Île Juan de Nova
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| Île Juan de Nova | |||
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Carte de l’île Juan de Nova. |
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| Géographie | |||
| Pays | |||
| Revendication par | |||
| Localisation | Canal du Mozambique (océan Indien) | ||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 4,4 km2 | ||
| Administration | |||
| Collectivité d'outre-mer | Terres australes et antarctiques françaises | ||
| District | Îles Éparses | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
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Géolocalisation sur la carte : Océan Indien |
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| Îles de France | |||
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L’île Juan de Nova[1] est une île tropicale plate de 4,4 km2 située dans le canal du Mozambique et entourée d’une grande barrière de corail. Elle tient son nom de João da Nova, le navigateur portugais qui la découvrit. Une ligne de chemin de fer y fut construite pour transporter le guano. Elle n’est aujourd'hui plus utilisée. L’île n’offre aucun port, mais possède une piste d’aviation de 1,2 km.
L’île était parfois surnommée « île de Jean-de-Noves », pour montrer que cette possession appartient bien à la France. Cette dénomination se trouvait dans les atlas des années 1970 (lors de l’indépendance de Madagascar). Pour la distinguer du nom de personne, l’Insee utilise maintenant des traits d’union dans sa dénomination dans le Code officiel géographique (COG, révision 2008 amendée pour tenir compte du nouveau statut des TAAF dont l’île fait maintenant partie).
Sommaire |
[modifier] Géographie
Si l’île n’a pas de population indigène, elle abrite en revanche une petite garnison de 14 militaires du 2e RPIMa, un gendarme et une station météorologique automatisée. La principale ressource économique, exploitée jusqu’en 1968 par des ouvriers comoriens et malgaches pour le compte de la SOFIM (Société française des îles malgaches), est le guano utilisé comme fertilisant.
Un cimetière à l’abandon, un vague tracé de chemin de fer, des pavillons en ruines, les vestiges d’un lavoir, les débris d’un ponton, les décombres d’une prison… Voilà tout ce qui reste de la petite colonie de contremaîtres français et d’ouvriers mauritiens et seychellois qui, de 1900 à 1968, exploitèrent les gisements de phosphates de l'île Juan de Nova. Seuls des scientifiques sont désormais autorisés à fouiller les secrets et à extraire les richesses de ce territoire.
[modifier] Études scientifiques
Trois à quatre fois par an, des scientifiques débarquent à l'île Juan de Nova pour y mener des études sur les écosystèmes. L’inventaire de la biodiversité y est à peine esquissé. Tout, ou presque, reste à découvrir. Des chercheurs d’Ecomar (Laboratoire d'écologie marine) recensent et observent depuis plus de quinze ans les oiseaux marins qui tourbillonnent bruyamment au-dessus des plages de l’atoll. Ils étudient en particulier le comportement des deux millions de couples de sternes qui ont trouvé refuge à l'île Juan de Nova pour y former la plus grosse colonie de l’océan Indien. Avec les autres Éparses, surtout l'île Europa, cet îlot revêt une même importance majeure pour la sauvegarde de l’avifaune à l’échelle de la planète. Pascale Chabanet de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), explore avec d’autres scientifiques les eaux turquoises et explique :
« les récifs de ces îles désertes et isolées comme l'île Juan de Nova sont préservés de toute pollution et de toute influence anthropique. Mais elles sont affectées par les changements climatiques. L’enjeu ? Utiliser ces bouts de nature primitive comme témoins et mesurer la part imputable à l’homme dans les bouleversements qui ébranlent l’équilibre de la planète. »
L’État français a attribué une autorisation de prospection pétrolière au large de l’île Juan de Nova en mai 2005[2].
[modifier] Administration
L'île Juan de Nova est une possession française depuis 1897. Depuis le 3 janvier 2005, elle est administrée par le préfet, administrateur supérieur des TAAF. Ce « domaine privé de l’État » fait partie d’un groupe d’îles françaises appelées « îles Éparses de l’océan Indien ». La République de Madagascar en réclame la souveraineté.
Depuis la loi no 2007-224 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer, l’île Juan de Nova fait partie (avec Bassas da India, l’île Europa, les îles Glorieuses et l’île Tromelin) des îles Éparses de l’océan Indien, le cinquième district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), une collectivité d’outre-mer à statut spécifique (sui generis), soumise au régime d’exception législative.
[modifier] Notes et références
- Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006, 24 avril 2006, 10 p. [lire en ligne], p. 5
- Exploitation des ressources non-halieutiques sur www.sgmer.gouv.fr, 2006. Consulté le 22 avril 2010