan Indien)
Coordonnées 11° 40′ 01″ S 43° 20′ 48″ E / -11.6670309, 43.346557611° 40′ 01″ S 43° 20′ 48″ E / -11.6670309, 43.3465576  
Superficie 1 148 km2
Point culminant Karthala (2 361 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Démographie
Population 476 000 hab. (2011)
Densité 414,63 hab./km2
Plus grande ville Moroni
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+3

Géolocalisation sur la carte : Comores (relief)

(Voir situation sur carte : Comores (relief))
Grande Comore
Grande Comore
Îles de l'Union des Comores

Grande Comore (ou Ngazidja en shikomor) est un État fédéré de l'Union des Comores. C'est la plus peuplée ou la plus grande des îles de l'archipel des Comores. Elle a pour capitale, Moroni qui est également la capitale fédérale de l'Union des Comores.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancien cratère volcanique

L'île qui mesure 60 km de long pour 30 km de large, possède de nombreuses plages de sable blanc mais souffre du pillage. Toutefois, depuis les années 1990, un plan de sensibilisation a été mis en place pour préserver l'écosystème. Un éventuel essor du tourisme pourrait inciter les habitants à réfléchir sur les conséquences de ce pillage. En effet, ce sable pourtant de très mauvaise qualité, car salé, était utilisé frauduleusement dans la construction. La Grande Comore dispose également d'un plateau étendu qui souffre de manque d'eau, ce qui nuit à l'expansion de l'agriculture. Pour remédier à ce handicap, de nombreuses nappes souterraines sont aujourd'hui captées grâce aux fonds fournis par différents programmes d'aide au développement. Cependant, les ressources restent insuffisantes pour une utilisation agricole extensive.

Le point culminant de l'île est le Karthala, un volcan de 2 361 m, de type hawaïen. Il a connu ses dernières éruptions en 2005 et 2006.

Histoire[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Grande Comore

Les premiers documents écrits en arabe datent environ de l'année 1500. La Grande Comore se composait de nombreux sultanats comme ceux de : Bambao, Itsandra, Mitsamiouli, Bajini, Hambu, Washili, Hamahamet, Mbude, Hamamvu, Mbaku, La Dombe. Cette période est dite des sultans batailleurs

La Grande Comore n'a été unifiée qu'à partir de 1886 sous le règne du Sultan Said Ali bin Said Omar par le traité de Bambao. Le 24 juin 1886, la France intervient pour régler les conflits internes à l'îles. Il fut par suite exilé dès le 19 septembre 1893 à Diégo-Suarez, ville du nord de Madagascar, puis à la Réunion à partir de 1897).

Durant le protectorat, le pouvoir aux Comores est exercé par les Résidents subordonnés aux gouverneurs de Mayotte. Le premier d'entre eux, Léon Humblot, botaniste, est l'homme le plus puissant de l'île. Dix ans après en 1897, les autorités françaises le destituent pour mettre fin à ses abus. Limogeage qui ne lui enlève guère de sa puissance : il reste le plus gros colon de l'archipel, puisqu'il possède les deux tiers du territoire sur lequel sont employés de nombreux comoriens.

À partir de 1911, l'île est annexée par la France (annexion ratifiée le 23 février 1914). Les Comores dépendent alors administrativement de Madagascar

En 1946, les îles forment pour la première fois de leur histoire une entité administrative unie et reconnue (TOM) indépendante de Madagascar. Le 6 juillet 1975, la Grande Comore est de nouveau indépendante au sein de la République Fédérale Islamique des Comores.

Suite à la crise séparatiste de 1997, le 7 avril 2002, elle forme avec Anjouan et Mohéli, l'Union des Comores, union dans laquelle les îles bénéficient d'une très large autonomie.

Politique[modifier | modifier le code]

L'assemblée législative de l'île autonome de Grande Comore comporte 20 sièges et a été élue le 21 mars 2004. Quatorze sièges ont été remportés par les partisans de Mzé Abdou Soulé Elbak et six par les partisans de Azali Assoumani. En 2007, Mohamed Abdouloihabi est élu face à Saïd Larifou.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'île autonome de Grande Comore est divisé en communes (Loi no. 11-006/AU du 2 mai 2011, promulguée le 21 juillet 2011). Pour des raisons administratives les communes sont groupées en préfectures, et réparties comme il suit[1] :

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : économie des Comores (pays).

L'île de Grande Comore (Ngazidja) est la principale zone économique de l'Union. La principale ressource de devises y est la culture de la vanille. L'île souffre d'un manque cruel d'eau, en effet les roches volcaniques ne retiennent pas l'eau et il y a peu de sources, ce qui limite l'agriculture vivrière surtout dans les zones hautes de l'île où s'étendent pourtant de vastes zones herbeuses. D'autre part l'agriculture sur les pentes volcaniques à fort dénivelé provoque une grande érosion des sols. La production des fruits et des légumes y est aussi insuffisante. D'autre part les habitudes alimentaires prises de consommer des produits exotiques (farine, riz, pomme de terre...) déstabilisent la production.

Du fait de la présence de plages de sable blanc, le tourisme y est plus développé que dans les autres îles. L'île abrite l'Aéroport international Prince Said Ibrahim à Hahaya.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture des Comores.

La diaspora Grand comorienne est très importante en France, à la Réunion et à Mayotte. Encore très solidaire, elle fournit un apport financier non négligeable à la population restée dans l'île. Les Grand comoriens parlent le shingazidja, mais aussi pour le plus grand nombre, la langue française. La maîtrise du français y est considérée, plus que dans les autres îles de l'archipel et y compris sur Mayotte, comme primordiale. En effet c'est la clé pour continuer ses études.

La société grand comorienne, comme de nombreuses cultures bantoues, possède une organisation sociale de type initiatique. Il existe trois principaux groupes :

  • Les Grands mariés (Shingazidja : Wandru Wadzima, les hommes accomplis) qui sont les grands notables, les hommes qui pèsent sur la vie sociale et politique par le prestige lié au mariage. Ils sont autorisés à porter des vêtements spécifiques. Le poids des notables est extrêmement important, rien ne peut se faire sans leur assentiment. Dans les années 1970, le révolutionnaire Ali Soilih mit en place un régime qui lutta contre ce pouvoir jugé immobilisateur et un frein au développement[réf. nécessaire].
  • Les jeunes adultes ou Wanamdji qui se préparent à le devenir.
  • Les jeunes ou moins jeunes qui ne peuvent pas, pour des questions financières, sociales, envisager le grand mariage.

En Grande Comore, devenir Grand marié est le but de tout homme, et un devoir pour les fils aînés. Dans les autres îles, la situation est moins hiérarchisée, donc plus souple. Aux Comores, on travaille pour subvenir d’abord aux besoins de sa famille : l’argent épargné est affecté en priorité aux besoins familiaux : mariage, pèlerinage à la Mecque, naissances, funérailles...

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Baie Portuaire de Grande Comore
  • Lac Salé (Mitsamiouli-Bangoikouni au nord) sur lequel plusieurs légendes sont nées.
  • Le Karthala, volcan haut de 2 361 mètres, en est le point culminant. Sa dernière éruption remonte au 24 novembre 2005. La précédente datait d'avril 2005.
  • La mosquée du Vendredi à Moroni
  • Le palais Royal Kaviri Djewe à Ikoni
  • La falaise Djabal Ngouni d'Ikoni
  • Le musée CNRDS à Moroni
  • Les plages au sable blanc fin de Chomoni, Chindini, Maloudja et Trou du Prophète qui se situent au nord de Mitsamihouli
  • La Mosquée Saïd Mohamed Djohar à Mdé Sahani Bambao avec son architecture arabo-musulmane
  • Le village touristique de Gnoubadjou : le village de Gnoubadjou appelé aussi Chongodouda en langue locale se trouve au village de Djoumoichongo. Gnoubadjou fut le village où le botaniste français Léon Humblot avait établi ses travaux de sciellerie et autres. Léon Humblot est mort en 1914 et est enterré à Gnoumbadjou et sa tombe reste un lieu de visite.

Villes de Ngazidja[modifier | modifier le code]

Les principales villes régionales sont :

Autres villages
  • Bahani
  • Batou
  • Banadaweni Domba
  • Bangoi Mafsankooi
  • Boénie Bambao
  • Boudadjou
  • Boudé djou banmbao
  • Bouenindi Hamanvou
  • Chamlé
  • Dar-es-salam Badjini
  • Dembéni
  • Dimadjou Hamahamet
  • Douniani Mboudé
  • Dzahani II Itsandra
  • Dzahani la tsidjé Itsandra.
  • Fasse
  • Founga
  • Fouboudzivouni ya Dimani
  • Helendje
  • Heroumbili
  • Irohé Oichili
  • Itsinkoudi Oichili
  • Kove
  • Midjéndjeni
  • Madjeoueni
  • Malé badjini
  • Mandza
  • Mbachilé Bambao
  • Mbatsé-Hamahamet
  • Mboudé dimani
  • Mdé Bambao
  • M'djoiezi Hambou
  • Milembeni
  • Mirontsi-Itsandra
  • M'Kazi
  • Mlali
  • Mtsangadjou Dimani
  • Mvouni bambao
  • Mwandzaza mbwani bambao
  • Mwandzaza djoumbé bambao
  • Ndrouani Bambao
  • Ndroude Mboinkou
  • Niambéni
  • Nioumadzaha Bambao
  • Nioumadzaha Mvoubari
  • Nioumamilima
  • Ntsorale Dimani
  • Itsandzéni
  • Ouellah Hamahamet
  • Ouellah Itsandra
  • Oungoni Domba
  • Ouzioini
  • Pidjani Domba
  • Samba M'Bodoni
  • Samba kouni Itsandra
  • Salimani Hamahamet
  • Selea Bambao
  • Serehini bambao
  • Singani Hambou
  • Sima Itsandra
  • Sima Oichili
  • Trelezini
  • Tsinimwapanga Domba
  • Vouvouni Bambao
  • simamboini
  • ouroveni
  • ndzouani
  • chindini
  • ifounduhe chamboini

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Grande Comore possède une université (université des Comores), une école française homologuée par l'AEFE (école française Henri Matisse, de la maternelle à la 3ème).

L'enseignement public est régulièrement perturbé, depuis de nombreuses années, par des grèves des enseignants pour cause de non paiement de leur salaire[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Louette, Hachime Abdérémane, Ibrahim Yahaya (et al.), Atlas des oiseaux nicheurs de la Grande Comore, de Mohéli et d'Anjouan, Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren, 2008, 240 p. (ISBN 978-90-74752-37-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]