Côte de Coromandel

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Carte de la côte de Coromandel.

La côte de Coromandel est une portion du littoral de l'Inde baignée par le golfe du Bengale, dans l'océan Indien. Elle est située sur la côte du sud-est de la péninsule indienne, entre le delta du Krishnâ au nord et la pointe Calimere dans le delta de la Kâverî au sud, et constitue une partie du rivage des États du Tamil Nadu et de l'Andhra Pradesh[1],[2],[3]. Le nom provient d'une francisation de Chola mandalam, c'est-à-dire pays des Chola.

Géographie[modifier | modifier le code]

La région, enrichie par les alluvions du fleuve Kâverî, est cultivée de manière intensive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette côte, bien que fréquentée par les Occidentaux depuis l'époque de l'empire romain, est d'une navigation dangereuse en particulier en période de mousson de l'est, soit d'octobre à décembre. Elle est décrite dans le livre de voyage de Marco Polo (écrit vers 1295), Devisement du monde, comme un pays très riche où l'on trouve des perles "très grosses et très belles".

Ses ports, pratiquement tous d'origine artificielle - Chennai (ex Madras), Pondichéry, Cuddalore - n'offrent pas des abris sûrs. Cependant, au cours du premier millénaire de notre ère, elle connut une grande activité et c'est depuis elle que les Chola ont effectué leur expansion vers Ceylan, la Malaisie et Java, peut-être depuis le port de Mahâballipuram, dont on n'a pourtant pas retrouvé les installations portuaires.

Les Arabes appelaient la côte de Coromandel Shuli mandal.

La côte de Coromandel fut la scène des rivalités entre puissances européennes pour le contrôle du commerce de l'Inde au XVIIe et XVIIIe siècle. Les Britanniques s'installèrent Fort Saint-George (Madras) et Masulipatnam, les Hollandais à Pulicat et Sadras, les Français à Pondichéry, Kârikâl et Nizampatnam tandis que les Danois faisait de Tranquebar leur comptoir. Les Britanniques finirent par établir leur suprématie ne laissant à la France que les enclaves de Pondichéry et de Karikal qu'elle conserva jusqu'en 1954. De nombreux objets d'origine chinoise, comme des boîtes, des coffres ou des paravents, sont dits couverts de laque de Coromandel[4],[5], malgré leur origine plus lointaine, car ces marchandises transitaient par les ports de cette côte.

Gouverneurs des Coromandel[modifier | modifier le code]

  • 1608 - 1610 Pieter Issack Eyloff
  • 1610 - 1612 Johan van Wesicke
  • 1612 - 1615 Wemmer van Berchem
  • 1616 Hans de Haze
  • 1616 - 1617 Samuel Kint
  • 1617 - 1619 Adolf Thomassen
  • 1619 - 1620 Hans de Haze
  • 1620 - 1622 Andries Soury
  • 1622 - 1624 Abraham van Uffelen
  • 1624 - 1626 Andries Soury
  • 1626 - 1632 Maerten Isbrantszoon
  • 1632 Arent Gardenijs
  • 1633 - 1636 Maerten Isbrantszoon
  • 1636 - 1638 Carel Reyniersz
  • 1638 - 1643 Arent Gardenijs
  • 1643 - 1650 Arnold Heussen
  • 1650 - 1651 Laurens Pit
  • 1651 Jacob de With
  • 1652 - 1663 Laurens Pit
  • 1663 - 1665 Cornelis Speelman
  • 1665 - 1676 Anthonie Paviljoen
  • 1676 - 1679 Jacques Caulier
  • 1679 - 1681 Willem Carel Hartsinck
  • 1681 - 1686 Jacob Joriszoon Pits
  • 1686 - 1698 Laurens Pits de jonge
  • 1698 - 1705 Dirk Coomans
  • 1705 - 1710 Johannes van Steelandt
  • 1710 - 1716 Daniel Bernard Guilliams
  • 1716 - 1719 Adriaan de Visscher
  • 1719 - 1723 Gerard van Westrenen
  • 1723 - 1729 Dirck van Cloon
  • 1729 - 1733 Adriaan Pla
  • 1733 - 1737 Elias Guillot
  • 1738 - 1743 Jacob Mossel
  • 1743 - 1747 Galenus Mersen
  • 1747 - 1753 Librecht Hooreman
  • 1753 - 1758 Steven Vermont
  • 1758 - 1761 Lubbert Jan van Eck
  • 1761 - 1765 Christiaan van Teylingen
  • 1765 - 1773 Pieter Haksteen
  • 1773 - 1780 Reynier van Vlissingen
  • 1780 - 1784 Britse bezetting
  • 1784 - 1789 Willem Blauwkamer
  • 1790 - 1795 Jacob Eilbracht
  • 1795 - 1818 : Britse bezeting
  • 1818 - 1824 : F.C. Regel
  • 1824 - 1825 : Henry Francis von Söhsten

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sélection du Reader's Digest, Atlas, cartes, photos satellite du monde, Gütersloh, Munich, Wissen Media Verlag,‎ septembre 2007, 485 p. (ISBN 978-2-7098-1890-2), p. 306-307
  2. Institut cartographique Bertelsmann, Gütersloh, Le grand atlas du monde, Paris, France Loisirs,‎ septembre 1987 (ISBN 978-2-7242-3530-2), p. 74
  3. Istituto geographico de Agostini, Atlas géographique, Paris, Éditions Atlas,‎ 1978, p. 42-43
  4. Encyclopædia Universalis, Laque de Coromandel.
  5. (en) W. de Kesel et G. Dhont, Coromandel lacquer screens, Snoeck-Ducaju & Zoon, Gand, 2002, 107 p. (ISBN 90-5349-381-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Sinnappah Arasaratnam, Merchants, companies and commerce on the Coromandel coast : 1650-1740, Oxford University Press, Delhi, Bombay, 1986, 407 p. (ISBN 0-19-561873-4)
  • (en) Arvind Sinha, The politics of trade : Anglo-French commerce on the Coromandel Coast, 1763-1793, Manohar, New Delhi, 2002, 249 p. (ISBN 81-7304-419-8)
  • (fr) Alain Carayol, Inde : Malabar et Coromandel, Romain Pages éd., Sommières (Gard), 2002, 133 p. (ISBN 2-84350-106-7)
  • (fr) Jacques Dupuis, Madras et le nord du Coromandel : étude des conditions de la vie indienne dans un cadre géographique, Librairie d'Amérique et d'Orient Adrien-Maisonneuve, Paris, 1960, 590 p. (thèse de doctorat de Lettres)
  • (fr) Alfred Martineau, Les cyclones à la côte Coromandel, Pondichéry, Paris, 1917, 96 p.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Kattumaram, film documentaire de Jean-Luc Chevanne, Laboratoire Images et sons/Cultures et identifications Paris 8, 2003, 2 h (VHS) ; film tourné entre 1979 et 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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